News WEB

Peu à peu, les rumeurs concernant les retards de la loi contre le téléchargement illégal se confirment. Alors que l'idée d'un lancement effectif en septembre était clairement mise de côté, il semble bien que finalement, les premiers e-mails d'avertissement partiront bien à la rentrée.

Invité lors d'une émission sur France inter. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand s'est risqué à une sortie au sujet de l'Hadopi. Cela faisait d'ailleurs quelques temps qu'il avait laissé ce sujet de côté. Dans le cadre de l'émission « Mediabolique » (écoutable sur le site, 36ème minute), il explique donc que : « le Gouvernement a indiqué qu'il estimait pouvoir publier avant la fin du mois de juin (les quatre décrets en cours de procédure). À partir de septembre, ne vous inquiétez pas, vous en recevrez des messages ».

Outre le fait qu'il manque encore des décrets à l'Hadopi, la date du mois de septembre semble donc entérinée. A moins qu'un nouveau report soit à l'ordre du jour, le ministre explique qu'« avant les mails, la chose la plus importante c'est l'aspect pédagogique : Hadopi a changé la manière dont on perçoit le piratage et le téléchargement illégal ou légal ».

Repris par PcInpact, ces propos tentent donc d'expliquer que les effets de la loi se font déjà sentir. Pourtant, alors que certains soutiens de la loi Hadopi, notamment Jean-François Copé ont évoqué « les faiblesses de la loi », on peut douter qu'une partie de la classe politique tienne réellement à l'architecture Hadopi. Certains préféreraient alors « un ensemble de règles larges » à une loi à proprement parler.

Pour sa part, l'Hadopi refuse toujours de donner une date précise au premier envoi. Selon Les Echos, elle en serait toujours à une phase de tests et n'attendrait plus qu'un dernier décret précisant « la procédure devant la CPD (Commission de protection des Droits, ndr) ». L'Hadopi est donc techniquement prête mais doit attendre le feu vert. Si ce « Top départ » n'est pas donné à la rentrée, qui sait ce qu'il adviendra à cette autorité.
Le numéro 1 des moteurs de recherche en Chine est montré du doigt par une partie de la presse du pays. La télévision publique, CCTV en tête, reproche à Baidu de diriger les internautes vers des sites de vente de médicaments contrefaits. Ces sites hébergeraient ensuite des malwares.

A en croire l'agence de presse Reuters, la télévision officielle chinoise accuserait Baidu d'avoir « tiré profit de la promotion de trois sites internet offrant des médicaments contrefaits ». 3.000 personnes en Chine auraient ainsi été touchées par ce type d'escroquerie.

De même, selon une source proche du dossier, « les sites exploitaient une faille du système en pillant la connexion de sites légaux pour obtenir les mots de passe ». Il faut dire qu'en dehors de ce laxisme à propos de tentatives de phishing, la chaîne CCTV reproche à Baidu son manque d'autorité.

Déjà, en 2008, un épisode similaire était arrivé. L'entreprise avait alors chuté en bourse et la direction avait alors été remaniée. Cette fois, la firme communique plutôt sur ses résultats financiers.
Dell, à travers sa filiale Kace, vient de rendre disponible un outil gratuit de sécurité pour navigateur web, qui crée une sandbox sur le bureau pour isoler le système des malwares ou d'autres logiciels malveillants rencontrés sur le web. Pour Bob Meinhardt, président de Kace, « les navigateurs, tout le monde le sait, sont une cible privilégiée » de ces programmes malicieux.

L'outil, que les dirigeants de Kace appellent simplement Secure Browser, ressemble selon eux dans son fonctionnement à celui qui avait été développé par GreenBorder Technologies, racheté par Google en 2007. Secure Browser ressemblerait donc au système de sandbox intégré dans Google Chrome. Selon un responsable produit de Kace, la technologie de la filiale de Dell découle de l'expérience de Computers in Motion, acquis il y a deux ans par Kace.

Techniquement, Secure Browser redirige l'activité du navigateur vers une zone alternative isolée, afin de contenir le code suspect. Le logiciel pèse 73,6 Mo, et est disponible au téléchargement sur le site de Dell Kace. Il se présente ni plus ni moins sous la forme d'une version 3.6 de Firefox, et sécurise également les contenus lus par les modules Adobe Flash et Reader. Fonctionne sur Windows seulement.
Objets de toutes les attentions médiatiques, les environnements mobiles déployés par Apple, Google et consorts sont-ils vraiment synonyme d'audience - et donc de cash potentiel - pour les médias qui ont consenti l'investissement nécessaire à la réalisation d'une application ? L'OJD nous offre, en partenariat avec AT Internet, un aperçu de l'audience réalisée par les « applications mobiles » éditées par les titres de presse inscrits auprès de ses services.

Pour le mois de juin 2010, les services mobiles du quotidien Le Monde auraient ainsi recueilli quelque 9,789 millions de visites, pour un total de près de 53 millions de pages vues. Arrivent ensuite les applications signées 20 Minutes (2,06 millions de visites), Le Point (789.000), Le Post (702.000) et la dernière née, Le Monde Sports, lancée à l'occasion de la Coupe du monde de football, qui enregistre 453.000 visites sur le mois.
La Russie essaierait, sans trop le dire, de mettre en place un moteur de recherche national. Il exclurait alors de fait certaines recherches comme « drogue, pornographie ou extrémisme » et aurait la tâche de se concentrer sur des informations étatiques.

Le journal russe La Gazeta rapporte que le projet est déjà bien avancé et doté d'un budget de 110 millions de dollars. Malgré un démenti du ministère des télécommunications, ces fonds proviendraient pourtant de capitaux privés et d'aides de l'Etat. De même, LeMonde.fr explique qu'au moins « dix mille serveurs de 30 terabytes » seraient mis en place pour faire fonctionner ce système.

La Russie pourrait donc profiter du fait que Google n'est pas en tête des moteurs dans le pays pour mettre sur pied une nouvelle plate-forme. Ainsi, le web filtré deviendrait une tradition dans le pays. Toujours selon Le Monde, l'Etat est présent au capital de Yandex, le moteur numéro un. Du coup, certains blogs d'opposants politiques ne seraient plus référencés. Rien de bien nouveau donc.
le 19/07/2010 à 23:08
Mozilla traque les failles de Firefox
La fondation Mozilla vient d'expliquer sur son site dédié à la sécurité que le montant des primes de vulnérabilités serait augmentée. A chaque fois qu'un internaute mettra le doigt sur une faille du navigateur, il sera ainsi récompensé de 3.000 dollars désormais, et non plus de 500.

Mozilla encadre cette hausse des primes en ne la réservant qu'aux « failles graves », classées comme importantes ou critiques. De même, seules les versions récentes du navigateur sont concernées. Enfin, les plugins ou applications tierces ne sont pas prises en compte dans cette traque.

Déjà, Google avait fait de même cette année en rehaussant également ses tarifs. Désormais les failles révélées dans Chrome peuvent rapporter de 500 à plus de 1.300 dollars en fonction de la gravité de la faille.
Vendredi, Google a annoncé, via son blog officiel, une nouvelle acquisition. Il s'agit cette fois de la société MetaWeb qui édite notamment la base de données ouverte Freebase.

MetaWeb se présente comme une firme permettant aux webmasters et aux blogueurs d'ajouter sur leurs sites du contenu riche. MetaWeb dispose notamment d'une base de données baptisée Freebase et regroupant plus de 12 millions d'entrées. Pour ce faire MetaWeb utilise différentes sources comme le New York Times, Twitter ou encore Hulu. La technologie permet d'identifier un élément même si ce dernier est décrit de différentes manières.

L'internaute est alors en mesure de puiser au sein de cette base afin de retourner automatiquement du contenu sur plusieurs sujets : cinéma, livres, télévision, lieux géographiques, sociétés. Les éléments de la base de données procéderont alors à une analyse contextuelle du site / blog pour retourner différents types d'informations. Metaweb est donc aux médias ce que Google Adsense est à la publicité. Cette technologie devrait permettre à Google de peaufiner davantage les résultats de son moteur de recherche, notamment pour générer des réponses immédiates à des questions précises. Il s'agit alors d'un nouveau pas vers la recherche sémantique. Les données de la base Freebase permettent aussi d'effectuer une requête plus précise, par exemple en recherchant une célébrité par nationalité et/ou âge ou/et sexe.

Google devrait également investir au sein de Freebase et appelle les sociétés tierces à participer à son développement. Rappelons que la semaine dernière la firme avait obtenu les droits un brevet permettant d'associer la position du curseur de la souris au classement d'un site web. En effet, à ce jour, lorsque l'utilisateur obtient d'emblée la réponse à sa question, il n'a donc plus besoin de visiter la source mais déplacerait naturellement sa souris aux côtés du résultat pertinent. Or le nombre de visites sur un site Internet est un élément aujourd'hui pris en compte par l'algorithme complexe de Google pour juger de la qualité (et donc du positionnement) de ce dernier. En associant Freebase à son moteur, Google pourrait finalement concentrer l'ensemble des informations sur les pages de recherche tout en évitant d'influer sur le ranking des sites Internet.
Alors que Facebook fêtait ses 400 millions de membres en février dernier, en même temps que ses 6 ans d'existence, le réseau social s'apprête déjà à ajouter officiellement 100 millions d'adeptes de plus à son palmarès.

L'entreprise a récemment confirmé que la barre des 500 millions d'utilisateurs inscrits sur son service serait atteinte cette semaine. Pour l'occasion, le site sera doté d'un événement spécial, baptisé Facebook Stories qui rassemblera comme son nom le laisse entendre, les histoires qui lient Facebook et ses membres.

« Dans le passé, seul les chiffres et les étapes importantes comptaient, et nous avons réalisé que nous n'avions jamais eu l'occasion de célébrer les utilisateurs » a expliqué Randi Zuckerberg, directrice du développement marketing de Facebook, à All Thing Digital. « Nous l'avions prévu avec cette étape des 500 millions, et nous voulions trouver une nouvelle manière de fêter ça. »

Facebook mettra très prochainement en ligne un site dédié à Facebook Stories, et qui rassemblera 200 témoignages d'utilisateurs déposés via la page dédiée.

Avec son demi-milliard d'utilisateurs bientôt officialisé, le réseau social récemment très critiqué pour sa politique particulière en matière de vie privée prouve qu'il n'a pas souffert de ses récentes bévues. Pour rappel, le site avait fêté ses 150 millions d'adeptes pour ses 5 ans, et il lui avait fallu 1 an pour en gagner 250 millions supplémentaires. Une évolution fulgurante qui n'entraîne qu'une seule question : jusqu'où Facebook ira-t-il ?
En dépit de sa réputation sulfureuse, BitTorrent est aussi utilisé à des fins légales. Récemment convaincu par son efficacité, Twitter en est un énième exemple. L'ingénieur en infrastructure du réseau social, Larry Gadea, a tout récemment présenté "Murder", un outil de déploiement de mise à jour basé sur BitTorrent.

À l'instar de Facebook, Twitter dispose effectivement de milliers de serveurs, qu'il faut régulièrement mettre à jour, assurant (tant bien que mal) la publication et la consultation de milliers de tweets par seconde. En utilisant le protocole de partage de fichier peer to peer, "Murder" a permis de rendre le déploiement des mises à jour 75 fois plus rapide. Celui-ci ne dure désormais que 12 secondes, contre 15 minutes à partir du précédent système reposant sur un dépôt Git centralisé.

Avec "Murder", chaque serveur ne se contente pas de télécharger la mise à jour, mais la distribue à son tour pour en faciliter la propagation. "Murder" est basé sur un client BitTorrent open source (BitTornado), associé à des scripts maisons pour le déploiement de mises à jour, et est open source lui aussi."Murder est l'un des nombreux projets qui démontrent comment des systèmes décentralisés et distribués peuvent apporter d'énormes améliorations," écrit ainsi Larry Gadea sur un blog officiel de Twitter.
La société Rackspace annonce l'ouverture d'un nouveau projet baptisé OpenStack et permettant aux sociétés de développer leurs propres infrastructures de cloud computing via des solutions open source. La NASA, mais également près d'une trentaine de sociétés, se joints à cette initiative parmi lesquelles nous retrouvons Citrix, Dell, AMD, Intel ou encore Cloud.com.

Avec OpenStack, l'industrie entend accélérer le développement des standards de l'informatique hébergée tout en offrant des solutions d'interopérabilité entre les différents fournisseurs. Rackspace travaillera avec l'agence spatiale américaine et notamment sur sa plateforme NASA Nebula Cloud. C'est ainsi que Chris C Kemp, responsable des opérations techniques de la NASA, affirme : "les calculs scientifiques modernes nécessitent toujours plus de stockage et de puissance à la demande. Pour cette raison, nous avons construit Nebula, une plateforme d'informatique hébergée pouvant répondre aux besoins de notre communauté de scientifiques et d'ingénieurs".

La technologie de la NASA sera donc développée à grande échelle et se retrouve sous la forme d'un projet baptisé OpenStack Compute. Celui-ci permet la gestion et le déploiement d'une infrastructure. Ecrit en Python et basé sur les environnements Tornado et Twisted, Open Stack Compute utilise le protocole de messagerie AMQP ainsi que la technologie de Redis soutenue par le financement de VMWare. Parallèlement RackSpace met à disposition sa technologie Cloud File pour le projet OpenStack Object Storage. Cloud File est utilisé pour optimiser la gestion du stockage, répliquer le contenu sur différents serveurs et mettre ce dernier à disposition auprès d'une large audience. RackSpace Cloud File est notamment utilisé par TweetPhoto, Posterous ou MetaCafe.com.

Une partie du code source d'Open Stack est déjà disponible sur le répertoire Launchpad. Reste à savoir si ce projet open source s'avérera aussi populaire qu'Apache ou MySQL. Notons tout de même que Linux n'a plus rien à prouver sur le marché des serveurs.
LoadingChargement en cours