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Vous connaissiez sans doute le phishing, cette technique qui consiste à se faire passer pour une banque ou un établissement financier de façon à inciter l'internaute à communiquer ses informations personnelles, mais peut-être étiez-vous passé à côté du vishing, l'une de ses évolutions ? Le vishing consiste à utiliser la voix, et tout particulièrement la voix sur IP qui permet un certain anonymat, pour mettre en confiance la victime qui se méfierait du courrier électronique. Si la France est encore épargnée par le phénomène, la cellule Internet Crime Complaint Center du FBI vient de lancer aux Etats-Unis une alerte relative au vishing.

Les méthodes d'ingénierie sociale (social engineering en anglais) n'ont donc pas fini d'inspirer les pirates. Pour mémoire, celles-ci consistent à abuser la confiance de l'internaute en se faisant passer pour sa banque, son fournisseur d'accès ou un prestataire de services, de façon à ce que ce dernier fournisse de son propre chef des informations telles que ses identifiants bancaires ou le code de sa carte de paiement électronique. Avec le phishing, cette usurpation d'identité prend la forme d'un courrier électronique invitant l'internaute à se connecter au site de l'établissement concerné pour saisir ses informations personnelles. Intégrés au corps du message, des liens hypertextes conduisent en réalité vers un site contrefait.

Le vishing, contraction de voice et de phishing, repose quant à lui sur l'utilisation de la voix. Le principe reste identique à celui du phishing, à ceci près que l'internaute n'est pas forcément contacté par courrier électronique : un pirate ou un serveur vocal peut se charger de le joindre par téléphone et lui délivrer un message censé émaner de sa banque. La victime est ensuite invitée à saisir ses identifiants non pas sur un site Web, mais directement au téléphone, au clavier ou de façon orale. Certains cas d'envoi par SMS ont même été détectés ces dernières années. Plus sournoise que le phishing, cette méthode est également plus subtile dans la mesure où il n'y a guère de limites au nombre de scénarios que peuvent inventer les pirates.

Comme toujours, rappelons à nos lecteurs qu'une banque ou un établissement financier ne vous demandera jamais de modifier ou de confirmer vos coordonnées par email et ne risque pas de vous contacter par l'intermédiaire d'un serveur vocal. En cas d'appel suspect, mieux vaut prendre le temps de vérifier l'identité de son interlocuteur ou demander à traiter avec un employé avec qui l'on a déjà eu un contact. Par ailleurs, il est fortement recommandé de ne jamais utiliser les liens contenus dans un courrier électronique pour se rendre sur le site de sa banque, mais de toujours saisir manuellement l'adresse de ce dernier dans son navigateur.
Le fournisseur d'accès à Internet Free annonce aujourd'hui l'arrivée d'une nouvelle version de son couple "Freebox et Freebox HD". Baptisée "Freeplug", cette nouvelle mouture permet de bénéficier en standard du courant porteur en ligne (CPL) pour relier entre elles les deux parties de la Freebox HD.

Le courant porteur en ligne (CPL) est une technologie qui consiste à utiliser le réseau électrique par le biais d'adaptateurs pour transmettre de façon sécurisée des données numériques. Avec le CPL, plus besoin de nouveau câblage, c'est le réseau électrique du logement qui relie les équipements entre eux.

Free a choisi d'intégrer la technologie Homeplug AV dans les blocs d'alimentation des deux boîtiers de la Freebox HD : les Freeplugs. Grâce à cette solution, les Freenautes bénéficieront sans surcoût d'une liaison sécurisée avec un débit allant jusqu'à 200 Mbps entre les boîtiers ADSL et HD, ce qui leur permet de choisir librement l'emplacement du boîtier HD fournissant les services audiovisuels, sans se soucier de la distance le séparant du boîtier ADSL.

Les Freenautes pourront également bientôt raccorder leur ordinateur à la Freebox ADSL en CPL par l'achat d'un adaptateur Freeplug, qui sera disponible prochainement dans la boutique en ligne de Free. La Freebox HD Freeplug est envoyée aux nouveaux abonnés dans les zones dégroupées. Elle est également accessible en renouvellement pour les abonnés situés en zones dégroupées détenteurs d'une Freebox version antérieure. Les abonnés disposant déjà d'une Freebox HD pourront prochainement commander des Freeplugs.
Facebook, MySpace et autres réseaux sociaux menacent-ils la confidentialité des données ? La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) s'interroge et invite les internautes à la prudence.

Les services offerts par les plates-formes de mise en relation (création de profils, partage de contenus multimédias, échange de messages, création de communautés thématiques, etc.) sont le plus souvent proposés gratuitement "en contrepartie d'une utilisation commerciale de vos données personnelles", note la CNIL dans un communiqué. Avant d'ajouter : "les informations vous concernant sont plus ou moins largement diffusées, indexées et analysées. La vigilance s'impose".

Consciente des dérapages possibles, la CNIL déclare avoir rencontré fin 2007 des représentants de Facebook, un réseau de 60 millions d'utilisateurs actifs à travers le monde, "afin d'évaluer les risques qu'un tel service peut comporter au regard de la protection des données". En la matière, l'intégration par défaut du programme publicitaire controversé Beacon et le mea culpa de Mark Zuckerberg, co-fondateur et CEO de Facebook, ont fait couler beaucoup d'encre.

Dans ce contexte, la CNIL entend obtenir des informations sur la manière dont Facebook analyse les profils de ses membres pour leur délivrer des publicités ciblées. La Commission rappelle, par ailleurs, que les personnes concernées doivent être informées "de la finalité des fichiers, des destinataires des données et de l'existence d'un droit d'accès et de rectification".

Enfin, la CNIL a récemment demandé à la jeune pousse californienne des précisions concernant la durée de conservation des données personnelles des membres de Facebook, les adresses IP traitées et, enfin, les adresses électroniques des personnes invitées par un membre du réseau social.
Quelques semaines après la prise de contrôle de Neuf Cegetel par SFR, ce dernier met à jour l'une de ses offres "quadruple play" incluant ADSL, TV, téléphonie et... connexion internet mobile. Depuis le mois d'octobre dernier, l'opérateur SFR propose en effet un forfait comprenant à la fois un accès à internet et une offre 3G+ pour ordinateurs portables via une clé USB associée.

Celle-ci permet d'utiliser en standard jusqu'à 50 Mo de connexion 3G/3G+ par mois avec un ajustement automatique du prix en cas de dépassement de cette limite. L'offre est toujours proposée au prix de 29,90 euros par mois, auquel il faudra ajouter le premier mois un euro pour l'achat de la clé USB 3G/3+. A noter qu'il sera possible les deux premiers mois de surfer en 3G/3G+ sans limitation de temps et de durée (pas de limite data), sans attendre l'activation de sa ligne ADSL.

Côté prix en cas de dépassement de cette limite de 50 Mo par mois en 3G/3G+, il faudra compter 39,90 euros par mois pour 50 à 250 Mo de data, 49,90 euros pour 251 à 500 Mo et enfin 59,90 euros pour 501 Mo à 1 Go. Pour les mobinautes qui dépassent cette limite de 1 Go de données échangées en un mois, il faudra alors compter 10 centimes d'euro par mega-octet supplémentaire.
le 21/01/2008 à 18:39
Bientôt de la vidéo sur Wikipedia ?
La Wikimedia Foundation, organisme à but non lucratif qui édite Wikipedia, annonce la mise en place d'une collaboration avec la société Kaltura visant à l'élaboration d'un outil permettant d'introduire des vidéos, des animations ou des diaporamas au sein des pages de la célèbre encyclopédie en ligne tout en conservant l'aspect "collaboratif" qui a fait son succès. Autrement dit, il serait non seulement possible d'intégrer une vidéo ou un objet multimédia à une page, mais aussi et surtout d'éditer de façon sommaire ces contenus !

Dans un premier temps, cet outil sera testé sur WikiEducator, un site qui n'est pas rattaché à la fondation Wikimedia mais utilise le même moteur que Wikipedia, MediaWiki. Kaltura, qui l'édite, annonce à cette occasion le passage sous licence open source de l'intégralité de son code (voir SourceForge). "Dans le cadre de notre coopération avec Wikipedia, nous nous assurerons que notre plateforme multimédia fonctionnera sans la moindre relations de dépendance envers des logiciels ou standards fermés", explique Shay David, directeur technique de Kaltura. Les premières pages de démonstration révèlent pour l'instant un lecteur reposant sur la technologie Flash d'Adobe.

"Tous les contenus audio et vidéo des projets Wikimedia utilisent des formats ouverts, comme Ogg Vorbis et Ogg Theora, qui peuvent être lus au moyen de logiciels open source. Nous pensons que les standards ouverts sont critiques dans l'avènement d'un futur du Web ou tout un chacun pourra participer - dans le véritable esprit de Wikipedia", déclare Sue Gardener, directrice exécutive de Wikimedia. A terme, l'application issue de ses travaux devrait être intégrée à Wikipedia mais aussi à Wiktionary ou Wikiquote.
"Loïc et sa trottinette", ou comment le fait de filmer ses exploits automobiles puis les diffuser sur Internet peut conduire à la case prison. Accusé d'avoir filé à plus de 220 km/h sur les routes de Meurthe-et-Moselle et localisé grâce à une vidéo de ce prétendu exploit publiée sur YouTube, un jeune homme de 26 ans a nié vendredi les faits qui lui sont reprochés lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Nancy. Le parquet réclame trois mois de prison avec sursis, l'annulation du permis de conduire avec interdiction de le repasser avant un an et mille euros d'amende. Une piqure de rappel pour ceux qui pensent que l'anonymat favorisé par Internet permet d'agir en toute impunité ?

Se réclamant de célébrités telles que le Prince Noir, connu pour avoir bouclé à moto le tour du périphérique parisien en une dizaine de minutes, quelques internautes utilisent les sites de partage de vidéo en ligne tels que YouTube ou Dailymotion pour publier leurs soi-disant exploits motorisés. En avril dernier, un agent de police tombe par hasard sur une vidéo YouTube dans laquelle un jeune homme de 26 ans est filmé au volant de sa voiture en train de filer à plus de 220 km/h sur une route de Luneville, où la vitesse est théoriquement limitée à 110 km/h.

Intitulée "En retard", cette séquence montre également le chauffard flirter avec les 100 km/h alors qu'il circule dans une agglomération. En quelques semaines, la police parvient à identifier un suspect en recoupant les informations relatives au compte utilisé sur YouTube, associées à un certain "Loïc", à celles qui figurent sur la vidéo, à commencer par le modèle de véhicule utilisé et une fêlure caractéristique du pare-brise.

"Ce n'est pas moi", "je ne me reconnais absolument pas", a déclaré à la cour l'accusé, dont les propos sont rapportés par l'AFP. "Le pare-brise présente une fêlure, or la voiture du prévenu a eu son pare-brise changé en mai 2005. C'est en outre l'un de ses amis qui a mis la vidéo en ligne. Et ces deux jeunes habitent près de Lunéville, où l'infraction a été commise", a pour sa part fait observer le parquet.

L'avocat du jeune homme a de son côté dénoncé le manque de preuves tangibles : "Comment peut-on raisonnablement fonder une poursuite et a fortiori entrer en voie de condamnation sur la base d'une vidéo dont l'origine est inconnue ? Personne de la police n'a rien vu directement", s'est-il indigné. La défense plaide donc la relaxe. Le tribunal rendra son verdict le 1er février prochain.
Relayée par l'AFP, une annonce du China Internet Network Information Center indique que la population des internautes chinois a franchi la barre des 200 millions pour s'établir à 210 millions d'internautes avec plus de 73 millions de nouveaux Chinois connectés au web en 2007 contre 25 millions de nouveaux en 2006.

Cette croissance permet au CINIC d'estimer que dans quelques mois, la population d'internautes chinois devrait dépasser celle des Etats Unis, qui s'établit pour le moment à 215 millions d'individus. Le Bejing Business Today estime quant à lui la croissance en 2008 à 34%, ce qui devrait permettre à la Chine de compter près de 244 millions d'internautes en fin d'année.

Une volumétrie impressionnante mais qui reste à relativiser sur le plan des affaires puisque qu'avec près de dix fois moins d'internautes (environ 29 millions selon comScore), le marché français devrait générer un chiffre d'affaires publicitaire de 1,5 milliard d'euros (16 milliards de Yuans), équivalent à celui des principaux portails chinois.
YouTube vient une nouvelle fois d'être bloqué en Turquie, suite à la diffusion de vidéos portant atteinte à l'image de Mustafa Kemal Ataturk, fondateur de la République turque et héros national. Constaté par l'agence Associated Press, ce blocage se traduit par l'affichage d'un avertissement indiquant que l'accès à YouTube est bloqué suite à une décision de justice formulée par la cour d'Ankara le 17 janvier dernier. Deux blocages temporaires du célèbre service de vidéos en ligne ont déjà été prononcés en 2007 pour des motifs similaires, que d'aucuns considèrent comme autant d'atteintes à la liberté d'expression. S'il souhaite que se lèvent ces barrières, YouTube devra vraisemblablement supprimer les vidéos incriminées de son service.

Le service américain a récemment rencontré des problèmes similaires en Thaïlande, en raison de la diffusion sur son site d'une vidéo parodiant le monarque Bhumibol Adulyadej, ainsi qu'au Maroc, même si dans ce dernier cas, le blocage volontaire n'a jamais été admis, les autorités locales préférant invoquer un "problème technique".
Internet, ou le retour des radios libres ? C'est le pari que souhaitent relever les quatre fondateurs de Radionomy, un service de création de radio en ligne gratuit dont la première version bêta devrait être lancée dans le courant du mois de février. Présenté jeudi dernier, en ce lieu symbolique de l'histoire de la radio qu'est la tour Eiffel, Radionomy permettra à tout un chacun de créer sa propre grille de programmes, à partir d'une centaine de milliers de titres, de jingles et de contenus éditoriaux proposés par le service ainsi qu'avec ses propres créations.

Insistant sur la nécessité de présenter un service irréprochable au niveau du respect des droits d'auteur, les fondateurs de Radionomy ont passé un accord avec la Sabam, l'équivalent belge de la Sacem, et indiquent préparer le terrain auprès des sociétés d'auteurs françaises. A ce titre, les utilisateurs pourront puiser gratuitement et sans limite dans le fonds de morceaux proposés par Radionomy, le service assurant en aval un suivi des titres diffusés, de façon à s'acquitter des droits d'auteur.

Ils auront également la possibilité de diffuser, après envoi vers les serveurs de Radionomy, les morceaux de leur choix sur leur radio mais devront signaler ces derniers. Les créateurs de radio sont également invités à diffuser leurs propres productions, de la musique aux podcasts. Ils pourront par ailleurs partager ces contenus afin que d'autres utilisateurs puissent les reprendre.

Chaque heure sera entrecoupée d'un maximum de quatre minutes de publicité, expliquent encore les fondateurs de Radionomy, les revenus générés par cette dernière pouvant éventuellement être partagés avec les créateurs de radio. Le montant des sommes reversées sera déterminé en fonction de l'audience de chaque radio. Les radios des utilisateurs pourront être mises en avant sur leurs sites ou blogs, au moyen d'un lecteur exportable.

La gestion passera par un client logiciel, nécessaire pour la création de la grille des programmes, puis par une interface Web pour tout ce qui relève du partage des contenus. Limité à quelques centaines de bêta testeurs lors de son ouverture en février, Radionomy espère en conquérir plusieurs milliers d'ici la fin de l'année.
le 19/01/2008 à 18:28
Vulnérabilités Web originales
Une présentation consacrée à la sécurité Web, avec une collection de situations un peu moins fréquentes, mais qui conduit à des vulnérabilités importantes ou difficile à repérer. On y retrouve le problème de $_REQUEST qui a déjà fait la une en début de semaine.

Il y a aussi des trucs pour utiliser le gestionnaire de mot de passe de FireFox, XSS via HTTP, lecture de l'historique du navigateur via xss, etc. Pas mal d'expérience dans ces pages.

- Unusual Web Bugs
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