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Bouygues Telecom a aujourd'hui annoncé le lancement imminent de l'offre « Bbox fibre », qui complète l'offre ADSL avec laquelle il s'est lancé sur le marché du fixe en 2008.

La fibre tout de suite, non sans concession

L'offre « fibre » de l'opérateur repose sur l'infrastructure FTTB (littéralement fibre jusqu'à l'immeuble) de Numericable, lui donnant immédiatement accès à 6 millions de foyers. Si la technologie exploitée permet certes de dissocier l'Internet de la télévision, contrairement à l'ADSL, la notion de « jusque » est en revanche toujours de mise puisque le débit dépend d'un certain nombre de facteurs.

4 millions de foyers bénéficient ainsi d'un débit en téléchargement de jusqu'à 100 Mbps, les autres plafonnant au mieux à 30 Mbps. En outre, le débit en envoi plafonne à 5 Mbps, alors que la FTTH (fibre jusqu'au logement) promet de révolutionner nos usages d'Internet en offrant un débit décuplé (50 Mbps chez Free, 100 Mbps en option chez Orange). En pratique, les bureaux de Bouygues Telecom bénéficiaient par exemple à l'heure de la conférence de presse d'un débit oscillant entre 40 et 60 Mbps.

Le modem mais aussi le ou les décodeur(s) TV présentent néanmoins l'intérêt de se connecter au câblage de l'antenne de télévision déjà déployé dans les foyers, le plus souvent dans plusieurs pièces. Ils ne requièrent donc ni lourds travaux de déploiement, contrairement à la FTTH, ni installation d'un réseau informatique entre le modem et le décodeur.

Un décodeur TV avec media center et compatibilité 3D, mais déjà obsolète

La technologie du câble devrait permettre de diffuser plusieurs flux haute définition à haut débit, sans impacter le débit de la connexion Internet, et donc sans recourir à un taux de compression trop destructif. Pourtant, le décodeur retenu par Bouygues n'offre qu'une sortie 720p ou 1080i, mais pas de véritable Full HD 1080p.

On retrouve malgré tout l'essentiel des fonctions de la concurrence, tels que le contrôle du direct ou un enregistreur numérique, au moyen d'un disque dur interne de 160 Go. Une fonction media center fera son apparition à une date ultérieure encore inconnue, bénéficiant des deux ports USB intégrés.

Deux formules dont une quadruple play

L'offre « Bbox fibre » comprend l'accès Internet jusqu'en très haut débit à 100 Mbps, une centaine de chaines de télévision, dont une dizaine en haute définition, ainsi que les appels illimités vers une centaine de destination internationales.

Elle sera disponible dès le 2 novembre, notamment auprès des « clubs Bouygues Telecom » implantés en zones éligibles. Deux formules seront proposées : l'une nue, l'autre associée à un forfait de téléphonie mobile au sein d'une offre « ideo tout-en-un ».

La « Bbox fibre » nue, incluant la location d'un modem et d'un décodeur TV, est à 39,90 euros/mois. La location en option d'un ou plusieurs décodeurs supplémentaires sera proposée ultérieurement pour un tarif inconnu.
Le service Google Docs, qui permet de réaliser du traitement de texte dans le Cloud sans avoir à passer par un logiciel installé accepte depuis hier le glisser-déposer d'images, à l'instar de Gmail qui propose la même fonction depuis mai dernier.

Une fonctionnalité qui s'ajoute à celle, déjà présente, d'ajout d'image via une URL ou un dossier local, et qui exploite le HTML5. Le glisser-déposer d'images est disponible sous Google Chrome, Firefox et Safari. "Nous l'activerons sur les autres navigateurs dès qu'ils prendront en charge cette fonction" ajoute le blog du service.
Si vous utilisez la version stable du navigateur Google Chrome alors attendez-vous à une mise à jour vers la version 7. En respectant le nouveau cycle de développement, qui consiste à publier une nouvelle mouture toutes les six semaines, les ingénieurs de Google annoncent la disponibilité de la version 7.0517.41.

Au total, les développeurs ont corrigé plus de 800 bugs toutes plateformes confondues. Parmi les plus sévères notons des problèmes de corruption de mémoire avec certaines images GIF ou encore quelques plantages avec certains formulaires. Chrome 7 apporte une meilleure prise en charge du HTML5 notamment avec l'implementation d'un nouvel algorithme d'analyse. Ce dernier permet d'uniformiser le comportement d'une page web au travers de différents navigateurs se basant sur le même l'algorithme. Par ailleurs il sera possible d'embarquer directement au sein de vos pages des éléments SVG et MathML Aussi, couplées à d'autres API, les interfaces de programmation de File permettront d'interagir avec des éléments au sein d'une application web.

Google Chrome 7 est également compatible avec AppleScript pour les utilisateurs de Mac OS X. Il devrait donc être possible d'automatiser certaines tâches, par exemple, l'extraction automatique des images d'une page web ou l'analyse des liens au sein d'un article. Notons enfin de nouvelles options de gestion pour les cookies.

La mise à jour devrait être transparente. Sinon rendez-vous ici.
Microsoft vient chasser sur les terres de Google et de sa suite de productivité dans le cloud Google Apps. Avec Office 365, l'éditeur veut fournir SharePoint, Exchange, Lync et Office Web Apps dans le cloud, en version 2010.

Le message de Microsoft est clair : les professionnels auront désormais une alternative à Google Apps pour la gestion de leur collaboration et de leurs communications dans le cloud. Dédié aux PME / PMI comme aux grandes entreprises, « Office 365 est le meilleur de notre expertise en termes de productivité, toutes les applications étant fournies dans un seul service de cloud computing, » selon Kurt DelBene, président de la division Office.

L'idée, c'est aussi d'élargir le public des applications professionnelles de Microsoft, auparavant réservées - en raison de leur coût - aux entreprises de taille importante. « L'artisan ou l'entrepreneur » pourra donc bénéficier de ces applications, selon Kurt DelBene, grâce à « une meilleure maitrise de ses coûts. » Il profitera « des dernières innovations et de logiciels à jour en permanence. Chacun peut ainsi se concentrer sur son travail tandis que Microsoft et ses partenaires s'occupent de la technologie. »

Si on peut noter que Microsoft aura mis du temps à mettre en place une solution unifiée face à Google, l'éditeur de Redmond confirme ainsi sa stratégie d'engagement en faveur du cloud computing. Les coûts sont ainsi abaissés. Une version pour les petites entreprises et les professionnels, réservée aux sociétés de moins de 25 employés, sera par exemple proposée à 5,25 euros par utilisateur et par mois. Elle embarquera les Office Web Apps, Exchange, SharePoint, Lync et un service de site web externe.

Pour les moyennes et grandes entreprises, Microsoft met en place différentes formules. Premier prix : 1,75 euros par utilisateur et par mois, pour Exchange Online uniquement, avec un plafond à 9 euros pour la suite complète.

Autre annonce de Microsoft : Office Professionnel Plus 2010 sera désormais disponible en modèle SaaS (Software-as-a-Service). Cette version ultime de l'offre combine la version la plus complète des offres précédentes à Office Professionnel Plus 2010. Messagerie électronique professionnelle, messagerie vocale, réseau social interne, messagerie instantanée, portails web, extranets, vidéoconférences, téléconférences conférences web et autres services seront disponibles à la demande, à partir de 22,75 euros par utilisateur et par mois.

Microsoft annonce par ailleurs la possibilité de postuler dès aujourd'hui au programme beta dans 13 pays, dont la France.
L'affaire des données capturées par les Google Cars n'est pas terminée, du moins, pas dans certains pays comme le Canada. La commissaire à la vie privée du pays, Jennifer Stoddart, vient de trancher en la défaveur de Google : l'étude des données récoltées par les voitures du service Street View aurait révélée que "Google avait effectivement saisi des renseignements personnels, et dans certains cas, des renseignements de nature très sensible, tels que des courriels entiers. L'incident représente une violation sérieuse du droit des Canadiennes et des Canadiens à la vie privée" explique le communiqué diffusé par la commissaire.

"Selon toute probabilité, l'incident a touché des milliers de Canadiennes et de Canadiens" ajoute le communiqué, qui considère que la récupération des données, qualifiée d'involontaire par Google, émane d'une "imprudence commise par un ingénieur" et d'un "manque de contrôle" des procédures de protection de la vie privée.

Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a donc transmis à Google une liste de recommandations incluant la suppression "des données utiles canadiennes recueillies" et l'obligation "que Google réexamine et améliore la formation offerte à tous les employés au sujet du respect de la vie privée". La firme de Mountain View a jusqu'au 1er février 2011 pour se mettre en conformité avec le Commissariat, qui réexaminera alors le dossier et envisagera de clôturer l'enquête. A l'heure actuelle, les Google Cars restent donc à l'arrêt au Canada.
Google Ventures, le bras armé de l'investissement dans les startups chez Google, vient de signer un ticket au site de marketing géolocalisé Signpost. Peu connu en France, ce site pourrait néanmoins bientôt s'activer en Europe. C'est en tous cas dans une optique d'expansion qu'il devrait utiliser l'argent de Google Ventures.

Et si la somme investie par la filiale d'investissement de Google n'a pas été dévoilée, on sait que Signpost avait déjà reçu 1 million de dollars de Spark Capital il y a quelques mois. En fait, c'était Postabon qui avait reçu cet argent de l'investisseur, mais l'annonce de la levée de fonds auprès de Google est accompagnée d'un changement de nom.

Le nouveau Signpost, donc, n'est pas un site de distribution de coupons en fonction de la position géographique de l'utilisateur. Il s'agit bien plus d'un outil de partage de bons plans entre utilisateurs - même si les entreprises peuvent directement pousser leurs réductions sur le site. L'idée est donc de signaler des promotions en cours plutôt que de proposer des coupons dédiés.

En clair, il suffit aux utilisateurs de naviguer, de repérer une promotion, et de récupérer les informations pour s'y rendre. Signpost se charge de téléphoner aux commerçants pour vérifier les annonces publiées par ses membres. Lors d'une visite, le site a repéré que nous étions en région parisienne. Le service est donc potentiellement fonctionnel pour la France, même si pour l'instant, seuls des exemples de promotions s'affichent. Aucune offre réelle n'existe encore pour la France, même s'il est techniquement apparemment possible d'en saisir un nouveau.
Sur son site, l'Arcep rassemble les résultats des mesures de qualité de service des FAI et autres opérateurs de téléphonie. Les opérateurs ayant plus de 100 000 abonnés par type d'accès au service téléphonique fixe (réseau téléphonique commuté, ADSL, câble) doivent chaque trimestre, montrer patte blanche.Plusieurs points sont détaillés dans les résultats transmis par les opérateurs. Ainsi, concernant le taux de panne par ligne d'accès ADSL 30 jours après l'installation, Bouygues signe le plus mauvais résultat avec 13,5 % de lignes en souffrance. Sur ce point, les chiffres sont disparates puisque si SFR suit avec 12,6 % et Free avec 11 %, les autres opérateurs communiquent des taux plus bas comme Darty avec 6,97 % ou Numericable avec 3,94 %.

Aussi, le délai de réparation varie énormément. Même si la plupart des pannes sont réparées en 48 heures (voire 52 heures si l'opérateur calcule en jours entiers), le délai moyen va de 5,96 jours pour Bouygues à 15,9 jours pour Alice. Le déplacement d'un technicien pour des problèmes plus graves peut donc prendre du temps selon les opérateurs.

Autre facteur clé de ces « carnets semestriels », les plaintes concernant l'exactitude de la facturation. Un point un peu biaisé car il compare le nombre de plaintes au nombre de factures émises par l'opérateur. On parle alors de plusieurs millions de factures émises par le FAI. Sur ce point, les opérateurs font un tir groupé entre 0,01 % de plaintes sur les factures pour SFR et 0,09 % pour Alice.

Ces indicateurs sont donc un point d'étape du rapport que nouent les opérateurs avec leurs clients. Tous les tableaux sont librement consultables à cette adresse.
Google et Yahoo auraient des pratiques anti-compétitives sur le marché japonais, si l'on en croit l'e-commerçant Rakuten (par ailleurs nouveau propriétaire de Priceminister). Le géant nippon a demandé à la Fair Trade Commission, l'autorité de régulation du commerce japonais, de s'intéresser à un accord entre les deux éditeurs web américains.

Selon les termes de l'accord, Yahoo Japon se basera sur le moteur de recherche de Google pour présenter les résultats de recherche sur son propre site, le plus visité du pays.

Un partenariat qui pourrait briser la concurrence, selon Rakuten, et ralentir la croissance de l'utilisation d'Internet au Japon. « Ce partenariat mérite une attention importante, parce qu'il y a un risque réel que la croissance globale du secteur soit irrémédiablement affecté, » estime le porte-parole de Rakuten, Hirotoshi Kato.

L'autorité de régulation a accepté d'examiner les termes de l'accord, accédant ainsi à la demande de Rakuten. Microsoft avait également été très critique envers cet accord. Pourtant, l'éditeur avait déjà signé le même type d'accord avec Yahoo pour plusieurs sites internationaux. Ce dernier ne concerne pas Yahoo Japon - dont la maison mère de Yahoo ne détient pas la majorité.
Les Anonymous sont un collectif hétéroclite d'internautes qui annoncent vouloir mener des attaques Ddos contre certains sites. Leurs cibles favorites s'avèrent être les sites d'ayants-droit. Ils avaient d'ailleurs déjà promis de se frotter au site hadopi.fr.Certains des membres se disent organisés au nom de la défense de The Pirate Bay et souhaitent diriger une sorte de contre-pouvoir par le hack informatique. Une position plutôt extrême et très décriée par nombre d'internautes et autres bloggeurs.

Parmi les critiques, Paul Da Silva fait remarquer aujourd'hui que l'outil servant à voter pour le choix de la cible serait largement vulnérable. Il pourrait même être mis hors d'état de nuire via une simple injection SQL. Malgré cela, l'opération Payback, qui vise à attaquer des sites d'ayants-droit de l'industrie musicale, pourrait bien continuer. Hadopi.fr figure toujours en tête de la liste des cibles proposées.

Friands d'attaques par déni de service, les Anonymous disposeraient par ailleurs de moyens d'actions plus étendus. Un de ses représentants aurait ainsi affirmé au site ZDnet Australia que la communauté avait à disposition une faille de type 0 day affectant le noyau Linux, que l'on retrouve derrière de nombreux serveurs d'hébergement de sites Web. « Cette faille se situerait au niveau de l'implémentation de la pile TCP/IP et du protocole IPv6 et le hic, vous l'aurez compris, c'est que cette faille, si elle existe, n'est pas encore patchée. », fait remarquer le blogueur Korben.

Grâce à cette méthode, déjà certains sites auraient fait les frais des Anonymous. ipo.gov.uk (The Intellectual Property Office), ou encore le site d'ACAPOR au Portugal redirigeaient pendant un temps sur le très connu The Pirate Bay.

Mise à jour : Un e-mail envoyé à la rédaction de ZDnet met en cause l'existence de la faille utilisée par les Anonymous concernant le kernel Linux. L'auteur explique que si elle était connue, elle aurait déjà été répertoriée puis corrigée…
Si l'on évoque souvent le piratage de la musique ou des films, celui des livres numériques est bien souvent laissé de côté : un fait qui faisait jusqu'à aujourd'hui du pirate de livre électronique un inconnu. Grâce au MOTif, l'observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France et de l'ElabZ, son laboratoire sur le live numérique, ce type de cyber-pirate a aujourd'hui un « visage ».

Dans une étude publiée hier par l'ElabZ et réalisée auprès de 30 pirates ayant accepté de témoigner anonymement, on apprend ainsi que l'âge moyen d'un adepte du piratage de livres numériques est de 29 ans, qu'il est grand consommateur de livres papiers aussi bien en termes de budget que de nombre de livres lus à l'année et qu'il télécharge plus de livres numériques qu'il n'en lit.

Un profil qui, selon le rapport, « va contre l'idée reçue du pirate adolescent ». Quant aux motivations des adeptes du téléchargement illégal, elles trouvent leur source dans des contraintes liées aux DRM jugées abusives, des offres jugées financièrement inadaptées et des catalogues finalement peu complets et attrayants : seul un livre sur cinq vendu en librairie serait aujourd'hui proposé en version dématérialisée, selon l'AFP.

Du côté des personnes interrogées qui proposent des livres piratés en téléchargement (les uploader), la notion de gratuité du savoir est également très présente : "Le partage des connaissances et du savoir devrait être libre et gratuit au même titre que l'éducation publique !" commente l'un des pirates du panel. Pirater un livre en le numérisant page par page prend un temps considérable, mais cette pratique alimente "l'offre illégale" qui s'avère finalement paradoxalement plus riche que l'offre légale.

Reste à savoir si cette étude, disponible sur le site de MOTif au format PDF, attirera l'attention des professionnels du secteur qui détiennent désormais quelques clés supplémentaires pour séduire des consommateurs boulimiques de lecture, mais globalement insatisfaits par l'offre actuelle.
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