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L'association UFC-Que-Choisir monte une nouvelle fois au créneau dans le domaine des fournisseurs d'accès à Internet. Cette fois-ci, le sujet ne concerne pas l'ADSL, mais le déploiement des réseaux fibrés pour les particuliers.

L'UFC-Que-Choisir estime que Orange, l'opérateur historique, bloque volontairement le déploiement de la fibre optique en France afin d'empêcher ses concurrents à proposer des accès très haut débit. L'association ajoute qu'Orange chercherait à bloquer sciemment les déploiements de la fibre par ses concurrents afin de favoriser le déploiement de son propre réseau. Elle précise qu'Orange cherche à mettre sur pied un véritable monopole en procédant à un déploiement rapide et en bloquant l'accès à la concurrence de ses points de raccordement.

D'après l'UFC Que-Choisir, Orange place volontairement ses points de mutualisation en pied d'immeuble. Pour couvrir l'ensemble des habitations, la concurrence aura donc à déployer un large effectif, ajoute-t-elle. Par ailleurs, une autorisation serait nécessaire pour intervenir au niveau de ces boîtiers et les coûts de transaction auraient tendance à augmenter et à se multiplier au travers d'Orange. Pour compléter le tout, l'UFC reproche également à Orange de ne pas divulguer volontairement les adresses où se trouvent ces points de raccordements, chose que fait pourtant les concurrents d'Orange avant de conclure : "Orange utilise les avantages acquis par France Telecom lorsqu'il était en situation de monopole pour brider la concurrence sur un marché en devenir".

De son côté, Orange réfute tout en bloc à l'AFP : "Nous avons mis dans nos conventions une clause qui dit que le syndic autorise non seulement notre sous-traitant à pénétrer dans l'immeuble, mais aussi nos concurrent". Dans un communiqué l'opérateur historique ajoute que : "Orange s'attache, depuis le démarrage de ses projets sur la fibre optique, à ce qu'ils soient menés dans l'intérêt des consommateurs notamment en leur permettant, foyer par foyer, de choisir leur opérateur d'accès à la fibre, et en respectant les règles de la concurrence". Il reconnaît cependant ne pas communiquer sur les adresses des points de raccordement, ajoutant qu'il "n'y a pas de processus formel d'échange d'informations et que ces informations passent généralement via les clients".

Enfin, il se murmure que Free et Neuf pourrait annoncer prochainement un accord afin de partager l'accès à leurs réseaux fibrés respectifs et ce dans le but de faire barrage face aux pratiques d'Orange.
Quelques petites faiblesses dans le code du site de campagne de Barack Obama auraient permis à un hacker de rediriger pendant quelques heures les visiteurs de passage vers le site de sa principale concurrente, Hillary Clinton, rapportait hier l'entreprise Netcraft. Un certain "Mox" revendique, directement sur le site du candidat démocrate, la paternité de ce détournement. Pour mettre au point ce dernier, le hacker n'aurait eu qu'à injecter un pan de code JavaScript dans l'un des champs de formulaire de l'onglet communauté du site de Barack Obama, qui n'était pas protégé contre le traitement de caractères spéciaux tels que les guillemets (").

Une vidéo publiée sur YouTube atteste de la véracité de ce détournement : on y voit un internaute se rendre dans la partie Communauté du site de Barack Obama, et être instantanément redirigé vers celui de Hillary Clinton. "Je n'ai pas vraiment commis de hack dans le sens où je me serais introduit sur un serveur poussiéreux pour modifier le site d'Obama et voler vos numéros de cartes de crédit", explique le dénommé Mox, avant d'ajouter, non sans un brin d'ironie : "tout ce que j'ai fait, c'est d'exploiter un peu de code HTML écrit n'importe comment".

Bien que la faille utilisée par le supposé hacker ait été corrigé, il subsisterait selon Netcraft un certain nombre de vulnérabilités permettant l'injection de JavaScript au sein du site d'Obama, sur le principe du Cross-Site Scripting (généralement noté XSS, pour éviter la confusion avec le sigle CSS, qui désigne les feuilles de style associées à une page HTML). Renvoyé par le site, puis exécuté au niveau du navigateur de l'internaute, un pan de code conçu à cette fin peut tout à fait orchestrer la redirection immédiate d'un visiteur vers un autre site.
Suite logique de la mission confiée à Denis Olivennes par le chef de l'état, la loi de lutte contre le piratage devrait bel et bien être examinée par le Parlement avant l'été, en dépit de la désapprobation manifestée par les députés européens. De passage au Printemps de Bourges jeudi dernier, Christine Albanel a réaffirmé son intention de défendre ce projet de loi et d'aller si nécessaire l'expliquer aux parlementaires européens.

Le 10 avril dernier, ces derniers s'étaient prononcés à une courte majorité en faveur d'un amendement soumis par les députés Guy Bono et Michel Rocard, dénonçant ouvertement l'instauration d'une sanction telle que l'interruption de l'accès à Internet dans le cadre d'un dispositif de riposte graduée, au motif qu'elle va "à l'encontre des droits de l'Homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif".

"Le Parlement européen n'a pas une bonne compréhension de ce que nous allons faire et nous allons le leur expliquer. Le système n'est pas basé sur la répression", a déclaré Christine Albanel selon l'AFP, avant d'ajouter que cette future loi permettrait de "faire respecter le droit des auteurs".

Ce projet de loi, dont la forme définitive n'a pas encore été arrêtée, prévoit l'instauration d'une autorité publique sera dévolue "à l'avertissement et à la sanction" des internautes. Baptisée "Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet" (Hadopi), elle pourrait donner son nom au futur texte de loi.

Selon le principe de riposte graduée, les internautes convaincus d'échanges illégaux de fichiers devraient recevoir divers messages d'avertissement envoyés par cette autorité avant de voir leur abonnement à Internet suspendu pendant un mois. En cas de récidive, une suspension pouvant aller jusqu'à un an, avec impossibilité d'ouvrir une autre ligne, serait prévue.
Deuxième acteur mondial de la grande distribution derrière l'américain Wal-Mart, le groupe français Carrefour préparerait le lancement d'un service de vidéo à la demande, qui verrait dans un premier temps le jour dans quatre pays européens, dont la France. Dévoilé vendredi par Christophe Geoffroy, responsable de la centrale d'achats non alimentaires du groupe, à l'occasion de la conférence PEVE Digital Entertainment 2008, ce futur service de VOD pourrait proposer films et contenus issus de la télévision, sur le mode de la location ou du téléchargement définitif avec sauvegarde.

Carrefour semble persuadé du potentiel commercial de cette nouvelle façon de consommer des vidéos. "Nous savons bien que les prévisions pour le marché de la VOD sont encore basses, mais nous sommes convaincus qu'il va se développer dans les prochaines années, et nous voulons proposer une solution légale à nos clients pour leur permettre de visionner les meilleurs contenus possibles", a expliqué vendredi Christophe Geoffroy, dont les propos sont rapportés par le Hollywood Reporter.

Le prix des contenus et les éventuelles contraintes techniques liées à l'utilisation d'un dispositif de gestion des droits numériques (DRM) n'ont pas encore été dévoilés. "Le service sera très simple d'utilisation", a toutefois promis le représentant de Carrefour. Wal-Mart, numéro un mondial de la grande distribution s'était pour sa part lancé sur le marché de la vidéo à la demande fin 2006, avant de déchanter un an plus tard, et de mettre fin au service.
Toujours plus de surfeurs en Europe ! Plus de 250 millions d'Européens navigueraient régulièrement sur internet, autrement dit plus de la moitié de la population de l'UE, selon la Commission européenne. Par ailleurs, 80% des internautes européens se connecteraient à haut débit, indique la synthèse d'un rapport sur l'état d'avancement des technologies de l'information et de la communication (TIC) rendue publique le 18 avril 2008.

Autre motif de satisfaction, au sein de l'UE des 27, globalement, 60% des services publics seraient entièrement accessibles en ligne. Par ailleurs, deux tiers des écoles et la moitié des médecins utiliseraient des connexions internet broadband. Toutefois, ces proportions ne doivent pas cacher les disparités qui existent entre Etats membres, les pays du nord de l'Europe étant les plus avancés.

"Le fait que, dans leurs politiques nationales, les 27 pays membres de l'UE promeuvent aujourd'hui les TIC comme principal moteur de la croissance européenne marque un changement salutaire d'orientation politique", a déclaré Viviane Reding, commissaire chargée de la société de l'information et des médias. Avant de conclure : "Il est particulièrement satisfaisant d'apprendre que 77% des entreprises européennes, 67% des écoles et 48% des médecins disposent désormais de connexions rapides. Quoi qu'il en soit, certaines régions de l'UE demeurent à la traîne et ne sont pas entièrement connectées. Tous les pays de l'UE doivent donc faire des efforts supplémentaires pour combler les écarts, développer les services de communication transfrontaliers, ainsi que les services qui parviennent jusqu'aux régions rurales et éloignées."

Dans l'Union européenne, les technologies de l'information et de la communication représentent, selon l'exécutif européen, 26% des activités de recherche, 20% des investissements des entreprises, et seraient à l'origine de près de 50% de l'accroissement de la productivité.
Exit les forfaits Pro, Skype simplifie et harmonise son offre de téléphonie en voix sur IP à destination des lignes fixes, avec le lancement de trois nouvelles offres proposant respectivement les appels vocaux en illimité vers la France, l'Europe, ou 34 destinations dans le monde. Baptisées Illimité France, Illimité Europe et Illimité Monde, elles adoptent le modèle de l'abonnement, avec des prix qui s'échelonnent de 3,39 euros par mois pour les appels en France à 10,29 euros pour les appels à l'international.

Tous les appels vers des lignes fixes situées dans l'un des pays couvert par l'abonnement choisi seront donc gratuits et illimités, explique Skype, qui précise toutefois qu'une "politique d'utilisation équitable de 10 000 minutes par mois est applicable". Pour les autres pays, l'utilisateur paiera toujours ses communications à l'acte. L'offre Europe, facturée 4,54 euros, couvre vingt états du Vieux continent, alors que l'offre Monde ouvre les communications vers 34 pays, dont l'Australie, le Canada ou les Etats-Unis.

Filiale du groupe eBay, Skype espère ainsi renforcer l'attractivité de son service de voix sur IP, auprès des entreprises comme du grand public. L'éditeur indique que ses utilisateurs ont consommé 1,7 milliard de minutes de communication vers des téléphones sur les trois premiers mois de l'année, ce qui reste nettement inférieur aux 14,2 milliards de minutes échangées gratuitement, d'un ordinateur à l'autre.

Le lancement de ces nouveaux forfaits intervient alors que se pose la question du devenir de Skype au sein d'eBay. PDG du célèbre portail de ventes aux enchères, John Donahoe indiquait en fin de semaine dernière au Financial Times que Skype pourrait être cédé avant la fin de l'année, si les synergies entre les différentes activités du groupe ne pouvaient être renforcées.
Qualifiant d'"alarmant" le fait que des internautes naviguent aujourd'hui avec un navigateur obsolète, le site de paiement en ligne Paypal envisage de leur interdire purement et simplement l'accès à ses services dans le but de limiter les risques de fraude. Certains utilisateurs de Paypal surferaient encore avec navigateurs comme Internet Explorer 3 ou 4, qui ne présentent bien évidemment pas les mêmes fonctionnalités en termes de sécurité que des logiciels récents.

Paypal commencerait par afficher un message d'avertissement lorsqu'un internaute essaie de se connecter avec un navigateur ancien, pour l'inciter à mettre à jour ses logiciels, avant d'éventuellement lui bloquer l'accès aux fonctionnalités avancées. "Nous pensons qu'il est d'une importance cruciale de non seulement prévenir les internautes qu'ils utilisent un navigateur qui n'est pas sûr, mais aussi d'interdire ces navigateurs", estime dans un livre blanc (PDF, en anglais) consacré à la lutte contre le phishing Michael Barrett, en charge de la sécurité chez Paypal.

La firme suggère par exemple d'opter pour les dernières versions en date d'Internet Explorer ou de Firefox, qui offrent la prise en charge des certificats Extended Validation SSL, utilisés sur le site Paypal, et souligne que la plupart des navigateurs récents disposent de modules chargés de vérifier l'adresse Web d'un site afin de s'assurer de sa légitimité. En cas de connexion à un site contrefait, ils affichent alors un message d'avertissement à l'utilisateur.
Une récente étude commune conduite par BigChampagne, Pitstop et Digital Music News au sujet du Peer To Peer montre que les logiciels d'échange de fichiers que sont LimeWire et µTorrent, vieux de plusieurs années, sont toujours au top de leur popularité.

L'étude, qui porte sur un parc de 100 000 ordinateurs PC sous Windows étudiés chaque mois sur une année entière, montre effectivement que LimeWire était utilisé sur 36,4% des PC étudiés en septembre dernier et dotés d'au moins une application P2P. LimeWire arrive donc en première position, suivi ensuite par µTorrent avec une part de 11,3%.

Pour rappel, la première version de LimeWire a été publiée en 2000 et s'est présentée comme une alternative au défunt Napster. Le succès de LimeWire n'a pas été immédiat et il faudra attendre la fin de KaZaA, Morpheus, FastTrack, SoulSeek et autres Audiogalaxy pour que la popularité de LimeWire grandisse avec le temps.

Proposé gratuitement dans sa version de base, LimeWire est un client libre et exploite un réseau particulièrement lent : Gnutella. Le client a toutefois évolué dernièrement en s'acoquinant au réseau BitTorrent. LimeWire permet ainsi de télécharger rapidement et facilement des fichiers de petite taille en s'appuyant sur Gnutella (particulièrement adapté à cet usage) et des fichiers de taille importante.

De son côté, µTorrent avait une part de marché de 3% en septembre, laquelle est passée à 11,3% en septembre 2007. L'ensemble des principaux clients BitTorrent (µTorrent, Azureus/Vuze, BitComet, BitLord et BitTornado) contrôle environ 28,8% du marché P2P. De leur côté, les principaux clients Gnutella (LimeWire, BearShare et FrostWire) s'octroient une part de marché de 40,5%.

Terminons en signalant la présence d'eMule (réseau eDonkey) à la 6ème place (4% en septembre 2007) derrière LimeWire, µTorrent, BitTorrent, Ares et Azureus.
Distancé dans le domaine de la recherche en ligne par l'actuel numéro un, Google, Microsoft tente cette semaine d'apporter quelques améliorations à la section actualités de son moteur de recherche, Live Search. Uniquement disponible aux Etats-Unis pour l'instant, cette nouvelle version présente maintenant en page d'accueil une sélection des faits marquants du jour, à l'instar de Google News. La précédente mouture, toujours d'actualité pour la France, se contentait d'afficher une page blanche, garnie d'un champ de recherche et de quelques mots clé suggérés.

Cette révision de Live Search News propose des catégories identiques à celles que l'on retrouve sur Google News, avec des rubriques comme International, Etats-Unis, Economie, High-tech ou Santé. Elle se distingue toutefois de son concurrent, en proposant la syndication et l'identification automatique des contenus vidéo publiés par les médias américains en ligne. Les miniatures qui représentent ces vidéos s'animent au survol de la souris, de façon à ce que l'internaute puisse prendre connaissance du contenu avant d'aller éventuellement le consulter, en taille réelle, sur le site qui l'héberge.

Comme tout moteur de recherche d'actualité basé sur des algorithmes de regroupement automatique des informations en fonction de leur thème, Live Search n'est pas à l'abri de certaines incohérences, comme en témoigne l'association réalisée ci-dessous entre AMD et Harley-Davidson, dont le seul point commun est sans doute d'avoir simultanément annoncé leurs résultats financiers cette semaine ;-)
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