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Le crime s'attaque à la Toile US. L'Internet Crime Complaint Center (IC3) publie son Internet Crime Report 2007 (www.ic3.gov/media/annualreports.aspx.), relayé par le FBI. Le centre de réclamation aurait enregistré quelque 206.884 plaintes cette année, représentant près de 152 millions d'euros de perte, soit 16% de plus qu'en 2006. Pourtant, moins d'Américains auraient été victimes de fraudeurs sur internet en 2007, mais la totalité des sommes détournées en ligne aurait atteint un record historique.

L'Internet ouvre de belles perspectives aux criminels pour s'attaquer à d'insouciantes victimes. Ce rapport montre l'évolution constante de ce type de crime", explique James E.Finch, sous directeur de la FBI Cyber Division. "Ce que ne montre pas le rapport c'est, quand et à quelle échelle ce phénomène passe inaperçu. Déposer plainte auprès de l'IC3 reste le meilleur moyen d'alerter les pouvoirs publics sur la prolifération des crimes liés à l'Internet."

Bien que la fraude sur les enchères ait été la plainte la plus largement rapportée (35,7%), d'autres concernent des activités frauduleuses telles que la non-livraison d'achats (24,9%), la fraude sur les cartes de crédit (6,3%), les intrusions de spam ou de courrier électronique non sollicité. Dans un effort visant à sensibiliser le public, le rapport décrit également les caractéristiques des escroqueries fréquemment rapportées telles que celles portant sur l'achat ou la vente d'animaux de compagnie, les escroqueries ou encore l'e-mail. Le courrier électronique (73,6%) et les pages Web (32,7%) seraient les deux principaux mécanismes par lesquels le contact aurait eu lieu .

Le rapport constate aussi que "parmi les plaignants, 57,6% étaient de sexe masculin, près de la moitié étaient âgés entre 30 et 50 ans et un tiers résidait dans l'un des quatre États les plus peuplés: Californie, Floride, le Texas et New York". Pourtant, alors que la plupart étaient originaires des États-Unis, l'IC3 a également reçu un certain nombre de plaintes provenant du Canada, du Royaume-Uni, l'Australie, l'Inde et le Mexique. Des menaces globalisées ?
On trouve tout sur Facebook ? Le réseau social en croissance a officiellement lancé dimanche la version stable de sa messagerie instantanée. Avec ce client, les quelque 67 millions d'utilisateurs de la plate-forme à travers le monde pourront échanger en direct directement depuis Facebook. Le client de messagerie, "discret et non intrusif", associé à la liste de contacts Facebook, s'affiche en bas de l'interface utilisateur. Aucun téléchargement n'est nécessaire et l'outil est censé fonctionner avec les principaux navigateurs web.

Facebook l'a signalé dans un billet : le déploiement de son client de sera "progressif". Par ailleurs, l'outil n'est pas encore compatible avec des services tiers, bien que la jeune pousse envisage une interopérabilité avec Jabber. Il est peu probable, par conséquent, que les utilisateurs du site communautaire abandonnent du jour au lendemain leur client de messagerie par défaut : AIM, Yahoo Messenger, Google Talk ou encore Windows Messenger de Microsoft (l'éditeur, rappelons-le, a pris une participation minoritaire dans Facebook l'an dernier).
C'est sous le nom d'Orange Cinéma Séries que l'opérateur historique annonce aujourd'hui un nouveau service de télévision destiné à tous ses abonnés, tant au niveau téléphonie que de l'Internet. En effet, Orange Cinema Séries sera disponible sur le téléviseur des abonnés au service TV, sur l'ordinateur des abonnés ADSL ou encore sur le téléphone portable des abonnés mobile, ce qui vaut à ce service le qualificatif "d'universel" employé par Orange.

Au programme, six chaînes de cinéma dont le contenu reprendra le catalogue de la Warner, de Fidélité Films ou de Gaumont, ainsi que des séries de la chaîne américaine HBO. Vous pourrez donc retrouver sur votre mobile ou sur votre écran d'ordinateur des films comme Harry Potter et l'Ordre du Phénix, Ocean 13 ou I am Legend et des séries comme In Treatment, Six feet under ou encore Les Sopranos. D'autres partenariats sont également à l'étude d'après l'opérateur historique.

Cette offre devrait être disponible durant le 4ème trimestre de cette année à des tarifs qu'Orange ne souhaite pour l'instant pas communiquer. Aucune précision n'a par ailleurs été faite sur les détails techniques de ce service, tant au niveau de la qualité des vidéos que de leur mode de diffusion, notamment au niveau des appareils mobiles.
Interpellé par la communauté internationale à quelques mois de l'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, le gouvernement chinois semble avoir décidé d'assouplir quelque peu le contrôle qu'il exerce sur les contenus Web accessibles aux internautes de l'Empire du milieu. Depuis le début du mois d'avril, ces derniers auraient à nouveau la possibilité de se connecter à la version anglaise de l'encyclopédie en ligne Wikipedia. L'accès à certains articles, tels que ceux qui concernent le Tibet ou les événements de la place Tiananmen, est toutefois toujours bloqué. Alors que la flamme olympique s'apprête à traverser Paris aujourd'hui, des associations comme RSF appellent à manifester en faveur du respect des droits de l'homme en Chine et au Tibet.

La réouverture partielle de Wikipedia en Chine intervient quelques jours après que les responsables du Comité international olympique (CIO) ont publiquement demandé aux organisateurs des JO de Pékin de veiller à ce que l'accès à Internet ne soit aucunement bloqué pendant toute la durée de la manifestation sportive, de façon à ce que les trente mille journalistes se rendant à l'événement puisse en assurer la couverture dans de bonnes conditions. Courant mars, la Chine est supposée avoir volontairement bloqué l'accès au portail de vidéos en ligne YouTube, au motif que des vidéos montrant des émeutiers tibétains aux prises avec les forces de l'ordre chinoises y étaient diffusées.
Le printemps sera chaud pour eBay ? Le groupe Hermès aurait réclamé, mercredi, 30.000 euros de dommages-intérêts au site d'enchères en ligne eBay lors d'une audience à Troyes.

"Nous considérons qu'ils (eBay) participent au phénomène de contrefaçon même s'ils s'en défendent", a déclaré le 3 avril 2008 à l'AFP l'avocat du groupe Emmanuel Colomes, indiquant que pour Hermès, le rôle d'eBay ne se limitait "pas seulement à être un hébergeur". Une utilisatrice du site aurait effectivement vendu en ligne trois sacs Hermès, dont deux contrefaits, pour 3000 euros.

Cette accusation s'ajoute à celles formulées, en septembre par Louis Vuitton et Dior Couture à l'encontre du site de ventes aux enchères, devant le Tribunal de commerce de Paris. Ces marques de luxe lui reprochent de se rendre complice de la vente de contrefaçons, en "laissant acheteurs et vendeurs réaliser leurs transactions sans aucun contrôle". Avec 30.000 euros de dommages-intérêts demandés par Hermès, 20 millions par Louis Vuiton et 17 millions par Dior Couture, l'affaire pourrait couter cher à eBay. D'ailleurs, contacté par l'AFP, le site n'a pas souhaité faire de commentaires, "ils sont parfaitement au courant des transactions puisqu'ils prélèvent un pourcentage", a pourtant précisé Emmanuel Colomes. Le délibéré devrait être connu le 5 juin. Alors, les hébergeurs seraient-ils responsables du contenu qu'ils diffusent ?
Google propose depuis peu un nouveau module pour son service Google Maps et son logiciel Google Earth. Ce module permet de suivre le parcours de la flamme olympique dans le monde. Les internautes peuvent ainsi découvrir les différents relais de la flamme jusqu'en août où elle terminera son escapade à Beijing, en Chine.

Pour accéder au module sous Google Maps, il suffit de suivre ce lien. Pour Google Earth, il faut installer le logiciel et télécharger ce fichier KML qui permettra de faire apparaître dans la colonne gauche du logiciel un lien dans la case "lieux".
La joyeuse équipe de Google Maps France se dote d'un blog officiel : Blogomaps. Il est rare qu'un blog "corporate" révolutionne le domaine, et Blogomaps ne devrait pas faire exception. L'internaute y trouvera néanmoins l'actualité du service en ligne de cartographie (cartes, plans et itinéraires) ainsi que des conseils pratiques et anecdotes, comme tout blog qui se respecte.

L'internaute curieux pourrait savoir, par exemple, quand sera intégrée la fonction Street View à
Google Maps France. Disponible sur la version US de Google Maps, Street View offre une vision à 360 degrés des rues de 30 villes américaines et permet de s'y balader virtuellement.

Le blog, rappelons-le, est un site web personnel ou collectif dont les contenus sont affichés chronologiquement, contenus susceptibles d'être commentés par les internautes. Le développement d'outils gratuits ou payants de publication de contenus ces 5 dernières années a assuré le succès du phénomène. Blogomaps, pour sa part, s'appuie sur Blogger, plate-forme de publication de blogs hébergés, propriété de Google depuis 2003.
MySpace, tueur d'iTunes ? Le réseau social a confirmé jeudi avoir formé une joint-venture (JV) avec Universal, Warner et Sony BMG. Les partenaires lanceront "dans les prochains mois" un service légal de musique en ligne qui entrera en concurrence avec le leader du marché : iTunes d'Apple.

Sur les quatre majors, seule la maison de disques d'origine britannique, EMI, a jusqu'ici refusé de prendre une participation dans la co-entreprise qui sera basée à Los Angeles, Californie. Cette JV portera le nom de la plate-forme existante MySpace Music. Celle-ci regrouperait, à ce jour, plus de 5 millions de profils d'artistes et séduirait 30 millions de visiteurs uniques par mois. Pour leur part, Universal Music Group, Warner Music Group et Sony BMG Music Entertainment en plus d'une participation dans MySpace Music, recevront une partie des revenus publicitaires générés. Les détails financiers de l'opération n'ont pas été précisés.

Du côté des internautes, MySpace Music proposera : l'intégralité des catalogues des majors partenaires, du streaming gratuit audio et vidéo financé par la publicité, du téléchargement de MP3 (sans "verrous numériques" ou DRM) ainsi que des services annexes (personnalisation, création de playlists, sonneries de terminaux mobiles, places de concert, etc.) Dans ce cadre, un service payant de téléchargement par abonnement sera également proposé.

MySpace, dont le réseau a été initialement formé autour de musiciens aux Etats-Unis, entend bouleverser un marché en croissance dominé par iTunes, en associant à la diffusion légale et au téléchargement de musique des fonctions d'échange et de collaboration. Il s'agit également pour le réseau social et sa maison mère, News Corp, de ne pas se laisser voler la vedette par Facebook. Challenger de MySpace, Facebook négocie également avec les majors du disque. Pour ces dernières, il est urgent de ne pas se limiter au modèle et aux exigences d'Apple dans la musique numérique.

MySpace revendique 220 millions d'inscrits à travers le monde, contre 67 millions pour Facebook.
Google ne vendra donc plus de prestations de référencement ! Cédant à la pression, Google a en effet décidé de se séparer des activités Search Marketing de la société Performics acquise lors du rachat de DoubleClick.

Tom Phillips, le responsable de l'intégration de DoubleClick, vient en effet d'annoncer sur le blog officiel que Performics allait être scindée en 2 entités : la première, dédiée à l'affiliation, restera chez Google, tandis que la seconde, dédiée à toutes les activités de Search Marketing (et donc du référencement naturel), est à vendre.

Que pouvaient-ils faire d'autre ? On ne peut pas demander aux millions de webmasters d'être clean et en même temps être juge et partie. En attendant que la vente soit faite, on imagine bien la tentation des référenceurs chez Performics de passer un petit coup de téléphone à leurs nouveaux collègues de Mountain View pour obtenir des infos sur la formule secrète la plus commercialement/financièrement stratégique du monde, à savoir l'algorithme de Google Search !
La taxation des internautes dépendra ... des internautes. Suite à la publication par le Figaro d'un article évoquant les axes de réflexion de la commission Copé sur le financement de la télévision publique -un financement qui reposerait majoritairement sur une taxe prélevée sur le chiffre d'affaire des fournisseurs d'accès à internet- le député a vigoureusement démenti ces rumeurs diffusées, selon Libération, par un autre député UMP : Frédéric Lefebvre.

"Les membres de la Commission n'ont défini unanimement qu'une seule position ferme : celle de demander à l'État un geste fort pour compenser les pertes de recettes de France Télévisions pour 2008, qu'ils ont évaluées à 150 millions d'euros [...] il est particulièrement choquant, que ce soit à l'égard des membres de la Commission, à l'égard des différents acteurs de l'audiovisuel public auditionnés, qu'à l'égard des Français, de laisser entendre que les décisions ont d'ores et déjà été prises, ce qui est la négation même de l'esprit de rigueur et d'indépendance qui anime tous les membres de la Commission", explique Jean-François Copé dans un communiqué.

Une polémique qui intervient en tout cas au moment du lancement du site matelepublique.fr, justement censé collecter les idées des internautes sur le financement de France Télévisions. "Le débat sur l'avenir de la télévision publique ne doit en aucun cas être réservé aux seuls experts. Le site Internet va ainsi permettre d'informer les Français des travaux, et de les associer à la réflexion de la Commission. [...] La plate-forme participative ainsi mise en ligne permettra d'élargir considérablement la base des personnes consultées au cours des auditions"; explique M. Copé qui s'est d'ailleurs offert les services de la Netscouade, à l'origine des différents sites de campagne de... Ségolène Royal.

Un site participatif qui devrait en tout cas permettre à la commission Copé de dialoguer avec les internautes en attendant la remise d'un rapport d'étape le 16 avril et de ses conclusions définitives à la fin du mois de mai.
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