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L'équipe d'Ubuntu a publié cette nuit la première alpha d'Ubuntu 10.10 nom de code "Maverick Meerkat", un mois seulement après la sortie de la version finale d'Ubuntu 10.04, et même en avance sur le calendrier.

Le maverick meerkat (littéralement le suricate rebel, comme Timon, le compère de Pumbaa, dans "Le Roi Lion") est un mammifère africain dont les principales caractéristiques reflètent les ambitions de cette prochaine version : "Les meerkats sont légers, rapides et sociables," explique ainsi Mark Shuttleworth, ex-PDG de l'éditeur Canonical, sur son site internet. Et de surenchérir : "Maintenant que la version majeure est disponible nous avons une bonne marge de manœuvre pour bouleverser un peu les choses", d'où la notion de rébellion ?

Ubuntu 10.10 sera ainsi l'occasion de remettre à niveau l'interface d'Ubuntu Netbook Edition. Cette distribution a effectivement pour ambition de maintenir le monde connecté, tout le temps et partout, en devenant "de loin" le meilleur système d'exploitation pour netbook, en particulier devant Chrome OS. Pour ce faire, Maverick Meerkat promet le temps de démarrage le plus court, le navigateur internet le plus rapide et une intégration encore plus poussée des réseaux sociaux, avec un système d'unification similaire à celui de certains smartphones.

Cette "Alpha 1" n'a pas encore vocation à intégrer de nouvelles fonctionnalités, mais elle a pour objectif de tester le nouveau noyau, qui passe pour l'occasion en version 2.6.34, sur une grande diversité de matériel. La première alpha marque en revanche le coup d'envoi d'un cycle de développement qui comprend de multiples étapes jusqu'à la publication de la version finale.

Une deuxième et une troisième Alpha suivront donc les 1er juillet et 5 août. Une seule Bêta est pour l'heure prévue, le 2 septembre, précédent une Release Candidate le 30 du même mois, pour la publication d'une version définitive le 28 octobre 2010 Et non le 10/10/10, à moins d'un revirement imprévu.
La société française Mandriva, éditant une distribution GNU/Linux éponyme est à vendre. Parmi les potentiels repreneurs nous retrouvons Linagora, célèbre pour sa suite collaborative professionnelle OBM distribuée en open source et qui concurrence Microsoft Exchange. Le britannique LightApp, qui propose des services hébergés, se déclare également intéressé.

Depuis une dizaine d'années, avec sa distribution GNU/linux,; Mandriva cible principalement le grand public. Plusieurs produits sont proposés tels que la distribution complète Mandriva Powerpack 2010, le live CD Mandriva One 2010 ou encore un Instant On orienté vers les usages Internet. Selon le portail communautaire Mandrivalinux-online.org, la situation financière de la société s'est aggravée au cours des deux dernières années. Une revente assurerait alors la pérennité "du niveau d'implication des hommes-clés de Mandriva".

Si Mandriva reste injoignable, Linagora explique dans un communiqué officiel :"LINAGORA est un acteur majeur de l'innovation et de l'édition Open Source et, est ainsi à la recherche de toutes les opportunités pour développer et renforcer sa position de leadership en France et dans le monde. A ce titre, des discussions sont en cours avec Mandriva pour étudier le rachat d'une partie des actifs de la société."
L'équipe de développement de la distribution GNU/Linux Peppermint OS a récemment annoncé la disponibilité de son système d'exploitation en version 1.0. Peppermint OS se base sur Ubuntu, ce qui lui assure un niveau de maintenance relativement élevé. Plutôt que GNOME ou KDE c'est l'environnement de bureau LXDE, spécialement conçu pour les machines moins puissantes, qui vient se greffer sur l'interface. Enfin Perppermint OS met également l'accent sur les services web et les réseaux communautaires.

Peppermint OS s'articule autours du noyau de Linux en version 2.6.32 et du serveur Xorg 7.5. Parmi les applications natives pré-installées nous retrouvons le navigateur Firefox, le gestionnaire de musique Exaile, le client IRC X-Chat et le client Bit Torrent Transmission.

Perppermint intègre également la technologie de Mozilla Prism qui permet d'octroyer un processus et une fenêtre à un service web en particulier. Nous retrouvons ainsi plusieurs sites Internet pré-configurés tels que Gmail, Google Docs, Google Reader ou encore Seesmic pour gérer ses réseaux sociaux (Twitter, Facebook). L'intégration des services web est peu plus poussée notamment avec l'éditeur d'image Aviary mais aussi les lecteurs de musique Pandora et Last.fm.

Avec Peppermint OS, l'équipe chargée du développement mise donc sur un système à la fois léger et réactif. Reste à savoir comment cette première mouture sera perçue par la communauté des utilisateurs.

Pour télécharger PepperMint 1.0 et obtenir de plus amples informations, rendez-vous ici. Un Live CD, permettant de tester le système avant son installation, est également disponible.
Sur le blog officiel de Canonical, Mark Shuttleworth, fondateur de la société, présente une version du système GNU/Linux Ubuntu baptisée Ubuntu Light et spécialement conçue pour être installée en dual boot. Ubuntu Light fait alors figure d'instant on, c'est-à-dire un système alternatif qui démarre très rapidement et ne proposant que le nécessaire pour surfer sur Internet.

M. Shuttleworth explique que pour ce type de système, l'utilisateur n'a pas besoin d'un large éventail d'applications ou un explorateur de fichier trop poussé. Il précise cependant : "nous souhaitons conserver la possibilité d'avoir quelques applications en favoris", une initiative qui résulte d'une étude montrant qu'en moyenne l'utilisateur d'Ubuntu possède entre 3 et 10 raccourcis au sein de la barre des tâches.

Avec la nouvelle interface Unity, Canonical repousse un peu plus loin l'ergonomie d'Ubuntu Netbook Remix en optimisant davantage l'agencement pour les plus petits écrans. Dans la mesure où "les ordinateurs portables présentent généralement un écran toujours plus large", c'est donc sur la hauteur de la dalle que se jouera l'optimisation de l'affichage. Par ailleurs, la barre de lancement, placée sur la partie gauche de l'écran, présentera des icônes conçues pour les interfaces tactiles.

Ubuntu Light, conçu pour netbooks et ordinateurs portables classiques, est disponible pour les OEM dès aujourd'hui. Mark Shuttleworth précise : "chaque image disque sera modifiée pour optimiser le démarrage en fonction des spécificités matérielles de la machine et sera fournie avec une palette d'outils pour Windows afin de gérer les configurations du dual boot". Pour cette raison, Ubuntu Light ne sera pas officiellement distribué au téléchargement à côté de la version classique du système. Avec Ubuntu Light, Canonical pourrait fortement augmenter ses parts de marché en pariant sur un segment qui se complète à Windows. L'idée d'un système d'exploitation centré sur les usages Internet n'est pas nouvelle et l'on pense immédiatement au prochain Chrome OS. Avec ce dernier, Google pourrait en effet suivre une stratégie similaire.

Lors de l'Ubuntu Developer Summit, qui se tiendra cette semaine à Bruxelles, Canonical invitera les développeurs à plancher sur une version de Unity capable de supplanter Ubuntu Netbook Remix. Plus qu'un simple instant on, cette mouture devra prendre en charge un plus grand nombre d'applications et se doter d'un meilleur explorateur de fichiers. Une première ébauche a été conçue pour le gestionnaire des applications.
En ce qui concerne les systèmes d'exploitation mobiles, le paysage est relativement riche, de Windows Mobile, à WebOS en passant par Blackberry, Android, Bada, Symbian ou Maemo... Alors finalement, une plateforme de plus ou de moins changera-telle la donne ? C'est en tout cas ce que semble croire Motorola. Le constructeur américain viendrait en effet de racheter la firme Azingo.

Azingo développe donc un système d'exploitation pour terminaux mobiles tactiles ou dotés d'un clavier. L'OS est basé sur Linux et dispose d'un kit de développement afin de permettre aux développeurs de créer leurs propres applications. La plateforme Azingo Mobile 2.0 est embarque un navigateur basé sur le moteur de rendu Webkit et s'avère compatible avec le lecteur Flash.

Ce rachat n'a cependant pas été officialisé. Le blog Androidandme.com a en effet repéré que le développeur Yogish Kulkarni a récemment mis à jour son profil professionnel sur le réseau LinkedIn en soulignant l'acquisition. Par ailleurs, au mois d'avril, l'un des responsables de Motorola expliquait au magazine Bloomberg que la société était à nouveau prête à faire de nouvelles acquisitions.

Si la firme Azingo est bien passée chez Motorola, l'on peut alors se demander ce qu'il adviendra du partenariat entre le constructeur et Google.
Une cour fédérale américaine vient de disculper Red Hat et Novell dans un cas de violation de propriété intellectuelle. Ils étaient accusés par IP Innovation, une filiale d'Acacia Research Corporation et de Technology Licensing Corporation, de violer trois de ses brevets.

IP Innovation avait intenté un procès aux deux éditeurs dès 2007. Les trois brevets en question décrivent des technologies de partage d'espace de travail sur plusieurs ordinateurs. Selon la plainte, les systèmes d'exploitation Red Hat Linux, Novell Suse Linux Enterprise Desktop et Novell Suse Linux Enterprise Server utilisent tous certaines parties de ces technologies.Red Hat et Novell avaient joint leurs forces dans la bataille, et étaient représentés par une équipe d'avocats unique. Un tribunal situé au Texas a donc décidé qu'IP Innovation n'apportait pas de preuve suffisante à ses allégations, et a tranché en faveur de Red Hat et Novell. « Le tribunal a invalidé trois brevets qui se voulaient des inventions nouvelles et importantes, alors qu'elles ne l'étaient pas », a estimé Michael Cunningham, vice-président de Red Hat.

IP Innovation n'a pas encore annoncé ses intentions quant à une éventuelle suite à donner au procès. Rob Tiller, un autre vice-président de Red Hat, va plus loin que Cunningham, en estimant que « la décision du tribunal montre que la communauté open-source peut résister à la coercition fondée sur de mauvais brevets logiciels, et que les tribunaux sont capables d'aller au-delà des arguments basés sur l'approche FUD » (Fear Uncertainty and Doubt, des propos destinés à influencer en instillant la peur, l'incertitude et le doute).
La version finale d'Ubuntu 10.04 nom de code "Lucid Lynx", a comme prévu été publiée cette nuit. Elle succède donc à la release candidate, publiée il y a tout juste une semaine, qui peut d'ailleurs désormais être mise à niveau en quelques clics au travers du gestionnaire de mises à jour.

Deux ans après la version 8.04 "Hardy Heron", Lucid Lynx est la nouvelle version LTS (long term support), qui bénéficiera d'un support à long terme, jusqu'au 29 avril 2013 pour la déclinaison pour ordinateur personnel (par opposition à la déclinaison pour serveur). Les versions intermédiaires se contentent quant à elle d'un support à court terme, jusqu'au lancement de la version suivante, tous les 6 mois.

Lucid Lynx bénéficie tout particulièrement d'une nouvelle interface graphique, d'un temps de démarrage nettement amélioré et de l'intégration de fonctions sociales (Facebook et Twitter) et de services en lignes (Ubuntu One).Ubuntu 10.04 Lucid Lynx et ses multiples déclinaisons sont donc disponibles dès à présent depuis le site officiel. On y trouvera également des informations concernant cette célèbre distribution Linux, mais aussi et surtout un installeur pour Windows.
Le premier avril dernier, Sony mettait en ligne le firmware 3.21 de la Playstation 3, dont le contenu a provoqué une véritable polémique : pour des « raisons de sécurité », la mise à jour, une fois effectuée, empêche en effet l'utilisation d'un autre système d'exploitation que celui proposé avec la console. En d'autres termes, plus de Linux sur Playstation 3.

Cette mise à jour est aujourd'hui au coeur d'une procédure d'action collective intentée à l'encontre de Sony Computer Entertainement America par un utilisateur mécontent.

Anthony Ventura, c'est son nom, estime que « la décision de Sony d'obliger les utilisateurs à désactiver la fonction "Installer un autre système d'exploitation" servait son propre intérêt, et a été appliquée au détriment de ses clients. ». La plainte concerne également le fait que les utilisateurs qui ne désirent pas effectuer la mise à jour se retrouvent privés de plusieurs fonctionnalités de la console, parmi lesquelles l'accès au Playstation Network.

L'action collective, ou class action, peut être rejointe par tous les possesseurs américains d'une console achetée entre le 17 novembre 2006 et le 27 mars 2010, qui se jugeraient lésés par la suppression de cette fonction.

La plainte indique que Sony devra payer des dommages à tous les plaignants qui se joindront au recours collectif, mais également le coût du procès et les honoraires d'avocats. Les documents judiciaires évoqueraient la somme de 5 millions de dollars.

Si ce recours collectif est une première, ce n'est pas la première fois que cette mise à jour provoque des remous. Au début du mois d'avril, un client britannique était parvenu à se faire rembourser partiellement sa console, sans avoir à s'en séparer, auprès d'Amazon. Il avait invoqué la directive européenne 1999/44/CE, qui stipule qu'un vendeur « est tenu de livrer au consommateur un bien conforme au contrat de vente » et avait reçu un chèque d'environ 96 euros.

Des initiatives qui risquent de donner des idées à d'autres consommateurs contrariés par le firmware 3.21.
Depuis hier, les clients de Red Hat qui ont la version premium de Red Hat Enterprise Linux peuvent désactiver leurs licences présentes sur leurs serveurs physiques pour les réactiver sur le cloud EC2 d'Amazon. Avec la nouvelle mouture du système d'exploitation de Red Hat destiné aux entreprises, les futurs clients de contrats premium pourront également utiliser la fonction Cloud Access de RHEL 5.5 pour activer leurs licences sur EC2.

De nombreuses bêtas venues de Red Hat ou de la communauté Fedora avaient déjà permis de mettre des Linux pour entreprises sur le cloud d'Amazon, mais aucune de ces versions ne garantissait une maintenance et une assistance 24 / 7. Selon Mike Ferris, le directeur de la stratégie produit à la division cloud de Red Hat, les clients qui ont des contrats d'assistance basique ou standard (qui garantissent une assistance 9 heures par jour, 5 jours par semaine) ne pourront pas activer leurs licences sur EC2. Ce qui peut sembler injuste, étant donné que la maintenance de RHEL est plus facile sur le cloud d'Amazon que dans des datacenters privés, mais question de service.

En effet, la version basique du contrat d'assistance coûte 349 dollars par an, la version standard 799 dollars, et la version premium 1 299 dollars. Une version Advanced Platform, qui permet de virtualiser autant de machines RHEL que voulues (contre quatre pour les trois versions précédentes), est également disponible au coût de 2 499 dollars par an.

L'annonce de Red Hat est une avancée dans le sens où une assistance en 24/7 est désormais disponible sur le cloud d'Amazon. Les versions 32- et 64-bit de RHEL seront disponibles en tant qu'images Amazon Machine (AMIs), et les versions sur EC2 seront mises à jour grâce à un système qui fonctionne comme le Red Hat Network, mais qui n'est pas basé sur le Red Hat Network, selon Ferris. Pour les versions précédentes, RHEL 4 ne sera pas déployé sur EC2 avec un contrat d'assistance officiel, mais selon les besoins des clients, une prise en charge pourra être proposée pour RHEL 5. Aucune annonce officielle n'a été faite sur les autres fournisseurs de cloud certifiés par Red Hat, mais d'autres pourraient bientôt héberger RHEL 5.5, comme IBM, NTT, etc.
L'équipe de développement d'Ubuntu a publié cette nuit la Release Candidate d'Ubuntu 10.04 nom de code "Lucid Lynx". Comme son nom l'indique, une RC est une préversion candidate au titre de version finale, qu'on met à disposition du public dans l'optique de déceler des anomalies de dernière minute.

Publiée le 22 avril conformément au calendrier initial, cette RC devrait être la dernière étape avant le lancement de la version finale, prévu pour le 29 avril 2010. La stabilité d'Ubuntu 10.04 est d'autant plus importante qu'il s'agit de la nouvelle version LTS (Long Term Support), qui bénéficiera d'un support à long terme, jusqu'au 29 avril 2013 pour la déclinaison pour ordinateur personnel (par opposition à la déclinaison pour serveur). Les versions intermédiaires se contentent quant à elles d'un support à court terme, jusqu'au lancement de la version suivante, d'environ 6 mois.

Entre autres corrections et améliorations mineures depuis la deuxième bêta, cette Release Candidate repose sur le noyau Linux 2.6.32.11. Les autres nouveautés apportées par cette nouvelle distribution Linux, en particulier sa nouvelle identité graphique, sont enfin détaillées dans de précédentes actualités.

Ubuntu 10.04 RC est donc dès à présent disponible depuis cette page.
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