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L'équipe de Mozilla Add-ons a publié sur son blog un avertissement concernant deux extensions dont l'une serait jugée particulièrement dangereuse. En effet, publiée sur addons.mozilla.org le 6 juin dernier, l'extension Mozilla Sniffer, comme son nom l'indique, a été spécialement conçue afin d'intercepter les données de connexion à certains sites Internet pour les retourner vers son concepteur. Repéré le 12 juillet dernier, celle-ci fut immédiatement bloquée par Mozilla et ajoutée sur une liste noire. De cette manière, les internautes recevront un message d'alerte les invitant à désinstaller l'extension en question.

Mozilla demande aux utilsateurs ayant installé Sniffer de changer leurs mots de passe. L'addon aurait été téléchargé 1800 fois. L'équipe précise que le plugin était en phase expérimentale ; le code de ce dernier n'avait donc pas été analysé par Mozilla. Par ailleurs si tous les éléments publiés sont automatiquement scannés par un anti-virus, certains types de comportements malveillants ne peuvent être détectés sans une analyse de la source. Pour cette raison les règles de mise en ligne sont en passe d'être modifiées.

De son côté l'extension CoolPreviews permettant de prévisualiser un lien, comporterait une faille de sécurité dans ses versions 3.0.1 et antérieures. Cette vulnérabilité permettrait à une personne malintentionnée de modifier un lien. Il suffirait alors que la victime passe sa souris dessus pour générer l'exécution automatique d'un script. Le hacker serait en mesure de prendre le contrôle de la machine. La version 3.0.1 et toutes les précédentes ont été effacées. Depuis, une mise à jour a été publiée. A l'heure actuelle 177 000 internautes utiliseraient une version vulnérable de l'extension.

Le weekend dernier, le développeur Andreas Grech, avait découvert une faille de sécurité au sein du gestionnaire des extensions Google Chrome. Il affirmait avoir trouvé le moyen de lire les champs de texte, y compris les identifiants et les mots de passe associés à certains sites Internet. M. Grech fut d'ailleurs le premier a réagir à l'avertissement de Mozilla.
Dans l'une de ses dernières dépêches Reuters rapporte que la plateforme de ventes aux enchères eBay a été trainée en justice par le groupe XPRT Ventures LLC. Le système de paiement électronique Paypal intégrerait illégalement plusieurs technologies protégées.Dans une plainte déposée mardi auprès de la cour fédérale de l'état du Delaware, les plaignants expliquent qu'eBay aurait trahi la confiance des ingénieurs de XPRT en volant des informations confidentielles et protégées par des droits de propriété intellectuelle. Ces documents techniques, ayant fait l'objet de six brevets, auraient en effet été partagés entre les deux parties. EBay aurait ainsi repris certaines sections du document pour soumettre son propre brevet intitulé "Méthode et système pour automatiser le paiement pour une transaction commerciale" daté du 30 avril 2003. Les fonctionnalités auraient été répliquées au sein des dispositifs PayPal Pay Later et PayPal Buyer Credit.

En 2009, Paypal aurait généré 2,8 milliards de dollars soit 32% des revenus globaux d'Ebay (8,73 milliards de dollars). Les plaignants réclament 3,8 milliards de dollars de dommages et intérêts.
En 2006 et 2008 la RIAA (Recording Industry Association of America), l'organisation chargée de défendre les intérêts des maisons de disques aux Etats-Unis, aurait dépensé en tout plus de 58 millions de dollars dans les procédures légales. Ces informations ont été révélées grâce à une série de documents découverte par l'avocat new-yorkais Ray Beckerman éditeur du blog recordingindustryvspeople.

Hébergé sur le site P2Pnet, les documents en question mettent en évidence les diverses dépenses du groupe militant contre le piratage d'oeuvres musicales. L'association a engagé trois gros cabinets d'avocats : Holme, Roberts, & Owen, LLP (qui ont notamment pris part à l'affaire Jamie Thomas), Jenner & Block (qui ont aidé à fermer le service de peer-to-peer Grokster en 2005), et Cravath, Swaine & Moore. Les frais de ces professionnels se sont élevés à plus de 17,6 millions d'euros au total en 2008 (PDF). Cette année-là, la RIAA estimerait avoir gagné 391 000 dollars au travers des différents procès engagés.

L'année précédente la RIAA aurait déboursé (PDF) 21,2 millions de dollars et récolté 515 929 dollars. Enfin pour l'année 2006 (PDF) le document fait état d'un gain de 455 643 dollars mais d'une dépense de l'ordre de 19,4 millions de dollars. Au total ce serait donc 58 258 394 dollars qui auraient été financés pour un retour global de 1,36 millions de dollars, soit à peine un peu de 2%.

La RIAA ne s'en est jamais cachée et a affirmé à plusieurs reprises que ses campagnes contre l'utilisation du P2P n'étaient pas prétexte à gagner de l'argent et que les procédures légales tenaient plus d'une mission éducative. Pourtant certaines attitudes contredisent parfois ces propos. En septembre 2008, la RIAA avait relancé son procès contre la jeune américaine Whitney Harper alors âgée de 16 ans et ayant téléchargé 31 chansons via le logiciel Kazaa. Le juge chargé de cette affaire, Xavier Rodriguez, proposa à la RIAA d'infliger à Melle Harper une amende de 200 dollars par chanson alors que la peine minimum réclamée par la RIAA est de 750 dollars par morceau. La RIAA avait refusé préférant laisser au jury le soin de décider du degré de punition.

Reste à savoir si les labels et maisons de disques, qui pointent du doigt les pertes liées au piratage, continueront à accepter ces dépenses annuelles.
le 15/07/2010 à 22:48
Le site France.fr est tombé
France.fr a bien ouvert ses portes comme prévu à la date anniversaire du 14 juillet. Un portail destiné à promouvoir le pays auprès des touristes. Des informations étaient même disponibles pour les millions de touristes qui viennent chaque année visiter le pays.

« Etaient » puisque le site n'est déjà plus disponible ce jeudi. Un message figure désormais sur la page d'accueil du site : « Parce que France.fr est victime de son succès, le nombre très important de visiteurs nous contraint à augmenter la capacité de nos serveurs. Quelques perturbations dans la visite du portail dans ses 5 langues peuvent donc survenir, l'équipe de France.fr vous prie de l'en excuser. Tout sera rétabli au plus vite, merci de votre patience ! ». En 5 langues...

Un cocorico qui s'est un peu étranglé puisque bien qu'en version bêta, des bugs ont commencé à faire leur apparition sur la traduction de pages en anglais. Puis le site entier est devenu rapidement inutilisable avant d'afficher ce message.

Si on ne connaît pas encore la nature exacte de cette fermeture temporaire prématurée, on ne peut que constater le manque de clairvoyance des responsables du site. S'il y a eu afflux de visites, une solution afin de tenir la cadence aurait tout de même pu être prévue. Histoire de donner une bonne image.
L'Associated Press rapporte que des dizaines de blogueurs chinois ont subitement vu leurs sites fermés dans la journée de mercredi. Cette initiative émanerait des autorités locales jugeant le Réseau trop laxiste à son goût. Le gouvernement mènerait alors une nouvelle vague de censure et plus particulièrement contre les réseaux de micro-blogging similaires à Twitter et Facebook lesquels ont déjà été rendus inaccessibles l'année dernière.

Selon AP, ces internautes, avocats ou écrivains, feraient figures de véritables dissidents. L'un d'entre eux, Pu Zhiqiang, explique : "j'étais en train d'écrire un nouveau billet mais je n'ai pas réussi à afficher mon blog". Yao Yuan, un autre internaute, a dressé une liste de plus d'une soixantaine de comptes rendus inaccessibles et initialement créés sur le service de blog du portail Internet Sohu. Les sites Netease.com, Sina Corp ou encore Tencent sont également dans la ligne de mire du gouvernement.

Dans un email, Xiao Qiang, directeur du Projet Internet Chine à l'université de Berkeley en Californie, explique : "étant donné le volume du contenu publié sur les sites de micro blogging, les autorités de censure ont encore beaucoup à faire". Ces dernières ne comptent cependant pas baisser les bras. En effet, l'association Human RIghts in China rapporte les propos de Wang Chen, directeur des communications du gouvernement chinois : "tant que l'Internet de notre pays sera lié à l'Internet global, il y aura des passerelles pour toutes sortes d'informations inappropriées trouvant place au sein de notre réseau".

Les mesures de filtrage en Chine ont récemment été au coeur de l'actualité alors que Google avait annoncé ne plus vouloir s'accorder avec les lois locales. Le géant de la recherche sur Internet avait entrepris de rediriger les Internautes se rendant sur google.cn vers la version hong-kongaise - et non censurée - du moteur.
Discrètement mais surement, ChatRoulette continue de se développer et mise désormais sur les canaux thématiques pour essayer de recentrer les rencontres entre ses membres.

Ainsi, en haut de la page principale du site, deux nouvelles options ont fait leur apparition : LocalRoulette à ne pas confondre avec LolcatRoulette – propose de communiquer uniquement avec des utilisateurs français, grâce à un système qui se sert de l'adresse IP de l'utilisateur pour localiser sa position, et ChannelRoulette qui propose des canaux thématiques, ainsi que la possibilité d'en créer de nouveaux : pour ce faire, il suffit de taper une adresse de type nomducanal.chatroulette.com, et le site s'occupe du reste.

Encore toute récente, cette nouveauté confirme néanmoins d'ores et déjà une tendance : le succès du canal "sex", qui apparaît en première position du Top 25 des canaux visités, tend à prouver que de nombreux utilisateurs de ChatRoulette utilisent le service pour un usage par ailleurs décrié.

Reste à savoir si cette nouvelle fonction délestera le canal principal de ses exhibitionnistes... Et là, rien n'est moins sûr.
Alors que la France à son Hadopi, nos voisins britanniques continuent de débattre sur l'intérêt et sur la manière de taxer les voies pour télécharger illégalement. PRS for Music, un ayant-droit estime que la solution serait de simplement taxer les fournisseurs d'accès à Internet (FAI).

L'idée n'est pas nouvelle mais elle est le symbole que chaque partie du secteur tient à mettre la pression sur l'autre pour payer la facture attribuée au téléchargement illégal. Mais cette fois, les ayants-droit sont plus précis et estiment que cette « compensation » serait fixée en fonction du volume de données illicites disponible sur leur réseau.

Pourtant, le débat est loin d'être résolu outre-manche. En avril dernier, le gouvernement d'alors souhaitait voter le Digital Economy Bill. Le texte devait toucher l'ensemble de la sphère numérique, de l'enregistrement des noms de domaine au téléchargement illégal en passant par la classification PEGI des jeux vidéo, tout devrait passer à la moulinette des élus britanniques.
Le projet de base non relationnelle de la fondation Apache, CouchDB, est désormais opérationnel. Cette base NoSQL (pour Not only SQL), qui peut être considérée pour certaines utilisations comme un concurrent de la base Cassandra, rendue open-source par Facebook en 2008, est une base de données orientée Document libre et open-source. Elle est soutenue financièrement par J. Chris Anderson, directeur financier de Couchio, et fait partie du mouvement croissant des bases NoSQL, aux côtés de Cassandra, mais aussi de Dynamo d'Amazon, de BigTable de Google, ou des moins connus Project Voldemort, Hypertable, VPork, ou MongoDB.Pour Apache, CouchDB doit répondre à un problème de taille : le besoin d'évolution du schéma de la table et du volume de données doit évoluer, ce qui pose souvent des problèmes en SQL. « Quand les besoins grandissent et qu'ils n'ont pas été anticipés dans la base initiale, cela nécessite des mises à niveau, qui sont un problème pour les hôtes qui ont besoin d'un schéma de mise à jour. Avec CouchDB, aucun schéma n'est violé, donc les nouveaux types de documents peuvent être ajoutés aux côtés des anciens. Le moteur de rendu, qui utilise JavaScript, est conçu pour prendre en charge facilement de nouveaux types de documents, et des documents disparates mais similaires. »

Principales nouveautés apportées par cette première version opérationnelle de CouchDB : de meilleures performances par rapport aux versions instables, avec une vitesse en lecture et en écriture améliorée de 300% selon J. Chris Anderson, qui a réalisé les tests. « Nous avons pu obtenir ces performances grâce à une optimisation de notre code, » explique-t-il. Autre nouveauté, « c'est la première version de CouchDB capable de fonctionner sur des machines Windows, en version serveur ou poste de travail. » Une version pour le système d'exploitation de Google, Android, est également en cours de développement.
Le développement d'applications pour la version Mobile de Windows pourrait connaître un second souffle avec Windows Phone 7. C'est la volonté de Microsoft, qui entend bien rattraper son retard sur Android, iOS et consorts, et qui vient de publier ses outils de développement en version beta.

Les solutions de développement pour Windows Phone 7 mis à disposition par Microsoft contiennent notamment l'API Windows Phone 7, Microsoft Expression Blend 4, un outil de déploiement XAP, des modèles de contrôle mis à jour, et un outil d'enregistrement des développeurs. Des appareils de pré-production pour les développeurs devraient être distribués plus tard dans le mois.

Microsoft a mis à disposition une page contenant toutes les informations sur les outils de développement pour Windows Phone 7, ainsi qu'une page de téléchargement sur le portail MSDN.
Amazon Web Services, la filiale du géant de la distribution en ligne dédiée aux solutions de stockage dans les nuages, vient d'annoncer la disponibilité de Cluster Compute Instances pour son service cloud EC2. Ce nouveau processus est spécifiquement conçu pour les applications de calcul haute-performance et d'autres applications gourmandes.

Amazon vise ainsi ceux de ses clients qui ont des travaux nécessitant une charge de calcul complexe, avec des volumes de données importants, comme les entreprises de la finance par exemple. L'intérêt de Cluster Compute Instances réside dans le fait qu'il a été conçu pour délivrer une puissance de calcul plus importante que n'importe quel processus d'Amazon EC2. Les processus de Cluster Compute Instances peuvent également être groupés dans des clusters qui permettent de bénéficier d'une performance réseau avec une latence réduite, nécessaire pour les communications de noeud-à-noeud critiques.

Selon Amazon, les applications peuvent ainsi tirer parti de performances jusqu'à dix fois plus élevées que les types de processus déjà présents sur Amazon EC2. Cela évitera notamment de devoir implémenter des unités d'allocations en interne, par le biais de solutions hardware, pour les opérations nécessitant du calcul haute-performance. Ces clusters sont désormais accessibles avec le modèle as-a-Service habituel d'Amazon Web Services.
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