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Aux Etats-Unis, la procédure de l'action collective permet à certaines personnes s'estimant lésées d'attaquer à plusieurs en justice une firme voire une institution publique. C'est ce que viennent de tenter plusieurs internautes contre Google.Une plainte (.pdf) a donc été déposée auprès du tribunal de San José sous le nom d'une internaute de San Francisco, Paloma Gaos. Son avocat avance les motifs de la plainte : « En raison de sa domination sur le marché de la recherche, Google, plus que toute autre société, représente une grande menace pour la confidentialité des citoyens ».

Concrètement, les internautes reprochent à la firme de communiquer des données confidentielles comme les résultats des recherches à des sociétés tierces. Ces demandes peuvent contenir des informations sur les préférences, les habitudes des internautes. Selon la plainte, elles seraient « fréquemment transmises à des cabinets de marketing, des courtiers en données, puis vendues et revendues à un nombre infinis de tiers ».

De son côté Google a assuré à l'AFP qu'il ne communiquait aucune donnée personnelle à des annonceurs tiers. De même, toute information permettant d'identifier un internaute serait effacée, les recherches seraient donc rendues totalement anonymes.
Alors que Street View est encore une fois au coeur de la polémique après avoir admit que les voitures ont capturé d'autres données que celles concernant les réseaux WiFi entre autre, des "courriels entiers" - Eric Schmidt, le PDG de Google, tente à sa manière d'étouffer les craintes concernant l'aspect intrusif du service.

Sur le plateau de l'émission Parker Spitzer sur la chaîne CNN, le chef de file du géant du Web a expliqué que l'objectif de Street View n'était pas de s'introduire dans la vie privée des gens. "Ce n'est pas une situation de contrôle. Nous faisons très attention à ne pas disposer d'informations en temps réel sur l'endroit où se trouvent les gens" a-t-il commenté. Eric Schmidt a également expliqué sur le ton de la plaisanterie que, les voitures ne passant jamais deux fois au même endroit et le délai entre la prise de vue et la publication pouvant prendre du temps, les gens pouvaient « déménager » pendant cette période.

Pour lever toute ambigüité sur les propos d'Eric Schmidt, dont les récentes plaisanteries concernant le traitement fait par Google des informations personnelles des utilisateurs avaient de quoi laisser perplexe, un porte parole de la firme a ajouté : "Street View propose une image statique dans le temps, il ne propose aucune visualisation en temps réel et n'affiche aucune information sur la localisation des gens. Bien sûr, nous permettons également aux utilisateurs d'envoyer une requête pour retirer leur domicile de Street View".

Face à l'opposition de nombreux partisans de la protection de la vie privée, Google cherche donc activement à rassurer les foules. Reste que le service est toujours dans le collimateur de nombreux pays du globe et il y a fort à parier que les récents aveux du service concernant les données capturées fortuitement n'arrangeront rien…Mise à jour : The Register explique qu'Eric Schmidt s'est excusé de ses propos concerné la possibilité pour les gens de "déménager" s'ils ne voulaient pas voir leur maison dans Street View. "je me suis clairement mal exprimé. Si vous êtes inquiet au sujet de Street View et que vous voulez que votre maison soit retirée, s'il vous plait, contactez Google et nous la supprimerons" a-t-il indiqué.
Google continue ses efforts dans le domaine du web hyper-local et annonce l'introduction d'un nouveau format publicitaire à destination des petites entreprises. Jusqu'à présent, les commerçants avaient la possibilité de s'inscrire à Google Places afin de mentionner différentes informations (horaires d'ouverture, photos, vidéos) au sein des requêtes générées sur Google et Google Maps.

La firme de Mountain View introduit cette fois Google Boost permettant aux commerçants de faire connaître leurs promotions occasionnelles sous la forme de publicités. Afin de mieux intégrer cette annonce au sein des résultats de recherche, Google explique que les opinions des consommateurs pourront être présentées ainsi que les coordonnées du magasin ou du restaurant.

Le processus est similaire à Google AdWords et les artisans et commerçants définiront un budget mensuel ainsi que quelques mots-clés relatifs à leurs activités et susceptibles d'être tapés dans le moteur de recherche. Actuellement en bêta Google Boost est pour l'instant réservé aux Etats-Unis.
le 26/10/2010 à 12:40
Google : 6,4% du trafic Internet
Le cabinet d'analyse Arbor Networks vient de publier de nouvelles données à propos du trafic de Google. Depuis le mois de janvier, la société californienne aurait enregistré une forte activité. En se basant sur les statistiques enregistrées par plus de 110 fournisseurs d'accès à internet autour du monde, les experts estiment que Google compte aujourd'hui en moyenne pour 6,4% du trafic Internet mondial contre 5,7% au mois de janvier.

"Seul un opérateur de niveau 1 possède toujours plus de trafic que Google », explique ainsi Arbor Network en ajoutant que la croissance de Google est encore plus rapide que celle du web tout entier qui affiche une progression de 40 à 45% par an.

Plusieurs facteurs expliquent cette croissance. Outre la popularité du moteur de recherche, rappelons que YouTube accueille 24 heures de vidéo toutes les 60 secondes et que le système Android connait également une forte progression. Pour la firme de Mountain View tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque face à cette montée, la société a présenté des résultats financiers en hausse de 23% par rapport à l'année dernière avec des revenus annuels s'élevant à 7,29 milliards de dollars.
Les modalités d'application de la « Carte Musique », un dispositif visant à développer l'appétit des internautes pour les offres de musique légale en ligne, viennent d'être précisées par le gouvernement au travers d'un décret publié au Journal Officiel du 26 octobre. Le lancement officiel est censé intervenir le 28 octobre prochain.

Issue de la mission Zelnik, mandatée par le ministère de la Culture pendant les débats relatifs à la loi Hadopi, celle qu'on appelait alors la « Carte Musique Jeune » permettra par exemple d'accéder à l'équivalent de 50 euros de musique en ligne (soit une cinquantaine de titres) pour un montant de 25 euros. La différence de prix, soit 25 euros, sera subventionnée par l'Etat et par les éditeurs de service, impliqués à hauteur de 20% du montant attribué, la contribution pouvant prendre la forme d'opérations de promotion de l'offre.

La Carte sera commercialisée directement par les éditeurs de services français ou européens qui désirent adhérer à la démarche. Elle sera réservée aux internautes français âgés de 12 à 25 ans, dans la limite d'une carte par personne et par an. Au niveau national, le décret précise que le dispositif est limité à un million de cartes attribué par an, chaque carte ouvrant droit à une subvention maximale de 25 euros.

« L'offre est composée d'oeuvres musicales émanant des catalogues de plus de cinq auteurs, artistes-interprètes ou leurs ayants droit, et de plus de trois producteurs de phonogrammes », précise le décret, qui insiste par ailleurs pour que les « oeuvres musicales d'expression française ou interprétées dans une langue régionale » profitent dans le cadre de la Carte d'un certain niveau de visibilité dès lors qu'on touche à la musique dite de variété.

L'offre devra par ailleurs recevoir un label attribué par l'Hadopi. Les caractéristiques de ce dernier n'ayant pas encore été déterminées, l'éditeur devra solliciter l'attribution de ce label et, en l'attendant, attester « sur l'honneur que l'intégralité de l'offre de musique présente sur son site internet est proposée avec l'autorisation des titulaires des droits ».

« Les éditeurs de services contribuent au financement de l'offre à hauteur de 20 % de son montant, le montant pouvant être atteint grâce aux contributions des ayants droit », précise-t-il encore. Toujours sur le plan financier, il est prévu qu'un même éditeur de service ne puisse recevoir plus de 5 millions d'euros de subvention, une mesure évidemment prise pour éviter qu'un seul acteur ne profite des bénéfices de l'opération. Le dispositif est pour l'instant programmé pour une durée de deux ans.
Plusieurs sociétés se sont réunies afin de rendre invalide une plainte initialement déposée par Interval Licensing, une firme détenue par Paul Allen, co-fondateur de Microsoft, auprès de la cour du district de Washington. Au mois d'août dernier les entreprises AOL, eBay, Facebook, Google, Netflix, mais aussi Apple, Office Depot, OfficeMax, Staples, Yahoo ou encore YouTube ont été accusées d'avoir violé quatre brevets jugés fondamentaux pour l'usage des applications Internet. Plus précisément ces documents décrivent des technologies pour le commerce électronique, les bases de données, la recherche sur Internet avec des dispositifs permettant de capter l'attention de l'internaute comme un système de notifications ou de pop-ups.

Les sociétés incriminées, Apple mis à part, ont décidé de riposter et affirment que cette déposition n'est pas valable. En effet, le plaignant serait resté trop évasif en ne mentionnant précisément aucun service qui violerait ses droits de propriété intellectuelle. Selon le magazine Ars Technica, ce manque de détails aurait même empêché Google de monter un vrai dossier de défense. Apple a de son côté demandé à ce que cette plainte soit tout simplement annulée. Au mois d'août Google déclarait : « cette plainte contre quelques-unes des entreprises les plus innovantes des Etats-Unis reflète une malheureuse tendance des gens à tenter de gagner la compétition dans les tribunaux plutôt que sur le marché ».

Selon le dépositaire de la plainte, ces technologies ont été créées et protégées par la firme Interval Research fondée par Paul Allen et David Liddle en 1992. Interval Research fit faillite en 2000 et Paul Allen créa Interval Licencing qui récupéra ces brevets. Notons que ces actions judiciaires ont épargné Microsoft...
Il n'y a pas d'âge pour traquer les bugs : preuve en est de l'histoire d'Alex Miller, un jeune Américain de 12 ans résidant à San José qui vient d'empocher un chèque de 3000 dollars signé par Mozilla, dans le cadre de la campagne menée par l'entreprise visant à rémunérer les chasseurs de bugs dans Firefox.

L'adolescent a mis le doigt sur un bug de dépassement de tampon, une faille considérée comme critique puisque pouvant entraîner le blocage du programme suite à une corruption de sa mémoire. Il aura fallu 10 jours à raison de 90 minutes de recherche par jour à ce jeune autodidacte pour cerner complètement le problème.

C'est l'augmentation récente de la prime allouée par Mozilla aux chasseurs de bugs qui a motivé le jeune garçon à les traquer à son tour. Selon Brandon Sterne, l'un des responsables de la sécurité des programmes de Mozilla, la performance est de taille : "Le nombre de personnes qui contribuent dans ce domaine est très restreint. C'est un créneau très technique" a-t-il commenté.

Alex Miller vient de recevoir son chèque : 3000 dollars pour 15 heures de travail, soit 200 dollars de l'heure. L'adolescent n'aurait pas pu trouver un job mieux payé pour arrondir son argent de poche ! Une histoire qui va, à coup sûr, créer des vocations…
Microsoft n'en finit plus de multiplier les annonces relatives au cloud computing depuis quelques jours. Après la mise en orbite de la version online de Microsoft Dynamics CRM et le lancement d'Office 365, l'éditeur annonce plusieurs partenariats importants.

Le premier a été signé avec le site Cloud.com, ni plus ni moins. Les deux partenaires ont annoncé qu'ils allaient travailler ensemble autour du projet OpenStack, qui intègrera désormais l'hyperviseur de Microsoft, Hyper-V. Le projet, lancé par la NASA et Rackspace pour permettre aux entreprises de faire migrer applications et documents facilement vers le cloud, prenait déjà en charge Xen, KVM, QEMU et les hyperviseurs basés sur l'utilisation de Linux.

Cloud.com et Microsoft vont donc travailler à l'intégration d'Hyper-V en plus, Microsoft fournissant le support technique et architectural à Cloud.com, qui s'occupe du développement logiciel. Le code sera ensuite enregistré dans l'annuaire de code public d'Openstack.

Autre partenariat, toujours sur le cloud : l'éditeur vient d'annoncer qu'il avait signé avec STS Group un accord de revente directe pour son réseau mondial. Cette information est franco-française, puisque le groupe STS devient le deuxième partenaire hexagonal à pouvoir commercialiser les services cloud de Microsoft.

L'accord concerne la commercialisation de l'offre SaaS de Microsoft dans 40 pays.
Les semaines se suivent et se ressemblent à peu de chose près pour Street View : le service de Google récolte encore une fois les fruits de sa collecte inopinée de données personnelles qui ont contribué à ternir sa réputation il y a quelques mois. Une affaire qui semble permettre à de nombreux pays de régler leurs comptes avec un service souvent jugé intrusif : c'est cette fois-ci le cas de l'Italie qui vient de prendre des mesures à l'encontre du service, sans toutefois l'interdire.

L'autorité de régulation de la vie privée du pays l'équivalent, en Italie, de notre CNIL a ainsi décrété que Street View pouvait reprendre du service sur le territoire, à plusieurs conditions. Outre le fait que les Google Cars devront être suffisamment identifiables, la firme de Moutain View devra également annoncer le trajet des voitures 3 jours avant leur passage sur le site du service, et le communiquer aux principaux médias des localités concernées.

"Il y a eu un signal d'alarme fort tiré par de nombreux pays européens hostiles vis-à-vis des photos prises par Google" a commenté Francesco Pizzetti, le président de l'autorité de régulation italienne. "Nous avons reçu des protestations, certaines venaient même des administrations locales."

Cette décision intervient quelques jours après de nouvelles révélations faites par Google : vendredi, le géant du Web a en effet avoué que les voitures avaient récupéré des données personnelles autres que celles portant sur les réseaux WiFi, après les conclusions des autorités canadiennes qui évoquaient des "courriels entiers" aspirés par les Google Cars.
Après avoir déposé une plainte contre trois spammeurs la semaine dernière, le géant communautaire Facebook s'attaque désormais à Faceporn pour violation de propriété intellectuelle. Ouvert depuis le mois d'avril, ce site pornographique est inaccessible depuis mercredi dernier. Sur la page d'accueil il est ainsi mentionné : « nous faisons de notre mieux pour revenir (avec un site) encore mieux qu'avant. Nous planchons actuellement sur une nouvelle version et ce sera le meilleur site porno que vous n'aurez jamais vu ».

Ce n'est pas la première fois que Facebook s'en prend à des services concurrents. Au mois d'août des actions avaient été lancées contre TeachBook, un réseau social à destination des enseignants. Le plaignant expliquait que l'utilisation du mot book au sein d'un tel service pouvait porter à confusion. Facebook tenterait également d'obtenir des droits sur le mot face lorsque ce dernier est employé de manière similaire. En l'occurrence, le site Faceporn propose les fonctionnalités d'un réseau communautaire.

Dans sa déposition, la société de Mark Zuckerberg explique que Faceporn « copie ouvertement le logo, le site et le "mur" de Facebook ». En guise de "poke", les internautes envoient d'ailleurs des "flirts". Le plaignant demande à ce que Thomas Pederson, créateur de Faceporn, lui reverse l'intégralité de ses revenus et lui transfert le domaine. Une audience est attendue pour le mois de janvier.
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