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Deux ans après les versions Windows, puis Mac, les utilisateurs de Linux peuvent se procurer la fonction de discussion audio et video intégré à Gmail. Le Plugin est déjà disponible sur le blog officiel de Google.

Le blog du responsable du projet Justin Uberti explique le retard de cette version Linux à cause de « soucis d'ingénieries ». De même, les développeurs ont du tester une grande quantité de matériel, sans compter les essais de compatibilité des webcams et les tests de rendus audio avec PulseAudio...

Cette version Linux était une vive attente des utilisateurs du manchot qui se servent de Gmail. En détail, les distributions Debian sont supportées, en particulier les diverses versions d'Ubuntu. Le support des distributions basées sur RedHat devrait bientôt être assuré.
L'éditeur Red Hat vient de signer un accord avec Atsec Information Security, selon un billet de son blog officiel. L'objectif pour l'éditeur est d'obtenir une certification du Common Criteria pour son système d'exploitation professionnel Red Hat Enterprise Linux 6 (RHEL 6) et l'hyperviseur KVM sur RHEL 5 et RHEL 6.

Le Common Critera est un standard d'évaluation des produits IT. Publié suite à l'initiative américaine National Information Assurance Partnership, il est notamment utilisé par les agences gouvernementales pour certifier la sécurité des équipements IT avant de réaliser une acquisition.

La certification de niveau 4 permettrait aux clients gouvernementaux d'utiliser les solutions Red Hat pour héberger de multiples machines virtuelles sur un seul serveur, par exemple. Selon Red Hat, elle ouvrirait la porte des infrastructures de cloud computing privées aux institutions nationales des Etats-Unis. Le gouvernement accroit son utilisation de la virtualisation pour créer des centres de données plus efficaces et moins coûteux.

La sécurité est évidemment un problème récurrent quand il s'agit de virtualisation, et les clients non-gouvernementaux sont autant concernés par une certification. Red Hat pourrait tirer avantage de la validation par le Common Criteria, ne serait-ce qu'en terme d'image. Si la virtualisation est de plus en plus adoptée, au fur et à mesure que la technologie se répand et se sophistique, l'hyperviseur est particulièrement critique. Red Hat devrait néanmoins obtenir la certification sans trop de souci, puisqu'elle a déjà été accordée à 13 reprises pour différentes plateformes. Si ce type de validation est très encadrée et n'est jamais gagnée, on peut au moins présumer que les ingénieurs de l'éditeur connaissent leur affaire.
« Notre intention est de faire de SUSE Linux Enterprise la distribution Linux pour entreprises la plus accessible dans le cloud. » C'est par ces mots que Michael Applebaum, directeur marketing Linux et appliances chez Novell, a annoncé que la version professionnelle du système d'exploitation SUSE serait bientôt disponible sur Amazon EC2. Selon lui, Amazon finalise encore le prix qu'il va facturer pour les Amazon Machine Images (AMIs) chargées avec SUSE Linux 10 ou 11.

L'idée derrière cette opération est d'offrir un accès à SUSE Linux sur EC2 avec un paiement à l'heure, au mois ou au trimestre. Novell rejoint ainsi Red Hat dans le cloud, et va lui faire concurrence sur un terrain où Red Hat a réussi à faire grossir son business. Comme pour Red Hat Enterprise Linux, les licences Amazon EC2 donneront accès à un support technique basique, équivalent à celui facturé 349 dollars par Novell en version web. Deux autres contrats, standard et prioritaire, seront mis à disposition des utilisateurs avec un coût évidemment supérieur. L'équivalent du contrat standard verra ses prix baisser grâce à la mise à disposition via le cloud, selon Applebaum, qui a annoncé des prix de 50 dollars par mois, 140 par trimestre et 480 par an. Ce contrat est facturé actuellement 799 dollars par an par Novell, tandis que le contrat prioritaire coûte 1 499 dollars. Il devrait également bénéficier de la mise à disposition dans Amazon EC2.

Selon Applebaum, Novell est actuellement en train de peaufiner ses outils de conception au sein de SUSE Studio, qui peut créer des images d'applications ou de SUSE Linux pour les hyperviseurs Xen, KVM et ESX Server (VMware), pour pouvoir se débarrasser du format AMI qui tourne sur la version propriétaire de l'hyperviseur Xen sur Amazon. Cela devrait arriver bientôt, pour Applebaum, qui n'a pas fourni plus de précisions.
A l'occasion de l'événement LinuxCon, la directrice exécutive de la GNOME Foundation, Stormy Peters, a appelé les participants à développer des services web basés sur des logiciels libres. Estimant que beaucoup de progrès ont été réalisés sur les applications en local, grâce à GNOME et à d'autres initiatives, elle a néanmoins déclaré que les supporteurs de l'open source et du libre devraient être embarrassés du manque de disponibilité de services web basés sur des logiciels libres.

Elle distingue évidemment les services web gratuits, comme Gmail ou Flickr, des services web basés sur du libre, comme Identi.ca, une alternative libre à Twitter. « Nous devrions tous être très en colère contre les services web que nous utilisons, » a-t-elle déclaré pendant la conférence annuelle de la Linux Foundation. « Les services web que nous utilisons ne préservent pas notre liberté. Et pour l'instant aucun de nous ne se sent embarrassé. Je me suis assise ici, au premier rang, et j'ai vérifié mon compte Gmail… »

Selon Peters, utiliser de tels services peut rendre les gens fainéants. Elle estime que puisque des services comme Gmail fonctionnent extrêmement bien, les développeurs de logiciels libres n'ont pas été aussi motivés pour concevoir des alternatives que lorsqu'ils travaillaient sur des applications locales. Selon elle, c'est le Blue Screen of Death (BSoD ou écran bleu de la mort qui apparaît aux plantages de Windows) qui a mis les développeurs en colère, et les a poussés à créer des alternatives libres.

Elle a fait le point sur les choses à considérer quand on utilise des services web :

- Les données. « Vous devez savoir ce qui advient de vos données. » La plupart du temps, on donne en s'enregistrant une copie de toutes nos données au service, qui peut les utiliser comme bon lui semble, même après sa désinscription. La conférencière a illustré son propos avec l'anecdote d'un couple sur Facebook, qui était surpris que la photo de la femme se retrouve dans une publicité pour un site de rencontres. « Vous pouvez imaginer beaucoup de choses pour lesquelles vous ne voudriez pas que votre photo fasse de la publicité. Imaginez si c'était une publicité Microsoft Windows. »

- La sauvegarde. Peters a insisté sur ce point, estimant qu'il était impossible de savoir si un jour son compte n'allait pas être supprimé comme ça.

- Verrouillages du vendeur. Selon Peters, les utilisateurs de services web devraient se demander s'il existe une façon de migrer des données d'un service vers un autre, pour éviter le verrouillage. Elle a estimé que ça dépendait beaucoup des utilisateurs avec du bon sens, qui doivent pousser les fournisseurs à rendre la sauvegarde et le transfert aisés.

- Licences. La licence Affero General Public Licence (AGPL) est un bon départ pour Stormy Peters, car elle permet de rapprocher la distribution de services web de celle de logiciels, et oblige donc à ouvrir le code source comme une GPL classique.

Outre cette insistance sur les services en ligne, elle a également estimé que les applications locales devaient mieux s'intégrer avec les services web. Autre point déterminant pour Peters : le stockage, qui est insuffisant pour héberger les services web libres. Elle a néanmoins donné l'exemple de l'éditeur de texte collaboratif Gobby, qui est parvenu à trouver un hébergement pour une diffusion large de son projet.
L'environnement de bureau KDE 4.5 a fait son chemin depuis la première bêta publiée fin mai et nous arrive cette semaine dans sa version finale avec, au programme, bon nombre de nouveautés, principalement situées au niveau du tableau de bord Plasma.

Dans sa version standard, le bureau de KDE reste centré sur les « activités », toujours étroitement liées aux bureaux virtuels, qui permettent d'entretenir plusieurs fenêtres dédiées à des tâches distinctes et de gérer ces dernières très simplement au sein de l'interface. Le gestionnaire de fenêtres KWin profite quant à lui d'un nouveau mode d'affichage qui permet aux fenêtres de se superposer sans jamais se recouvrir complètement.

le bureau propose également une nouvelle zone de notifications, repensée pour plus de clarté, au sein de laquelle on pourra suivre les tâches de fond (téléchargements, etc.) ou prendre connaissance des alertes système. La version netbook n'a enfin pas été oubliée avec, pour elle aussi, un certain nombre d'optimisations diverses, essentiellement au niveau de l'interface.

KDE 4.5 comprend toujours une très riche bibliothèque d'applications, parmi lesquelles on ne note que peu de nouveautés, si ce n'est l'apparition de Kajongg, un client de mahjong codé en Python, alors que la communauté KDE est généralement encline à faire appel au C++.

Pour les utilisateurs avancés, KDE offre également la possibilité d'utiliser Webkit comme moteur de rendu Web par défaut, mais aussi de personnaliser les espaces de travail par le biais de modules JavaScript

Le meilleur moyen de tester KDE 4.5 reste encore d'attendre que les paquets précompilés soient mis à jour pour votre distribution Linux. Ceux qui veulent prendre les devants ou tout simplement en savoir plus sur les nouveautés de cette version trouveront liens de téléchargement et plus amples informations (en anglais) sur le site du projet.
La fondation Linux vient de lancer un nouveau programme pour la gestion de la conformité des licences, dans l'espoir de la simplifier. En effet, certains utilisateurs commerciaux des distributions GNU/Linux peuvent avoir des difficultés face à la complexité de la tâche. La Fondation Linux l'a compris, qui a annoncé lors de la LinuxCon de Boston aujourd'hui sa volonté de distribuer prochainement des outils et de l'aide à la formation pour améliorer la standardisation des licences.

Aujourd'hui, avec l'adoption en augmentation de distributions GNU/Linux, l'adaptation technique de plateformes est de mieux en mieux réalisée par l'industrie informatique, mais les questions légales restent un problème. Le noyau Linux et beaucoup de composants clés sont publiées sous les termes de la licence GNU GPL, qui permet entre autres aux utilisateurs de modifier et redistribuer le logiciel avec l'obligation d'afficher ses modifications.La conformité à cette licence n'est pas la plus compliquée à mettre en oeuvre, mais beaucoup de distributeurs de hardware ne parviennent pas à l'assurer. Souvent, ils ne comprennent pas les obligations imposées par la licence GNU GPL, et ne font pas la différence entre domaine public et open source. D'autres cas de figures très compliqués sont possibles, comme des conflits sur les licences de logiciels intégrant de nombreux composants, ou des drivers particuliers.

C'est pourquoi le Open Compliance Program va proposer plusieurs outils, comprenant un vérificateur de dépendances et un analyseur pour aider les entreprises à déterminer quels types de licences ils utilisent pour leurs logiciels, et à identifier les conflits potentiels. Pour abaisser le niveau de complexité, des ressources dédiées à la formation seront également publiées. Une checklist est également en train d'être mise au point, pour permettre aux entreprises de déterminer s'ils ont de bonnes pratiques sur les conformités des licences. Ceci afin d'éviter plusieurs cas de viol de licence GNU GPL, qui ont mené par le passé à des procès.

L'intégralité des nouveautés proposées par la Linux Foundation est disponible en anglais sur son site.
le 06/08/2010 à 23:05
Une 3e alpha pour Linux Ubuntu 10.10
Les développeurs de Canonical ont publié une troisième alpha pour la distribution GNU/Linux Ubuntu 10.10 (Maverick Meerkat). Nous y retrouvons le kernel de Linux en version 2.6.35-14.19, l'environnement de bureau GNOME 2.31 avec le logiciel Evolution en version 2.30. La déclinaison du système pour les netbooks est dotée de la nouvelle interface Unity, censée optimiser l'affichage sur les petits écrans. Les utilisateurs de Kubuntu bénéficieront de KDE 4.5 RC3 tandis que sur Xubuntu l'environnement XFCE passe en 4.6.2. Notons également quelques améliorations au niveau du gestionnaire des applications.

Rappelons qu'il s'agit-là d'une version en cours de développement et donc relativement instable. Selon la feuille de route, une première (et unique ?) bêta d'Ubuntu 10.10 est prévue pour le 2 septembre prochain tandis que la Release Candidate devrait être publiée le 30 septembre. La version finale est attendue pour le dimanche 10 octobre.

Pour de plus amples informations et télécharger Ubuntu 10.10 alpha 3 rendez-vous ici.
GNOME 3, la prochaine mouture de l'environnement de bureau ciblant les distributions de Linux, ne devrait finalement pas voir le jour avant 2011. C'est en tout cas ce qui a été décidé par la communauté des développeurs lors du sommet GUADEC qui se déroule du 26 au 30 juillet.

Distribué sur plusieurs systèmes GNU/Linux majeurs, GNOME est une couche logicielle et un environnement de développement open source qui détermine l'ergonomie globale d'un système d'exploitation. Parmi les solutions alternatives à GNOME nous trouvons par exemple KDE ou LXDE. Déjà repoussé à septembre 2010, GNOME 3 offrira une nouvelle interface utilisateur jugée plus simple et plus intuitive avec une meilleure gestion des bureaux virtuels.

Avec GNOME 3 les développeurs souhaitent également enrichir les fonctionnalités communautaires. Ainsi, en plus des applications écrites pour GNOME 2 qui seront prises en charge pas cette nouvelle version, d'autres applications feront leur apparition. Le site live.gnome.org fait notamment mention de Tomboy, permettant le partage de notes, du client de messagerie instantanée Empathy ou de gEdit pour les travaux collaboratifs. GNOME 3 devrait également simplifier les interactions avec Internet et, à l'image de Canonical et son service Ubuntu One, GNOME intégrera par défaut un outil de sauvegarde sur Internet baptisé DejaDup et utilisant l'infrastructure d'Amazon S3.

Au mois de septembre c'est donc la version 2.32 qui sera déployée. Parallèlement les développeurs devraient mettre à disposition une version d'évaluation de GNOME 3.0. Sur son site officiel, l'équipe explique : « Avec ce temps additionnel nous allons améliorer les performances de GNOME en mode d'accessibilité, de GNOME Shell et revoir la documentation pour GNOME 3.0. GNOME 2.32 embarquera tout de même un certain nombre de nouvelles fonctionnalités comme le gestionnaire de couleur, la prise en charge du plug and play ainsi que des améliorations en terme de performance et la correction de plusieurs bugs qui ont perduré ces dernières années. »

Repoussé d'un cycle, GNOME 3 est désormais prévu 6 mois plus tard, en mars 2011.
La distribution GNU/Linux Ubuntu devrait continuer son bonhomme de chemin sur les machines du constructeur Dell destinées aux professionnels, mais selon un site américain dédié aux nouvelles technologies, c'en est fini pour le manchot sur les ordinateurs grand public. Et si une recherche sur le site français permet encore de trouver plusieurs références liées à Ubuntu, il semblerait en effet que ce ne soit plus une option de configuration disponible.

Dell, contacté par PC-Pro, a indiqué continuer à vendre des machines équipées d'Ubuntu, mais seulement par téléphone. Ce n'est donc pas la fin du manchot pour le vendeur, même si le site ne propose plus ces configurations. « Un certain nombre de nos machines grand public et à destination des PME sont équipées d'Ubuntu, y compris certains Inspiron et Vostro. Nous avons récemment fait un effort pour simplifier nos offres, en nous concentrant sur les packs et les options les plus populaires. Cela découle d'un feedback des utilisateurs, pour réduire la complexité et obtenir une expérience d'achat simple, » a expliqué un porte-parole.

« Ce n'est pas une décision permanente, » selon le porte-parole, « et Dell reste engagé en faveur de la distribution d'Ubuntu. » Il n'a cependant pas pu confirmer que les PC à base d'Ubuntu reviendraient sur le site, ni n'a donné la moindre date. Il a simplement suggéré que la distribution GNU/Linux ne parvenait pas à remporter l'adhésion du public« . La raison pour laquelle ils ne sont pas sur nos pages principales, c'est parce que les systèmes Ubuntu visent d'abord les enthousiastes et les utilisateurs avancés, et la vaste majorité des clients achètent des PC avec Windows préinstallé. »
La fondation LiMo (Linux Mobile), qui a pour objectif de promouvoir et développer des solutions basées sur GNU/Linux à destination des terminaux mobiles, annonce un rapprochement avec la communauté GNOME éditant l'environnement de bureau éponyme.

Le partenariat en question a pour objectif de redynamiser le marché et de favoriser l'innovation sur le secteur de la mobilité. C'est ainsi que LiMo deviendra un membre à part entière siégeant au Comité consultatif de la fondation GNOME, laquelle deviendra pour sa part un partenaire de LiMo. Dans un communiqué officiel, la fondation LiMo explique que GNOME contribuera au développement de produits et services en coopération avec les membres de la fondation. D'ailleurs la plateforme LiMo embarque déjà plusieurs éléments déjà développés ou utilisés par GNOME, à savoir les bibliothèques Glib et GTK+, le système de communication inter-processus D-Bus, les outils de développement pour la gestion du son et de l'image GStreamer ou encore la pile Bluetooth open source BlueZ.

Le rapprochement entre les deux parties n'est cependant pas si surprenant. En effet, les développeurs de KDE, le second environnement de bureau particulièrement populaire sur les distributions GNU/Linux, travaillent main dans la main avec Nokia sur Plasma Mobile. Les premiers travaux ont été effectués sur une version de Moblin, le système d'Intel amené à fusionner avec Maemo pour le projet MeeGo.
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