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La sécurité des réseaux sociaux est parfois mise à mal, la preuve cette semaine avec un nouvel exemple lié cette fois-ci à Facebook. Afin de prouver que le service était mal sécurisé, Byron Ng, un technicien en informatique, a réussi à voler les photos privées de Paris Hilton sur Facebook. Des photos liées aux Emmy Awards, que l'on retrouve aussi sur le compte de son frère, Barron Nicholas Hilton.

Byron Ng aurait également réussi à accéder à de nombreux autres photos privées liées à d'autres comptes moins populaires. Pour prouver ses exploits, il aurait aussi obtenu une photo privée du fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, publiée en 2005.

Facebook aurait toutefois été prompt à réagir. Un responsable de la firme a ainsi précisé dans un email : "que cela était lié à un bug et que le trou de sécurité avait été corrigé". Cette nouvelle anecdote ne va toutefois pas servir la cause de ces réseaux utilisés par certains utilisateurs pour stocker des données / fichiers privés.
Mozilla a mis en ligne la version 2.0.0.13 de Mozilla Firefox pour Windows, Linux et Mac OS X. Cette mise à jour corrige six bugs et failles de sécurité affectant le navigateur. Sont ainsi corrigés une faille affectant l'authentification SSL, une autre portant sur l'utilisation de l'en-tête HTML "referer:", qui peut rendre un site vulnérable aux attaques de type XSRF, une vulnérabilité permettant d'exécuter du code javascript avec élévation de privilèges ou encore un problème de corruption de mémoire potentiellement utilisable pour exécuter du code malveillant. Les deux dernières failles étaient considérées comme critiques. La liste complète des bugs corrigés peut être consultée sur cette page.

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Le fonds d'investissement américain Carlyle annonce cette semaine avoir bouclé le rachat de 37,8% de Numericable pour un montant de 1,1 milliard d'euros auprès des deux principaux actionnaires du câblo-opérateur, les fonds Altice et Cinven. Selon Carlyle cette transaction valorise Numericable 6,5 milliards d'euros. Elle est qualifiée d'investissement privé le plus important jamais réalisé en France.

L'opérateur Completel, dont l'infrastructure est aujourd'hui utilisée par Darty, est englobé dans cette acquisition. Completel, spécialisé dans la fourniture d'accès aux entreprises, détiendrait aujourd'hui le troisième réseau dégroupé de France, avec un potentiel de treize millions de foyers éligibles.

Carlyle n'aurait pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. Les représentants du fonds américain n'ont en jamais fait mystère de leur désir de se rapprocher d'un fournisseur d'accès à Internet grand public tel qu'Iliad, la maison mère de Free, ou Alice, pour lequel une offre aurait déjà été formulée auprès de Telecom Italia.
La crise du marché du disque s'accentue un peu partout dans le monde avec la chute continue des ventes de disques physiques, et il est donc primordial pour les maisons de disques d'avancer le plus rapidement possible sur les nouveaux modèles de vente de musique.

Ce matin, dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, le président de la major Sony BMG, Rolf Schmidt-Holtz, a ainsi déclaré qu'il travaillait au lancement d'un service de téléchargement légal illimité. Celui-ci serait accessible par abonnement et permettrait aux utilisateurs d'écouter tous les titres du catalogue numérique de Sony BMG.

Pour "6 à 8 euros par mois", les titres seraient compatibles "avec tous les lecteurs numériques, y compris l'iPod d'Apple", et certains pourraient même être "conservés indéfiniment par les internautes, qui en resteraient propriétaires même après la fin de l'abonnement".

Cette offre de téléchargement illimité pourrait être mise en place avant la fin de l'année, a indiqué Rolf Schmidt-Holtz, qui est en négociations avec d'autres distributeurs de musique, ainsi qu'avec des fabricants de téléphones mobiles.

(Avec Imedias.biz)
Important changement en vue à la tête du Nouvel Observateur. Dans une interview accordée au quotidien Le Monde, Claude Perdriel, co-fondateur du titre et aujourd'hui âgé de 82 ans, annonce la création d'une structure à directoire et conseil de surveillance dont la direction sera confiée à Denis Olivennes, actuel PDG de la Fnac, qui devrait quitter le groupe PPR en mai. Ce même Denis Olivennes a dirigé fin 2007 une mission de réflexion sur le téléchargement illégal, commandée par le gouvernement et dont les conclusions ont été remises au chef de l'état en novembre dernier.

Un choix surprenant que défend Claude Perdriel dans Le Monde : "ll est unique (…) Il se tient entièrement sur la ligne intellectuelle et politique que Jean Daniel et moi avons défendue depuis toujours : à la fois social-démocrate, respectant l'économie de marché, mais à gauche. (…) Il a fait preuve, par sa réussite à la Fnac, d'un talent de chef d'entreprise dont la presse a bien besoin". Denis Olivennes ne sera néanmoins pas actionnaire du journal.

L'indépendance du titre sera-t-elle menacée ? "Il n'a jamais été question que Denis Olivennes prenne des fonctions auprès de Nicolas Sarkozy. Il a participé au mouvement des Gracques, qui était totalement opposé à Nicolas Sarkozy. C'est aujourd'hui un homme qui est dans l'opposition. Constructive et pas systématique", répond Claude Perdriel. La place de Denis Olivennes à la tête de la Fnac sera occupée dès son départ par Christophe Cuvillier, actuel PDG de Conforama au sein du groupe PPR.

(Avec Imedias.biz)
Que les amateurs de South Park et de vidéo en ligne se réjouissent ! Tous les épisodes de l'animation sont désormais accessibles dans leur intégralité, en en version originale, sur southparkstudios.com. Pour assurer le financement du projet initié par les studios South Park Digital (MTV Networks), une publicité d'une quinzaine de secondes est diffusée avant chaque épisode d'environ 22 minutes chacun.

Créée par Trey Parker et Matt Stone, la série animée est une satire acerbe de la vie sociale et politique des Etats-Unis, à travers les aventures de quatre enfants de South Park, Colorado. Depuis sa première diffusion, l'été 1997, près de 170 épisodes ont été réalisés. Par ailleurs, les créateurs ont signé avec la chaîne câblée US Comedy Central (MTV Networks) pour trois saisons supplémentaires, soit jusqu'en 2011.
Sans surprise, ATT et Verizon sortent grands gagnants de la course aux fréquences libérées par la migration vers la télévision numérique aux Etats-Unis. Mises aux enchères par le régulateur (FCC), pour une somme totale d'environ 20 milliards de dollars, ces fréquences libérées dans la bande 700 Mhz permettront d'accélérer le déploiement du haut débit mobile US.

Les résultats des enchères ont été rendus publics jeudi. Verizon, second opérateur aux Etats-Unis, a obtenu des fréquences couvrant l'ensemble du territoire américain ("C Block"), et ce pour 4,7 milliards de dollars, coupant l'herbe sous le pied de Google. Par ailleurs, Verizon a raflé 25 licences régionales pour 4,9 milliards de dollars. Son grand rival, AT&T, leader du marché et partenaire exclusif de l'iPhone d'Apple outre-Atlantique, doit "se contenter" de 227 licences régionales, pour 6,64 milliards de dollars.

Comme ces acteurs, Google, référence des moteurs de recherche et des fournisseurs de liens sponsorisés, avait exprimé, en 2007, son intérêt "sous conditions" pour ces enchères. A l'inverse de la pratique courante sur le marché mobile, Google s'est notamment déclaré favorable à l'interopérabilité des dispositifs et des services (terminaux et applications, à la satisfaction des fabricants comme Nokia). Les mesures adoptées l'été dernier par la FCC (Federal Communications Commission) visent effectivement « à promouvoir la création d'un réseau haut débit interopérable et à faciliter la disponibilité de nouveaux services broadband sans fil innovants » mais n'imposent pas aux détenteurs de licences de proposer aux tiers une offre de gros.

Malgré tout, Google reste optimiste. Le moteur de recherche pourrait finir par obtenir l'accès à un réseau mobile tiers sans avoir déboursé des milliards de dollars.
Editeur de sites de partage et de diffusion de vidéos proposées par les internautes, Kewego annonce cette semaine la signature d'un accord selon les termes duquel il s'engage à adopter une technologie de type "finger printing", pour détecter de façon proactive la mise en ligne de contenus tels que les Guignols de l'Info ou Nulle part ailleurs, appartenant au groupe Canal+. Ce dernier a assigné en justice Kewego en mai 2007 pour "contrefaçon et parasitisme" et réclamait le versement de 1,5 million d'euros en guise de réparations.

Régulièrement engagée devant les tribunaux, la responsabilité des hébergeurs de vidéo dépend, au titre de la Loi sur la confiance dans l'économie numérique (LCEN), de leur ignorance du caractère illicite des contenus soumis par les utilisateurs et de leur promptitude à agir en cas de détection de fichiers litigieux. Moins connu du grand public que ses concurrents YouTube ou Dailymotion, Kewego opère des services d'hébergement vidéo en marque blanche pour des sociétés comme M6 (Wideo), eBay ou Le Parisien.

Kewego s'engage donc à intégrer à son réseau un système de détection et de blocage des vidéos appartenant à Canal+. Afin de garantir l'efficacité de ce dispositif, le groupe média fournira à l'hébergeur une base de données comprenant les empreintes numériques de ses contenus, de façon à ce que Kewego n'ait qu'à analyser la signature des vidéos qui lui sont soumises par ses utilisateurs pour détecter la propriété intellectuelle de Canal+, et bloquer systématiquement la mise en ligne. Cet accord met fin à l'action en justice intentée par Canal+ en mai dernier.

Les modalités techniques de cet arrangement n'ont pas été précisées, mais il est probable que, comme dans le cadre de l'accord passé entre Canal+ et Dailymotion, la technologie "Signatures" de l'INA soit impliquée. Celle-ci consiste à enrichir chaque vidéo produite par un média d'une signature numérique, stockée par la suite dans une base de données. Les hébergeurs n'ont alors qu'à mettre en place un dispositif de détection et de comparaison automatiques de ces signatures pour bloquer sans coup férir les contenus des ayant-droits partenaires.

Bien que la LCEN suppose une modération a posteriori des contenus soumis par les utilisateurs aux services d'hébergement vidéo, ces derniers sont régulièrement l'objet d'attaques de la part des éditeurs de contenus.
La maison de disques EMI a annoncé cette semaine la conduite de discussions visant à intégrer son catalogue à l'offre "Comes With Music" développée par le fabricant de téléphones mobiles finlandais Nokia. Ce forfait, inédit, vise à permettre aux consommateurs qui achèteront un téléphone estampillé "Comes with Music" d'accéder de façon illimitée, pendant un an, à un catalogue de plusieurs centaines de milliers de titres musicaux, proposés au téléchargement définitif. Contrairement aux offres d'abonnement traditionnelles, les morceaux seraient ici acquis, et l'utilisateur conserverait la possibilité de les écouter même après la première année.

Annoncée en décembre, cette offre a pour le moment recueilli l'assentiment d'Universal Music. Les modalités techniques n'en sont pas encore connues, mais il apparait que Nokia devrait utiliser une technologie de gestion des droits numériques (DRM, ou Digital Rights Management), de façon à limiter l'usage pouvant être fait des morceaux. EMI serait donc la seconde maison de disques à manifester un intérêt pour cette formule. "Nous souhaitons participer à ce projet. Je suis fermement persuadé que nous serons présents lorsque ce service sera lancé, avec une offre complète", a déclaré mercredi Wemppa Koivumaki, responsable d'EMI Finlande.

Cette idée d'un abonnement illimité, financé à l'achat du téléphone et non sous la forme d'un abonnement mensuel, séduirait de plus en plus Apple qui, selon le Financial Times, souhaiterait étudier la mise en place d'une offre similaire associée à son téléphone mobile vedette, l'iPhone.

Pour les fabricants de téléphone mobile, l'objectif ici est de se démarquer de la concurrence en associant aux combinés des services exclusifs. La principale difficulté reste toutefois de convaincre les maisons de disque de céder un accès illimité, bien que temporaire, à leur catalogue de titres numériques en échange d'une somme fixe, et non d'une redevance calculée en fonction des usages réels de l'utilisateur. Dans le cadre de l'accord conclu entre Nokia et Universal, cette somme s'élèverait à 80 dollars.
Alors que le gouvernement annonçait il y a peu le pré-câblage des logements neufs, le problème du raccordement des logements existants à la fibre est toujours au cœur de l'actualité. Orange vient ainsi de signer un protocole d'accord avec l'Association des Responsables de Copropriété (ARC) afin de faciliter la mise en place de sa fibre dans les copropriétés affiliées à l'ARC.

Cet accord représente donc potentiellement 800 000 logements sur environ 11 000 copropriétés, mais également une certaine avancée en la matière, la progression des différents acteurs de la fibre se faisant jusqu'à présent au cas par cas. Alors que l'association UFC-Que Choisir avait conseillé l'année dernière la plus grande prudence en l'absence de réglementation, l'autorité de régulation des télécoms (ARCEP) prévoit par ailleurs de soumettre à la fin du premier semestre de cette année ses recommandations concernant l'équipement des immeubles.

A l'heure où un déploiement massif chez Free se fait attendre, les choses évoluent donc rapidement pour Orange mais aussi Numericable, qui annonçait il y a peu avoir procédé au passage de son réseau sur une infrastructure à base de fibre optique et ouvert les offres commerciales à très haut débit dans trois nouvelles villes d'Ile-de-France. La mutualisation des fourreaux, voulu par Orange et par l'ARCEP, sera la prochaine étape à franchir afin d'offrir la technologie du très haut débit à un maximum de français.
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