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Le dossier était dans les cartons de l'Union européenne mais étaient voué à ressortir. Le Parlement européen vient de donner son accord à la conclusion du traité Swift II, un protocole d'échanges d'informations sur des données bancaires. Après les dérives du premier texte, les eurodéputés ont, semble-t-il, fait le choix d'instaurer des garde-fous.

Pour rappel, les accords Swift ont été instaurés après les attentats du 11 septembre 2001 entre l'Europe et les Etats-Unis. L'administration Bush avait alors lancé une guerre contre le terrorisme en souhaitant non seulement combattre sur le terrain militaire mais également connaître les ramifications financières de la « nébuleuse Al-Quaeda ».

Dans cette optique le traité Swift a donc été passé entre les deux continents afin de faire remonter d'éventuels échanges bancaires entre des personnes ou groupements soupçonnés de terrorisme. L'objectif étant de frapper ces réseaux au niveau de leur financement et ainsi de retracer les soutiens et les amitiés.

A ce sujet, Alex Türk, président de la Cnil avait fait quelques révélations au sujet de l'accord Swift I. Lors d'un tête-à-tête avec certains journalistes pendant les Assises de la Sécurité, il exprimait ses regrets : « cela a été fait dans la précipitation et il manquait de règles pour encadrer ces échanges d'informations. Vu que l'Europe avait ouvert ses informations, les services américains se sont mis à tout regarder… »

L'accord Swift II promet donc de partir sur de nouvelles bases. Selon le site du Parlement européen : « l'accord ne couvrira pas les transactions financières intra-européennes mais seulement les données concernant les mouvements impliquant des pays tiers ». De même, le traité prévoit l'élimination, à terme, des transferts de données « en vrac ».

A ce titre, l'Europe pourrait se doter d' « une structure permettant d'analyser les données sur son sol et ne transmettrait alors que les informations relatives à une piste terroriste précise ». Enfin, un représentant de l'UE aux Etats-Unis serait constamment présent pour surveiller l'utilisation des données.

Swift II devrait entrer en vigueur le premier août, pour une durée de cinq ans, et sera ensuite renouvelable année par année. Reste à savoir si ces garde-fous seront suffisants pour une bonne protection des intérêts et des données de chacun.
Le ministre australien en charge des communications, Stephen Conroy, vient de repousser la mise en route du pare-feu géant destiné à filtrer Internet. Alors que le ministre n'avait cédé devant aucune critique basée sur des aspects techniques, pratiques, économiques ou moraux, il vient de repousser le lancement du pare-feu après les élections locales qui doivent se tenir prochainement.

Conroy pourra être fortement suspecté de ne pas vouloir faire perdre de voix à son parti au cours de ce scrutin, mais selon lui, le délai supplémentaire a été obtenu pour établir une définition claire des sites refusés, qui permettra d'obtenir une liste. En effet, la liste précédente, qui n'aurait dû concerner que des sites pédopornographiques selon le gouvernement, avait fait polémique. Des fuites avaient permis de révéler que de nombreux sites non concernés par la pédopornographie étaient visés, dont des portails de pornographie traditionnelle et le site d'un dentiste.

Certaines parties de la communauté ont exprimé leurs doutes sur la façon dont les critères de sélection sur la liste de bannissement... reflétaient les standards actuels de la communauté, a expliqué le ministre au Sydney Morning Herald. Conroy a également promis d'introduire une voie de recours en cas de bannissement d'un site jugé injuste par son éditeur. La liste sera également réactualisée tous les ans.
Toujours dans l'optique de recentrer la stratégie du portail Yahoo!, la PDG Carol Bartz continue fermer les services les moins rentables de la société afin de miser davantage sur ses médias en ligne. Cette fois Yahoo! a conclu un partenariat exclusif avec la société Zillow afin qu'elle sous-traite son site immobilier Yahoo! Real Estate.

Zillow sera responsable d'entretenir les activités du site de Yahoo! en y intégrant sa base de données. Cette dernière liste quelque 4 millions de propriétés à vendre. Zillow y placera également son moteur de recherche. Directement à partir du site de Yahoo ! l'internaute sera en mesure de filtrer ses requêtes par lieux géographiques, prix et divers autres critères.

Ce n'est pas le premier partenariat du genre pour Yahoo. La firme de Sunnyvale a récemment annoncé un contrat similaire avec Match.com pour le site de rencontres Yahoo! Personals. Par ailleurs, en rachetant HotJobs en février dernier, Monster s'est engagé à entretenir le site Yahoo! HotJobs.

Si Yahoo abandonne les activités les plus éloignées de sa stratégie globale, la société renforce cependant ses efforts dans les médias en ligne. Récemment le portail a racheté Associated Content et développé un système permettant d'analyser les sujets chauds à traiter au sein de ses magazines en ligne. Par ailleurs, Yahoo! entend démontrer ses propres capacités auprès des autres sociétés, c'est par exemple le cas des accords avec Nokia ; Yahoo! sera effectivement chargé de développer les services de messagerie de la suite Ovi.
le 09/07/2010 à 18:10
Qui se méfie de Twitter ?
Le service de micro-blogging Twitter sert de plus en plus de moyen d'alerte. Certaines autorités prennent désormais des décisions sur le seul fondement de quelques tweets. Lorsqu'une journaliste est remerciée par sa rédaction pour avoir salué la mémoire d'un responsable religieux arabe, on comprend (un peu) les motifs qui ont poussé à ce raisonnement.

D'un autre côté, il reste difficile à comprendre pourquoi au Venezuela, la police a arrêté deux personnes au motif que, par leurs tweets, ils « déstabilisaient le système bancaire de ce pays d'Amérique latine ». La nouvelle, rapportée par Reuters, explique que ce type d'informations diffusées via e-mails, SMS, Facebook ou Twitter est considéré comme un crime. Selon la justice du pays, des tweets peuvent donc être illégaux.

Nous sommes donc en face d'une réaction par rapport au phénomène de rapidité d'échange de l'information. Une situation qui rappelle les élections présidentielles en Iran en 2009 ou les attentats commis en Inde en novembre 2008. Twitter était l'un des derniers outils que les autorités iraniennes n'avaient pas encore muselé suite au mouvement de contestation né du scrutin présidentiel.

A ce titre, certains spécialistes avaient mis en ligne des conseils pour pouvoir entrer en contact avec des utilisateurs de Twitter sans pour autant risquer d'être démasqué. Ainsi, les internautes déconseillent fortement de publier les adresses IP des proxy à mettre à disposition.
le 09/07/2010 à 18:10
La Google Car repart sur les routes
Après plusieurs semaines de retour forcé dans les garages de Google suite à la série d'affaires concernant Street View et la récupération de données WiFi, les Google Cars devraient être prochainement de retour sur les routes de plusieurs pays.

La firme de Mountain View vient en effet d'annoncer sur son blog la reprise du projet Street View en Irlande, en Norvège, en Afrique du Sud et en Suède dès la semaine prochaine. Google s'est par ailleurs entouré d'experts indépendants, pour s'assurer (et rassurer, au passage) qu'il n'y aura plus de débordements concernant les données enregistrées par les voitures : « Les experts en sécurités indépendants de Stroz Friedberg ont approuvé un protocole pour assurer que les logiciels associés au WiFi ont été supprimés des voitures, avant que celles-ci ne reprennent la route » explique ainsi Brian McClendon, vice-président de l'ingénierie de Google.

Depuis la découverte du pot aux roses en avril par la CNIL allemande, l'affaire du scannage des réseaux WiFi par les Google Cars a fait grand bruit partout dans le monde : après l'Europe, les Etats-Unis et l'Australie s'étaient également intéressés au problème. Google, qui s'était d'abord défendu de toute pratique illégale, avait finalement admis une "collecte accidentelle" de données WiFi, mais également d'informations personnelles concernant les utilisateurs des réseaux scannés.

Aujourd'hui, l'entreprise semble donc vouloir aller de l'avant en faisant preuve de transparence, et en jouant sur le coté utile de son service : « Nous reconnaissons que de graves erreurs ont été commises dans la collecte des données WiFi, et nous avons travaillé pour les corriger rapidement. Mais nous pensons que Street View est un excellent service pour les utilisateurs, pour trouver un hôtel, un restaurant, ou situer un nouveau logement potentiel » conclut McClendon. Des services certes utiles, mais à quel prix ?
Un (tout) petit pas pour Gmail, un grand pas pour l'internaute ! Le webmail de Google bénéficie enfin d'une fonction de signature en texte enrichi. De l'aveu même de Google, cette fonction élémentaire était l'une des plus vieilles et des plus récurrentes des suggestions de fonctionnalité.

La rubrique "signature" des paramètres du webmail Gmail offre désormais la même barre d'outil que la fenêtre de rédaction d'email. Elle permet donc pêle-mêle de formater le texte, de créer des liens hypertextes ou encore d'ajouter une image… quelle avancée ! Pourtant, il fallait jusqu'à présent utiliser un script Greasemonkey, une extension de son navigateur internet ou contourner la fonction de réponse enregistrée pour combler cette lacune.

En outre, le webmail permet désormais d'associer une signature différente pour chaque adresse email d'expéditeur associée à votre compte.

Ces fonctions sont en cours de déploiement et sont pour l'heure réservées au webmail complet. Elles apparaitront automatiquement en temps voulu, il n'est pas nécessaire d'activer une fonction du "Lab" puisque c'est directement une fonction officielle. Elles ne sont donc pas encore disponibles depuis l'interface mobile du webmail, notamment.

Prochaine étape : remplacer les libellés par des dossiers (et sous-dossiers) ?
Finalement la société Google continuera ses activités en Chine. Le mois dernier la firme américaine annonçait que sa licence commerciale arrivait à expiration et que la date du renouvellement était fixée au 30 juin dernier.

La présence de Google en Chine a suscité de nombreux problèmes, notamment au regard de la censure pratiquée sur Internet. Après avoir accepté de filtrer les résultats de son moteur de recherche afin de respecter les lois locales, Google décida au mois de mars de rediriger le site Google.cn vers la version honk-kongaise - non-censurée - du moteur.

Cette initiative fut perçue d'un mauvais oeil par les autorités chinoises et Google décida récemment d'apaiser la situation en ôtant la redirection automatique tout en plaçant un lien vers google.hk.

Sur son blog officiel Google a mis à jour un article daté du 28 juin dernier et annonce avoir obtenu la faveur du gouvernement chinois pour continuer de proposer son moteur de recherche et ses différents services hébergés auprès des internautes locaux.
Le logo du nouveau Cyber-commandement américain révèle quelques surprises intéressantes. Certains blogueurs ont remarqué qu'un code de 32 caractères était visible sur le logo. Restait donc à savoir ce qu'il voulait dire et si c'était une volonté de l'autorité de l'afficher.

A la loupe, ce bout de code (9ec4c12949a4f31474f299058ce2b22a) est visible sur le cercle intérieur doré du logo. Il suffisait donc d'utiliser l'algorithme MD5, pour Message Digest 5, une fonction de hachage cryptographique pour obtenir l'empreinte numérique d'un fichier. Cette fonction est souvent utilisée comme un outil de vérification lors des téléchargements.

Résultat des courses, ce bout de code avait bien une signification et représente le plan d'action de ce cyber-commandement, mis en place en juin 2009. Le message voudrait donc dire : « USCYBERCOM planifie, coordonne, intègre, synchronise et conduit des activités pour : diriger des opérations de défense des réseaux du département de la Sécurité et de l'Information, prépare des opérations d'un large spectre dans le cyberespace afin de mener des opérations sur tous les domaines et assurer les actions de liberté américaines et alliées dans le cyberespace et empêcher que nos adversaires en fassent de même ». Respiration.

Le site Wired a trouvé le premier cette finesse de langage et avait même demandé à ses lecteurs de déchiffrer le code. Pour sa part, le commandement américain a affirmé que le fait d'inclure un code était une idée de la personne qui a dessiné le logo.
Vidéo, mobile, nouveaux terminaux connectés et relance économique devraient contribuer à redonner des couleurs au secteur de la publicité en ligne français. Pour le syndicat des régies Internet (SRi), qui présentait vendredi matin son « observatoire » des six premiers mois de 2010, l'heure est à un « optimisme prudent ». Après une année 2009 sinistrée, la publicité en ligne a renoué avec la croissance sur le premier semestre, avec un chiffre d'affaires global estimé à 1,14 milliard d'euros net qui signe le retour en grâce du branding.

Search (+ 8%), Display (+ 8%), annuaires et services locaux (+ 3%), affiliation (+ 14%), comparateurs de prix (+ 15%), e-mailing (+ 5%), tous les secteurs traditionnels de la publicité en ligne repartent à la hausse. La publicité mobile, qui mixe ses différents usages, a quant à elle connu une progression de 30% mais reste encore anecdotique, avec 13 millions d'euros sur le semestre. Parmi les facteurs ayant participé à la reprise, une conjoncture plus favorable qu'en 2009, avec quelques événements fédérateurs, mais aussi, selon le SRI, un changement de perception du média Internet aux yeux des annonceurs.

Avec 430 millions d'euros de CA, le search et son lien sponsorisé ont profité de la croissance naturelle des usages, mais aussi de la présence de plus en plus soutenue des acteurs du FMCG (produits de consommation courante) et de la récente libéralisation des jeux d'argent et de hasard.

Le display, qui avait reculé sur 2009, profite quant à lui de l'impact de la Coupe du Monde, mais aussi du retour des marques à une logique de construction de notoriété (branding), qui trouve tout naturellement sa place sur le terrain de la publicité vidéo, laquelle aurait à elle seule réalisé sur les six premiers mois de 2010 un CA équivalent à celui de 2009. Séduisante pour des annonceurs venus de l'univers de la télévision, la réclame vidéo se voit toutefois pénalisée par quelques incertitudes quant aux modes de commercialisation (faut-il privilégier le modèle de la TV et le sacro-saint GRP ou basculer sur des facturations Internet de type CPM ?) et par la pénurie en inventaires premium, qui seuls intéressent les grands annonceurs.

« On constate une vraie tendance à l'investissement durable et à la construction d'expériences par les marques sur Internet », s'est félicité Olivier Marcheteau (Microsoft Advertising), vice président du SRI.

Pour la fin de l'année, l'heure est donc à un optimisme raisonné. Le SRI table sur le maintien des tendances perçues sur le premier semestre, avec une progression continue des investissements dans l'univers du rich media et de la vidéo. S'ajouteront de nouveaux chantiers prometteurs : les réseaux sociaux d'une part, très attractifs mais difficiles à manipuler si l'on souhaite dépasser la simple dimension média, le jeu vidéo et le mobile bien sûr, où la publicité devrait logiquement profiter du développement de nouveaux usages : applications, m-commerce, etc.
le 09/07/2010 à 18:10
SkySQL
SkySQL est une nouvelle alternative MySQL par rapport à l'offre d'Oracle pour l'avenir de la base de données open source.

Ce nouveau projet a été lancé par des anciens employés de MySQL AB et entend proposer une offre de supports MySQL aux entreprises.

Cette offre comprendra « une classe de support et services pour l'écosystème de MySQL », qui devrait être partenaire prochainement avec MariaDB dont son créateur est Michael « Monty »Widenius.

Grâce à cela, MySQL se voit un avenir assuré et une prise en main par la communauté et des anciens développeurs... A suivre.

- Site officiel SkySQL
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