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Humour Degré 2.0. Succès d'audience du web hexagonal avec plus de 8 millions de visiteurs uniques chaque mois (contre 8,5 millions pour le leader Skyrock.com), Facebook est depuis sa création un environnement particulièrement fertile pour l'humour potache des internautes.

Un humour qui semble avoir atteint ses limites puisque la très sérieuse société protectrice des animaux (SPA) vient d'émettre un communiqué de presse demandant très officiellement au réseau social de faire fermer le groupe de la « Fédération Française de Lancer de Chiot ».« Internet peut être la pire ou la meilleure des choses. Il est alarmant que de tels groupes, comptant exercer des activités de mauvais goût puissent se créer ainsi sur Facebook. Il y a un véritable problème de société. La SPA ne peut que désapprouver la création d'un tel groupe et demande à Facebook de le fermer dans les plus brefs délais. Les animaux une fois de plus font les frais du malaise d'une société en perte de repères, c'est inacceptable et nous devons réagir ! », déclare Virginie Pocq Saint-Jean, Présidente Nationale de la SPA. 

Classé dans la rubrique « Sports extrêmes », ce groupe qui ne compte que 243 membres à l'heure où nous écrivons ces lignes joue pourtant clairement sur le second degré en proposant le lancer de chiots comme « discipline olympique » ou en évoquant un jumelage avec le 3è régiment de parachutistes d''infanterie de marine de Carcassonne « afin de mieux faire connaître au grand public toutes les arcanes de ce sport méconnu. »...

La SPA manquerait-elle d'humour ? « Nos adhérents sont choqués par ce genre de groupe. C'est une question de principe : nous ne voulons pas rire avec la maltraitance des animaux », nous explique un représentant de la SPA, qui attend une réponse de Facebook à cette demande de fermeture.

Reste désormais à connaître la position du réseau social, à priori hostile à l'idée de censurer ses membres mais qui pourrait céder à cette demande de la très puissante SPA afin de ne pas se fâcher avec nos 30 millions d'amis à quatre pattes... et leurs propriétaires.
Après Wordpress, Movable Type ou encore DotClear, le marché de la plateforme de blog continue sa croissance et dans la foulée, c'est au tour de Microsoft de lancer un CMS open source, pour l'instant destiné aux développeurs.

Issu de la communauté MIX regroupant des développeurs qui se penchent sur les projets de Microsoft en matière d'innovation sur l'Internet, Oxite pourrait, à terme, se destiner à être un concurrent sérieux au plateformes de blogs existantes ainsi qu'aux CMS.

A en juger par le site officiel, Oxite rassemblerait "tout ce dont vous avez besoin (et même plus!). Lorsque vous créez votre propre blog ou site Internet, vous vous retrouvez devant une large liste de protocoles et de fonctionnalités qu'il vous faut intégrer [...] Oxide vous offre une base solide sur laquelle vous pouvez rajouter des outils de pingback, de trackback, un système de commentaires anonymes ou authentifiés avec ou sans modération, gravatar, flux RSS voire le support de Windows Live Writer"

Du côté technique, Oxite repose sur ASP.NET et pourra être codé directement à partir du logiciel Visual Studio Team Suite. Notons que la technologie .NET a déjà été utilisée pour développer un CMS, notamment avec DotNetNuke.

Pour les entreprises, Microsoft propose déjà l'application SharePoint permettant notamment la création de site intranet. Il ne serait donc pas surprenant que la firme de Redmond décide d'y intégrer Oxite à l'avenir.
À l'occasion du cinquantième anniversaire de la première séance de la première législature de la cinquième République, qui s'est tenue le 9 décembre 1958, l'Assemblée nationale a mis en ligne mardi sur un nouveau site internet tous les comptes rendus de séances depuis 1958, toutes les questions écrites ainsi que les tables analytiques et nominatives des débats correspondantes, ainsi que les dossiers législatifs depuis 1986.

L'équivalent de 350 000 pages, qui n'étaient jusqu'à présent disponibles que sur papier dans des bibliothèques, sont ainsi mises à disposition librement sur internet. La plupart de ces ressources documentaires ont été numérisées sur papier et sont consultables au format PDF, tandis que les plus récentes sont directement accessibles depuis le navigateur internet au format HTML. Des recherches textuelles sont possibles quelque soit le format des documents et font de ces archives un instrument de travail pour les professionnels du droit. Elles sont également au service de l'ensemble des citoyens, d'après le communiqué de l'Assemblée nationale.
En ce qui concerne les applications Internet riches, nous connaissons déjà les possibilités offertes par Silverlight, Flash ou Adobe AIR. C'est désormais au tour de Google de rentrer dans la danse avec son Native Client actuellement en cours de développement.

Comment profiter de la puissance du processeur de la machine pour faire tourner des applications web plus rapidement ? Google pose le problème auprès des développeurs en présentant la technologie Native Client qui est disponible pour les architectures X86 et fonctionne pour l'instant sous Mac (Intel), Linux (Ubuntu) et Windows XP avec les navigateurs Firefox, Safari, Opera et Google Chrome. A l'avenir, Google envisage de porter cette technologie sur les processeurs ARM et PowerPC.

Google s'interroge sur les éventuels problèmes liés à la sécurité de cette technologie. En effet, alors que les applications web riches embarquent du Javascript asynchrone afin de procéder à des manipulations d'objets (ex: correction d'une photo), Native Client a pour ambition d'effectuer ces mêmes opérations directement à partir de la puissance de la machine, c'est-à-dire sans communiquer avec les serveurs du service-même.

Sur le blog officiel de Native Client, Brad Chen explique : "avec la possibilité de faire tourner du code natif directement sur la machine de l'utilisateur et de manière fluide, il serait possible d'effectuer ces manipulations d'images à partir du processeur. Il en résulterait une application bien plus réactive en minimisant les latences de transfert de données ".

Toujours en termes de sécurité, l'utilisateur doit aussi être assuré que seules les applications tierces autorisées fonctionnent directement sur la machine. Pour ce faire, sur Linux et Mac OS X, Google utilise la technologie Strace (ptrace) qui permet de surveiller les appels système effectués par le programme. Pour Windows, cette surveillance devrait être mise en place au travers d'une liste blanche.

Du côté d'Adobe, la technologie AIR permet aussi de retrouver l'intéractivité avec un service web directement à partir de l'ordinateur et plusieurs développeurs tel que Ebay ou AOL ont développé leur propre application. Native Client se positionnera-t-il comme un véritable concurrent dans cette stratégie web2OS ou s'agit-il véritablement d'améliorer les performances pour l'utilisateur ?

Native Client n'en est qu'à ses débuts en phase bêta mais peut être avec quelques exemples de prise en main ici.
Microsoft s'est dit prêt à réduire à 6 mois la durée de conservation des données personnelles, adhérant ainsi aux recommandations du Groupe de travail sur la protection des données (aussi appelé G29), publiées en avril dernier par cet équivalent européen de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Ce comité préconise également l'anonymat des données.

John Vassallo, conseiller de Microsoft pour les affaires européennes, a néanmoins indiqué qu'ils iraient jusqu'à six mois quand les autres le feront, arguant auprès de l'AFP qu'avec seulement 2% de part de marché en Europe, les effets seraient limités s'ils étaient les seuls à changer de comportement.

Ces données personnelles, regroupant notamment les habitudes et les recherches récurrentes des internautes, permettent en effet aux éditeurs de services en ligne et de moteurs de recherche d'améliorer les résultats amis aussi (et surtout) de cibler leurs publicités et d'attirer les annonceurs. Google avait fait un premier pas au mois de septembre en abaissant la durée de conservation de ces données à 9 mois, contre 18 mois auparavant, expliquant que celles-ci permettaient, entre autres, d'assurer la sécurité des utilisateurs (en détectant les auteurs de phishing et d'autres fraudes par exemple). Yahoo, jusqu'à présent muet au sujet de ces recommandations européennes, conserverait quant à lui ces données 13 mois.
Mardi dernier, Google a officiellement annoncé que l'index du moteur de recherche de Book Search allait s'enrichir d'une archive d'articles de magazines. Ainsi, le géant de Mountain View a signé des partenariats avec "différents éditeurs pour commencer la numérisation de plusieurs millions de publications ".

Voici par exemple la collection des numéros du magazine Ebony parus entre 1960 et 2000. Nous retrouvons par ailleurs les publications Popular Science de 1870 à 2000 ou du New York Magazine de 1965 à 1995.

A l'heure où nous écrivons ces lignes, le choix reste encore restreint mais Google semble avoir trouvé une solution qui satisfasse les éditeurs inquiétés par la question des droits d'auteur. En plus d'un lien direct vers leur site Internet, ils bénéficient d'une partie des revenus publicitaires générés par les internautes sur l'archive de Google.

Outre les livres, Google a récemment ajouté à sa collection les photos du magazine LIFE mais aussi des journaux d'époque.
Oubliez la dimension informative du Web : si l'on en croit le classement des recherches les plus fréquemment effectuées sur les moteurs de recherche Google et Yahoo, les internautes sont bien plus intéressés par les ébats de Britney Spears ou la possibilité d'écouter gratuitement de la musique en ligne que par les conséquences de la crise économique ou les enjeux de l'élection présidentielle américaine. Comme toujours, les requêtes à caractère sexuel, pornographique ou dont la légalité serait sujette à caution sont évincées de ce classement.

En France, où la très large majorité des internautes qui effectue ses recherches sur Google, c'est le terme YouTube qui constitue selon le moteur la requête la plus fréquente. Viennent ensuite les termes "jeux", "Yahoo", puis l'annuaire "pages jaunes", devant "orange", "facebook", "video", "tv", "meteo" et "ebay".

En parallèle de ce classement, Google identifie quelles sont les requêtes ayant enregistré la plus forte progression sur l'année. Ici, c'est le service en ligne "deezer" qui sort en tête, suivi des requêtes "facebook", "le bon coin", "yahoo mail", skyrock", "m6", "youtube", "ikariam", "viedemerde" et "labrute".

Que retenir de ces deux classsements ? Le Web confirme sa dimension utilitaire, comme le montrent la place occupée par certaines requêtes associées à des services de recherche ou de communication, mais le divertissement prend le pas : requêtes associées à la vidéo, à la musique ou au jeu constituent l'essentiel de ce top 10.

Google a par ailleurs choisi cette année de distinguer Paris et Marseille comme zones d'étude particulières pour les "requêtes ayant connu la plus forte progression". On y découvre que les parisiens sont captivés par la dartybox et le Velib, mais n'en délaissent pas pour autant des préoccupations moins terre à terre, puisque le site "adopte un mec" arrive en troisième position. Une fois encore, ce top témoigne avec une certaine justesse de la montée en puissance de certains phénomènes du Web : "vie de merde" se place en 5e position, alors que "m6 replay", et "facebook.fr" occupent les 7e et 8e place. Seul média des différents classements abordés ici, "rue 89" figure à la 9e place de ce top.

Au niveau mondial cette fois, le top 10 des recherches Yahoo sacre un certain nombre de personnalités, à commencer par la chanteuse Britney Spears. Barack Obama, nouvellement élu président des Etats-Unis, se voit relégué à la troisième place par la WWE (World Wrestling Entertainment, ligue internationale de catch). Caractère sulfureux et forte poitrine sont assurément de bons atouts pour accaparer les premières places du classement, et ce ne sont pas Jessica Alba, Lindsay Lohan ou Angelina Jolie qui diront le contraire.

Google ne révèle pas le classement des requêtes les plus fréquentes, mais délivre la liste de celles qui ont enregistré la plus forte progression sur un an. Seule Sarah Palin, la colistière de John McCain, parvient à détrôner les Jeux Olympiques de Pékin. Bien qu'élu, Obama n'arrive qu'en sixième position. On notera la présence dans ce classement de trois réseaux sociaux dont la portée n'est pas forcément internationale, comme "tuenti", hispanophone, "nasza klasa", polonais cette fois, ou l'allemand "wer kennt wen".
L'éditeur des solutions de sécurité informatique McAfee a publié son rapport de cyber criminalité pour l'année 2008. Cette année, le nombre de programmes malveillants aurait augmenté d'environ 500%. Alors que la crise économique favorise de nouvelles pratiques frauduleuses, les moyens mis en oeuvre pour assurer la sécurité des internautes ne seraient pas suffisants. Face à cette situation alarmiste, McAfee annonce un programme de lutte et de sensibilisation pour freiner l'ampleur de la fraude par Internet.

Nouvelles cibles : les réseaux communautaires

François Paget, chercheur du groupe Alerte chez McAfee, explique que la nature de la menace a largement évolué et, sans surprise, déclare que les réseaux communautaires sont devenus la nouvelle cible principale des cybercriminels. "Alors qu'il y a quelques années, nous observions des scams par email, désormais, ces derniers arrivent directement dans la boite électronique du réseau social" explique-t-il. Parmi les menaces se propageant sur le net, notons par exemple les vers W32/Koobface.A.worm sur MySpace ou W32/Koobface.B.worm sur Facebook. En tout plus de 25 variantes auraient récemment été observées ces derniers jours.

D'autres réseaux, tels que le site de microblogging Twitter, seraient aussi surveillés par les hackers du Moyen-Orient en quête de cibles ou d'informations précises. En effet, Twitter est notamment utilisé par les soldats américains sur le front en Irak.

Une dimension politique non négligeable

En revenant sur les attaques qui ont touché l'Estonie et la Géorgie en 2007 et 2008, François Paget souligne aussi l'envergure politique de la cybercriminalité. "Il y a un certain nombre de soupçons et un certain nombre de pays montrés du doigt comme la Chine et la Russie" affirme-t-il avant d'ajouter : "nous sommes persuadés qu'il y a des liens entre les groupes qui se disent patriotiques et les gouvernements [...] bien sûr, nous n'avons pas retrouvé d'adresses IP menant au Kremlin, mais le nom de Vladimir Poutine a été cité".

Ainsi, en 2005, le pirate ukrainien Dmitry Golubov, considéré l'un des plus grands fraudeurs à la carte bancaire et connu sous le nom de Script, fut arrêté par la police locale, mais libéré 6 mois plus tard sous la pression des autorités politiques du pays. Aujourd'hui, c'est une figure politique locale.

La crise financière propice à la cybercriminalité

Pour François Paget, il est clair que la crise actuelle profite largement aux hackers et cela peut être observé de différentes manières sur la Toile. Aussi, l'expert en sécurité regrette qu'en tentant de résoudre l'économie de leur pays, les gouvernements replacent la cybercriminalité au second plan.

Les sites Internet frauduleux deviennent de plus en plus professionnels, voire même localisés afin de cibler encore plus leurs victimes potentielles. Parmi ces fraudes, nous retrouvons de fausses banques, des sites promettant un placement rentable ou de fausses organisations juridiques. "Il y a même un site qui promet un placement à 850% en 24 heures !" explique M. Paget.

Une cyberpolice dépassée

Face à l'ampleur de ces dangers, les résultats de la police spécialisée dans le crime sur Internet restent mitigés. "On arrête beaucoup de mules, mais pas beaucoup de gros bonnets [...] les têtes courent toujours dans les pays de l'Est".

En effet, les moyens déployés pour la sécurité informatique ne seraient pas suffisants. D'ailleurs, au sein des firmes de sécurité privées, le salaire des employés serait plus satisfaisant ce qui entraînerait une pénurie de policiers compétents au sein des services nationaux. Par ailleurs, la convention sur la cybercriminalité au Conseil de l'Europe ne répondrait pas véritablement aux besoins du jour. Le problème de l'usurpation d'identité n'a pas été soulevé, ni le cadre réglementaire visant à délimiter l'utilisation des logiciels CIPAV qui permettent aux policiers d'espionner légalement un ordinateur au cours d'une enquête.

Les problèmes posés ci-dessus ont déjà été soulevés auparavant. Récemment en France, quelques moyens ont été mis en oeuvre. Le Ministère de l'Intérieur a lancé le portail Pharos, afin de reporter tout type de contenu illicite et aider la cyberpolice dans sa lutte contre la fraude. Mentionnons aussi la plateforme Signal Spam répertoriant les expéditeurs des SMS et emails frauduleux. Cependant, en 2006, John Thompson, PDG de Symantec, avait déclaré : "il serait naîf et incorrect de penser que les technologies à elles seules répondraient aux besoins. Les gouvernements devraient avoir des lois protégeant le monde digital". Enfin, l'une des solutions radicales sur laquelle se penchent les chercheurs de l'université de Stanford aux Etats-Unis consiste ni plus ni moins à reconstruire de but en blanc Internet sur des bases plus solides. Nick McKeown, professeur en sciences de l'informatique, avait alors déclaré :

" Nous devrions pouvoir répondre à cette question simplement en évoquant la création d'un Internet répondant à nos besoins et non en retraçant une succession de mises à jour corrigeant des failles de sécurité, des optimisations ou des contournements de problèmes. Reconstruisons la voiture plutôt que de donner au même cheval un nouveau foin ".
Au début du mois, Facebook a annoncé sa stratégie Connect visant a unifier l'identité de ses utilisateurs sur Internet. Ainsi, les données du profil de Facebook pourront être utilisées sur différents sites partenaires grâce à un système d'authentification unifié. Facebook Connect ouvre donc le réseau communautaire vers de nouveaux horizons, même si l'on pourrait s'interroger sur la sécurité et la confidentialité des informations personnelles.

De passage en France à l'occasion du sommet LeWeb'08, Dave Morin, un ancien employé d'Apple qui a rejoint le réseau communautaire en novembre 2006 pour prendre en charge le développement de la Platforme Facebook, a accepté de répondre à nos questions.

Facebook Connect


Clubic : Combien d'employés travaillent sur Facebook Connect ?

Dave Morin : L'équipe est composée d'environ une dizaine de personnes. Cependant, nous comptons 650 000 développeurs dans 88 pays différents. Imaginez qu'il y a deux ans nous aurions été super contents d'avoir seulement 5000 programmeurs !

Quels genres de protocoles utilisez-vous sur Facebook Connect ?

DM : Nous n'utilisons pas le mode de connexion OpenID ou le protocole de portabilité des données oAuth. Il se pourrait que nous changions à l'avenir, mais nous avons donné la priorité à l'ergonomie pour l'utilisateur et donc développé nos propres technologies.

Entre Facebook Connect, Yahoo! Open Strategy et Google FriendConnect, il semblerait que tous les grands du web ouvrent leurs horizons, est-ce là ce à quoi le web de demain ressemblera ?

DM : Aujourd'hui il y a différents réseaux communautaires. Nous avons commencé par connecter les gens entre eux. Puis les applications sont réellement devenues populaires, notamment celle qui permet de partager des photos. Finalement, il semble logique d'ouvrir encore plus cette dimension sociale.

De quelle manière un site partenaire peut-il communiquer avec mon profil de Facebook ?

DM : Nous avons certains sites partenaires tels que Digg ou CitySearch (qui a finalisé l'intégration de Facebook). Prenons l'exemple de Digg, si vous vous y connectez avec votre profil Facebook, un message vous demandera si vous souhaitez utiliser vos données de Facebook sur le site. Ainsi, vous y retrouverez votre photo et vos informations personnelles.

Puis-je contrôler à la volée les données qui sont synchronisées, par exemple si je ne veux pas envoyer certains liens ajoutés à Digg sur Facebook ?

DM : Bien sûr. Lorsque vous interagissez avec un site partenaire, trois options s'offrent à vous. Vous pouvez envoyer cette information de manière très brève, sur une seule ligne, mais il est aussi possible de détailler partiellement ou entièrement cette activité sur Facebook. Vous pouvez aussi choisir les contacts qui pourront vous identifier sur tel ou tel site.

Après la stratégie publicitaire Beacon, présentée l'année dernière, certaines personnes restent soucieuses de la manière dont Facebook utilise leurs informations personnelles. En conséquence, beaucoup d'utilisateurs grincent des dents en entendant parler de Facebook Connect. Que leur répondez-vous ?

DM : Oui, après Beacon nous revu notre stratégie. Aujourd'hui, sur Facebook Connect les choses sont très claires pour l'utilisateur. Lorsque vous souhaitez autoriser la communication avec un site partenaire, nous vous montrons la photo de votre profil Facebook afin de s'assurer qu'il s'agisse bien de votre compte. Aussi, nous présentons clairement l'URL, et ce, afin d'empêcher une éventuelle intrusion au phishing. Par ailleurs, lorsque vous avez connecté Facebook à l'un de ces sites, l'accès à vos informations est limité à 24 heures. Enfin vous disposez de contrôles de sécurité dynamiques ce qui permet de garantir une synchronisation immédiate des données de votre profil sur l'ensemble des sites autorisés. Si vous désirez rendre une information privée, le changement sera donc effectué partout.

En termes techniques, de quelle manière Facebook Connect opère-t-il la synchronisation ?

DM : Nous disposons d'un langage de programmation appelé FBML qui permet la synchronisation des données. Aussi, il y a une interface de programmation REST qui vérifie la mise à jour du profil et avertit les sites partenaires en cas de changement. Pour l'authentification, les sites tiers disposent d'une bibliothèque JavaScript et de plusieurs autres outils de développement.

Pourquoi devrais-je utiliser Facebook Connect plutôt qu'une autre solution telle Yahoo! Open Strategy qui rassemble tous mes réseaux communautaires ?

DM : Il s'agit véritablement d'un choix de qualité. Nous disposons d'une base de 130 millions d'utilisateurs identifiés avec leur nom réel. Aussi, sur Facebook la communication est effectuée dans les deux sens contrairement à Twitter par exemple. Je trouve cela plus intéressant de lire un commentaire laissé par une personne identifiable. Il y a de moins en moins de commentaires anonymes déplaisants et c'est une bonne chose.

Donc finalement on peut dire que Facebook Connect reflète l'ouverture des internautes à dévoiler de plus en plus leur identité sur la Toile ?

DM : Oui tout à fait

Certaines personnes avançaient que Facebook Connect serait monétisé par la publicité sur les sites partenaires. Est-ce là la stratégie que vous adopterez ?

DM : Non. Nous n'avons pas l'intention de monétiser Facebook Connect. Puisque nous sommes présents sur les sites tiers, cela nous permettra d'avoir encore plus d'utilisateurs. Inversement, nous espérons que cela apportera plus de trafic à ces sites.

Je vous remercie

Parmi les sites partenaires de l'initiative Facebook Connect, nous retrouvons CitySearch, Run Around, Digg, CNN, Twitter, Cent, Six Apart ou encore Techcrunch. Notez aussi que le concurrent principal de Facebook, MySpace, vient d'annoncer un projet similaire baptisé MySpace ID.
L'opérateur Orange a saisi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) le 2 décembre pour un différend qui l'oppose à Canal+, révélait lundi La correspondance de la presse. En cause : la chaîne cryptée refuse que ses plages en clair et que sa filiale i-TELE soient reprises dans le bouquet satellite de la filiale de France Télécom.

« Cela pénalise nos abonnés car ces chaînes sont disponibles pour les autres distributeurs ADSL (comme pour la Livebox d'Orange, NDLR) et câblo-opérateurs », a expliqué un porte-parole d'Orange à nos confrères. Le CSA devrait rendre sa décision d'ici fin janvier.

Rappelons que depuis l'entrée d'Orange sur le marché de la télévision payante, les relations entre les groupes France Télécom et Canal+ se sont extrêmement tendues. Auparavant, la chaîne cryptée jouissait d'une situation de quasi-monopole sur ce secteur.
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