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Google est à nouveau sanctionné pour diffusion illégale. Le tribunal de commerce de Paris a condamné, mercredi, le moteur de recherche et sa filiale française à verser 150.000 euros de dommages et intérêts pour avoir illégalement exploité le documentaire de William Karel "Le monde selon Bush".

Google a été reconnu coupable d'avoir diffusé de manière illicite et gratuite fin 2006 sur son service vidéo, ce documentaire produit en 2004 par Flach Film, distribué par les Editions Montparnasse. Sur Google Video, "Le monde selon Bush" aurait été visionné par près de 45.000 internautes, alors que le distributeur proposait en vidéo à la demande ce même titre.

La décision du tribunal fait suite aux plaintes de Jean François Lepetit, président de Flash Films, et de Renaud Delourme, président des Editions Montparnasse. Les plaignants réclamaient 600.000 euros pour "contrefaçon et parasitisme". Le jugement a confirmé la responsabilité de "l'hébergeur" Google en ce qui concerne les contenus qu'il distribue, et lui a imposé de verser 150.000 euros de dommages aux plaignants. Par ailleurs, Google dispose d'un mois pour supprimer le documentaire concerné de Google Video, sous peine d'une astreinte de 15.000 euros par infraction constatée.

Le moteur de recherche devra également publier cette décision sur sa plate-forme, verser 6000 euros à l'Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA), 1000 euros à la Chambre syndicale des producteurs de films et, enfin, 15.000 euros de remboursement de frais de justice à la société Flach Film. Hasard du calendrier, Dailymotion a annoncé, le 19 février 2008, la signature d'un partenariat avec Flach Film en « échange » du déploiement, en juillet 2007, d'une technologie de détection et d'identification des contenus protégés.
Virage stratégique inédit pour Microsoft, la décision de faciliter l'accès à l'ensemble de ses protocoles propriétaires, ainsi que de mettre en place des interfaces de programmation dédiées au développement de l'interopérabilité entre ses logiciels et ceux d'éditeurs tiers, ne semble pas avoir convaincu les acteurs du monde du logiciel libre ou la Commission européenne, qui tous font part d'un enthousiasme des plus réservés.

A Bruxelles, on indique avoir pris note de cette décision et que l'on ne peut que se féliciter de tout mouvement vers une interopérabilité plus importante. L'exécutif européen remarque toutefois que "cette annonce n'a rien à voir avec le fait de savoir si Microsoft a ou n'a pas accepté les règles en vigueur en Europe par le passé". "Par ailleurs, la Commission remarque que l'annonce d'aujourd'hui fait suite à aux moins quatre déclarations similaires émanant de Microsoft par le passé sur l'importance de l'interopérabilité", ajoute Bruxelles.

Du côté des acteurs du logiciel libre, le scepticisme est également de rigueur face à une démarche que l'on qualifie d'inachevée. "Au lieu de proposer sous une licence qui n'est pas compatible avec la GPL (General Public License) - la licence la plus largement utilisée dans le monde de l'open source - Microsoft devrait englober dans son programme Open Specification Promise toutes les informations relatives à l'interopérabilité qu'il compte rendre accessibles aujourd'hui...", regrette par exemple Michael Cunningham, vice président de la société Red Hat.

"Il n'y aucune raison pour que Microsoft refuse d'étendre la portée du programme Open Specification Promise à ses produits à large diffusion si ce n'est une perpétuelle intention de la part de Microsoft d'enchaîner ses clients à ses produits monopolistiques et d'exclure ses concurrents grâce aux menaces relatives aux brevet", ajoute-t-il. Microsoft a pourtant assuré lors de l'annonce de cette nouvelle politique d'ouverture que les licences permettant d'accéder à ses informations techniques ne seraient en aucun cas discriminatoires, et que l'éditeur s'engagerait à ne pas faire valoir ses droits sur la propriété intellectuelle qui y est associée.

Son de cloche similaire du côté de l'April, l'Association de promotion et défense du logiciel libre, où l'on indique avoir pris connaissance avec intérêt de la nouvelle stratégie de Microsoft en matière d'interopérabilité. "Malgré quelques avancées, cette nouvelle stratégie continue d'exclure le monde du Logiciel Libre de l'accès aux formats et aux protocoles des solutions de l'éditeur de Redmond", déplore toutefois l'April. "En effet, la plupart de ces protocoles sont couverts par des brevets, et les licences de ces brevets ne pourront être obtenues qu'à des conditions dites "raisonnables et non-discriminatoires" (RAND). Ce type de licence nécessitant rémunération par copie de programme favorise les monopoles au détriment des PME et exclut de fait l'ensemble des développeurs de Logiciels Libres."

Reconnaissant l'intérêt manifeste des informations qui vont être publiées par Microsoft, l'April estime donc que ces dernières ne pourront de toute façon pas être utilisées par les développeurs appartenant au monde du logiciel libre. L'interopérabilité avec les produits issus de la firme de Redmond ne progresserait alors pas vraiment. S'il avait voulu devenir un véritable chantre de l'ouverture et de l'interopérabilité, le numéro un mondial des éditeurs aurait effectivement pu, et dû, proposer l'accès à ces informations de façon totalement gratuite tout en levant ses brevets. "La rémunération de licence de brevets est incompatible avec le développement du Logiciel Libre", résume Thomas Petazzoni, administrateur de l'April.

L'April, comme d'autres commentateurs, ne manque par ailleurs pas de souligner que cette annonce intervient à huit jours du second passage du format Open Office XML devant l'organisation internationale de standardisation (ISO). D'aucuns pourraient en outre suppposer que Microsoft cherche à se donner une image positive à maintenant une semaine du lancement des nouvelles versions majeures de ses solutions Windows Server, SQL Server et Visual Studio.
En avril 2005, le Syndicat national de l'édition (SNE) et les éditeurs Dargaud, Dupuis et Lucky Comics attaquent en justice le fournisseur d'accès à Internet Free au motif que celui-ci facilite l'accès, via des salles de discussion spécialisées sur les services de newsgroups, à des versions contrefaites de bandes dessinées. Dans un jugement rendu le 5 février dernier et rapporté par le site Legalis, le tribunal de grande instance de Paris a finalement estimé que Free se contentait de jouer le rôle d'un fournisseur d'accès et que sa responsabilité en tant qu'hébergeur ne pouvait être engagée, conformément aux statuts définis dans le cadre de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN). Free reste à l'heure actuelle l'un des derniers FAI français à permettre à ses abonnés l'accès aux newsgroups.

Pour les demandeurs, Free se conduit "comme un éditeur et distributeur de contenus" dans la mesure où il permet à ses abonnés de se connecter aux canaux Usenet "alt.binaries.bd.french" et "alt.binaries.bd.french.d" sur lesquels sont diffusées de nombreuses contrefaçons numériques de bandes dessinées. Bien que le tribunal ait reconnu le caractère illégal des échanges effectués par l'intermédiaire de ces deux canaux, il a retenu les arguments présentés par Free, en déclarant que le FAI n'intervenait que "que pour permettre l'accès à ces canaux grâce à ses serveurs et grâce aux accords qu'elle a conclus qui lui permettent de faire bénéficier ses abonnés du réseau Usenet".

Le tribunal a en outre estimé que les demandeurs n'avaient pas su démontrer avec précision quels étaient les contenus proposés illégalement sur ces deux canaux de discussion, un prérequis indispensable à toute plainte en contrefaçon. Déboutés de leur requête, les plaignants se voient finalement condamnés à verser 30.000 euros de dommages et intérêts à Free, auxquels s'ajoutent 3.000 euros par société.
Lancé outre-atlantique il y a plusieurs mois, le premier service de stockage en ligne de Microsoft, évolue enfin. Baptisé Windows Live SkyDrive, le service en question voit sa capacité d'hébergement passer de 1 Go à 5 Go. Avec un espace de stockage plus généreux, Windows Live SkyDrive est maintenant ouvert à 38 pays dans le monde, y compris la France.

Précédemment, le service n'était disponible que pour nos amis américains. Microsoft profite de cette nouvelle version pour corriger quelques bugs, et pour rendre le site plus réactif alors que le service est dorénavant lancé de manière officielle, puisqu'il n'est plus en version Beta.
Accéder au service Windows Live SkyDrive.
Après la vidéo à la demande par abonnement et la musique en illimité avec EMI, le fournisseur d'accès à Internet Alice propose depuis le 20 février, sous la forme d'une offre limitée valable jusqu'au 31 mars, quatre heures d'appels téléphoniques vers les mobiles dans le cadre de son offre Alicebox, facturée 29,95 euros par mois.

Comme toute offre triple play qui se respecte, le forfait Alicebox intégrait déjà les communications vocales illimitées vers les téléphones fixes, en France et vers quelques dizaines de destinations à l'international. La filiale française de Telecom Italia innove ici en ajoutant pour la première fois la téléphonie vers les mobiles vers tous les opérateurs français, qu'il s'agisse d'Orange, Bouygues, SFR, ou d'un opérateur virtuel (MVNO).

La formule ne reste toutefois gratuite que pendant les douze premiers mois. Après expiration de ce délai, l'offre redevient payante, à 26,95 euros TTC par mois. Au delà des quatre heures inclues, les communications sont facturées à la minute, avec des tarifs qui vont de 3 centimes la minute en heure creuse vers les mobiles Orange ou SFR avec 21 centimes de frais de connexion à 19 centimes la minute vers une ligne Bouygues Telecom en heure pleine.

Le groupe Telecom Italia aurait mis en vente le fournisseur d'accès à Internet Alice en début d'année. Avec un parc de quelque 900.000 abonnés, Alice serait valorisé entre 600 et 650 millions d'euros. Numericable se serait d'ores et déjà porté candidat, rapportait-on fin janvier.
GetBoo est une application de signet sociaux, comparable à Delicious. Après enregistrement, on peut déposer ses signets, leur assigner des tags (des étiquettes), et les partager.
Getboo est même capable d'aller chercher les signets de FireFox, IE et Safari.

Il permet ainsi d'intégrer un système de partage de signet sur votre site.

- Get boo (le site)
- Get boo (le projet)
Samsung a profité d'une matinée de présentation de ses nouveautés photo pour dévoiler un nouveau site lancé aujourd'hui même et consacré à la photo comme l'indique bien son nom "My Photos.fr".

Ce site adopte la forme d'une plate-forme communautaire appelée à ressembler tous les passionnés de photo (et non pas uniquement les possesseurs d'un appareil Samsung) autour de plusieurs rubriques :
- La France en images : une carte de la métropole qui bénéficie d'une fonction de géolocalisation des photos semblable à celle que l'on trouve sur un Flickr par exemple
- Les photoblogs : une zone qui recense tous les photoblogs des membres de la communauté et permet à tout nouveau venu de créer le sien gratuitement
- Un blog officiel : animé par le photographe Gilles Klein, cet espace donne accès à des conseils sur l'utilisation des appareils, des anecdotes sur l'histoire de la photo, des annonces d'événements culturels, etc.

Encore en version beta, ce site s'est ouvert aujourd'hui seulement à tous les utilisateurs. Si l'initiative est intéressante, il reste pour My Photos.fr à parvenir à se constituer une communauté active, ce qui ne sera pas forcément simple dans un contexte marqué par la concurrence de nombreux incontournables parmi lesquels Flickr, Picasa, PBase et deviantART pour ne nommer que les plus connus.
Après avoir annoncé récemment l'ouverture des formats de fichiers Office, voir Microsoft ouvre les binaires de ses formats Office, Microsoft poursuit ses efforts afin de promouvoir une meilleure interopérabilité. Le groupe vient d'annoncer, par le biais d'une conférence téléphonique animée entre autre par Steve Ballmer et Ray Ozzie, de nouveaux efforts visant à garantir une interopérabilité toujours plus large. Ainsi, le CEO de Microsoft a indiqué que le premier axe de cette nouvelle stratégie était de permettre l'ouverture, la transparence et l'accès à l'ensemble des produits à diffusion large via une documentation de l'ensemble des protocoles auparavant considérés par Microsoft comme secret industriel. Le terme produit à diffusion large caractérise ici Microsoft Windows Vista, Microsoft Office, Microsoft SQL, Microsoft Exchange et Microsoft Sharepoint.

Un accès aux secrets industriels de Microsoft

A travers ce premier axe, Microsoft va permettre un accès libre et gratuit à l'ensemble de la documentation des protocoles ou API. Dès demain, le groupe va mettre en ligne sur son site MSDN près de 30 000 pages de documentation technique précédemment disponibles uniquement sous la forme d'accord d'échange de secret industriel. La portée de ces documentations n'est pas encore connue de manière précise : on ne sait par exemple pas si le format de fichiers NTFS est concerné. En revanche le protocole Windows Live Hotmail n'est pour l'instant pas concerné mais rendez-vous au Mix 2008 pour des annonces Windows Live.

... sans licence, royalties... pour le monde du logiciel libre

Concrètement, les développeurs issus du monde du logiciel libre, auront un accès gratuit et entier à ces documents et Microsoft s'engage à ne pas faire valoir ses brevets. Les sociétés développant des logiciels commerciaux pourront également accéder à ces documents mais seront soumises à une licence spécifique, licence accordée de manière non discriminante par Microsoft. Bernard Ourganglian, directeur technique et sécurité de Microsoft France nous a ainsi donné quelques exemples de ce que cette nouvelle ouverture sous tend : dans le cadre du développement d'un logiciel de messagerie, celui-ci pourra dorénavant interagir avec Microsoft Exchange alors que la documentation des protocoles Active Directory va permettre à un serveur Samba de répliquer ses données sur un domaine Active Directory.

Vers une plus grande portabilité des documents dans Office

Deuxième axe de cette annonce, la portabilité des documents. En la matière, Microsoft annonce la mise en place d'un système de plug-ins dans sa suite bureautique Office pour permettre la sauvegarde des documents sous un format autre que l'Open XML avec la possibilité de définir le nouveau format comme format par défaut. Seront concernées par cette nouvelle API les applications Word, Excel et PowerPoint de la suite Office 2007. Seul Office 2007 profitera en effet de cette nouvelle API via son prochain Service Pack 2.

Et la promotion tous azimuts de l'interopérabilité Open Source

A travers son annonce, Microsoft veut remettre sur le devant de la scène son ouverture vis à vis des communautés Open Source avec la mise en place de diverses initiatives pour la création de plugfest ou interopfest afin que les développeurs puissent tester l'interopérabilité effective des protocoles documentés par Microsoft. La firme de Redmond s'apprête également à lancer un forum sur l'interopérabilité afin d'ouvrir le plus largement possible les discussions et favoriser ainsi la coopération des différentes communautés de l'industrie.

Vers des logiciels Microsoft en Open Source ?

Nous avons profité de notre conversation avec Bernard Ourghanlian pour interroger ce dernier sur les implications de ces annonces autour des développements futurs de Microsoft. Est-ce un signe de l'arrivée prochaine de logiciels Open Source chez le géant des logiciels ?

Bernard Ourghanlian : Des logiciels Open Source Microsoft, il y en a déjà un certain nombre notamment sur MSDN. Cependant ce ne sont pas des logiciels à diffusion large. Et en la matière, ce n'est toujours pas la direction de notre groupe pour le moment. Aujourd'hui il y a deux modèles de logiciels : l'open source et les logiciels commerciaux. Il faut créer des ponts entre ces mondes pour que le consommateur trouve les solutions répondant à ses besoins. Il faut être capable d'échanger des documents ou protocoles sans contraintes exagérées.

Une annonce pour satisfaire la Commission Européenne ?

Bernard Ourghanlian : Cet accord va plus loin que ce que nous a demandé la Commission : on couvre non seulement l'Europe mais surtout le monde entier. Par ailleurs, alors que les objections de la Commission concernent le domaine des serveurs, nous adressons ici deux environnements : serveurs bien sûr mais aussi poste de travail. Je ne sais pas comment la Commission Européenne va réagir à cette annonce. On espère que ça sera accueilli favorablement. Il n'y a aucun accord spécifique avec la Commission Européenne lié à cette annonce.
Concentration sur le marché belge de l'accès à Internet. Belgacom, l'opérateur historique détenu à plus de 50% par l'Etat, a annoncé le 15 février dernier l'acquisition de son concurrent Scarlet, qui dispose à l'heure actuelle d'une base d'environ 180.000 abonnés, pour un montant de 185 millions d'euros. L'acquisition, qui renforcera la position dominante de Belgacom sur le marché local de l'ADSL, reste toutefois soumise à l'approbation des autorités de la concurrence.

Scarlet, qui dispose de son propre réseau, propose en Belgique et aux Pays-Bas des forfaits téléphoniques et Internet à des prix généralement inférieurs à ceux pratiqués par Belgacom, même si de nombreux internautes déplorent que la politique des quotas soit toujours en vigueur. Dans un communiqué, Belgacom précise que l'offre Scarlet sera maintenue sous sa propre marque et que les deux entités continueront à fonctionner de façon distincte même si des synergies seront réalisées.

Ce rapprochement ne manque toutefois pas d'inquiéter en Belgique, où Belgacom serait en passe de détenir 85% du marché large bande selon son concurrent Telenet. "Aucune autre entreprise en Europe est aussi dominante sur le marché DSL", déclare au quotidien La Libre Duco Sickinghe, PDG de Telenet.
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