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Sur son blog officiel, l'équipe chargée du développement du logiciel de messagerie instantanée Nimbuzz annonce qu'à partir du 31 octobre prochain, il ne sera plus possible de se connecter au réseau de Skype. Disponible sur PC, Mac, iPhone, iPod Touch, Symbian et Android, Nimbuzz propose de configurer ses identifiants de différentes messageries mais offre également des fonctionnalités de voix sur IP avec la formule NimbuzzOut. En ce sens l'application ressemble beaucoup à Fring.

L'équipe explique que cette décision reflète la stratégie de Skype, à savoir, ne plus accepter les logiciels tiers. Face à cette situation, NimbuzzOut entend conserver sa base d'utilisateurs qui compterait aujourd'hui 30 millions de membres. C'est ainsi que jusqu'à la fin du mois de novembre, la société offre 15% supplémentaires pour l'achat de crédits en tapant le code NIMBUZZ15 à partir de son site officiel. Les appels vers les lignes fixes en France sont facturés 1,4 centime par minute et 14,3 centimes vers les mobiles. Nimbuzz enregistrerait en moyenne 3,65 milliards de minutes en VoIP chaque année.

Au mois de juillet, c'est la société Fring qui fut contrainte de stopper la prise en charge de Skype. Le leader du marché de la VoIP expliquait que Fring violait les conditions d'utilisation en détournant la plate-forme du logiciel.
Spotify poursuit son élan de compatibilité multiplateforme, qui tend désormais vers l'exhaustivité, sans qu'on puisse parler pour autant d'interopérabilité. L'éditeur de service a effectivement annoncé aujourd'hui la version webOS de l'application Spotify Mobile, succédant à l'application Windows Mobile lancée au début du mois.

Celle-ci n'est compatible qu'avec les Palm Pre et Pixi (et leurs variantes Plus) fonctionne sous webOS 1.0, une version compatible webOS 2.0 et par conséquent Palm Pre 2 étant en préparation. La société stockholmoise n'oublie donc pas l'ancienne génération avant de se concentrer sur la dernière plateforme à la mode.

On retrouve le même panel de fonctionnalités, comprenant la recherche et l'écoute en continu de morceaux du catalogue entier, la prise en charge du mode hors connexion, des aspects éditoriaux (nouveautés, classements) et sociaux du service (partage de morceaux et de listes de lecture).

L'application Spotify pour smartphone Palm est dès à présent disponible sur le webOS App Store. Son téléchargement est gratuit mais son utilisation requiert un abonnement à l'offre Premium.
Si la machine Hadopi est aujourd'hui bel et bien lancée, les débuts se révèlent visiblement laborieux : PC Inpact diffuse aujourd'hui de nouvelles informations concernant les pratiques de la Haute autorité, et livre un chiffre quelque peu étonnant : 8 à 10% des adresses IP envoyées aux FAI pour identification ne seraient tout simplement pas identifiables.

Une adresse IP sur 10 serait ainsi impossible à associer à un abonné, une situation qui empêche, le cas échéant, la mise en marche de la procédure d'avertissement prévue par l'Hadopi. Une marge d'erreur conséquente qui, combinée à un envoi de courriels d'avertissement minime depuis début octobre - environ 2000 mails ont été envoyés en trois semaines, bien loin des 50 000 dossiers traités par jour annoncés en juin témoigne d'un démarrage qui tâtonne.

L'Hadopi se frotterait donc à des difficultés conséquentes pour son premier mois de lancement mais semble malgré tout déterminée à faire monter la cadence, en envoyant entre 1000 et 2000 courriels par jour d'ici à la fin de l'année.
le 22/10/2010 à 12:21
Amazon offre un accès gratuit à EC2
Le mois prochain débutera une nouvelle offre chez Amazon, qui prévoit d'offrir un accès gratuit à son service EC2, pendant un an. L'utilisateur pourra accéder à une micro-instance d'Elastic Compute Cloud, ainsi qu'à plusieurs autres services, pendant 750 heures par mois.

Machine virtuelle sous Linux, en 32 ou en 64 bit, 15 Go de données, 613 Mo de mémoire, et autant d'heures d'accès à Elastic Load Balancer sont prévus. A la place de Linux, il sera possible d'utiliser Windows. Selon Amazon Web Services, le service gratuit permettra de faire tourner tout ce que les utilisateurs veulent dans le cloud.

Il sera donc possible de lancer de nouvelles applications ou d'en tester. La demande d'instances à la demande coûtera au minimum 0,02 dollars de l'heure sur Linux, et 0,03 dollars sur Windows. Selon Amazon Web Services, cela correspond à une demande d'utilisateurs : une instance à bas coût pour leurs applications moins gourmandes. Les micro-instances seraient optimisées pour les applications qui n'ont pas besoin de performances exceptionnelles. Amazon vient ici jouer sur les terres de Google App Engine.
le 22/10/2010 à 12:21
Google Shopping débarque en France
Initialement connu sous le nom de Froogle outre-Atlantique puis renommé Google Product Search en 2007, le comparateur de prix de Google débarque désormais dans l'Hexagone. Disponible à partir de cette page, l'internaute sera donc en mesure de taper n'importe quelle requête, qu'il s'agisse d'un livre, d'un appareil électronique ou d'un vêtement pour obtenir les produits vendus par plusieurs commerçants.

Sur la page de résultats il sera possible de trier les articles par commerçants, par prix, voire de spécifier une fourchette tarifaire. Pour chaque achat Google ne prélève aucune commission d'ailleurs, chaque résultat redirige automatiquement sur le site du vendeur. Parmi ces derniers nous retrouvons tous les grands noms français et internationaux (Fnac, Boulanger, RueduCommerce, Conforama, 2xmoinscher, BrandAlley, Galeries Lafayette....).

Pour les plus geeks d'entre nous, il peut également s'agir d'une bonne nouvelle. En effet, l'arrivée de ce nouveau service en France pourrait également signifier une meilleure gestion du catalogue des commerçants. Cela se traduirait notamment par des résultats réellement localisés pour les requêtes effectuées au travers de l'application Google Goggles et son lecteur de codes barres.
Entre Google et le gouvernement chinois, ça n'a jamais été le grand amour, en particulier en raison des censures effectuées par l'Etat sur les différents services du géant de Mountain View. Désireux de garder le contrôle d'Internet dans ses contrées, l'Etat chinois vient de lancer son propre service de cartographie qui n'est pas sans rappeler Google Earth et Maps.

Sobrement baptisé Map World, ce service, accessible exclusivement via un navigateur Web, permet de survoler le monde et de zoomer sur les zones du globe pour accéder à des cartes ou à des photos satellite. Le service est géré par le bureau d'Etat d'enquête et de cartographie et est donc géré par le gouvernement. "Cela a pris environ deux ans pour préparer ce service avec toutes les images par satellite prises entre 2006 et 2010" a déclaré jeudi dernier le directeur du département des bases de données du BEEC Jiang Jie au quotidien China Daily, preuve que la Chine développait ce projet dans le plus grand secret depuis un bon moment.

Si Map World peut être considéré comme un concurrent de Google Earth et Google Maps, ce n'est cependant pas vraiment le cas dans la mesure où le service de Google n'est officiellement pas présent en Chine : la firme n'a en effet jamais fait de demande de licence de cartographie Web, obligatoire dans le pays explique Reuters.

Reste que la version de Map World dévoilée aujourd'hui s'avère limitée : d'une part, l'infrastructure se base sur 80 machines virtuelles capables de traiter une dizaine de millions de requêtes par jour, un chiffre bien moindre comparé aux milliers de serveurs dont dispose Google, a commenté Jiang Jie. La cartographie du service ne s'effectue également pas en temps réel : "Notre service de cartographie devrait pouvoir mettre à jour les données géologiques environ 2 fois par an, alors que Google peut actualiser ses informations en l'espace de quelques minutes à l'aide de satellites" a ajouté l'expert.

Par ailleurs, Reuters rapporte que la cartographie des différentes parties du globe est inégale : si la Chine et sa Grande Muraille bénéficient d'une couverture détaillée, d'autres pays ne bénéficient pas d'un zoom étendu et débouchent même sur une page blanche quand on s'approche trop. C'est d'ailleurs le cas de la France. Des systèmes restrictifs ont également été mis en place pour éviter que des secrets d'Etat chinois ne soient révélés sur les cartes.

Sur fond de limites et de censure, Map World devrait néanmoins se développer puisqu'entre 70 et 80 entreprises ont d'ores et déjà effectué les démarches pour proposer des services supplémentaires, notamment de géolocalisation. De son côté, le gouvernement chinois travaille toujours sur un moteur de recherche destiné, à terme, à concurrencer Baidu et Google.
Les entrepreneurs du web social ont un nouveau fonds d'investissement pour les soutenir. Lancé par Kleiner Perkins Caufield & Byers, le sFund détient 250 millions de dollars pour investir des tickets et du conseil auprès d'une « nouvelle génération d'entrepreneurs pour atteindre la promesse du web social. »

L'annonce a été faite par John Doerr et Bing Gordon de KPCB au siège social de Facebook. Le lieu peut interpeller, mais c'est qu'ils ont pour partenaire Mark Zuckerberg, le PDG du réseau social, mais aussi Mark Pincus, de Zynga, et Jeff Bezos, d'Amazon. Ambiance jean et polo pour cette annonce, qui permet à KPCB de remettre un peu au goût du jour son image d'entrepreneur web.

« Nous sommes au début d'une nouvelle ère pour les innovateurs du web social qui réimaginent et réinventent un web fait de gens et de lieux, qui va au-delà du web des documents et des sites, » a déclaré Doerr dans un communiqué. « Il n'y a jamais eu d'instant plus propice à la création d'un nouveau fonds social. »

Si la taille du fonds et le modèle de suivi entrepreneurial semblent indiquer que sFund se dirige plutôt vers des entreprises en début de vie, rien n'a été annoncé sur la taille des tickets envisagés. sFund a toutefois déjà annoncé des prises de participation dans Cafébots, Flipboard, Jive et Lockerz.
Les ingénieurs du laboratoire Mozilla Labs présentent un nouveau concept baptisé Chromeless. Si certains pourraient y voir une petite pique contre le navigateur de Google, l'idée est plutôt de proposer une plateforme flexible pour un navigateur au-dessus de laquelle le développeur sera en mesure de créer sa propre interface utilisateur.

Jusqu'à présent pour écrire une variante du navigateur Firefox, il fallait développer à l'aide de XUL, basé sur le langage XML. A l'instar des nouvelles extensions proposées au sein de Jetpack, les ingénieurs tentent cette fois de simplifier le processus et annoncent : « nous souhaitons créer un kit de développement expérimental permettant aux développeurs de construire leur propre navigateur Internet en utilisant des technologies standards : HTML, CSS, JavaScript ».

Pour ce faire, les éléments de l'interface utilisateur apparaîtront sous la forme d'iFrames, une technique visant à insérer des composants extérieurs au sein d'une page web. Pour l'heure le kit de développement est en version pré-alpha, Par la suite, Mozilla se concentra davantage sur la sécurité des processus. A titre d'exemple, voici ci-dessous un navigateur personnalisé au sein duquel les onglets sont présentés sous la forme de vignettes.

L'on imagine que si ce projet aboutit, il pourrait s'avérer particulièrement populaire. Ainsi certains éditeurs de distributions GNU/Linux seront en mesure de mieux intégrer le navigateur au sein de leur système d'exploitation. L'on imagine également que les entreprises pourraient choisir d'apposer leur logo pour un usage au sein de l'entreprise.
Finalement si Adobe propose son lecteur Flash sur plus de 95% des ordinateurs à travers le monde, la société pourrait également être celle qui aidera les développeurs à migrer vers les technologies HTML5. En effet, sur l'un de ses blogs la firme annonce la disponibilité d'un widget spécialement dédié aux vidéos proposées au format HTML5 et placée entre deux balises .

« La prise en charge limitée de la balise a forcé les développeurs à rivaliser sur une solution fonctionnant sur l'ensemble des plateformes », est-il ainsi expliqué. En effet, à l'heure actuelle, les avis sont partagés entre l'usage des codecs H.264 et Theora. Pour sa part Google a proposé WebM, un conteneur rassemblant les codecs vidéo et audio VP8 et Vorbis.

Le widget d'Adobe est développé en HTML et s'appuie sur la bibliothèque jQueryUI. Il sera possible de personnaliser son apparence via une feuille de style. Ce dernier propose une solution hybride permettant de proposer une vidéo entre aux différents formats HTML5 et, si le navigateur utilisé n'est pas compatible, le clip au format Flash prendra la relève.

Le widget HTML5 Video Player est disponible au travers du catalogue de widget d'Adobe (Adobe Widget Browser) ou directement depuis Dreamweaver si vous possédez l'éditeur de sites Internet. Notez que pour créer votre widget il faudra posséder Adobe Air.
Face aux informations dévoilées en début de semaine par le Wall Street Journal indiquant qu'une dizaine d'applications Facebook étaient susceptibles de transférer des données privées sur ses membres à des sociétés tierces via les ID des utilisateurs, le réseau social a décidé de réagir : dans un billet publié hier sur le blog des développeurs, Facebook a annoncé son intention de crypter rapidement les fameuses ID pointées du doigt.

"Même si la presse qui a rapporté cette affaire a grandement exagéré les conséquences du partage des ID, nous prenons cette question au sérieux" explique Mike Vernal, l'un des développeurs de la plateforme. Ce dernier en profite pour rappeler le contexte technique de cette affaire controversée : "Lorsqu'un navigateur charge des images ou tout autre contenu sur une page Web, il lui arrive d'envoyer un entête http qui identifie l'URL de la page Web contenant la ressource. Dans le cas de Facebook où les applications exploitent des iframes, lorsqu'un utilisateur accepte l'application, l'URL de l'iframe peut contenir l'ID de l'utilisateur. Cette ID est incluse pour permettre à l'application de construire une expérience de jeu personnalisée."

Pour pallier le problème, Facebook cherche donc non pas à faire disparaître la présence d'un moyen d'identification de l'utilisateur nécessaire à l'expérience de jeu dans certains cas - mais à le crypter pour le rendre inexploitable par des tiers. Les développeurs ont d'ailleurs publié leurs suggestions sur le site, en toute transparence.

Prochainement, les ID seront chiffrées et seules les applications les utilisant pourront les déchiffrer au besoin, par l'intermédiaire d'une "clé secrète" propre à chaque application. "Cela permettra d'éviter la divulgation accidentelle de cette information par-têtes HTTP" assure Mike Vernal.

La solution devrait, à terme, être intégrée à toutes les applications utilisées sur Facebook, et éviter la fuite intempestive des ID utilisateurs. Le développeur conclut néanmoins son billet en indiquant que si le problème est en voie d'être réglé sur le réseau social, il persiste "à grande échelle" sur le Web.
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