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Hotmail, Gmail ou encore Yahoo! Mail, chacun des grands fournisseurs de messagerie électronique ont récemment dévoilé une nouvelle version de leur service web. Qu'il s'agisse d'améliorer les fonctionnalités communautaires ou d'offrir de nouvelles options de gestion, les webmails ont souvent une position relativement importante dans la stratégie Internet des sociétés. Ils s'affichent comme une passerelle vers d'autres services du portail. C'est ainsi qu'au sein de Hotmail Microsoft promeut ses applications hébergées d'Office Web Apps. Pour sa part, Gmail vous proposera d'ajouter un événement à Google Agenda ou d'ouvrir une pièce jointe sur Google Docs.

Sur ce marché AOL Mail entend bien reprendre du poil de la bête. En perte de vitesse depuis plusieurs années, la société souffre d'une mauvaise image notamment liée à ses anciennes activités en tant que fournisseur d'accès à Internet. Sur le papier, le rapprochement avec Time Warner semblait pourtant intéressant : l'un des plus gros distributeurs de contenus sur Internet allait rejoindre l'une des plus grosses sociétés de production de médias. Cependant, dans sa chute financière Time Warner entraina son nouveau partenaire et de toute évidence les stratégies des deux parties n'étaient pas compatibles.

Après avoir retrouvé son indépendance en décembre 2009, la firme souhaite donc rectifier le tir et stopper l'exode des internautes qui abandonnent le webmail pour tester les services de la concurrence. Selon les données de Comscore, AOL Mail perdrait en moyenne 32% de ses utilisateurs chaque année. Interrogé par nos soins, un porte-parole de l'équipe de développement déclare : « Pendant longtemps, AOL n'a pas innové sur son service de messagerie, en conséquence avons perdu des utilisateurs. Cependant avec ce nouveau AOL Mail nous restons confiants et pensons que nous pouvons persuader les anciens internautes de revenir chez nous et même d'attirer de nouveaux utilisateurs ».

En décembre 2009, quelques jours après la scission avec Time Warner, l'équipe d'AOL Mail a commencé par diminuer le nombre de publicités, certaines ayant été jugées trop intrusives. « Depuis qu'AOL est une société indépendante, nous nous focalisons sur le consommateur et sur le développement d'une bonne expérience utilisateur plutôt que de se concentrer uniquement sur les potentiels revenus générés  », nous explique-t-on.

Côté technologique la société migre doucement son infrastructure en passant d'une technologie purement propriétaire vers une solution mixant des composants open source. Cette initiative devrait apporter «  davantage de flexibilité et de fonctionnalités tout en augmentant les performances et en accélérant le cycle de développement ».

« Nous avons dû faire face à de nouveaux défis et notamment l'adoption des réseaux communautaires ", explique l'équipe d'AOL Mail. Et d'ajouter : « Nous avons reconsidéré la manière dont les gens communiquent aujourd'hui et comment nous pouvons faire évoluer notre produit pour coller aux nouveaux usages ». Bientôt proposé en version d'évaluation, le prochain AOL Mail, baptisé Phoenix Project en interne, saura-t-il convaincre les internautes ?
Hier soir, Yahoo! a publié ses résultats financiers pour le troisième trimestre 2010 qui s'est clôturé au 30 septembre. Sur cette période, la société de Sunnyvale dévoile un nouveau souffle avec des résultats globalement positifs.

Entre juillet et septembre les revenus se sont élevés à 186 millions de dollars. Sur un an ces derniers restent relativement stables avec une légère hausse de 2% pour atteindre 1.6 milliard de dollars. En revanche, les bénéfices d'exploitation ont doublé à 189 millions de dollars contre 91 millions de dollars 12 mois plus tôt. Un phénomène qui s'expliquerait par le remboursement des investissements techniques par Microsoft dans la transition du moteur vers l'infrastructure de Bing. Par ailleurs Yahoo! a également revendu son portail Hotjobs pour 186 millions de dollars.

En Asie-Pacifique les activités du portail se sont révélées particulièrement fructueuses avec des revenus de 321,59 millions de dollars contre 255,32 millions un an plus tôt. Cela a notamment permis de palier une baisse des revenus en Europe (133,09 millions contre 142.57 millions en 2009) et aux Etats-Unis (1,14 milliard contre 1,17 milliard).

Malgré la médiatisation des nombreux départs de certains directeurs de la firme, la masse salariale de la société enregistre une progression de 7% sur un an. Yahoo! dispose désormais de 14 100 employés. Si le nombre de pages vues affiche une baisse de 4% les revenus liés au display sont en hausse de 17%.

Pour le quatrième trimestre, Yahoo! table sur des revenus entre 1,125 million et 1,225 million de dollars et sur des bénéfices d'exploitation entre 200 millions et 280 millions.
Lors d'une émission diffusée sur France 5, l'acteur Thierry Lhermitte a livré en partie sa position sur la loi Hadopi. Il regrette que le texte ne réponde pas totalement à la problématique du téléchargement illégal et se dit régulièrement insulté sur le Web.Le 15 octobre dernier, Thierry Lhermitte était l'invité de l'émission « C à vous ». Interrogé au sujet de la loi Hadopi, il explique : « Hadopi protège 100 films dans l'année et 10 000 morceaux de musique. Sur la loi il y a beaucoup à en dire mais sur le principe je pense qu'il est normal de faire payer la Culture ». Logique.

Il faut préciser que l'acteur utilise l'informatique depuis plusieurs années. Il est même actionnaire de la société TMG (Trident Media Guard), l'entreprise qui est chargée de collecter les adresses IP des internautes qui téléchargent du contenu illégal. TMG dresse un procès verbal qu'il transmet ensuite à l'Hadopi. Libre à elle d'enclencher le processus de la riposte graduée.

Pour autant, une incompréhension peu subtile survient. Dans la vidéo reprise par Numerama, Thierry Lhermitte explique : « même récemment, je tape un film et on me le propose sur Megaupload. Je l'ai téléchargé, une heure après j'avais un fichier en .avi avec le film. Est-ce que j'ai fait quelque chose d'illégal, je n'en sais rien ».

L'acteur évoque alors clairement le manque d'offre légale et le « bordel noir » des industries musicales et cinéma qui ont pris du retard face aux progrès de la technologie… Un motif qui pourrait être qualifier de léger pour se justifier et qui a le mérite de brouiller les pistes sur son soutien, ou non à la loi.

Toujours est-il que cette sortie rappelle celle de Michel Sardou qui expliquait avoir téléchargé le film Iron Man 2 tout aussi illégalement.
Quelques jours après l'annonce de Chrome Web Store par Google, Mozilla expliquait vouloir aussi lancer un catalogue d'applications hébergées afin de répondre aux nouveaux usages des consommateurs. Les ingénieurs de la fondation ont dévoilé un premier concept d'écosystème baptisé Open Web Apps.

Les applications web seront articulées autour des langages Internet à savoir HTML, CSS et JavaScript. L'internaute sera en mesure de les ajouter à un tableau de bord sur les navigateurs classiques ou mobiles. Parmi les navigateurs modernes compatibles et mentionnés par les ingénieurs, notons Firefox 3.6+, Firefox mobile, Internet Explorer 8, Chrome 6, Safari 5, Opera 10 et les applications mobiles basées sur WebKit.

Au sein du catalogue, le développeur pourrait y placer ses applications payantes. De son côté, l'internaute devrait être identifié avec un système d'authentification similaire à OpenID. Mozilla précise qu'une application achetée au travers d'un navigateur devrait être disponible sur toutes les autres applications sans avoir à payer de nouveaux frais. Dans la mesure où ces services hébergés tireront parti des technologies du HTML5, elles pourront embarquer différentes interfaces de programmation telles que celles pour la géo-localisation ou pour recevoir des notifications. Notons par ailleurs l'implementation d'un moteur de recherche universel permettant de retourner rapidement une application installée sur son tableau de bord ou disponible au sein de la boutique.

Mozilla ajoute qu'une même application ne sera pas restreinte à un seul app store. Cette mesure permettra « aux boutiques d'être en concurrence sur le support utilisateur, les prix, la politique d'utilisation, le dispositif de vote, les retours d'expérience publiés par les internautes et sur d'autres attributs ».

Retrouvez ici un concept du Web App Store ainsi que du tableau de bord. Reste à savoir si ce nouveau répertoire s'avérera aussi populaire que celui des extensions de Firefox. Aussi peut-être alors la fondation envisagera-t-elle de prendre une commission sur les applications web payantes afin de s'assurer un nouveau modèle économique.
Face aux récentes révélations du Wall Street Journal, qui indiquait lundi que Facebook était la cible de fuites de données utilisateurs incontrôlées par le biais d'une dizaine d'applications célèbres, certains des adeptes du service n'ont pas tardé à réagir : c'est le cas de Nancy Graf, une habitante du Minnesota accro à Farmville qui vient de déposer un recours collectif auprès du tribunal fédéral de San Francisco.

C'est le cabinet d'avocats Edelson McGuire qui a annoncé la mise en place de cette class action par l'intermédiaire d'un communiqué de presse. "L'action en justice prétend que Zynga, qui possède 6 des applications en place dans le top 10 des jeux Facebook, a collecté des données au sujet de ses 218 millions d'utilisateurs et les a partagé avec des organismes publicitaires et des courtiers en données, en violation du droit fédéral et du contrat de Zynga avec Facebook" explique ledit communiqué.

Zynga, qui n'a pour le moment pas fait de commentaire vis-à-vis de cette plainte, avait néanmoins indiqué au Wall Street Journal avoir "une politique stricte" et "ne pas transmettre les informations personnelles à des tiers". "Nous sommes impatients de travailler avec Facebook, pour affiner la façon dont les technologies Web travaillent pour permettre aux gens de garder le contrôle de leurs informations" avait ajouté le porte-parole de l'entreprise.

Le recours collectif "vise à obtenir une indemnité pour ceux dont les données ont été partagées, ainsi qu'une injonction pour stopper la fuite de données" selon les mots du cabinet d'avocats. Le montant des indemnités en question n'a pas été révélé mais si un grand nombre d'adeptes des jeux Zynga qui compte 218 millions d'utilisateurs sur Facebook venait à rejoindre le recours collectif, le chiffre pourrait être conséquent. Restera ensuite à déterminer si Zynga a effectivement revendu des informations sensibles ou pas.
Alors que l'augmentation de la TVA sur les offres Internet Triple-Play est en discussion à l'Assemblée nationale, certains opérateurs en décrient déjà les effets néfastes. Le vote en l'état du projet de loi de finances pour 2011 pourrait provoquer une hausse des prix des abonnements. Pire, la télévision mobile personnelle (TMB) pourrait en pâtir, puisque cette dernière pourrait ne plus bénéficier de la TVA allégée sur la moitié de la facture des FAI.TDF et l'opérateur Virgin Mobile ont passé un accord portant sur le lancement d'un tel service en 2011. A en croire le quotidien La Tribune, ils ont tiré la sonnette d'alarme car cette hausse pourrait « remettre en question ce projet », selon les mots de Philipe Maugest, secrétaire général de Virgin Mobile.

L'opérateur comptait en effet profiter du taux de TVA réduit à 5,5 % sur la télévision pour développer son offre de TMB. Pire, la solution adoptée pourrait bien ressembler à une augmentation pure et simple de la facture de l'abonné, qui paierait alors les pots cassés de l'augmentation de la TVA payée par les opérateurs. Le responsable explique : « Nous prévoyions de ne pas augmenter le tarif payé par le client en utilisant l'avantage de la TVA réduite. Cette équation économique est donc remise en cause ».

Cette prise de position de la part de Virgin Mobile n'est pas non plus insolite puisque l'ensemble des FAI a déjà tenu le même discours. C'est notamment le cas d'Orange mais aussi de Free qui déclarait par le biais de Xavier Niel qu'une répercussion de la TVA autour de 3 euros serait possible.
le 19/10/2010 à 11:51
La Cnil se méfie de Facebook Places
Véritable cheval de bataille d'Alex Türk, le président de la Cnil, la géolocalisation est sujet des attentions de la commission. Sur son site, elle se dit « très attentive aux conditions de déploiement du service Places et demande à Facebook d'améliorer les paramètres de confidentialité et l'information des personnes ». Elle invite même à la prudence en matière de paramétrage de cette application.Nous évoquions d'ailleurs un nouveau problème de transmission de données personnelles ce lundi. En cause, la transmission de l'ID de l'utilisateur via le « referrer » d'un lien hypertexte créé par certaines applications. Cet ID, qui se révèle être une suite de chiffres unique, se retrouve ainsi dans le lien exploité par certaines applications les plus utilisées du réseau, comme Farmville ou Texas HoldEm Poker de l'éditeur Zynga. Ces informations laissées souvent publiques, comme l'année de naissance ou le lieu de résidence restent souvent accessibles par une simple recherche.

Cette fois, la Cnil tient donc à mettre en garde sur la géolocalisation. « Le premier risque est de dévoiler trop d'informations sur vous. Par exemple, publier sa localisation au cours de la journée peut conduire à dévoiler aux cambrioleurs potentiels vos horaires de présence ainsi que votre adresse ». La Cnil évoque notamment le site PleaseRobMe.com...

La Cnil donne donc des conseils simples : « Il faut garder à l'esprit que lorsque vous ajoutez un nouveau lieu, celui-ci sera accessible à l'ensemble des membres de Facebook et qu'il sera compliqué de le supprimer. Il faut donc éviter d'y faire figurer des informations personnelles ».

Enfin, la Commission tente d'anticiper l'avenir en rappelant une règle simple : « on peut imaginer que si vous vous trouvez près d'un magasin où vous avez préalablement effectué un check-in, vous recevrez une publicité ou un coupon de réduction. Il ne peut y avoir de publicité ciblée sans votre accord ».
« Nous sommes une société d'entrepreneurs, et nous voulons engager des gens très brillants. » C'est par ces mots que Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a expliqué ce week-end la stratégie de son réseau social à l'occasion de la conférence Y-Combinator.

Dans une vidéo de quelques minutes (voir ci-dessous), Mark Zuckerberg explique que son entreprise a réalisé beaucoup d'acquisitions au cours des deux dernières années. Notant que « ça signifie que les choses fonctionnent vraiment bien » pour Facebook, le jeune entrepreneur tient à préciser que l'achat d'entreprises ne se justifie pas en soi.

« Vous venez chez Facebook car c'est le meilleur endroit pour apprendre comment construire des choses, (...) et obtenir des compétences importantes. Au bout d'une semaine à peine vous pouvez travailler sur des choses qui vous tiennent à coeur, et monter votre projet en quelques mois. »

En clair, s'il ne se souvient pas si Facebook a racheté cinq, six ou sept entreprises au cours de la dernière année, Mark Zuckerberg estime que « ce serait une bonne chose de réaliser encore beaucoup d'acquisitions. »
le 19/10/2010 à 11:51
La Cnil espagnole attaque Google
L'affaire des Google cars et des réseaux Wi-Fi indûment enregistrés repart pour un tour. Cette fois c'est l'équivalent de la Cnil en Espagne, l'AEPD (Agencia Española de Proteccion de Datos) qui a décidé de saisir la justice. Elle reproche à Google d'avoir violé des lois portant sur la protection des données personnelles.Dans un communiqué (.pdf), l'AEPD estime que la firme n'a demandé aucune autorisation aux personnes concernées pour collecter ce type d'informations. Il faut croire que Google aurait ainsi récolté une véritable mine d'informations comme des adresses e-mails mais aussi des identifiants et mots de passe de connexions. Pire elle accuse également la firme d'avoir eu accès au contenu de certaines boîtes e-mails…

La commission estime alors que Google est allé à l'encontre de nombreux règlements et qu'il s'agit de « faits très graves » pouvant être sanctionnés d'amendes allant jusqu'à 600 000 euros. Si l'Espagne continue de se préoccuper de cette affaire, il faut également savoir que la Cnil française enquête toujours sur le sujet mais que d'autres Etats ont réglé la question. Pour exemple, l'Irlande a accepté qu'une entreprise tierce efface les données concernées.
Selon un entretien publié par l'agence de presse Reuters (en anglais), l'éditeur de la plateforme de distribution vidéo Brightcove serait en passe de tenter une introduction en Bourse (IPO). L'IPO pourrait avoir lieu au premier semestre 2011, selon l'agence.

Jeremy Allaire, PDG de Brightcove, n'a pas confirmé l'information, mais la nomination de Chris Menard comme directeur financier peut être un indice des intentions de l'éditeur. Il a mené l'introduction en Bourse de Phase Forward, finalement racheté par Oracle, et pourrait donc faire bénéficier Brightcove de son expérience dans le domaine.

Brightcove, qui devrait générer un chiffre d'affaires de l'ordre de 50 millions de dollars pour l'année 2010, serait au centre d'une consolidation nécessaire pour le monde de la vidéo en ligne, selon son PDG. Ce qui indique également que l'entreprise pourrait tenter une IPO - ou s'ouvrir à d'éventuelles offres de rachat.

Aucune confirmation de Jeremy Allaire, donc, même si Reuters cite une source proche du dossier pour ses informations.
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