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La maison de disques EMI procèdera prochainement au lancement d'un nouveau portail, EMI.com, au travers duquel elle ambitionne de s'adresser directement aux internautes, et recueillir leurs retours sur les artistes promus par ses soins. Au programme : morceaux en écoute à la demande, création de listes de lecture, contenus éditoriaux, galeries photo et bientôt, possibilité d'acheter en direct des titres par l'intermédiaire d'une plateforme de téléchargement.

Le portail EMI veut aller plus loin que le ferait un média consacré à la musique ou un site vitrine destiné à la simple promotion, en intégrant notamment des fonctions communautaires, à la façon d'un last.fm. Les internautes devraient donc pouvoir partager leurs coups de coeur, et se voir proposer des morceaux en rapport avec leurs goûts musicaux à partir des sélections effectuées par le reste du réseau.

Etablir le dialogue avec les internautes tout en éliminant les intermédiaires ? Officiellement, le portail EMI n'a pas vocation à venir concurrencer les actuels ténors que sont iTunes ou Last.fm. La maison de disques préfère parler de "laboratoire" en ligne, lui permettant de mieux comprendre quelles sont les attentes des consommateurs de musique à l'heure du tout numérique. Dans un premier temps, l'accès sera restreint aux internautes en provenance des Etats-Unis et du Royaume-Uni.
Au lendemain de la PDC 2008 qui s'est déroulée entre les 27 et 30 octobre dernier, les discussions vont bon train sur l'avenir de Windows et la direction vers laquelle les développeurs de Microsoft envisagent de se tourner. En effet, le géant de Redmond a non seulement levé le voile sur Windows 7, mais aussi sur une nouvelle plateforme hébergée, Windows Azure. Qu'il s'agisse de programmation sur nuages de serveurs (cloud computing ), de SaaS (Software as a Service) ou de solutions hybrides Software + Service (logiciel plus service complémentaire en ligne), il est clair que déploiement d'Internet jouera un rôle fondamental dans le système de demain.

Mais jusqu'à quel point peut-on mélanger le système d'exploitation avec des services en ligne ? Certains s'accordent à penser que l'avenir réside dans les solutions complètement hébergées, et fleurissent déjà les webtop, ces bureaux virtuels extensibles au travers de différentes applications Internet riches.

Alors où sont les limites ? A quoi ressemblera le système d'exploitation de demain ? En se penchant sur la question, Clubic s'est entretenu avec les principaux acteurs de l'industrie.Au lendemain de Windows XP, beaucoup avaient prédit que Microsoft changerait son modèle économique et distribuerait son prochain système d'exploitation par téléchargement Internet. Pourtant, il n'en fut rien et ce ne sont pas moins de cinq versions différentes de Vista qui sont commercialisées sur DVD. La récente annonce de Windows Azure et des services qui en découlent, tels que Live Mesh, pourraient-ils changer la donne et redessiner l'avenir de Windows ?

Chez Microsoft France, Jakob Harttung, directeur des opérations au sein de la division plate-forme et écosystème, nous explique que le modèle software + service annoncé sur Office 14 au mois d'octobre n'est pas qu'une étape transitoire vers une solution toute hébergée. Aussi, ce dernier précise : "ce modèle n'est pas récent, c'est ce que nous faisons depuis des années avec les emails et Outlook".

De la machine vers le web, il y a aussi le phénomène des netbooks, ces mini ordinateurs portables spécialement conçus pour un usage d'appoint résolument tournés vers Internet. Asus, pionnier en la matière, fut aussi le premier à proposer un espace de stockage virtuel, l'Eee Box. Quelques semaines plus tard, Dell, signa un partenariat avec Box.net pour offrir à ses clients un service similaire. Cependant les choses commencent à prendre une nouvelle envergure et récemment la société Good OS LLC a levé le voile sur gOS Cloud, un système d'exploitation optimisé, basé sur un kernel de Linux compressé et directement fusionné à un navigateur Internet.

Récemment, nous nous sommes entretenus avec l'équipe de développement de Live Mesh, un service de Microsoft permettant de synchroniser ses données entre plusieurs appareils ou de récupérer ses dossiers et documents via une interface web. A l'avenir, il sera possible d'y ajouter différentes applications et de les utiliser en mode déconnecté sur les technologies de Silverlight ou Flash. Live Mesh se destinerait-t-il à être un mini système d'exploitation pour netbook ?

Jeff Hansen, directeur général marketing des produits Windows Live, expliquait alors : "Live Mesh est véritablement une solution software + service. Personnellement je ne me vois pas héberger toutes mes données sur Internet. Ce qu'il faut réellement c'est faire la part des choses entre le web et le logiciel en prenant le meilleur de chacun."

Interrogé sur le potentiel d'un système conçut spécifiquement pour les netbooks tel que gOS Cloud, Jakob Harttung déclare que "le différentiel de prix avec ce que l'on perd en capacité ne semble pas intéressant" avant d'ajouter : "XP se développe très fortement sur le netbook et d'après les premiers retours que nous avons reçus, Linux ne semble pas satisfaisant pour les besoins du client". M Harttung conclut qu'à l'avenir : "les netbooks pourront supporter Windows 7".

Face à cette position, David Liu, PDG de Good OS LLC, déclare : "je pense que les prix de Microsoft seront toujours très compétitifs. mais plutôt que de rentrer en compétition, nous en sommes complémentaires et ajoutons une plus value similaire à d'autres sociétés développant des logiciels pour Windows. Nous pensons qu'il s'agit-là de la meilleure approche".Du côté d'Apple, la firme de Cupertino ne semble pas vraiment intéressée par le secteur des netbooks mais commence depuis quelque temps à se pencher sur des solutions software + services. Ainsi, la dernière version du navigateur Safari permet de créer à la volée des SSB (Site Specific Browser), c'est-à-dire de transformer des sites Internet en applications présentées au sein d'une fénêtre dédiée du navigateur.

Depuis quelques années déjà, les logiciels du pack iLife peuvent être couplés au service MobileMe (anciennement .Mac). Interrogé par nos soins sur l'avenir du système d'exploitation, Chris Bourdon, chef produit de Mac OS X à Cupertino déclare : "ce sera intéressant de voir de quelle manière les applications installées interagiront avec le net à l'avenir. Il est clair que cette époque est belle et bien arrivée avec l'intégration de l'iDisk au Finder mais aussi sur iPhoto qui permet de publier facilement ses images sur Internet [...] En ce qui me concerne, j'imagine qu'il y aura de plus en plus de solutions intégrant les deux parties plutôt qu'un virement total vers Internet. ".Outre la distribution gOS, Linux n'est pas en reste dans la stratégie des services web et lorsqu'il publia la feuille de route de la prochaine version d'Ubuntu - Jaunty Jacklope - Mark Shuttleworth, PDG de Canonical LTD, invita l'ensemble de la communauté à se rassembler au prochain sommet des développeurs au quartier général de Google et expliqua : "à Prague, nous avons déjà discuté des fondations préliminaires pour les weblications [...] et comme nous souhaitons intégrer ces services dans 9.04, les discussions seront plus poussées à Mountain View". Ainsi, l'une des principales orientations de la plus populaire des distributions de Linux consistera à lever la barrière et à fusionner certains services Internet avec des applications installées sur la machine de l'utilisateur. Dans cette optique Adobe vient de sortir la version 1.0 de AIR, un ensemble de technologies permettant de faire tourner en local des applications Internet riches.

Il serait légitime de se demander qu'elles sont les frontières symboliques au-delà desquelles l'utilisateur refusera d'intégrer Internet à son système. Pour David Liu, "ce serait les performances tant au niveau du réseau que de la navigation, mais certains projets tels que le WiMAX et Chrome nous montrent que cela pourrait bientôt changer" avant d'ajouter : "d'une manière générale, je suis d'accord avec les intervenants de Microsoft et Apple. Je ne pense pas qu'il y aura un OS hébergé sur lequel Microsoft basera son modèle économique avant un bout de temps. Cependant avec cette vague de software + services, nous observons aussi un nouveau phénomène : bureau + services".

Il est intéressant de noter que du côté des fournisseurs de services, tels que Google ou Yahoo!, c'est précisément le chemin inverse qui est emprunté et, tout en continuant le développement de nouvelles solutions hébergées, chacun tente plutôt de s'installer sur l'ordinateur de l'utilisateur (Gears, BrowserPlus). Outre-Atlantique, ce phénomène porte le nom de stratégie web-to-OS. Après avoir dévoilé le navigateur Chrome, doté d'un moteur JavaScript largement optimisé pour les services web 2.0, Google a récemment annoncé son Native Client avec pour ambition de faire tourner les applications web directement sur le processeurs de la machine. De son côté, en 2005, Yahoo! Mail semble avoir d'abord parié sur les technologies de JavaScript asynchrone et Dom d'Oddpost pour offrir une interface riche rappelant celles des clients de messagerie installés. Cependant le rachat du Zimbra en 2007 semble répondre à un réel besoin de la part du consommateur pour qui la rapidité d'exécution et d'ergonomie du logiciel reste primordiale.

Au travers de ces différents discours, il apparaît que le système d'exploitation de demain ne sera pas virtuel, mais bel et bien réel. Dans la mesure où le service web de demain est véritablement perçu comme un complément au système d'exploitation plutôt que comme une substitution à part entière, la bulle Internet semble être inéluctablement rattachée au marché du PC et tirera bientôt profit de son architecture technologique toujours plus puissante pour exécuter les applications Internet riches.
Contrairement à la MPAA, la RIAA compte bien se passer des autorités publiques pour instaurer la riposte graduée outre atlantique. Le représentant de l'industrie du disque aurait d'ores et déjà obtenu des accords de la part de quelques uns des principaux fournisseurs d'accès américains, pendant que son homologue justicier du cinéma soumettait à l'équipe de Barack Obama ses préconisations quant à la lutte contre le piratage.

Certains fournisseurs d'accès non précisés transmettront ainsi aux internautes américains soupçonnés de partager des contenus illégalement un premier courrier d'avertissement, suivi d'un second, éventuellement d'un troisième et/ou d'un ralentissement du service, auquel succédera enfin une coupure pure et simple de l'accès en cas de récidive. La RIAA se contentera de désigner aux fournisseurs d'accès les pirates sans se soucier de leur identité, mais elle se réservera le droit de continuer les poursuites judiciaires auprès des gros (vilains) pirates.

Jusqu'à présent la RIAA n'y allait pas de main morte (ahem) face au phénomène du piratage, allant jusqu'à mettre en demeure des personnes décédées ou des adolescents en réveillant la polémique faute de preuves tangibles. Près de 35 000 plaintes auraient ainsi été déposées depuis 2003.

La RIAA continue de se morfondre sur le lent mais constant déclin des ventes de disques physiques, sans proposer de solution alternative comme décourager l'usage des verrous numériques (DRM) en ligne. Eric Garland, président de la société de conseil anti-piratage BigChampagne est pourtant convaincu que "la carotte est bien plus importante que le bâton".
Nouveau coup dur pour France Télécom. Après les amendes, une nouvelle taxe pour financer France Télévisions et l'exclusivité cassée de l'iPhone, voilà que les députés viennent de voter un amendement interdisant à un opérateur télécom de réserver une offre de télévision à ses abonnés.

Le géant français de télécommunication est directement visé à travers sa filiale Orange qui a lancé ces derniers mois deux offres en la matière, "Orange Foot" et "Orange Cinéma Séries".

L'adoption de cet amendement va dans le sens des récentes déclarations d'Eric Besson, le secrétaire d'Etat au Numérique, qui indiquait que "le choix d'un mode d'accès ne doit pas conditionner les services auxquels l'on peut accéder". Pour autant, cet amendement n'avait pas obtenu l'assentiment du gouvernement. Il "nie toute concurrence entre les distributeurs de services, lesquels ne pourraient plus se démarquer aux yeux du consommateur", explique Christine Albanel, Ministre de la Culture, dans les colonnes de La Tribune. Le journal explique que le gouvernement va s'employer à obtenir le retrait de cet amendement au Sénat.

Rappelons enfin qu'Orange a consenti d'importants investissements pour faire son entrée sur le marché de la télévision payante, un secteur jusque-là archi-dominé par le groupe Canal+. Ainsi, pour voler à la chaîne cryptée une partie de la Ligue 1, Orange n'avait pas hésité à mettre 203 millions d'euros pour obtenir l'affiche du samedi soir.
À l'instar de Facebook il y a quelques jours, YouTube annonce aujourd'hui le lancement officiel de la haute définition sur sa plate-forme, qui succède comme on pouvait s'y attendre au passage au ratio 16/9. Des vidéos de bien meilleure qualité s'affichent désormais dans un lecteur plus large de 960 pixels de large.

Ces mesures techniques suivent non seulement celles prises précédemment par la concurrence mais répondent aussi à une évolution logique, puisque de nombreux appareils photo, caméscopes numériques voire téléphones portables sont désormais capable de capturer en HD, en 1280 x 720 pixels. Une nouvelle page d'accueil dédiée à la haute définition, disponible pour le moment exclusivement depuis la version américaine du site (mais néanmoins accessible depuis l'Europe), a ainsi fait son apparition. Une page de recommandation relative notamment à la haute définition a été mise en ligne.

Trois autres pages d'accueils dédiées à trois des catégories les plus populaires de la plate-forme de partage de vidéo de Google sont également apparues. Les pages News (actualités), Music (musique) et Movies (films) recensent les vidéos les plus populaires de chacune de ces catégories sélectionnées par les équipes de YouTube. La section News sera aussi alimentée à l'aide de Google News, l'aggrégateur d'actualité du géant de l'internet.
Le cabinet Ponemon Institute vient de publier son cinquième rapport annuel sur les sociétés les plus dignes de confiance en matière de protection de vie privée. L'étude a été réalisée auprès d'un panel de 6486 adultes américains qui ont mentionnés au total 706 sociétés. Parmi ces dernières, 211 marques furent sélectionnées sur la liste des finalistes.

Alors quelle est la firme plus digne de confiance ? Il s'agit, pour la seconde année consécutive, de la société financière American Express, spécialisée dans les moyens de paiement. En seconde position nous retrouvons le site d'enchères eBay, qui gagne 6 points, suivi par IBM, Amazon et par l'entreprise pharmaceutique Johnson & Johnson.

Dans le top 20 des firmes les plus dignes de confiance, notons l'arrivée de nouveaux acteurs : Apple (8eme), Yahoo! (14eme), Facebook (15eme), Verizon (17eme) et FedEx (18eme). D'autres sociétés ont fortement reculé tel que AOL qui arrive en 16eme position après avoir perdu 12 places ou Google qui ne fait plus partie de la liste.

Larry Ponemon, président et fondateur du cabinet Ponemon Institute, affirme : "le fait que l'on retrouve les mêmes noms dans ce top 20 d'années en années signifie que la perception des consommateurs n'est vraiment pas superficielle mais est bel et bien le résultat d'une mise en place de stratégies appliquées et appréciées vis-à-vis de la protection des données personnelles".

Par ailleurs, les analystes ont observé une attitude plus ferme chez les utilisateurs, lesquels estiment à 73% que la protection de leur données était importante ou très importante contre 69% en 2006. Cela se justifie par un sentiment croissant que ces données deviennent de moins en moins contrôlables. Alors que 45% des personnes interrogées estimaient avoir la main mise sur ces informations, ils étaient 56% en 2006. C'est principalement le vol d'identité qui affecte la perception du système de sécurité d'une société pour le consommateur (à 62%).
Le magazine CNN Money rapporte que le gouverneur de l'état de New York, David Paterson, est en passe de combler un déficit de 15,4 millions de dollars et, pour ce faire, devrait faire voter 88 nouvelles taxes et cotisations. Outre, les tickets de cinéma, les trajets en taxi, les boissons, les cigares ou encore la télévision par câble et satellite, l'état de New York entend aussi créer une taxe sur le téléchargement électronique connue aussi sous le nom de l'iPod tax ou l'iTax.

En effet, David Paterson souhaite aussi imposer les consommateurs achetant leurs chansons au travers de services de téléchargement tels que iTunes, ou Amazon. L'introduction d'une taxe sur le téléchargement électronique n'est pas une idée nouvelle. Déjà, en août dernier, neuf états américains, dont l'Indiana, l'Utah ou encore le South Dakota avaient envisagé cette mesure et de grands groupes tels que AOL, Yahoo! ou eBay, représentés par l'organisme NetChoice, avaient tenté de freiner cette initiative.

Steve DelBianco directeur de NetChoice avait alors déclaré à Cnet : " dans ce monde qui connaît un réchauffement climatique et se vide de son pétrole, la dernière chose qu'un gouvernement devrait faire c'est ajouter des taxes sur des choses qui ne consomment ni de pétrole ou ne produisent pas de carbone. Qu'y a-t-il de plus écologique qu'un téléchargement électronique pour acheter de la musique, un film ou un logiciel? Pour cela, pas besoin de prendre sa voiture jusqu'au magasin, d'un camion de livraison ou d'emballage plastiques.

Cependant, le gouverneur new-yorkais semble bien décidé à faire entrer cette loi en vigueur. "Nous allons mettre en place des mesures extrêmes. [...] Voilà où nous en sommes" affirme-t-il.

En France, en 2005, au travers des discussions sur de la loi DADVSI, sur la protection des droits d'auteur, il avait été envisagé de taxer le téléchargement numérique directement par prélèvement sur la facture du fournisseur d'accès à Internet. La taxe sur le support de stockage n'a certe pas favorisé les achats de CD et DVD et en 2008, l'institut Gfk avait enregistré une baisse des ventes de l'ordre de 10 %. Parallèlement, selon la SNEP, le marché de musique numérique connaîtrait une progression de l'ordre de 52% cette année. Si le téléchargement venait à être taxé en France, il serait légitime de se demander si cela impacterait les échanges illégaux via réseaux peer-to-peer.
Les nouveaux barèmes de la redevance pour copie privée viennent d'être communiqués par Sorecop (Société pour la rémunération de la copie privée sonore), l'organisme chargé de la perception puis de la répartition des sommes induites entre les sociétés qu'il représente. Comme prévu, les montants appliqués aux supports de stockage qui entraient déjà dans l'assiette de la copie privée n'évoluent pas.

La nouveauté vient donc de la prise en charge des téléphones mobiles dotés de fonctionnalités multimédia font leur première apparition dans ces barêmes. Tout téléphone sera concerné, dès lors qu'il permet « d'écouter des phonogrammes ou de visionner des vidéogrammes ».

Pour un téléphone dont la capacité va de 5 à 8 Go, le montant de la redevance sera de 5,60 euros. Entre 8 et 10 Go, il faudra compter 7 euros, alors qu'un téléphone affichant de 10 à 20 Go sera associé à un montant de 8 euros. En admettant qu'arrive un jour un mobile multimédia doté d'une capacité de stockage supérieure à 400 Go, il faudra alors compter une redevance de 50 euros. Les tarifs se révèlent donc assez proches de ceux qui sont en vigueur pour les baladeurs audio / vidéo.
A l'issue d'une réunion organisée mercredi, les membres de la commission d'Albis ont finalement décidé de maintenir les montants actuellement en vigueur de la redevance copie privée, alors que les ayant-droits demandaient une hausse de 15% des tarifs. En revanche, la commission a opté pour l'extension de l'assiette de la copie privée aux téléphones mobiles, qui devraient donc être assujettis à la redevance dans les prochaines semaines, dès publication des nouvelles mesures au Journal Officiel.

Pour mémoire, le montant de la redevance appliquée à un appareil ou à un support donné est calculé à partir de sa capacité de stockage, mais aussi des usages qui seront faits de ce dernier. Par exemple, on considèrera qu'une carte mémoire destinée à un appareil photo a moins de chances de servir à des actes de copie privée qu'un disque dur multimédia, et l'on ajustera les barèmes en conséquence.

Depuis sa création, la copie privée est censée compenser les copies effectuées à partir d'oeuvres légalement acquises, et ne doit donc pas tenir compte du piratage. Le 11 juillet dernier, le Conseil d'état avait prononcé l'annulation de la copie privée, au motif que cette dernière n'opérait pas de distinction entre usages licites et illicites dans le calcul des montants.

Dans un communiqué, les ayant-droits affirment à plusieurs reprises que, bien que les barèmes soient identiques à ceux qui étaient en vigueur avant cette décision, la redevance copie privée en tient parfaitement compte.

"À partir des résultats d'une étude menée par l'institut TNS Sofres, commandée par la commission, les membres de cette dernière ont élaboré des tarifs, dont le montant demeure identique à ceux actuellement applicables, qui traduisent à la fois la règle fixée par l'arrêt du Conseil d'Etat et la mise à jour des autres paramètres concourant à leur définition", expliquent-ils. Les "autres paramètres" auront donc permis de compenser la nécessaire baisse induite par la décision du Conseil d'état.

Du côté des téléphones, la redevance copie privée ne sera maintenant plus seulement applicable aux smartphones haut de gamme de type iPhone, mais à « l'ensemble des téléphones utilisables à des fins de copie privée de contenus musicaux, audiovisuels, littéraires ou de l'image fixe ». Les barèmes exacts seront connus lors de la publication au JO.
En début de semaine, le Wall Street Journal dénonçait certaines pratiques de Google et accusait la société californienne d'établir plusieurs partenariats avec les principaux câblo-opérateurs américains mettant en péril la neutralité du net. Le quotidien expliquait alors que Google tentait d'obtenir un traitement privilégié pour ses services Internet.

Quelques jours plus tard Google tente de s'expliquer et la firme de Mountain View, à son tour, accuse le Wall Street Journal d'avoir confondu une demande d'accès prioritaire menaçant de plein fouet la neutralité du net et la mise en place de serveurs cache partagés.

Aussi, Richard Whitt, conseiller média & Telecom, explique que la mise en cache des données est une pratique courante utilisées par les fournisseurs d'accès à internet ou les éditeurs de contenu afin d'améliorer l'expérience utilisateur. M. Whitt précise que d'autres sociétés telles que Akamai ou Amazon Cloudfront font usage de cette technique.

Ainsi, le déploiement de serveurs cache pour un site Internet qui nécessite une forte bande passante - tel que YouTube - permet à l'utilisateur d'améliorer le confort de lecture des clips tout en optimisant le trafic Internet des câblo-opérateurs. En effet, ce sont précisément les sites de streaming tels que YouTube - jugés gros consommateurs de bande passante - qui sont pointés du doigt par les FAI américains.

Google précise aussi que la mise en place de ces serveurs est régulée par le programme intitulé Google Global Cache et que cela n'entraine aucune exclusivité auprès des fournisseurs d'accès à Internet.

Richard Whitt conclut : "Google reste fortement engagé dans les principes de la neutralité du net et continuera de travailler avec les autorités dans les années à venir pour conserver un Internet gratuit et ouvert".

Si finalement la neutralité du net ne semble pas être en péril, ce malentendu révèle néanmoins la puissance de Google et la crainte qu'il puisse un jour profiter de sa popularité à ses propres fins.
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