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L'industrie de la musique doit abandonner le CD, d'après un analyste de Gartner. "En comptant sur le CD, au lieu de s'investir totalement dans les méthodes de distribution alternatives en ligne, les majors et l'industrie de la musique n'ont ni enraillé le piratage ni relancé l'ancien modèle du CD," affirme le visionnaire Mike McGuire, vice président des analyses, qui recommande un virage à 180 degrés vers la distribution digitale.

La part des revenus issus des ventes physiques de musique et de films (CD et DVD) chutait de 91% en 2005 à 77% en 2007, soit 23% pour leur équivalent dématérialisé à cette date. Compte tenu de la montée en puissance des connexions, 77% des américains devraient effectivement être connectés à haut débit en 2012, et bien que "les confortables pratiques marketing et promotionnelles de l'industrie du disque, centrées sur les lancements de CD notamment, soient difficiles à abandonner," Gartner estime que l'année 2009 est le moment opportun pour abandonner le CD en tant que principale méthode de distribution de la musique.

Le grand prophète n'accorde en revanche aucun crédit aux difficultés rencontrées par les consommateurs face à la musique verrouillée (protégée par DRM), en dépit des quelques mouvements annonciateurs en sa défaveur sur certaines boutiques en ligne. Aucune analyse n'a malheureusement été faite quant aux parts de ventes des musiques protégées ou non. L'industrie semble donc continuer à regarder son propre nombril et à ne pas prendre en compte les envies du consommateur.
PagesJaunes a récemment lancé un service permettant de commander un tirage haute définition d'une vue aérienne de son choix. Les impressions sont disponibles dans de nombreux formats, du A5 (14,5 x 21 cm) au A0 (80 x 120 cm), et sont livrées encadrées ou non.

Ce service s'appuie sur les photographies aériennes disponibles sur le site PagesJaunes depuis le mois d'avril 2007 dans la rubrique ville en direct. Les principales zones urbaines ont été couvertes par InterAtlas avec une résolution allant de 6,25 à 16 cm par pixel, la France entière étant par ailleurs disponible avec une résolution de 50 cm par pixel.

La commande se fait en quelques étapes. La première consiste à choisir le cadrage du tirage par simple glisser-déplacer, neuf niveaux de zoom et trois formats (portrait, paysage, carré) étant disponibles. La seconde permet de choisir la taille du tirage et son support (les options sont limitées en fonction de la zone cadrée). Les dernières étapes permettent de conclure la commande en échange des coordonnées habituelles. Notons également qu'il est possible d'acheter l'image sous forme d'une photo numérique à télécharger. Les prix s'échelonnent d'environ 10 euros pour une simple impression au format A5 à 215 euros pour un tirage A1 dans un "cadre prestige", un fichier très haute définition étant quant à lui commercialisé une vingtaine d'euros.

Une bonne idée cadeau pour ceux qui sont (très) en retard pour Noël !
Quelques mois après s'être lancé sur le marché du téléchargement de journaux et de magazines, LeKiosque.fr poursuit ses efforts de dématérialisation du secteur de l'édition et dévoile une nouvelle section permettant de consulter des bandes dessinées numérisées.

En accord avec les grandes maisons d'édition belges ou françaises, LeKiosque.fr propose ainsi plus de 300 titres (Lanfeust de Troy, Pinocchio, Zoe, Le chant d'Excalibur, Raspoutine, Roberto Succo,…) au tarif unique de 4,90 euros. «  Les maisons d'édition et LeKiosque.fr souhaitent ainsi adapter leur politique de prix aux Internautes qui veulent bénéficier de toujours plus de services et d'innovation pour un prix beaucoup moins cher. » explique la société.

Contrairement à ce qui peut se pratiquer dans la musique, ces bandes dessinées ne sont toutefois pas téléchargées. « L'internaute dispose d'une bibliothèque virtuelle dans laquelle ses albums numériques sont stockés. La lecture se fait en «streaming»; c'est-à-dire directement en ligne, évitant ainsi tout risque d'échanges illégaux. Il n'a donc pas été utile d'avoir recours à des protections lourdes et contraignantes, type DRM. » précise un représentant du service.

Le concept semble en tout cas séduire les internautes puisque LeKiosque.fr revendique déjà plus de 7000 consultations pour la version numérique du dernier Lanfeust des Etoiles offerte à tous les acquéreur d'un album papier. Reste à savoir si les 50 000 utilisateurs de LeKiosque.fr se laisseront séduire par ces bandes dessinées numériques à lire sur l'écran de l'ordinateur en attendant les smartphones courant 2009.
Le site du New York Times[/lien]La fête est finie. La Chine a bloqué l'accès au site du New York Times ce week-end, une mesure qui intervient quelques jours après que le gouvernement a proclamé une nouvelle fois son droit de censurer tout contenu en ligne s'il le juge illégal. Les Chinois qui essaient d'accéder au site du Times voient s'afficher un message d'erreur.

Ce renforcement de la censure n'est qu'un retour à la normale, quelques mois après les Jeux Olympiques. Les autorités chinoises avaient alors restreint leurs contrôles sur le net, suite à un accord avec le Comité International Olympique.

Du côté du Times, on se contente de dire qu'aucune difficulté technique n'est la cause de ce problème, et que l'accès des lecteurs du site se fait sans difficulté au Japon ou à Hong Kong.

D'après Variety, la crise économique mondiale, qui touche également la Chine, explique probablement en partie la volonté du gouvernement chinois de ne pas donner accès aux Chinois à des informations qu'il ne contrôlerait pas.

La semaine dernière déjà, le gouvernement avait bloqué temporairement l'accès au site de la BBC en mandarin, ainsi qu'à ceux de Voice of America, Asiaweek et Ming Pao, un journal hong-kongais. Mais tous ces sites étaient à nouveau accessibles vendredi.
La RIAA indiquait vendredi dernier vouloir cesser les poursuites judiciaires incessantes au profit de la mise en place d'une riposte graduée en collaboration avec les fournisseurs d'accès américains. Accueillie certes comme un moindre mal mais néanmoins à bras ouverts, la nouvelle politique de lutte contre le piratage de l'association de défense de l'industrie du disque rencontre aujourd'hui son premier détracteur. Le fournisseur d'accès Bayou Internet and Communications a effectivement fait savoir par le biais du magazine anglophone CNET et de son fondateur Jerry Scroggin qu'il n'était pas de la police et qu'il ne travaillait pas gratuitement.

Dirigeant d'un petit fournisseur d'accès auquel sont abonnés environ onze mille clients en Louisiane, Jerry Scroggin a déjà eu affaire à la RIAA par le passé en recevant régulièrement des demandes de déconnexions d'internautes soupçonnés de partages illégaux. Il a toujours répondu en demandant les coordonnées de facturation de la RIAA, arguant qu'une adresse IP était aisément usurpée et qu'il était nécessaire d'approfondir la plainte. Il a rarement obtenu une réponse et aucune n'a jamais été satisfaisante.

« Ils ont le droit de protéger leurs musiques ou leurs images, » a-t-il déclaré. « Mais ils n'ont pas le droit de me demander d'être celui qui les protège. Je souhaite que personne ne fasse rien d'illégal sur mon réseau, mais nous ne travaillons pas gratuitement, » a-t-il ajouté en précisant qu'il avait déjà collaboré avec les autorités à plusieurs reprises.

Il privilégie néanmoins la protection de son réseau contre les attaques à la protection des droits d'auteurs, jugée moins urgente. Il recommande enfin aux ayant-droits de travailler à la mise en place d'une solution qui convienne à tous, majors, fournisseurs d'accès et clients.
Alors qu'il avait déjà déposé une première plainte contre YouTube, l'Institut National de l'Audiovisuel (INA) poursuit à nouveau la filiale de Google, a révélé lundi le quotidien Les Echos. Chargé de sauvegarder et de communiquer les archives de télévision française, l'INA estimait dans sa première plainte que le site de partage de vidéos proposait ses contenus en tout illégalité.

Dans sa seconde plainte, l'INA remet en cause le système de protection des contenus du site. En effet, YouTube dispose d'une technologie censée repérer les contenus illégaux. Dans un pareille cas, la filiale de Google ne publie alors pas la vidéo.

« Nous considérons que cette technologie de filtrage n'est pas opérante. J'en veux pour preuve que plusieurs majors américaines testent actuellement notre propre technologie de filtrage », a expliqué l'INA aux Echos. Selon le journal économique, l'Institut serait prêt à abandonner sa plainte si sa technologie de signature des contenus était adoptée par Youtube, à l'instar de Dailymotion, TF1 et Canal+. Les premières plaidoiries sont attendues pour février.
Le tribunal correctionnel de Guingamp a aujourd'hui condamné pour non assistance à personne en danger un internaute qui avait aidé une jeune fille de seize ans à se suicider.

Cette dernière avait rapidement confié à ce stagiaire expert-comptable de vingt ans qu'elle souhaitait se suicider, suite à leur rencontre sur un forum de discussion. Sortant d'une dépression au cours de laquelle il s'était renseigné sur Internet en envisageant de se donner la mort, il lui avait conseillé la morphine et lui avait indiqué quelle dose ingérer, comment falsifier une ordonnance pour s'en procurer et où se rendre pour mourir avant qu'on ne la trouve.

Le corps de la jeune fille avait été retrouvé inanimé le 5 décembre 2005 dans une forêt du Finistère. Le jeune homme, qui connaissait le lieu et la date du suicide, n'avait pas donné l'alerte. "J'ai pas envie que tu partes et pourtant c'est moi qui te donne les clefs pour t'en aller", lui avait-il envoyé par SMS peu avant sa mort.

Il a écopé d'un an de prison ferme et de trois ans avec sursis. La préparatrice en pharmacie, qui avait délivré la morphine, et la gérante du commerce ont quant à elles été condamnées pour homicide involontaire à de la prison avec sursis ainsi qu'à des amendes.

Véronique Fima, directrice générale d'Action Innocence, une association luttant contre les dangers d'Internet pour les jeunes, indique à l'AFP qu'elle regrette qu'il y ai "de plus en plus d'incitations ou de suicides ou de pactes suicidaires avec des jeunes qui se donnent rendez-vous sur Internet". Elle espère que cette décision fera jurisprudence.
L'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l'organisation chargée de superviser la gestion des suffixes Internet, a décidé de libéraliser les TLD (Top Level Domain) des noms de domaine afin de permettre aux entités commerciales de créer elles-mêmes leur extension. Aux côté des traditionnels .com et .fr, ce sont donc entre 200 et 800 nouvelles TLD qui devraient être disponibles dès l'année prochaine.

En plus des problèmes soulevés par la libéralisation des noms de domaines, le gouvernement américain, et plus particulièrement la chambre de commerce, souligne que l'ICANN n'a pas mis à disposition une documentation précise sur l'impact de cette initiative. En effet, en octobre 2006, l'organisation devait préciser plusieurs éléments à savoir si la structure du marché était globale ou varierait pour chaque nouvelle TLD créée. De ce fait, l'on peut s'interroger sur les impacts financiers éventuels pour l'utilisateur souhaitant migrer d'une extension à une autre. Le rapport du gouvernement précise : " l'ICANN doit compléter cette étude économique avant que l'introduction des nouvelles gTLD puisse être envisagée auprès de la communauté".

Retrouvez le document officiel dans son intégralité ici (PDF).
Warner Music a demandé ce week-end à YouTube de retirer les vidéos de ses artistes, suite à l'échec de négociations financières. "Nous ne pouvons tout simplement pas accepter des conditions qui ne compensent pas suffisamment les artistes, auteurs, labels et éditeurs pour les contenus qu'ils apportent", a affirmé au Financial Times un représentant de la maison de disque.

Warner avait pourtant été l'un des premiers labels à signer un accord avec la plate-forme de partage de vidéo, en septembre 2006, au moment du rachat de cette dernière par le géant Google, consistant à partager les recettes publicitaires. YouTube indique sur son blog regretter " de devoir se séparer d'un partenaire prestigieux", faute "d'avoir pu maintenir un accord". Il recommande néanmoins aux utilisateurs qui avaient publié des vidéos comprenant des contenus appartenant à Warner Music de se pencher sur le service Audioswap, une bibliothèque de morceaux de musique aux droits négociés.

Des milliers de vidéos devraient ainsi disparaître de la plate-forme de partage, bien que la major « travaille activement à trouver une solution avec YouTube qui permette le retour des contenus de (leurs) artistes sur le site », toujours d'après le porte-parole de cette dernière. Cette nouvelle met quoi qu'il en soit en relief les difficultés qu'a YouTube a monétiser ses contenus.
Un jeu en ligne qui consiste a lancer des chaussures au visage du président américain Georges Bush vient d'être vendu près de 8.000 dollars sur eBay. Son fondateur n'est autre que Briton Alex Tew, également à l'origine de la « milliondollarhomepage », un site dont chaque pixel avait été vendu à des annonceurs en 2006.

« Nous avons passé les trois derniers jours à essayer de garder les serveurs en vie alors que nous travaillons en parallèle au lancement d'un nouvelle start-up. C'est pour cela qu'on s'en est débarrassé sur eBay, se justifie-t-il. De la conception lundi, au lancement mardi, puis à la croissance mercredi jusqu'à la vente jeudi, ça a été vraiment cool, un peu comme une micro start-up ».

« Sock and awe » (chaussette, mais aussi coup, et effroi), allusion au nom de l'opération qui a précédé l'invasion américaine de l'Irak en 2003 (shock and awe), fait partie des centaines de jeux et parodies découlant du jet de chaussure du journaliste irakien Mountazer Al-Zaïdi, dimanche 14 décembre, lors d'une conférence de presse donnée par le président américain. Mountazer Al-Zaïdi, qui risque jusqu'à 15 ans de prison, doit être jugé le 31 décembre prochain pour « agression contre un chef d'État étranger ».
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