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Après une série d'acquisitions visant à renforcer sa position dans le domaine de la publicité en ligne, Microsoft sort aujourd'hui l'artillerie lourde avec une offre de rachat du célèbre portail américain Yahoo pour 44,6 milliards de dollars. A 31 dollars par action Yahoo, cette offre représente une prime de 62% sur le cours de clôture du titre jeudi soir.

Dans un communiqué, le numéro un mondial des éditeurs de logiciels indique que cette acquisition permettrait de réaliser jusqu'à un milliard de dollars de synergies par an. Cette offre de rachat intervient alors que Yahoo vient de publier des résultats financiers qualifiés de décevants et d'annoncer son intention de procéder à une restructuration interne qui conduira à la suppression d'environ mille postes.

"Nous éprouvons un grand respect pour Yahoo ; ensemble nous pouvons proposer un incroyablement vaste choix de solutions pour les consommateurs, les éditeurs et les annonceurs tout en nous positionnant au mieux pour la compétition sur le marché des services en ligne", déclare Steve Ballmer, PDG de Microsoft. Dans une lettre ouverte adressée aux membres du conseil d'administration de Yahoo, il rappelle à ces derniers qu'une première proposition de rapprochement avait été formulée en février 2007, puis refusée, au motif que Yahoo avait dans les cartons de quoi reprendre la main sur le marché de la publicité en ligne, notamment grâce à sa plateforme Panama.

"Une année a passé, et la situation ne s'est pas améliorée", constate Steve Ballmer. "Nous avons discuté d'un certain nombre d'options allant d'un partenariant commercial à la fusion, que vous avez rejetées. Un partenariat commercial aurait pu faire sens pendant un temps, mais Microsoft pense maintenant que la seule alternative viable est le rapprochement que nous proposons", ajoute-t-il.

Google en ligne de mire ?

S'il est toujours le portail numéro un en termes d'audience aux Etats-Unis avec 136,6 millions de visiteurs sur le mois de décembre 2007, contre 132,9 millions pour son grand rival Google, Yahoo est à la traine du côté de la recherche en ligne, avec environ 23% des parts de marché contre près de 59% pour Google selon Comscore. Les différents sites du groupe Microsoft totalisent quant à eux 120 millions de visiteurs, alors que le moteur de recherche Live Search représente 9,8% des recherches effectuées aux Etats-Unis. Même au niveau mondial, Google resterait largement numéro un de la recherche en ligne en dépit de ce rapprochement. En décembre 2007, la firme de Mountain View aurait en effet représenté 62,7% des recherches en ligne dans le monde selon Comscore, contre 12,8% pour Yahoo et 2,9% pour Microsoft.

"Le marché de la publicité en ligne connait une croissance extrêmement rapide, de quelque 40 milliards de dollars en 2007 à près de 80 milliards en 2010 (...). Aujourd'hui, ce marché est largement dominé par l'un de ses acteurs. Ensemble, Microsoft et Yahoo sont en mesure d'offrir un choix concurrentiel tout en répondant aux besoins de leurs clients et partenaires", argumente l'éditeur de Redmond.

Bien qu'il pèse toujours plus de 300 milliards de dollars en bourse, Microsoft peine encore aujourd'hui à s'imposer sur Internet, un secteur sur lequel Google caracole en tête alors que Yahoo connait une certaine baisse de forme. A l'issue d'une éventuelle fusion, la nouvelle entité constituée serait en mesure de proposer un guichet unique à ses annonceurs, avec une offre allant du simple lien sponsorisé au marketing interactif que complèterait un bassin d'audience de plusieurs centaines de millions d'internautes.

Microsoft dit avoir bon espoir de réaliser cette fusion dans le courant du second semestre 2008, une fois que les autorités de contrôle auront donné leur accord. Dans un bref communiqué, Yahoo se contente d'indiquer que cette offre n'a pas été sollicitée, mais qu'elle sera soigneusement étudiée.

Mise à jour 15h00 :

A l'occasion d'une brève conférence téléphonique, Steve Ballmer et Ray Ozzie ont expliqué comment, de leur point de vue, Microsoft et Yahoo sortiraient grandis d'un tel rapprochement. Les deux sociétés profiteraient tout d'abord d'une force sans précédent en matière de recherche et développement, ont-ils affirmé, leur permettant d'innover aussi bien sur le plan des services en ligne que de la publicité. L'avenir des différentes marques du groupe n'est pas encore clair. Steve Ballmer a réaffirmé son attachement à la marque Live de Microsoft, et indiqué qu'il n'était pas question qu'elle disparaisse.
Géant américain des technologies de recherche Web et des liens sponsorisés, Google a généré un chiffre d'affaires 2007 de 16,6 milliards de dollars, en hausse de 56% par rapport à 2006. Sur le seul 4ème trimestre 2007, ce chiffre a atteint 4,83 milliards (+11% sur un trimestre, +51% sur un an).

Multinationale, Google a réalisé 48% de son CA trimestriel hors des Etats-Unis, contre 44% un an plus tôt. Quant aux revenus générés par le programme publicitaire AdSense, ils s'établissent à 1,6 milliard de dollars sur le trimestre clos le 31 décembre 2007, contre 1,2 milliard de dollars au 4ème trimestre 2006.

Enfin, à 4,2 milliards de dollars sur l'année 2007, le bénéfice net du groupe a progressé de près de 37% par rapport à 2006. Au 4ème trimestre, ce chiffre a atteint 1,21 milliard de dollars (+17% sur un an), soit 3,79 dollars par titre, contre 3,29 dollars par action, un an plus tôt.

Malgré ces résultats solides, Google peine à satisfaire Wall Street. Jeudi, à l'annonce des résultats, l'action Google a clôturé à 564,30 dollars, mais a chuté de plus de 7% en après-bourse à 527,40 dollars.
L'observatoire des services télécoms du 3ème trimestre 2007 témoigne de la bonne santé du haut débit et de la montée en puissance de la téléphonie mobile en France. Ainsi, le volume des communications mobiles (24,1 milliards de minutes) dépasse désormais celui des communications fixes (23,9 milliards de minutes). En valeur, la téléphonie mobile domine le fixe depuis la fin 2003. Sur le trimestre concerné, le mobile a généré un chiffre d'affaires de 4,5 milliards d'euros, la téléphonie fixe de 2,7 milliards, Internet de 1,1 milliard.

La téléphonie fixe doit son salut à Internet. Ainsi, 1 abonnement sur 4 est lié à une "box" (Freebox, Livebox, Neuf Box, etc.) En outre, le volume des communications émises depuis ces modems/routeurs ADSL représente un tiers du volume total des appels émis depuis un fixe, contre 20% il y a un an. L'abonné équipé appelle en moyenne 4h41/mois via une box (téléphonie sur IP), 2h55/mois depuis une ligne fixe classique (RTC) et 2h32/mois depuis un téléphone mobile.

Dans le domaine de l'Internet haut débit, la téléphonie sur IP n'est pas la seule à se développer. Selon l'observatoire publié jeudi par le régulateur (Arcep), la télévision sur ADSL fait toujours plus d'émules. 4 millions d'internautes en France sont abonnés à la TV sur ADSL, soit une augmentation de près de 100% sur un an !

Globalement, l'accès Internet haut débit représente désormais 90% du marché Internet en France, soit 14,8 millions d'abonnements sur 16,5 millions au total. Par ailleurs, la croissance du nombre d'abonnements haut débit reste soutenue. Ainsi, 3 millions d'abonnements supplémentaires ont été souscrits entre septembre 2006 et septembre 2007 (+25,6% sur un an).
Hitwise présente une analyse statistiques effectuée du 20 au 26 janvier 2008 qui révèle quels services de Google sont les plus utilisés par les internautes aux USA. Les résultats sont présentés sous forme de pourcentages, comme des parts de marché, selon les visites effectuées sur ces différents services. Après la recherche web classique (70%), c'est désormais les vidéos de YouTube qui arrivent en bon deuxième (10%) suivi par la recherche d'images (6,8%) et Gmail (6,3%).

La plupart de ces services ont connu une forte croissance en termes de trafic sur les 12 derniers mois (20% pour la recherche classique et 19% pour YouTube). Seuls quelques uns ont régressé : Google Video (-57%, au profit de YouTube), Orkut (-15%), Google Pack (-32%) et la barre Google (-31%).

- Google Properties Breakdown
Ayant suscité près de 2,8 milliards d'euros d'investissements en 2007 selon TNS Sofres, le marché de la publicité en ligne ne laisse plus les pouvoirs publics indifférents. Du pain béni pour le gouvernement, qui cherche justement de nouvelles sources de revenus pour compenser la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision ? D'après le quotidien Les Echos, l'exécutif envisagerait effectivement de taxer les recettes publicitaires sur Internet, au motif qu'une partie des budgets publicitaires se déportent de la télévision vers Internet.

A l'occasion de ses "voeux aux forces vives de la nation", le chef de l'Etat indiquait le 17 janvier dernier que la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques serait "compensée" par des taxes sur "la totalité des nouveaux moyens de communication". Différentes pistes ont pour l'instant été étudiées, de l'augmentation du montant de la redevance TV, écartée car trop impopulaire, à la taxation des recettes publicitaires des chaînes privées, en passant par un prélèvement effectué sur les recettes générées par les ventes de produits électroniques - qu'ils permettent ou non de regarder la télévision.

L'idée serait donc maintenant de ponctionner une part infinitésimale des revenus de chacun de ces secteurs, en y ajoutant celui de la publicité sur Internet, de façon à ce que, pris individuellement, les industriels concernés n'aient pas la sensation d'une taxe trop lourde. En outre, et afin de ne pas pousser les éditeurs de site à s'installer à l'étranger, le gouvernement étudierait la possibilité de taxer les intermédiaires entre annonceurs et éditeurs.

Comme les chaînes privées, les opérateurs télécoms ou les fabricants d'électronique grand public, le secteur Internet risque d'assez peu goûter cette proposition et l'on devrait rapidement voir fleurir des déclarations déplorant cette propension à taxer rapidement un secteur en plein développement, au risque de freiner son essor.

De son côté, Christine Albanel a lancé mercredi sur le site forum.gouv.fr un espace de discussion consacré à la question, avant de participer à une courte session de chat, lors de laquelle la ministre de la Culture a indiqué n'avoir aucune intention de privatiser France 3 en dépit de ce qu'affirment certaines rumeurs. Quelque 200 messages ont été créés par les internautes à qui l'on promet que leur suggestion seront étudiées, mais aucune discussion n'a été amorcée.
Marchand du divertissement culturel, devenu supermarché en ligne aux Etats-Unis, Amazon.com a annoncé jeudi acquérir la société américaine Audible Inc pour la somme de 300 millions de dollars.

Fournisseur d'ouvrages au format audio (lus par des comédiens professionnels), journaux, magazines, conférences, programmes radio, etc., la société Audible est active aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France (80.000 programmes au total).

Sur Audible.com, les internautes peuvent acheter et télécharger, au forfait ou à la carte, ces "enregistrements sonores parlés" depuis un ordinateur, PC ou Mac, équipé d'un logiciel d'écoute (AudibleManager, iTunes...) Le format audio utilisé par Audible est "proche du MP3" et intègre "un cryptage particulier pour garantir la protection de la propriété intellectuelle et des droits d'auteur". Il peut être lu sur plusieurs baladeurs et terminaux mobiles du marché, de l'iPod au Pocket PC.

Avec l'ouverture, l'an dernier, d'un service de téléchargement de musique sans DRM, Amazon MP3, et le lancement du Kindle, lecteur ebook, le rachat d'Audible par Amazon témoigne du virage numérique pris par le cybermarchand "de livres et de cds". Une fois obtenu le feu vert des autorités de régulation, l'acquisition devrait être finalisée au second trimestre 2008.
Toujours dans une optique de simplifier la vie des citoyens et leurs démarches administratives, le ministère de l'Intérieur devrait autoriser le dépôt de plainte en ligne depuis Internet. Le Figaro révèle effectivement que le "commissariat virtuel" devrait devenir une réalité cet été, si tout va bien.

Proposé depuis un site Internet qui sera ouvert pour l'occasion, le dépôt de plainte depuis Internet devrait se faire via l'utilisation d'un simple formulaire. Plusieurs limites seront toutefois appliquées à ce nouveau "moyen numérique". Ainsi, le dépôt en ligne se limitera aux plaintes contre X et à certains délits (vols, actes de vandalisme...). L'internaute sera par ailleurs dans l'obligation de s'identifier (on parle notamment d'une identification via l'utilisation de son numéro de carte d'identité).

Les suites données à ces plaintes se traduiront ensuite par un rendez-vous dans un commissariat physique afin de compléter / détailler et signer la plainte pré-enregistrée. Si tout va bien, le site Internet proposera plus tard l'accès à d'autres démarches administratives.
Le service d'envoi (et de téléchargement) de fichiers volumineux de Free, qui n'a toujours pas de nom et que nous appellerons donc par son adresse, dl.free.fr, n'en finit plus d'évoluer.

En plus du lecteur audio incorporé le 3 janvier de cette année (qui s'affiche automatiquement si vous vous trouvez dans un répertoire contenant un fichier audio) il est en effet possible depuis hier de regarder un document vidéo grâce à un lecteur FLV. En d'autres termes, si une personne crée une communauté et ajoute une vidéo au format FLV, il sera possible pour les personnes ayant accès à ce dossier (potentiellement de nombreuses personnes en cas de communauté publique) de visionner cette vidéo sans même avoir à la télécharger. Bien entendu, ce service se veut avant tout un moyen efficace et évolué de partager en ligne ses documents libres de droit avec sa famille ou ses proches, comme le suggère la fonction de diaporama (elle aussi disponible dès que l'utilisateur se trouve dans un dossier d'images). Notez de plus que ces fonctions multimédias ne sont disponibles que pour les freenautes. Mais il est fort probable que cette nouvelle évolution soit une occasion de plus pour certains de critiquer ce service de plus en plus évolué.

Pour rappel, vous pouvez toujours consulter l'ensemble des modifications apportées par Free sur ce service à la page suivante.
Suite à la publication de résultats financiers en baisse, le portail américain Yahoo annonce cette semaine la suppression d'un millier d'emplois, soit environ 7% de ses effectifs. En 2008, la firme à nouveau dirigée par Jerry Yang compte redresser la barre en investissant sur Panama, sa nouvelle plateforme publicitaire, ainsi que sur son portail, les services apportés aux utilisateurs tels que la messagerie électronique, ou l'information, mais pourrait ne renouer avec la croissance qu'en 2008.

Sur le dernier trimestre 2007, le bénéfice net réalisé par Yahoo s'établit à 206 millions de dollars, une baisse de 23% sur un an, même si le chiffre d'affaires progresse de 8% pour atteindre 1,8 milliard de dollars. Sur l'année, Yahoo indique avoir enregistré un résultat net de 660 millions de dollars, contre 751 millions de dollars en 2006, avec un chiffre d'affaires globale en hausse de 8% s'établissant à 6,9 milliards de dollars. Qualifiés de décevants, ces résultats ont été sanctionnés par une baisse immédiate de plus de 10% du cours de l'action Yahoo à Wall Street.

S'il est toujours le portail numéro un en termes d'audience aux Etats-Unis avec 136,6 millions de visiteurs sur le mois de décembre 2007, contre 132,9 millions pour son grand rival Google, Yahoo est à la traine du côté de la recherche en ligne, avec environ 23% des parts de marché contre près de 59% pour Google selon Comscore. En bourse, Yahoo pèse aujourd'hui 25 milliards de dollars, alors que le numéro un mondial de la recherche en ligne est valorisé près de 172 milliards de dollars.

"Nous allons sans doute continuer à faire face à des vents contraires cette année, mais nous pensons que les changements que nous avons amorcés nous permettront de sortir de 2008 plus forts, plus compétitifs, et de revenir à des revenus plus élevés en 2009", a prévenu Jerry Yang dans un communiqué.
Amazon vient d'obtenir un brevet relatif à la conception d'une "page 404" contextuelle, qui proposerait des contenus associés à la requête initiale de l'internaute, de façon à inciter ce dernier à poursuivre sa navigation sur le site. Le géant américain du commerce en ligne n'en est pas à son coup d'essai en matière de brevets puisqu'il avait déjà tenté de protéger des idées comme l'achat en un clic ou le concept du bon d'achat envoyé par courrier électronique.

L'erreur 404, que vous avez probablement déjà rencontrée, est retournée par un serveur Web lorsque l'on cherche à accéder à une page ou à un contenu qui n'existe pas à l'adresse indiquée. Traditionnellement, le navigateur affiche alors le message "404 File Not Found", mais ce code d'erreur peut être personnalisé et intégrer, par exemple, un script qui redirigera l'internaute vers la page d'accueil du site concerné.

Dans une demande de brevet déposée le 5 août 2003 et validée par le Bureau américain des brevets le 29 janvier dernier, Amazon cherche à faire protéger le concept d'une page d'erreur qui fournirait des liens vers des contenus proches de ce que l'internaute cherchait à obtenir, idée qu'il résume par la proposition suivante : "méthode de traitement visant à fournir à l'utilisateur un contenu réactif lorsqu'une erreur survient au chargement d'une page".

Ici, l'idée serait d'analyser l'adresse Web (URL) entrée par l'internaute pour déterminer quel pouvait être le contenu recherché puis lui retourner un message d'erreur adapté, qui pourrait par exemple être accompagné d'un lien vers une page similaire en termes de contenus, d'une version mise en cache de la page inaccessible si tant est qu'elle ait existé, d'une page proche piochée dans l'historique de navigation de l'utilisateur ou une page générée dynamiquement qui présenterait une série de liens vers des contenus alternatifs.

Ici, Amazon cherche à protéger aussi bien l'idée de l'affichage d'un contenu contextuel que l'outil d'analyse qui permettrait de déterminer quels sont les contenus pertinents à renvoyer à l'utilisateur, et couvre un champ d'éventualités le plus large possible au lieu de décrire une technologie qui serait déjà opérationnelle. Le spécialiste de la vente de biens culturels pourrait profiter d'un tel dispositif pour rediriger intelligemment les internautes vers d'autres pages de son site lorsque ces derniers font une erreur de saisie ou arrivent sur la page d'un produit qui n'est plus au catalogue.
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