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Google, Microsoft, VeriSign, IBM et Yahoo rejoignent cette semaine le conseil d'administration de la fondation OpenID, qui encadre le développement du standard d'identification du même nom. Quelques semaines après que Yahoo a annoncé l'adoption d'OpenID 2.0, l'engagement de ces différents acteurs du Web, de l'authentification ou de l'informatique confirme selon la fondation l'adéquation d'OpenID avec les besoins de l'internaute ou de l'entreprise en matière d'identification sécurisée sur Internet.

Le modèle OpenID repose sur l'utilisation d'informations de connexion communes à plusieurs sites et services Web. L'un d'entre eux joue le rôle de dépositaire de ces données, et assure l'identification de l'utilisateur auprès des sites compatibles avec ce standard. Au lieu de me créer un compte lors de la connexion à un site Web compatible OpenID, je pourrais fournir les identifiants fournis par mon prestataire OpenID, qui se chargera alors de confirmer au site en question mon identité.

L'arrivée de Google ou de Microsoft au sein de l'OpenID Foundation ne signifie pas que la solution sera déployée sur l'ensemble de leurs services respectifs. Néanmoins, la fondation l'interprète comme un signal fort adressé à l'ensemble des acteurs du Web. "Avec le soutien de ces sociétés qui rejoignent son conseil d'administration, la fondation OpenID pourra continuer à promouvoir et protéger cette technologie et sa communauté", déclare Bill Washburn, directeur exécutif de l'OpenID Foundation.
La RIAA ne sait plus quoi proposer pour limiter le piratage sur Internet. Après avoir longtemps préconisé le "filtrage" au niveau des flux Internet via la coopération des fournisseurs d'accès, elle s'aperçoit aujourd'hui que cette méthode n'est pas vraiment la bonne. En effet, dans une allocution, le président de l'association chargée de défendre les intérêts des maisons de disques explique que le chiffrage des données permet de contourner facilement ces filtres.

Qu'à cela tienne ! Cary Sherman propose d'ores et déjà une solution à ce problème : déplacer les filtres en local sur l'ordinateur de l'utilisateur ou directement sur le modem du fournisseur d'accès. Il part effectivement du principe que si un contenu est chiffré, il faudra forcément à un moment ou à un autre le déchiffrer pour pouvoir le lire, d'où l'idée de faire intervenir "le filtre" à cet instant précis.

Seul problème, qui va s'aventurer à installer un tel logiciel/mouchard dans son ordinateur ? Personne, ou presque. Mais encore une fois, Cary Sherman a la solution ! Il préconise de faire embarquer cette technologie de filtrage directement dans certains logiciels communs à tous les utilisateurs : antivirus, lecteur multimédia... On peut d'ores et déjà souhaiter bon courage à Cary pour convaincre les développeurs des logiciels en question et les utilisateurs qui esquiveront volontairement ces logiciels avec spyware embarqué s'ils voient le jour...
En doutions-nous vraiment ? D'après les chiffres récemment publiés par la section française de l'IAB (Interactive Advertising Bureau) en partenariat avec l'institut ComScore, Google est toujours le moteur de recherche Web préféré des Français puisqu'il aurait enregistré 86,7% du total des recherches enregistrées en France sur le quatrième trimestre 2007, contre 83,9% au premier trimestre 2007.

Arrivent ensuite Microsoft et Yahoo!, avec respectivement 2,8% et 2,7% du total des recherches sur les trois derniers mois de 2007, suivis par eBay (2,4%), dont le service se positionne donc comme le quatrième moteur de recherche du marché français, puis France Télécom (1,8%).

Effet logique de l'augmentation du nombre d'internautes et du temps toujours plus important passé en ligne, le volume de requêtes augmente d'environ 24 % entre le premier et le quatrième trimestre 2007 pour atteindre 2,7 milliards de recherches, dont près de 300 millions ont été réalisées via les barres de recherche intégrées aux navigateurs.
Après avoir déménagé son siège à New York City et intégré ses activités publicitaires au sein d'un même département (Platform A), AOL travaille à la séparation en deux entités de son activité : fourniture d'accès Internet, d'une part, la publicité, le marketing et les services en ligne, d'autre part.

Maison mère de la société Internet américaine, le groupe Time Warner a indiqué mercredi, lors de la publication de ses résultats, vouloir recentrer ses efforts sur la publicité et les contenus numériques. "Il nous faut aller au bout du changement de modèle d'AOL", a déclaré à la presse Jeffrey Bewkes, CEO de Time Warner. Engagé en 2006, ce changement est notamment passé par des réductions d'effectifs et la vente de l'activité fourniture d'accès Internet (FAI) d'AOL Europe.

La sortie du marché "FAI" est-elle pour demain aux Etats-Unis ? "Nous voulons élargir l'éventail d'options stratégiques pour chaque activité d'AOL", a simplement ajouté Jeffrey Bewkes.

Distancée par Google et Yahoo dont les activités publicitaires sont déjà installées à NYC, la société AOL entend concrétiser sa réorientation stratégique dans les services web, en regroupant régie et sociétés acquises dans le secteur (Tacoda, Third Screen Media, Lightningcast...), en plaçant son QG au coeur de "la capitale mondiale de la publicité".
Neuf Cegetel, premier opérateur alternatif en France, a annoncé vendredi des résultats solides pour 2007. L'opérateur a enregistré un chiffre d'affaires annuel global de 3,38 milliards d'euros, en hausse de 15,6% par rapport à 2006. Sur le segment grand public le CA a augmenté de 65% sur un an, le segment entreprises de 7%. En revanche, le CA du segment opérateurs chute de 17,4%.

Sur le seul 4ème trimestre 2007, Neuf Cegetel a généré un CA de 911 millions d'euros (dont 428 M€ pour l'activité grand public), acquisitions de Club Internet et de l'activité FAI d'AOL France incluses, soit une progression de près de 20% par rapport à la même période en 2006.

Par ailleurs, avec un total de 3.224.000 clients haut débit au 31 décembre 2007, le groupe confirme sa place de second opérateur haut débit derrière Orange (6,9 millions d'abonnés ADSL à fin septembre 2007), devant Free (2,77 millions). Enfin, le revenu par client haut débit Neuf Cegetel s'établit désormais à plus de 36 euros HT par mois.

Dans ce contexte, le groupe a réaffirmé son objectif de croissance supérieure à 20% du CA grand public en 2008. Pour l'activité entreprises, fort du succès des offres data, de la VoIP, avec 173.000 sites raccordés au 31 décembre, Neuf a réitéré son objectif d'une croissance de 5 à 10% cette année. A noter : les résultats financiers détaillés du groupe seront publiés le 11 mars prochain.
Partant du constat que l'internaute moyen n'a qu'une connaissance limitée des menaces auxquelles il s'expose lorsqu'il utilise ses informations personnelles sur Internet, le Secrétariat général à la défense nationale (SGDN) vient de lancer un portail Web dédié à la sécurité informatique. Tourné vers le grand public, il offre un suivi des actualités relatives à cette problématique et des contenus à vocation pédagogique. Dans quelques semaines sera proposé au téléchargement un logiciel "libre et multiplateformes" de diagnostic de la sécurité d'un système informatique, baptisé Ansmo (apprécier le niveau de sécurité d'un micro ordinateur).

Son lancement s'accompagne de l'ouverture d'un second site de sensibilisation du grand public à la sécurité informatique, ainsi que de la signature d'une "Charte sur la promotion de l'authentification" réunissant le gouvernement et une vingtaine d'acteurs de l'Internet, du commerce électronique ou de l'univers de la banque. Cette charte "engage les pouvoirs publics et les principaux acteurs institutionnels du secteur à se mobiliser afin de sensibiliser et d'inciter les internautes à acquérir de bonnes pratiques d'authentification, de protection et de sécurisation des ordinateurs", explique le SGDN.

Mieux vaut prévenir...

Réalisé sous l'égide du SGDN avec le concours d'une vingtaine de partenaires publics et privés ainsi qu'un budget d'environ 400.000 euros, puis confié à la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information qui l'alimentera en contenus, le portail de la sécurité informatique répond à l'une des propositions formulées par le député Pierre Lasbordes en janvier 2006 dans le cadre de son rapport sur la sécurité des systèmes d'information. "Il est nécessaire de former tous les utilisateurs, quels qu'ils soient, à la sécurité informatique", déclarait ce matin Francis Delon, secrétaire générale de la défense nationale. Ce portail devra donc fournir des informations pertinentes aussi bien au véritable profane qu'à la petite entreprise soucieuse de sa politique de sécurité informatique.

On y trouvera notamment les "10 commandements" de la sécurité sur l'Internet, l'idée étant de faire comprendre à l'internaute néophyte comment mettre à jour son système d'exploitation, choisir un mot de passe effiicace, traiter les courriers non sollicités ou évaluer le risque qu'il prend à diffuser ses informations personnelles. Fiches techniques et guides pratiques (comme la création de comptes utilisateur sous les différents systèmes d'exploitation du marché) permettent ensuite d'approfondir le sujet abordé.

En parallèle, la Direction du développement des Médias, rattachée à Matignon, communiquera sur le site "Surfez Intelligent", un site événementiel vraiment grand public réunissant les quelques fondamentaux de la sécurité informatique sous forme vulgarisée.

... que guérir ?

"Ce portail ne suffira sans doute pas à répondre à tous les besoins", reconnait Francis Delon, mais "cette première démarche est vraiment bienvenue". Enrichi de nombreuses informations et de quelques outils de diagnostic, comme le logiciel Ansmo qui devrait être lancé dans les prochaines semaines, le portail de la sécurité informatique ne sera que d'un secours limité aux internautes qui ont déjà été victimes d'une menace informatique. "Portail de référence, il vise à fédérer au profit du plus grand nombre une information technique de qualité", résume le SGDN.
Dominé par Google, Yahoo et Microsoft, Ask.com tente de séduire davantage d'internautes par le biais de la personnalisation. Désormais, en plus de bénéficier de "l'interface Ask 3D", l'utilisateur peut intégrer ses photos personnelles ou des images préchargées à la page d'accueil du moteur de recherche via la rubrique "skins".

Sur un marché des technologies de recherche web en ébullition (Microsoft qui a fait l'acquisition de Fast, se propose désormais de racheter Yahoo près de 45 milliards de dollars), Ask.com, un outil édité par le groupe américain IAC Search & Media, peine à bousculer les leaders du secteur.

En octobre 2007, d'après comsCore, 58,5% des 10,5 milliards de recherches web effectuées par les internautes aux Etats-Unis ont transité par Google, 22,9% par Yahoo, 9,7% par Live search (Microsoft). En France, Ask.com reste quasi inconnu du grand public avec 4,7% de part de marché.
Les consommateurs sont plus connectés, mais la qualité des prestations déçoit et le nombre de plaintes augmente. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a dénombré tous secteurs confondus, plus de 109.500 plaintes en 2007 soit une hausse de près de 46% sur un an !

A elles seules, les plaintes concernant Internet et la téléphonie représentent 28% du total. Par ailleurs, sept entreprises du secteur génèrent plus de 65.000 réclamations. La DGCCRF rapporte, enfin, que près de 33% des plaintes déposées ces six derniers mois concernent la vente en ligne. La rançon de la gloire ou une réelle défaillance de la prestation client ?

Parallèlement au baromètre de la DGCCRF, le récent bilan du cabinet d'étude Gfk, qui montre une augmentation en valeur de 8% des dépenses consacrées à l'électronique grand public, relativise quelque peu ce constat. De son côté, l'Afutt (Association française des utilisateurs de télécommunications) s'inquiète, de la dégradation de la qualité des services proposés par les FAI :

"Si, comme les standards de qualité l'exigent, les hotlines répondaient aux appels en moins de 1 minute, personne ne parlerait du coût de l'attente. Si, en outre, la réponse permettait de rétablir rapidement un fonctionnement normal de la ligne ou du service, le coût de l'appel serait moins controversé. Enfin, si le taux de dysfonctionnement par accès tombait en dessous de 0,25% (une panne par an), les hotlines seraient moins surchargées et la qualité réelle au rendez-vous".
Les modalités d'application des mesures issues de la mission Olivennes commencent à se préciser. Dans son édition du 6 février, le quotidien Les Echos indique en effet qu'un avant-projet de loi a été présenté cette semaine aux signataires des accords de l'Elysée. Ce texte, qui devrait faire l'objet d'un examen par le Conseil constitutionnel avant d'être soumis au Conseil des ministres, puis aux deux chambres du Parlement, instaure comme convenu un dispositif dit de "riposte graduée", dans le cadre duquel les internautes convaincus d'échanges illégaux de fichiers recevront divers messages d'avertissement avant de voir leur abonnement à Internet suspendu pendant un mois. En cas de récidive, une suspension d'un an est prévue.

Comme prévu, une autorité publique sera dévolue "à l'avertissement et à la sanction" des internautes, selon les termes du rapport Olivennes. Instituée en 2006 suite au passage de la loi sur le droit d'auteur (DADVSI), elle ne s'appellera finalement pas Autorité de régulation des mesures techniques mais "Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet".

Sur plainte des ayants droit, elle transmettra aux fournisseurs d'accès à Internet les courriers à faire suivre aux abonnés, puis se chargera des éventuelles sanctions en cas de récidive. En outre, elle devrait se charger de la constitution d'un répertoire national des internautes dont le contrat de fourniture d'accès à Internet a été résilié de façon à ce qu'ils ne puissent pas s'engager auprès d'un autre opérateur. Bon gré, mal gré, les FAI devront se soumettre à ce dispositif, en dépit de leurs réticences.

Le volet répressif prévoit donc qu'un message d'avertissement soit envoyé à l'abonné lorsqu'un téléchargement illégal est signalé par les ayants droits à la nouvelle Autorité. En cas de récidive, un second message sera envoyé. Si une nouvelle infraction est constatée, l'abonnement Internet sera suspendu pendant un mois. Une nouvelle récidive sera punie de la résiliation pure et simple de l'abonnement, avec impossibilité de se réengager après d'un opérateur pendant douze mois.

Pour l'instant, les volets du projet de loi relatifs à la promotion de l'offre légale ainsi qu'à la question du filtrage des réseaux P2P par les fournisseurs d'accès n'ont pas encore été abordés. Les internautes qui estiment avoir été injustement sanctionnés pour téléchargement illégal devraient avoir la possibilité de demander un recours auprès de l'Autorité nouvellement instituée.
Alors que certaines analyses annoncent qu'un million d'iPhone seraient désimlockés, il semblerait qu'en France, cela donne des idées à certains. Si de petits génies parviennent, dans un anonymat relatif, à pirater l'iPhone, il était jusqu'alors rare de voir des sociétés profiter de ces failles. C'est pourtant ce que propose Free sur son site sip.free.fr.

En effet, l'agitateur des télécoms, comme elle aime à se qualifier, joue sur le tableau de l'underground en expliquant, en détail et sur son propre site, une méthode pour bénéficier des services SIP (voir l'article de nos confrères de Mobinaute : Téléphonez "presque" gratuitement avec votre appareil mobile) et du réseau Freephonie émis par les Freebox v5. Malicieusement nommée "Siphon", l'application développée par l'équipe de touchmods.net s'installe donc sur des iPhones jailbreakés en version 1.1.2 ou 1.1.3 et s'installe simplement après avoir mis à jour les sources de l'installeur avec une adresse fournie par Free. Cette étape passée, vous n'avez plus qu'à configurer l'application comme vous le feriez avec n'importe quel logiciel SIP pour bénéficier des tarifs d'appel de Free, si tant est que vous vous trouviez à proximité d'un réseau Freephonie actif. D'après nos tests, il semblerait toutefois que ce programme ne soit pas encore tout à fait au point, une erreur à l'installation empéchant son fonctionnement.

Sans aucun avertissement concernant les risques de jailbreaker un iPhone, le site précise même que cette fonction sera "étendu prochainement à tous les utilisateurs dans le monde possédant un iPhone", puisque ce logiciel sera compatible avec tous les FAI offrant un service SIP. Les possesseurs de l'iPod Touch ne seront pas en reste grâce aux micros vendus sans l'accord d'Apple, Free précisant où s'en procurer. Attendons de voir si la firme à la pomme, voire Orange, auront une réaction à ce sujet.
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