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La Commission européenne vient d'autoriser le versement, par la France, d'une aide de 99 millions d'euros dans le cadre du projet Quaero ("je cherche", en latin), emmené par 23 sociétés en tête desquelles on retrouve le groupe Thomson. Ce projet de recherche et développement qui bénéficiera d'un investissement total de 199 millions d'euros sur cinq ans, vise à développer des "technologies du traitement automatique de la parole, du langage, de la musique, de l'image et de la vidéo". La réalisation d'un moteur de recherche Internet capable de concurrencer les géants américains du secteur tels que Google, est l'une des principales composantes du projet.

"Nous nous sommes assurés que l'apport positif du programme pour la recherche européenne sera supérieur aux distorsions de concurrence induites par l'aide", commente Neelie Kroes, Commissaire européen chargée de la concurrence, dans un communiqué. En juillet dernier, l'Allemagne avait reçu le feu vert de Bruxelles pour injecter 120 millions d'euros dans un projet similaire, Theseus.

L'Allemagne et la France devaient initialement collaborer à un projet commun de technologie de recherche sur Internet, mais des divergences avaient fini par entraîner la séparation entre les deux partenaires. Les Français, emmenés par Thomson, avaient alors choisi de se concentrer sur les technologies de reconnaissance d'image et de vidéo au sein du projet Quaero, alors que les Allemands, emmenés par Empolis (entité de Bertelsmann), SAP ou Siemens, ont décidé de mettre l'accent sur la recherche sémantique avec Theseus.
Comme prévu, à la suite de la Fédération US du commerce, la Commission européenne a donné son feu vert au rachat de DoubleClick par Google, deux poids lourds de la publicité en ligne.

En avril 2007, Google, groupe américain des technologies de recherche web et des liens sponsorisés, annonçait son intention d'acquérir, pour 3,1 milliards de dollars, la régie publicitaire DoubleClick. Le projet a inquiété. Après avoir déclaré que l'opération allait "réduire de façon substantielle la concurrence sur le marché de la publicité en ligne", Microsoft, numéro un mondial du logiciel, s'est rattrapé en rachetant aQuantive et AdECN. Yahoo, de son côté, a finalisé l'acquisition de Right Media et de BlueLithium, avant de rejeter, le mois dernier, l'offre de rachat présenté par Microsoft.

A la suite d'une enquête "approfondie" ouverte en novembre 2007, l'exécutif européen a finalement donné son feu vert, mardi 11 mars 2008, à la fusion entre Google et DoubleClick. "En vertu du règlement communautaire sur les concentrations", Bruxelles a en effet estimé que l'opération n'entraverait pas de manière significative "l'exercice d'une concurrence effective dans l'Espace économique européen", que ce soit sur le marché de la diffusion d'annonces ou de l'intermédiation dans la publicité en ligne. Sur ces marchés, d'autres solides acteurs d'origine américaine s'activent : Microsoft, Yahoo et AOL.
A l'occasion de la présentation de ses résultats financiers, le groupe Neuf Cegetel a fait le point sur le déploiement de son offre de fibre optique et a notamment annoncé un partenariat avec Numéricable.

Visant 1 million de foyers raccordés dont 500 000 à Paris et 250 000 abonnés d'ici la fin de l'année 2009, l'opérateur revendique déjà plus de 130 000 foyers raccordés dont 20 000 abonnés à son offre de fibre optique.

Pour atteindre ses objectifs, Neuf Cegetel mise notamment sur un partenariat avec la Sipperec, réunissant 13 communes de la région parisienne, l'OPAC administrant 100 000 foyers HLM à Paris mais également Numéricâble, qui devrait permettre à Neuf d'exploiter une partie de ses fourreaux pour atteindre 140 000 foyers supplémentaires.

Un partenariat qui pourrait permettre à Neuf Cegetel de prendre de vitesse ses concurrents France Telecom et Iliad, également engagés dans le déploiement d'un réseau en fibre optique FTTH.
Dans l'affaire qui l'oppose au Syndicat de la librairie française au sujet des frais de ports gratuits sur la vente de livres, Amazon a obtenu en référé un petit "sursis". La cour d'appel de Versailles a effectivement autorisé le site de vente en ligne à reprendre ses opérations liées à la gratuité des frais de port pour les achats de livres et ce en attendant le jugement définitif en appel.

Pour rappel, en décembre dernier, le site avait été condamné à ne plus livrer gratuitement les livres qu'il vendait. La justice avait tranché en faveur des Syndicat de la librairie française considérant que cette pratique était contraire au principe de la loi Lang et que la gratuité des frais de port était ici assimilée à une vente avec prime, chose qui est interdite par la loi sur le prix unique du livre. Plus tard, Amazon avait fait le choix de mobiliser ses clients contre cette décision qu'il considère injustifiée.
Avec Internet Explorer 8 (actuellement en bêta), Microsoft se targue de proposer un navigateur enfin compatible avec les standards du web, et passant notamment l'Acid2 Test, sur lequel les versions précédentes obtenaient des résultats catastrophiques. Néanmoins, le W3C ayant récemment finalisé l'Acid3 Test, les comparaisons sont relancées et le blog Anonalous Anomaly s'est notamment prêté au jeu en testant la quasi totalité des navigateurs du marché, en sachant qu'aucun navigateur ne passe le nouveau test à la perfection. Deux classements ont été établis. Le premier, basé sur des versions bêta, distingue notamment la dernière version de Webkit (la version de développement de Safari pour Mac OS X) qui passe le test à 90%, suivi des dernières "nightly builds" de Firefox 3 (69%) ou Opera 9.50 (65%). Internet Explorer 8 beta 1 est encore loin derrière avec à peine 17%.

Néanmoins, c'est du côté du classement des versions finales que les surprises se trouvent. Si les meilleurs sont Konqueror, Epiphany et les divers navigateurs basés sur le moteur de Firefox 2, le classement révèle que la version 5.5 d'Internet Explorer fait mieux, avec son petit 14%, que les versions 6 et 7, réalisant respectivement des scores de 11% et 12% et presque aussi bien que la version 8 beta 1. L'intégralité du classement est disponible sur le blog Anomalous Anomaly. Précisons tout de même que l'Acid Test n'est pas forcément représentatif de la réalité du web puisqu'il soumet les navigateurs à des conditions extrêmes.
Alors que Neuf Cegetel a procédé ce matin à quelques annonces dans le domaine de la télévision sur Internet, sur lesquelles nous reviendrons dans la journée, Free rétorque à son principal concurrent avec une offre qualifiée d' "exceptionnelle" : l'accès, pour tous ses abonnés, au bouquet CanalSat pour 10 euros par mois pendant un an, au lieu de 20,90 euros par mois, pour tout abonnement d'un an.

Cette offre, pour laquelle Iliad, maison mère de Free, a passé un accord avec le groupe Canal+, concerne plusieurs dizaines de chaînes dont Planete, Infosport, Eurosport, Disney Channel, Comédie ou 13e Rue. Elle est valable jusqu'au 14 avril prochain.

En fin de semaine dernière, Free annonçait le lancement d'un nouveau service baptisé Télésites, permettant à ses abonnés de concevoir et de publier sur Internet une page Web accessible depuis son service de télévision sur IP.
La beta 4 de Firefox 3 est disponible sur les serveurs de Mozilla. Parmi les nouveautés apportées par cette nouvelle version, on note un nouveau thème pour Windows qui semble destiné à s'intégrer plus facilement avec Windows Vista mais dont les nouveaux boutons, s'ils sont définitifs, risquent de ne pas faire l'unanimité. Les versions Mac OS X et Linux poursuivent également leurs efforts d'intégration.

Les changements ne sont pas que cosmétiques : Mozilla annonce de nouvelles optimisations des performances (notamment pour l'exécution d'applications web comme Gmail ou Zoho Office) et de la gestion de la mémoire, et diverses améliorations apportées à certains modules comme le gestionnaire de téléchargement ou la barre d'adresses.

- Télécharger Firefox 3 beta 4 pour Windows et Linux
- Télécharger Firefox 3 beta 4 pour Mac OS X

Dans le domaine des navigateurs basés sur Mozilla, signalons également la mise à jour récente de Flock qui passe en version 1.1. Cette mise à jour apporte plusieurs améliorations, notamment la prise en charge du service Picasa de Google qui vient se greffer aux nombreux services web déjà compatibles avec le "navigateur social" (Facebook, YouTube, Flickr...). Le logiciel permet ainsi de publier ses photos directement depuis le navigateur et de les visualiser dans la "media bar". Flock 1.1 se dote également d'une intégration avec Gmail ou Yahoo Mail ainsi que d'améliorations de la page d'accueil My World qui permet désormais de suivre l'activité de vos amis (publications de photos, nouveaux commentaires sur Facebook...). Flock 1.1 est lui aussi disponible pour Windows, Linux et Mac OS X.

- Télécharger Flock 1.1 pour Windows et Linux
- Télécharger Flock 1.1 pour Mac OS X
Après 5 mois d'une phase pilote, Hulu, plate-forme vidéo éditée par NBC et News Corp, sera accessible, dès mercredi, à tous les internautes installés aux Etats-Unis. Jusqu'ici, seul un nombre restreint d'utilisateurs pouvait accéder au site proposé dans sa version bêta.

Hulu met à disposition des internautes un lecteur vidéo, à la manière de YouTube, propose légalement et gratuitement ses vidéos en streaming : séries, films, évènements sportifs, etc. Au lancement du service, 250 séries télévisées (The Office, The Simpsons...) et une centaine de films (The Big Lebowski, Mulholland Drive...) seront accessibles dans leur intégralité. Les vidéos seront également accessibles depuis les sites des partenaires d'Hulu dont : AOL, MSN, MySpace et Yahoo.

Le modèle économique d'Hulu s'appuie à la fois sur la syndication de contenus et la publicité. Pour le moment, seuls les internautes connectés depuis les Etats-Unis peuvent en profiter. Néanmoins, précise la direction d'HUlu sur le site : "notre intention est de rendre disponible à travers le monde les contenus toujours plus nombreux proposés sur Hulu et de continuer à travailler avec nos partenaires, éditeurs de contenus, pour clarifier les questions de droits à l'international".
Télévision 2.0 ? Moins d'un an après le lancement de la Rewind TV d'Orange et France Television, c'est au tour de Canal+ et M6 de s'engouffrer dans la brèche avec leurs propres services de télévision à la demande. Pour rappel, Rewind TV consiste à "délinéariser" la télévision en permettant aux télénautes d'accéder quand ils le souhaitent aux contenus de la grille de programmes de France Televison.

Baptisé "Canal+ à la demande", le service de la chaîne cryptée sera lancé le 11 mars pour tous les abonnés de Canal+ Le bouquet avec une disponibilité sur le web qui sera étendue dans un second temps à la télévision ADSL ou à la télévision par câble. "Plus de risque de rater le moindre épisode de sa série fétiche, plus de frustration d'avoir manqué une rencontre choc de foot anglais." explique Canal+ qui proposera également ses propres programmes comme Le Grand Journal, +Clair, Dimanche+ ou Le Zapping.

Même problématique chez M6 qui devrait officialiser le 13 mars prochain un service similaire baptisé “M6 Replay”. La chaîne ne donne pour le moment aucun détail sur Replay parlant simplement de “télévision nouvelle génération“. Mais selon nos confrères d'iMedia.biz, "M6 proposera aux téléspectateurs de visionner gratuitement tous les programmes, à l'exception des films, de la tranche 18h-24h pendant sept jours après leur diffusion."

Après une première génération de kiosques de vidéos à la demande (CanalPlay, TF1 Vision, M6 Video, etc...), ces services de “télévision à la demande” devraient en tout cas confirmer la fin de la télévision traditionnelle, annoncée depuis déjà près d'une décennie par les prophètes de la convergence numérique.
Réseau social en croissance, Facebook est officiellement disponible en langue française depuis samedi. La mise en ligne de cette version stable non anglophone fait suite au lancement des versions espagnole et allemande, a souligné Mark Zuckerberg, co-fondateur et CEO de la jeune pousse américaine, lors du festival interactif SXSW d'Austin, Texas.

La version francophophone de la plate-forme est disponible à l'adresse fr.facebook.com. En France, comme dans d'autres pays européens, la communauté a largement contribué à la traduction du site. C'est le moyen pour Facebook de fidéliser ses troupes et de réaliser une substantielle économie.

Sur les quelque 66 millions d'utilisateurs de Facebook, 10 millions seraient installés en Europe, dont 1,3 million en France. Il s'agit pour Facebook de se développer à l'international comme le fait MySpace (News Corp.) avec sa vingtaine de déclinaisons locales et ses 200 millions de membres.
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