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Le spécialiste de la grande distribution Auchan envisagerait selon le quotidien Les Echos de se lancer dans la fourniture d'accès à Internet. Objectif : profiter de son réseau d'hypermarchés pour acquérir rapidement un parc d'abonnés important, lui permettant de dégager des marges sur ce marché ultra concurrentiel, où les offres triple play à 30 euros par mois constituent désormais la norme.

Déjà présent dans la téléphonie mobile, sous la forme d'un opérateur virtuel (MVNO) empruntant les infrastructures de SFR, le groupe Auchan pourrait, à l'instar de Darty, utiliser le réseau de l'opérateur Completel. Un pari risqué ? Darty, qui l'a relevé fin 2006, affiche un bilan mitigé. Si l'optimisme est de rigueur dans la communication de sa maison mère, le groupe britannique Kesa Electricals, le distributeur n'a pas rempli les objectifs qu'il s'était fixé, avec 121.000 clients ADSL au 31 janvier 2008 au lieu des 170.000 escomptés.
"All you can Read" ? Reprenant une recette marketing déjà testée dans l'univers des télécoms, des jeux, de la musique ou de la vidéo, la société HDS Digital, filiale du groupe Lagardère et éditrice du kiosque numérique Relay.fr, annonce le lancement d'un nouveau forfait, permettant un téléchargement illimité de plus de 400 titres de la presse française.

Facturé 17,90 euros par mois, la formule qui permet d'économiser du papier est d'ailleurs baptisée "éco-forfait" et prévoit de reverser 1 euro par mois à l'association WWF afin de protéger les forêts sèches de Nouvelle Calédonie, en Océanie.

Une formule illimitée rendue possible grâce à la négociation d'un nouveau modèle économique avec les éditeurs. "Le modèle repose effectivement sur un partage des revenus avec les éditeurs : ceux-ci sont à la recherche de sources de revenus sur Internet, et en monétisant leurs contenus en ligne, nous complétons leurs stratégies de monétisation d'audience sur leurs propres sites" indique Sophie Favé, en charge du kiosque Numérique de HDS Digital.

Un kiosque qui dispose d'environ 150 000 clients depuis son lancement en Août 2006, générant près de 20.000 ventes mensuelles, encore largement inférieures aux 100.000 ventes des points de ventes Relay. Les équipes de HDS font néanmoins preuve d'optimisme. "A terme, nous estimons le marché du téléchargement autour de 5 à 10% de la diffusion selon les magazines." nous précise Sophie Favé. Un objectif qui rappelle d'ailleurs ceux de la Fnac, dont le site web Fnac.com est devenu en quelques années son premier "magasin".
Tandis que Google baisse très légèrement à près de 90% de parts de marché, AOL atteint 1,59% soit une hausse de 0,04 point (+2,8%) par rapport au mois précédent. Live Search progresse également bien mais reste toujours aussi faible à 2,59%. La seule baisse importante concerne Orange qui poursuit sa descente...

Par rapport au mois précédent :
- Google perd 0,22 pt à 89,75% (-0,2%)
- Yahoo progresse de 0,04 pt à 3,07% (+1,2%)
- Live Search progresse de 0,06 pt à 2,59% (+2,3%)
- AOL progresse de 0,04 pt à 1,59% (+2,8%)
- Orange baisse de 0,03 pt à 1,50% (-1,7%)

Ces chiffres ont été calculés par XiTi sur la période du 1er au 31 mars 2008, à partir des statistiques de trafic de sites web francophones analysés par XiTi.

Sur une vision à 1 an (mars 2008 vs mars 2007) :
- Google gagne 1,33 point, avec toutefois une baisse de sa part de visites de 1.08 point entre décembre 2007 et mars 2008
- Live Search progresse 0,23 point
- AOL progresse de 0,92 point
- Yahoo! perd 0,52 point
- Orange perd 0,53 point

Il ne faut pas oublier que AOL.fr utilise la technologie de Google... donc en réalité la part de marché de Google est encore un peu plus grande que ce qui est indiqué !
Jean Veronis vient de publier les résultats d'une étude visant à évaluer la pertinence des résultats renvoyés par les versions françaises de Google, Ask et Orange. Verdict : Google est logiquement 1er, Orange a fortement progressé depuis la dernière étude de mars 2007, et Ask se situe au même niveau qu'Orange.

Les résultats sont expliqués sur son blog, avec les détails que Jean a l'habitude de nous fournir.

C'est vraiment intéressant d'avoir ce genre d'étude qui complète les baromètres qui analysent les parts de marché des moteurs. Cela dit, Jean dispose de moyens humains limités, si bien qu'il est finalement assez difficile de tirer des conclusions tranchées.

Par exemple, il serait très intéressant de pouvoir évaluer l'impact de la recherche universelle qui est désormais bien implantée dans les résultats naturels de Google. Il faudrait aussi distinguer les différents types de requêtes (en prenant par exemple la classification fournie récemment par Google : navigation, recherche d'information, prévision d'achat).
Quelques jours à peine après le lancement du blog de Google Maps, Google vient de lancer un nouveau blog officiel en français, dédié cette fois-ci à sa régie publicitaire AdWords, il est intitulé Inside AdWords.

L'adresse de ce blog est adwords-fr.blogspot.com et son flux est http://adwords-fr.blogspot.com/atom.xml.

Sans surprise, c'est TOMHTML qui a déniché le scoop, bravo à lui ! C'est le 6ème blog officiel de Google en français après Inside AdSense, Blogger Buzz, le blog du Google Developer Day 2007 à Paris, le blog de Youtube France et BloGoMaps.
Le 4e opérateur va t'il devoir attendre la 4G ? Entre les partisans d'un quatrième grand opérateur cellulaire, s'appuyant sur la dernière licence 3G afin de relancer la concurrence dans la téléphonie mobile et ceux de la "compensation", consistant à attribuer les fréquences de cette licence aux trois opérateurs actuels (Orange, SFR et Bouygues Telecom), le gouvernement semble avoir décidé ... de prendre le temps de réfléchir.

En début de semaine, la solution la plus probable semblait celle d'un compromis technique consistant à "partager" les fréquences de la 4e licence entre différents opérateurs. Un découpage qui ne serait à priori pas géographique, comme se fut le cas deux ans plus tôt pour les licences Wimax, mais plutôt capacitaire, réduisant potentiellement le nombre de clients pour chacun des candidats mais également son propre risque financier.

"Cette solution semblait mettre tout le monde d'accord : opérateurs historiques qui pouvaient éventuellement densifier leur couverture dans les zones urbaines, opérateurs alternatifs et MVNO qui pouvaient enfin disposer de leur propre infrastructure télécom afin de satisfaire un plus petit nombre de clients et enfin pouvoirs publics, qui pouvaient sans doute récupérer plus que les seuls 619 millions d'euros de la 4e licence UMTS tout en renforçant la concurrence dans ce secteur" nous expliquait un observateur attentif du dossier.

Mais selon le quotidien LaTribune, cette solution de compromis, qui aurait pu être mise en oeuvre dès 2008, aurait finalement été écartée lors d'une réunion interministérielle organisée ce jeudi à Matignon. Le gouvernement chercherait en effet à lier le dossier de la quatrième licence UMTS à celui du "dividende numérique", ces fréquences qui seront libérées dès 2011 par la télévision analogique, désormais remplacée par la TNT.

Une question aussi bien technique que politique, qui pourrait d'ailleurs prochainement atterrir sur le bureau d'Eric Besson, nouveau secrétaire d'Etat chargé de l'économie numérique, et ainsi repousser à 2011 l'arrivée de nouveaux acteurs dans la téléphonie mobile. Un hypothétique quatrième opérateur cellulaire qui pourrait par contre mettre à profit ce retard pour directement investir dans la technologie LTE parfois assimilée à la "4G" et promettant des débits de 40 à 80 Mb/s... Un mal pour un bien pour les mobinautes ?
Non contente de participer à l'enquête ouverte par la Commission européenne, l'association de consommateurs UFC Que Choisir rejoint l'action collective lancée contre Intel aux Etats-Unis, et annonce dans un communiqué avoir déposé plainte contre le numéro un mondial des microprocesseurs devant l'état du Delaware, motivée par la volonté de permettre "l'accès à des pièces du dossier utiles pour estimer le préjudice des millions de consommateurs en Europe".

Aux Etats-Unis, AMD accuse Intel d'avoir usé de pratiques anticoncurrentielles pour assurer sa position dominante sur le marché des microprocesseurs x86. Le fondeur de Santa Clara aurait, selon l'accusation, accordé des rabais à certains fabricants d' ordinateurs pour les inciter à utiliser ses propres puces plutôt que celles de son concurrent. Les exclusivités ainsi artificiellement créées auraient porté atteinte à la liberté de choix des consommateurs, qui se sont rassemblés en action collective (class action) pour dénoncer ces supposés agissements. L'Europe, par l'entremise de Bruxelles, la Corée du Sud ou le Japon ont également ouvert des enquêtes destinées à faire la lumière sur cette affaire.

En se joignant aux plaintes déposées outre-Atlantique, l'UFC Que Choisir espère être en mesure de récupérer des éléments permettant de faire avancer la procédure engagée en Europe. "Si la Commission condamne effectivement la société Intel, l'association n'exclut pas d'agir pour obtenir réparation, éventuellement par voie judiciaire", explique-t-elle dans un communiqué. De son côté, Intel dément avec véhémence ces accusations qui, aux Etats-Unis, devraient faire l'objet d'un procès en 2009.
Le projet de riposte graduée à la française n'aura finalement pas recueilli l'assentiment des députés européens. Dans le cadre de l'examen, mercredi, du rapport Bono sur les industries culturelles en Europe, ils ont adopté, à une courte majorité, un amendement invitant les états membres "à éviter l'adoption de mesures allant à l'encontre des droits de l'Homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif, telles que l'interruption de l'accès à Internet".

Voté par 314 voix contre 297, cet amendement déposé par les députés Christofer Fjellner et Michel Rocard bénéficiait du soutien de Guy Bono, l'auteur de ce rapport dans lequel on peut lire que "les mesures répressives sont des mesures dictées par des industries qui n'ont pas été capables de changer leurs modèles économiques face aux nécessités imposées par la société de l'information".

"La coupure d'un accès internet est une mesure disproportionnée au regard des objectifs. C'est une sanction aux effets puissants, qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l'accès à l'internet est un droit impératif pour l'inclusion sociale", aurait ajouté Guy Bono mercredi en séance selon le collectif La quadrature du Net.

Dans sa première version, soumise au vote des députés européens fin janvier, le rapport Bono prévoyait pourtant différentes mesures allant du filtrage des contenus sur Internet à l'extension du droit d'auteur, ce qui avait valu à la Commission européenne une attaque en règle de la part de l'EFF (Electronic Frontier Foundation), qui accusait l'industrie de la musique d'un lobbying sans précédent. La plupart d'entre elles avait toutefois été abandonnée ou rejetée au moment du vote final de mercredi.

A quelques semaines de l'examen de la loi issue de la mission Olivennes, le vote de cette résolution - qui n'a pas force de loi - est perçu comme un message directement adressé à la France. "Ce vote démontre que le dispositif de riposte graduée que Nicolas Sarkozy souhaite voir adopter en France rapidement, pour qu'il soit étendu au niveau européen pendant la présidence française de l'UE, est considéré comme contraire aux droits fondamentaux par une majorité de députés européens", souligne La quadrature du Net.
Lors de la RSA Conference, Joe Stewart, directeur de la recherche sur les malware chez SecureWorks a évoqué des chiffres qui font froids dans le dos. A l'heure actuelle, le top 11 des botnets (robots logiciels qui ont pris le contrôle de certains ordinateurs infectés par des malwares) se trouverait actuellement sur plus d'un 1 million de machines et seraient ainsi capables d'envoyer plus de 100 milliards de messages SPAM chaque jour dans le monde.

Le botnet le plus célèbre se nommerait Srizbi. Il serait aussi connu sous les noms de "Cbeplay" et de "Exchanger" et serait présent sur 315 000 machines. Il serait capable de délivrer 60 milliards de messages SPAM chaque jour. Bien connu du grand public, le botnet Storm n'arriverait qu'à la 5ème place avec 85 000 machines infectées (dont 35 000 dédiées au spam). Joe Stewart précise à ce sujet que depuis que Microsoft a intégré la détection de Storm dans son logiciel Windows Defender, des centaines de milliers de machines ont été débarrassées de Storm.

Voici pour terminer le top 11 des botnets évoqué par Joe Stewart :
- Srizbi - 315 000 machines - 60 milliards de spam/jour
- Bobax - 185 000 machines - 9 millards de spam/jour
- Rustock - 150 000 machines - 30 milliards de spam/jour
- Cutwail - 125 000 machines - 16 milliards de spam/jour
- Storm - 85 000 machines - 3 millards de spam/jour
- Grum - 50 000 machines - 2 millairds de spam/jour
- Onewordsub - 40 000 machines
- Ozdok - 35 000 machines - 10 milliards de spam/jour
- Nucrypt - 20 000 machines - 5 milliards de spam/jour
- Wopla - 20 000 machines - 600 millions de spam/jour
- Spamthru - 12 000 machines - 350 millions de spam/jour
Nommé secrétaire d'état à l'économique numérique à la faveur du dernier remaniement gouvernemental, Eric Besson, jusqu'à présent Secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques, a présenté mercredi en Conseil des Ministres ses priorités en matière de nouvelles technologies.

Tout en soulignant les atouts de la France, notamment en matière de connexion ADSL ou d'utilisation massive des blogs, il a également regretté que les NTIC ne pesaient que 6% de notre PIB contre 12% pour les Etats-Unis et jusqu'à 18% pour des pays européens comme la Finlande.

Pour développer cette "économie numérique", le nouveau secrétaire d'état se fixe trois grands objectifs :
1) donner à l'ensemble de ses concitoyens et pour chacun des territoires l'accès à l'Internet haut débit fixe et mobile, ainsi qu'à la télévision numérique terrestre, à l'horizon 2012.
2) accélérer le développement de nouveaux modèles de diffusion des contenus (presse, audiovisuel, musique) en veillant toutefois à ce que le net ne devienne pas une "zone de non droit"
3) développer les usages (éducation, télétravail, applications dans le domaine de la santé, commerce électronique, création de jeunes entreprises innovantes,…) et faire des nouvelles technologies un instrument de modernisation des services publics (formalités en ligne, guichets virtuels,...).

Des priorités qui s'inscrivent en tout cas dans la continuité des précédentes politiques, de gauche comme de droite, et qui devraient se concrétiser par la présentation au Président de la République d'un "plan de développement de l'économie numérique", attendu avant le 31 juillet, et dont le contenu devrait être discuté lors "d'assises du numérique", organisées dès le mois de Mai afin de faire de la France une "grande nation du Numérique".
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