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Lawrence Coburn est PDG de DoubleDutch, un éditeur de plateforme de développement en marque blanche pour des applications géolocalisées. Sa solution, dédiée aux entreprises, a été développée grâce à l'argent d'un premier succès, RateItAll. Rencontré dans la pépinière où est implanté DoubleDutch à San Francisco, Lawrence nous explique sa solution et sa vision de l'entrepreneuriat dans la Silicon Valley.

Bonjour Lawrence Coburn. Pouvez-vous nous présenter DoubleDutch et la technologie développée ?

Nous sommes la première application de géolocalisation en marque blanche pour les entreprises et les organisations. Nous pensons que la géolocalisation change l'informatique. Si vous ajoutez la géolocalisation aux réseaux sociaux, ça devient quelque chose de différent. Si vous l'ajoutez au commerce, ça devient quelque chose de différent.

Nous pensons que la géolocalisation a le potentiel pour changer la façon dont les gens travaillent également. Nous avons donc construit cette plateforme, DoubleDutch, qui permet à n'importe quelle entreprise, ou n'importe quelle marque, de construire sa propre application de géolocalisation. Par exemple, nous travaillons pour un cycle de conférences de marketing. Vous allez dans une de ces conventions, et vous allez rencontrer plein de monde. Ces gens ne sont peut-être pas vos amis dans la vraie vie, mais ils vont être vos amis pour trois jours pour certains. Nous pouvons donc les connecter, avec un réseau social temporaire géolocalisé.

Notre plateforme fait deux choses très bien : elle permet de personnaliser les informations de localisation. Imaginez que vous soyez une université, vous pouvez entrer les données correspondant à la localisation des restaurants universitaires, des classes, des bibliothèques… La seconde, c'est la personnalisation du fonctionnement du jeu. Car la géolocalisation passe par le jeu aujourd'hui, comme on peut le voir sur Foursquare, où l'un des buts est de gagner des badges. C'est pourquoi nous ouvrons cette possibilité à nos clients.

Pourquoi la géolocalisation ? On a l'impression qu'il y a un emballement, mais ne craignez-vous pas l'effet de mode ?

C'est amusant, car lorsque nous nous sommes lancés, c'était à l'occasion du festival South by Southwest de mars 2010. Et à ce même festival, il y avait 21 applications dédiées à la géolocalisation qui se lançaient. Nous étions les seules à cibler les entreprises et les marques. Je pense que c'est vraiment une tendance lourde pour les années à venir. Je crois que nous sommes face à la consumérisation des entreprises. Il y a dix ans, les technologies venaient des campus d'entreprises, et allaient vers le marché des consommateurs. C'est ce qui s'est passé avec les BlackBerry, les ordinateurs portables…

Aujourd'hui, c'est l'inverse. Les technologies trouvent un usage dans les entreprises, chez les consommateurs finaux. C'est ce qu'on a vu avec Facebook, Twitter… Je pense donc que la géolocalisation va suivre cette tendance et aller du besoin vers le développement des technologies. Nous sommes les premiers aujourd'hui à essayer de résoudre ce problème.

Qu'est-ce qui fait que vous soyez ici, dans la Silicon Valley ?

Je ne suis pas originaire d'ici, je suis venu il y a une dizaine d'années pour trouver du travail. Je vais vous raconter une anecdote qui va vous faire comprendre la spécificité de cet endroit. Je travaillais dans un café avec mon ordinateur, et en 2008, j'étais en train de développer une application Facebook, parce que c'était ce qui marchait à ce moment-là. Le type à côté de moi se retourne et me dit « Est-ce que tu es en train de travailler sur une application Facebook ? » Lui aussi, faisait la même chose. Et une heure plus tard, il y avait trois autres personnes du café qui sont venues et qui travaillaient sur la même chose.

Toutes les semaines, vous pouvez rencontrer plein de monde, il y a des rencontres entre entrepreneurs, médias, investisseurs… Il y a les entreprises, Stanford et Berkeley, avec tous les gens de talent qui en sortent. On ne peut pas concurrencer ça. Je sais qu'il y a plein d'autres endroits forts pour les startups. Je suis sûr que Paris en est un, Londres en est un… Mais je n'ai rien vu comme ici. C'est un avantage important, notamment en terme d'investissement : les investisseurs ne mettront jamais d'argent dans une startup qui n'est pas de la Silicon Valley. Donc mon conseil : prenez un avion, achetez une nouvelle voiture et venez ici si vous voulez donner une vraie chance de succès à votre entreprise.

Y a-t-il une part culturelle à cet état de fait ? Peut-on parler encore de rêve américain ?

DoubleDutch
Complètement. Je pense que les gens dans les startups font une fierté du fait d'être… Je ne dirais pas sous-payés, mais payés équitablement… Et d'avoir une chance de construire d'important pour changer le monde, résoudre un gros problème. Les gens ici ne comptent pas leurs heures. Vous allez dans n'importe quel café ici, et vous trouverez cinq ou six entreprises en train de travailler. Ca fait partie de la culture.

Pour moi, tout est question d'envie. En 1999, j'ai quitté mon travail, pris ma voiture pour San Francisco, et j'ai commencé à travailler sur quelques projets avec des amis. J'ai lancé plusieurs sites en tant qu'indépendant. Il faut accepter de faire peu d'argent, d'être un entrepreneur à temps partiel… Parfois pour un certain temps. Mais finalement, l'un des sites a commencé à devenir vraiment gros, donc j'ai dû m'investir entièrement dedans, sortir de chez moi pour trouver de l'argent, me faire couper les cheveux, trouver un bureau, etc.

Il faut savoir prendre des risques, et ça n'est pas forcément culturel. En 2001, quand tout cela ressemblait à une descente aux enfers, tout le monde a commencé à quitter à San Francisco. Nous sommes en crise aujourd'hui, mais à l'époque, la Silicon Valley était le centre de la crise. Tout venait de nous. Nous avons dû, pour travailler sur notre produit de l'époque (toujours actif, NDLR) RateItAll, déménager tous ensemble dans le même appartement, manger des soupes de nouilles tous les soirs. C'était une époque difficile, mais je pense que si j'avais su à quel point ça serait dur, j'aurais abandonné. Mais il faut savoir prendre ce risque tout de même. Car en échange, on a de l'indépendance, on peut travailler sur de nouvelles choses qui sont très intéressantes, avec des choses extrêmement brillants... Ca vaut le coup.

Merci beaucoup Lawrence.
Pas la peine de rafraîchir la page de votre académie toutes les 10 secondes en espérant voir apparaître la liste de résultats du Baccalauréat 2010. Ce matin, plusieurs sites officiels de l'Education nationale sont interrompus suite à un mouvement de grève des informaticiens de l'éducation nationale.

Selon l'intersyndicale à l'origine de l'appel, « plus de 50% des informaticiens » de l'Education nationale devraient débrayer pour la journée. Conséquence directe : les résultats ont du mal à parvenir jusqu'à l'Education nationale. Les publications officielles sont donc touchées, mais également tous les sites externes qui dépendent de la communication du ministère.

Pour être sûr d'avoir les résultats, donc, mieux vaut se déplacer directement dans les centres d'examen, où les affichages sont disponibles comme d'habitude « afin de ne pas pénaliser les élèves », précise Fabrice Orel, secrétaire national du SNPTES-Unsa. Outre ce syndicat, le Snasub-FSU, le Sgen-CFDT et l'UnSgpen-CGT sont associés au mouvement. Selon Fabrice Orel, les académies susceptibles d'être perturbées sont « Aix-Marseille, Bordeaux, Nice, Nancy, Rouen, Rennes, Reims, Nantes, Poitiers, Lyon, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Besançon, » où il devrait y avoir « 80% de grévistes. »

Les situations sont aléatoires, entre les académies peu touchées, celles qui publieront en ligne dans le cours de l'après-midi, et celles qui n'ont donné aucune information précise. L'académie de Nancy-Metz a par exemple déjà publié des résultats, celle de Nantes affiche « la publication en ligne des résultats des examens est suspendue » sans plus de précision, et Strasbourg a repoussé la publication à 14h.

En cause : le Schéma directeur des infrastructures (SDI), qui prévoit le regroupement de plusieurs centres académiques, la suppression ou le redéploiement de 150 postes en 5 ans. Les syndicats craignent « la privatisation et l'externalisation des missions informatiques », à terme.
Lors de l'annonce de la sortie de la télévision de rattrapage de l'opérateur Free, certaines informations sont passées un peu plus inaperçu que d'autres. C'est notamment le cas d'un petit supplément qui sera demandé à un abonné s'il souhaite être garanti d'utiliser le service entre 19 et 22 heures.

Il est ainsi possible sur la Freebox TVReplay de s'acquitter de 0,99 euros pour un Pass soirée ou de 3,99 euros pour le Pass mois afin d'obtenir « un accès prioritaire aux programmes de toutes les chaînes ». Le site Ariase.com explique que d'un côté, Free fait donc deux poids deux mesures en proposant à ceux qui le désirent une offre plus complète mais de l'autre l'opérateur propose ainsi une véritable « garantie de service ».

Les internautes prioritaires devraient ainsi être totalement à l'abri d'une baisse de la connexion ou d'une saturation de la bande passante. Ce type d'offre Premium est donc une nouveauté dans le paysage des FAI français puisqu'il semble que Free anticipe clairement les débats portant autour de la neutralité du Net. L'opérateur espère donc que ceux qui souhaitent avoir un débit correct garanti mettent la main à la poche.

On commence donc à voir se dessiner ce qui pourrait ressembler au paysage français du Net. D'un côté un service « de base » sans aucune garantie de connexion (Exit les 20 Megas), de l'autre chaque internaute paierait pour un débit non plus estimé mais réel.

Sans non plus prétendre au retour du bas débit, il se peut donc que le futur des réseaux soit au Web à la carte. C'est en tout cas, un des sujets qui occupe déjà l'Union européenne chargée de plancher sur le sujet. Neelie Kroes, la commissaire européenne chargée du programme numérique a affirmé qu'elle comptait « conserver Internet comme un endroit neutre et ouvert. Les consommateurs doivent pouvoir avoir accès aux contenus qu'ils désirent. Les fournisseurs de contenus doivent aussi avoir le droit de garder la main sur les innovations ». Deux angles pas totalement inconciliables.
Un câble sous-marin entre l'Afrique de l'Ouest et l'Europe, attendu de longue date, vient d'être mis en service. Il devrait permettre d'apporter une connexion moins onéreuse et plus stable dans l'un des marchés télécoms qui a la plus forte croissance dans le monde.

La fibre optique, d'une longueur de plus de 7 000 kilomètres, va du Portugal au Nigéria et au Ghana, avec des embranchements pour desservir le Maroc, les Iles Canaries, le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Selon l'entreprise Main One Cable, le câble permet de fournir dix fois la capacité de débit du terminal Atlantique-Sud (SAT-3), le câble préexistant au Nigéria, et 20 fois la capacité satellitaire totale de l'Afrique sub-saharienne.

« Les ramifications du câble Main One se feront ressentir dans tous les secteurs, de l'éducation à la santé ou aux loisirs, aidant la croissance économique et créant des opportunités d'emploi à travers toute l'Afrique, » selon un communiqué de l'entreprise. Le réseau en expansion et des prix en baisse doivent permettre de servir la croissance importante du haut-débit mobile en Afrique dans les prochaines années, notamment au Nigéria, qui a surpassé l'Afrique du Sud comme premier marché mobile sur le continent.

La connexion à Internet au Nigéria, le pays d'Afrique le plus peuplé avec 140 millions d'habitants, est chère et peu stable, ce qui force de nombreuses entreprises à utiliser des connexions par satellite. Le nouveau câble devrait amener plus de compétition parmi les opérateurs, comme le Sud-Africain MTN ou l'Indien Bharti. « Etant données la croissance de la bande passante et la chute de son coût, cela va vraiment amener l'Afrique de l'Ouest et le Nigéria dans le 21e siècle, » estime Andrew Alli, PDG d'Africa Finance Corporation, qui a financé 37 des 240 millions de dollars du projet. « Il faut maintenant des investissements au Nigéria pour apporter cette capacité à l'utilisateur final. »

Près de dix câbles sont en construction ou en cours de projet pour relier l'Afrique entière au reste du monde. Une seconde fibre optique est notamment prévue au Nigéria, pilotée par l'entreprise de télécommunications Globacom, avant la fin de l'année.
Firefox sort en version 1.1 pour le système d'exploitation mobile Maemo. Cet OS, qui n'est plus en développement depuis sa fusion dans le projet MeeGo, tourne sur le Nokia N900 et quelques N810s.

Firefox passe en version 1.1 sur le défunt Maemo
Publiée par Antoine Duvauchelle le Lundi 5 Juillet 2010
Firefox sort en version 1.1 pour le système d'exploitation mobile Maemo. Cet OS, qui n'est plus en développement depuis sa fusion dans le projet MeeGo, tourne sur le Nokia N900 et quelques N810s.

La nouvelle version du navigateur open source, avec une interface plus moderne, doit aussi amener de meilleures performances, une sécurité renforcée, et les fonctionnalités suivantes :
- la possibilité de surfer en mode portrait ou paysage
- une fonction de zoom / dézoom avancée
- une page d'accueil personnalisable
- la mise à jour automatique des modules complémentaires
- l'amélioration des outils de remplissage automatique des formulaires
- l'amélioration de la précision quand l'utilisateur tape sur un lien, un widget ou du contenu web
- un menu contextuel pour ouvrir un lien ou sauvegarder une image avec une tape longue
- la sauvegarde d'une page web au format PDF
- une fonction d'oubli de mot de passe pour les sites dont vous ne voulez plus


Firefox 1.1 est disponible sur la page dédiée à la navigation mobile de la Fondation Mozilla.
Alors que l'Union européenne commence seulement à s'interroger sur la neutralité du Net, les 5 millions d'habitants de la Finlande vont pouvoir bénéficier d'un débit Internet garanti d'1 Mbit/s minimum. Une loi vient d'être votée promettant un « service minimum du Web ». De même, le pays scandinave s'est engagé à fournir la fibre dans toutes les maisons d'ici 2015.

Désormais chaque FAI finlandais a l'obligation de fournir un débit minimum aux clients. Une innovation juridique et technologique qui a le mérite d'exister même si en réalité, déjà 96 % du pays est déjà connecté au Web, et une grande majorité de la population reste très groupée dans certaines zones.

En France, une partie des observateurs ont commenté sur Twitter la décision et n'ont pas manqué de faire le lien avec la loi Hadopi. Des commentaires plutôt « second degré » qui en disent long sur l'existence d'une position commune sur la loi...

Pour autant, la Finlande envisage d'aller plus loin en promettant d'apporter le très haut débit 100 Mbit/s à tous les foyers pour 2015. Une innovation qui devrait atteindre 99 % de la population...
Ce weekend, la plateforme communautaire YouTube a été victime d'une attaque par cross scripting (XSS). Cette méthode consiste à injecter du code malveillant directement au sein d'une page web. Les hackers ont ainsi réussi à contourner les restrictions de sécurité du formulaire de commentaires sur plusieurs vidéos du jeune chanteur américain Justin Bieber.

Plus précisément, les hackers - certains faisant partie de la communauté 4Chan - ont exploité une faille qui consiste à placer une balise en début de code pour que les balises suivantes soient correctement interprétées. Le blog TheNextWeb rapporte les propos d'un porte-parole de Google qui explique : "Nous avons entrepris des actions rapides pour corriger cette vulnérabilité XSS sur Youtube.com (...) Pendant une heure, les commentaires ont été masqués par défaut puis nous avons publié un correctif deux heures plus tard".
le 05/07/2010 à 23:21
Si Facebook était un pays...
L'Etat-Facebook, c'est un peu la théorie de départ du site VisualEconomics. En estimant le poids des 550.000 applications présentes sur le réseau social, on peut décoder quelles sont celles qui rapporte le plus au site. Partant du principe que le chiffre d'affaires de Facebook se situe entre 80 et 150 millions de dollars, on peut tenter de dresser la carte de ce que ressemblerait le site en fonction de la popularité de ses applications.

Zynga (Farmville, Mafiawars) arrive largement en tête, suivent Rock You!, Electric Arts et CrowdStar. De même, Facebook a expliqué que 176 milliards de publicités ont été postées sur le site au premier trimestre.

Donc si Facebook était un pays, sa population serait la troisième plus importante au monde après la Chine et l'Inde.
Sify Technologies, un fournisseur d'accès à Internet indien de premier plan, a lancé une suite d'applications basées sur le cloud ciblant une majorité de gens en Inde qui ne possèdent pas d'ordinateur personnel ou n'ont pas accès à Internet.

Cela peut sembler paradoxal à première vue, mais la stratégie de Sify est de passer par les 1 200 cafés Internet de sa marque à travers le pays. Ces cafés, baptisés Sify e-ports, sont des franchises, et utilisent la connexion haut-débit du FAI pour accéder à Internet.

Sify prévoit d'étendre cette base de cafés Internet en commercialisant un appareil qui permettrait aux autres propriétaires de cybercafés indépendants de se connecter aux cloud de Sify. Ils pourront ainsi fournir les services de Sify à leurs clients, explique Natesh Mani, président de la division Infrastructure client de Sify.

Mani n'a pas donné les détails techniques de l'appareil, si ce n'est qu'il devrait inclure à la fois le hardware et le software.

Sify lance également un programme qui permettra aux gens d'acquérir des billets de voyage, des services de loisirs ou d'éducation, ou de payer leurs factures sans avoir à utiliser de carte de crédit. Le client devra payer en espèces sa facture au propriétaire du cybercafé, pour les services délivrés par le biais de la nouvelle plateforme de cloud de Sify appelée Sify Mylife.

Le service vise donc les gens qui n'ont pas d'ordinateur ou de connexion à Internet, et qui ont donc tendance à se tourner vers les points d'accès mutualisés comme les cybercafés, et ceux qui n'ont pas de carte de crédit.

Selon une étude publiée en septembre dernier par l'Association de l'Internet et du Mobile d'Inde (IAMAI) et le cabinet d'analyses IMRB International, 52 millions de citadins indiens sont des utilisateurs actifs d'Internet. Les utilisateurs actifs sont définis comme ceux qui utilisent Internet au moins une fois par mois. Près de 37% de ces utilisateurs passent par des cybercafés, un pourcentage que les deux partenaires imaginent très largement supérieur dans les zones rurales.

Selon Mani, les propriétaires de cybercafés sont en attente d'autres revenus que ceux tirés de la navigation pure et simple, dont les prix ont chuté alors que les cours de l'immobilier sont en hausse, et mettent une pression supplémentaire sur les cafés Internet.

Sify prévoit aussi des partenariats avec des éditeurs ou des développeurs de logiciels pour offrir d'autres applications, du stockage, et d'autres services à travers le cloud. Selon Mani, il y a beaucoup d'utilisateurs de services irréguliers, qui ont besoin de temps en temps d'un traitement de texte, d'une présentation ou d'un tableur, et qui préfèrent payer une application en mode SaaS plutôt que d'acheter eux-mêmes une licence.

Sify devrait bientôt délivrer ses applications de cloud aux particuliers clients de son service Internet. Le FAI a aujourd'hui près de 100 000 clients haut-débit.
Par le biais d'un communiqué, Stéphane Richard, Directeur Général de France Télécom-Orange, vient de dévoiler la future stratégie du groupe. Le plan « Conquêtes 2015 » devra notamment mettre l'accent sur la fibre.

Orange part d'un constat : « 50 milliards de terminaux connectés sur la planète en 2020, 6 milliards de milliards d'octets transportés chaque mois par internet, 2 000 ans de vidéos sur You Tube, et des clients qui attendent une qualité de service irréprochable, mais aussi des tarifications adaptées, la sécurité de leurs données » Autant d'objectifs qui devraient représenter, en principe, la marche à suivre du groupe.

De même, la firme annonce que d'ici 2015, « Orange investira 2 milliards d'euros dans le déploiement de la fibre optique en France, garantissant la couverture de 40% des foyers et en étant présent dans toutes les régions de métropole d'ici 2012, et dans tous les départements d'ici 2015 (y compris 3 départements d'outre mer) ».

Une position démentie vivement par l'ensemble des syndicats du groupe (CFE-CGC-UNSA-FO) qui estiment que « l'Etat prédateur plombera le projet. En effet, France Télécom doit en outre pouvoir contribuer efficacement à l'équipement numérique de la nation, pour lui permettre de rester compétitive en ce début de troisième millénaire. Mais la ponction des dividendes ne le lui permet pas. »

Cet investissement ira alors de pair avec la volonté de restaurer la confiance envers les consommateurs. Selon le communiqué, « Orange doit devenir le "coach multimédia" de ses clients en les accompagnant et en facilitant leur vie numérique ». Optimisation de la qualité de la voix, enrichissement de la carte SIM devraient faire partie du lot.

Il faut dire que ces derniers temps, des informations désagréables pour les opérateurs ont été dévoilées. Tout d'abord les taux de désabonnement aux offres Triple-Play pour lesquels Orange était clairement à la traîne avec un taux de départ de 3,08 %. Mais également les opérateurs ont été montrés du doigt pour leur faible qualité de service et de connexion sur leurs offres 3G...
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