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La MPAA a remis à l'équipe de Barack Obama un document relatant ses principales préoccupations à l'échelle internationale. Dans un document d'une page immédiatement publié par cette dernière, l'organisme qui défend les intérêts de l'industrie du cinéma américain fait d'ores et déjà pression sur le prochain président des États-Unis, en préconisant quelques mesures jugées prioritaires.

La riposte graduée fait des éMules et les mesures anti-piratage européennes pourraient ainsi s'exporter outre-atlantique prochainement. Le projet de loi qui défraie la chronique en France inspire pourtant la MPAA, pour qui la lutte contre le piratage sur Internet est une des principales priorités. Elle recommande la mise en place de dispositifs de détection et de suppression automatique des contenus illicites ou encore des filtrages à l'échelle du pays, comme on en trouve notamment au Royaume-Uni.

Les studios hollywoodiens souhaitent par ailleurs que des pressions économiques soient exercées sur les pays qui ne font pas d'effort face aux pirates industriels, qui copient à grande échelle des films et de la musique. Ils pointent du doigt tout particulièrement la Chine et la Russie, tout en attirant aussi l'attention d'une manière générale sur d'autres pays comme le Canada, l'Inde ou encore l'Espagne.

Néanmoins à l'image des pirates, la MPAA est très concernée par la qualité des vidéos diffusées illégalement sur la toile. Pour preuve, l'association interprofessionnelle déteste elle aussi les camcordings (souvent appelés à tort screeners), ces enregistrements de piètre qualité réalisés à l'aide d'un caméscope filmant directement un écran de cinéma, puisqu'elle a déjà travaillé à l'établissement de règles au Mexique, pays dans lequel le phénomène aurait atteint des proportions de crise. Bonne nouvelle !

Reste à espérer que Joe Biden change de fusil d'épaule face aux nombreux virulents commentaires laissés à l'égard de ces recommandations sur le site de la future équipe présidentielle. Farouche partisan de la propriété intellectuelle, le futur vice-président des États-Unis est effectivement étroitement lié à la RIAA et à la MPAA.
SFR adopte à son tour dans le cadre de son offre d'accès à internet neufbox le format MPEG-4. Il rend ainsi éligible 30% d'abonnés supplémentaires à son bouquet TV, soit un total de 13 millions de foyers. 23 nouvelles chaines sont également disponibles, dont 12 gratuites, 90 chaines étant désormais accessibles dans le bouquet de base.

Le passage du MPEG-2 au MPEG-4, qui est un format de compression plus moderne, a permis de réduire le débit nécessaire à la diffusion des chaines de TV tout en conservant la même qualité. La bande passante requise a ainsi été réduite à 2,4 Mbps, contre 3,7 Mbps pour le MPEG-2, dont la diffusion n'a pas été arrêtée pour autant. Une neufbox compatible est effectivement requise, le MPEG-2 restant donc accessible à ceux qui n'en sont pas équipés. Un échange peut néanmoins être demandé gratuitement depuis l'espace client.

Les internautes situés jusqu'à 4,5 kilomètres de leur NRA seraient dorénavant éligibles à la TV, tandis qu'il fallait jusqu'à présent se trouver à moins de 3 kilomètres de ce dernier. Quant aux abonnés qui sont proches du répartiteur téléphonique, ils libèrent plus de bande passante pour le surf en visualisant une chaine au format MPEG-4. Peut-être verrons-nous aussi prochainement la possibilité de profiter de la télévision sur plusieurs postes ?
Il aura fallu un peu plus de cent jours, et quatorze mises à jour de la première bêta publique à Google pour finaliser la mouture finale de son navigateur Web, Chrome, qui nous arrive aujourd'hui en version 1.0.154.36. Un développement rapide, dont se félicite Google, revendiquant déjà dix millions d'utilisateurs actifs à travers le monde.

La firme de Mountain View promet avec cette première version finale une stabilité et des performances accrues, notamment au niveau de l'affichage des vidéos ou de l'exécution du JavaScript. Depuis la sortie de la bêta, début septembre, elle affirme en effet avoir multiplié par 1,4 la rapidité de son moteur V8 JavaScript, testé via le benchmark SunSpider.

Google annonce en outre l'apparition d'un gestionnaire de marques pages plus élaboré avec la possibilité d'organiser ses favoris, créer des dossiers ou encore effectuer une recherche rapide. Autre nouvelle intéressante, l'intégration d'un gestionnaire des paramètres de confidentialité. Vous pourrez ainsi activer la protection contre le phishing et les logiciels malveillants, définir un proxy ou encore paramétrer la gestion des cookies : affichage, autorisation, limitation, blocage.

Si, au chapitre des nouveautés à venir, l'équipe de développement annonce la prise en charge des flux RSS, elle explique concentrer désormais ses efforts sur la mise au point de versions Mac et Linux du logiciel, ainsi que sur sa future plateforme d'extensions.

De passage à Paris en début de semaine, à l'occasion de la conférence Web'08 (dont vous pouvez retrouver la couverture sur NetEco.com, notamment au travers de sujets vidéo comme Le Web'08 face au risque d'une crise 2.0), la vice-présidente produits de recherche et expérience utilisateur de Google, Marissa Mayer, avait annoncé que l'arrivée de Chrome en version finale était imminente. Elle n'aura finalement pas déçu ses interlocuteurs.
La nouvelle version 2.7 de la plate-forme de blog gratuite WordPress s'enrichit d'un certain nombre de nouveautés significatives. Publiée aujourd'hui, cette mise à jour majeure comprend notamment une refonte complète de l'interface d'administration ainsi qu'une fonction de mise à jour automatique.

L'interface d'administration est désormais personnalisable à la volée, par simple glisser-déposer et par case à cocher. Il est de plus possible d'effectuer des modifications par lot sur les billets (ajout de tags et de catégories par exemple) ou sur les commentaires (approbation massive) et d'y répondre directement depuis l'interface d'administration.

Véritable pierre angulaire des blogs, les commentaires ont d'ailleurs retenu toute l'attention des 150 développeurs qui ont travaillé sur cette version (un record dans l'histoire de WordPress). Ils se présentent dorénavant sous forme hiérarchique (sous forme de threads en anglais), les réponses à un message sont donc regroupées sous ce dernier au lieu d'être simplement classées chronologiquement. La pagination des commentaires fait également son apparition, évitant les pages et chargements à rallonge.

Dans un autre registre, les thèmes et les extensions (plugins) peuvent maintenant être installés en un clic directement depuis un explorateur intégré à l'interface d'administration. Une fonction permettant de conserver un billet à la une (en premier) a quant à elle été intégrée en standard, alors qu'elle nécessitait auparavant un plugin tiers.

Plusieurs autres mises à jours d'ordre esthétique et ergonomiques, en marge de diverses corrections de bugs sont également de la partie. Le détail des nouveautés est disponible sur le blog officiel, sur lequel il est aussi possible de télécharger l'archive à installer sur son propre hébergement. Notons enfin que WordPress 2.7 est d'ores et déjà déployé sur la plate-forme d'hébergement gratuite WordPress.com, de quoi se faire une idée avant de se lancer.
L'Internet Watch Foundation est finalement revenue sur sa décision de bloquer l'accès à une page de Wikipédia sur laquelle se trouve la pochette controversée de l'album Virgin Killer, sorti dans les années 1970 par le groupe de rock The Scorpions.

Une grande partie de la population britannique s'était effectivement retrouvée dans l'impossibilité de contribuer à l'encyclopédie collaborative Wikipedia tout entière le week-end dernier, suite au blocage d'une seule de ses pages par l'IWF, un organisme chargé de filtrer au nom des fournisseurs d'accès à internet l'accès à certaines pages.

Sous la pression de la Fondation Wikimedia qui gère l'encyclopédie libre, arguant que l'image, en dépit des polémiques qu'elle déclenche, n'avait été jugée illégale nul part dans le monde, l'organisme régulateur de l'internet anglais a décidé de se rétracter. Sue Gardner, directeur de la Wikimedia Foundation, s'est dit "reconnaissant" de la réaction rapide de l'IWF, insistant toutefois sur "la nécessité de transparence dans le fonctionnement" de cette dernière et d'autres organismes semblables.

Reste que les internautes britanniques ont découvert qu'à l'instar des chinois, leurs connexions étaient sous l'étroite surveillance de proxies transparents qui étaient susceptibles de censurer leurs connexions d'un moment à l'autre.
Le laboratoire Live Labs de Microsoft vient de lancer un nouveau service web baptisé Thumbtack. De quoi s'agit-il ? Thumbtack est un bloc-note virtuel sur lequel il est possible d'archiver différents types de contenu (texte, liens photos etc ...) par simple copier-coller.

Plusieurs outils similaires existent déjà notamment Google Bloc-Notes qui propose une extension afin de faciliter la gestion des notes ou Evernote qui offre une solution de synchronisation avec un logiciel installé sur la machine.

Thumbtack propose un bookmarklet à ajouter à la barre de favoris permettant d'enregistrer à la volée le contenu d'une page web, de le placer dans une collection dédiée et de lui associer un ou plusieurs mots-clés particuliers.

Thumbtack différe des autres services par la prise en charge des métadonnées au travers de plusieurs gadgets. Ainsi, il possible d'installer un petit module basé sur l'interface de programmation de Virtual Earth qui localisera automatiquement une adresse présente dans une note. Thumbtack permet aussi de partager ses notes avec un autre utilisateur ou de les envoyer par email.

Notons cependant qu'une fois de plus Microsoft a privilégié son navigateur Internet Explorer et que certaines fonctionnalitée du service web ne fonctionnent pas sous Firefox.

S'il s'avère populaire, l'organiseur Thumbtack pourrait sans doute intégrer la famille des produits Live.
La période de fin d'année est traditionnellement propice aux classements en tout genre et, tandis que les moteurs de recherche illustrent les requêtes les plus populaires de l'année, le site TorrentFreak a pour sa part entrepris de déterminer quels ont été les jeux vidéo PC les plus téléchargés en 2008. C'est au Spore d'Electronic Arts que revient la palme, avec un total de 1,7 million de téléchargements depuis sa sortie, en septembre dernier, dont 500.000 sur les seuls dix premiers jours de disponibilité. De quoi apporter de l'eau au moulin des éditeurs de jeux vidéo, dont les protections contre la copie agacent régulièrement les joueurs ?

Après Spore, le classement sacre Les Sims 2 qui, bien que sorti en 2004, reste particulièrement populaire, avec 1,15 million de téléchargements recensés au 4 décembre dernier. Viennent ensuite Assassin's Creed, Crysis et Command & Conquer 3, qui tous dépassent les 800.000 téléchargements. En dépit de leur récente sortie (octobre 2008), Far Cry 2 et Fallout 3 se fraient également une place dans ce classement, avec respectivement 585.000 et 645.000 téléchargements.

Pour TorrentFreak, la popularité de Spore sur les réseaux P2P ne tiendrait pas seulement à la réputation de son créateur, Will Wright, mais aussi et surtout aux protections apposées au DVD du jeu lors de sa sortie. Particulièrement contraignantes, ces mesures techniques, instaurées pour limiter le piratage, faisaient qu'il n'était possible de créer qu'un seul compte par exemplaire du jeu et limitaient en outre le nombre d'installations possibles, avant qu'un patch ne vienne légèrement assouplir les choses.
A quelques jours de la fin de son mandat, Paul CHAMPSAUR, président de l'Arcep, n'hésite pas à employer un vocabulaire peu diplomatique à l'égard des grands opérateurs français. Dans un entretien avec Gaëlle Macke pour la magazine Challenge, ce dernier qualifie en effet les opérateurs cellulaires « d'oligopole serré », s'oppose clairement au gouvernement sur le choix de la quatrième licence 3G et surtout tacle France Telecom sur l'épineuse question du déploiement de la fibre optique.

« Sur la partie terminale dans les immeubles, (France Télécom) veut imposer sa solution : la pose d'une fibre unique à laquelle se raccorderaient les concurrents. Cela pourrait en handicaper certains, tel Iliad-Free qui utilise une autre technologie. Nous proposons de tester un compromis, [..] la pose de fibres en surnombre. » explique Paul Champsaur.

Même si le déploiement « horizontal » (dans la rue) de la fibre optique avance bien, avec près de 3 millions de foyers théoriquement raccordables, son déploiement « vertical » (dans les colonnes des immeubles) butte depuis déjà 18 mois sur des problèmes techniques qui masquent des affrontements commerciaux entre France Telecom et Iliad/Free.

Le premier, associé à SFR, a jusqu'à présent opté pour un déploiement d'une seule fibre, censée être mutualisée entre les différents foyers d'un immeuble, y compris ceux optant pour des opérateurs concurrents. De son côté, Free propose déjà la solution préconisée par l'Arcep et attend un accord commercial avec France Telecom sur la location des fibres optiques verticales entre les opérateurs. «  Je m'interroge sur les raisons du blocage depuis l'été, par l'opérateur historique [...] ce blocage entretenu freine le branchement effectif des domiciles. » ajoute Paul Champsaur.

Attaqué frontalement, France Telecom n'a pas tardé à réagir. En milieu de matinée, l'opérateur a publié une « mise au point » dans laquelle Il rappelle son engagement depuis janvier 2006 dans le déploiement de la fibre optique. »

« Un accord est ainsi intervenu en septembre dernier avec SFR. Cet accord prévoit d'expérimenter, sur une partie limitée du territoire, tant la solution monofibre (une seule fibre est posée pour chaque client) que la solution multi-fibre (quatre fibres par client). Le Président de l'ARCEP a salué à plusieurs reprises la conclusion de cet accord. [...] Free a refusé juqu'à présent les propositions d'accord qui lui ont été faites, en exigeant le déploiement systématique de la solution multifibres non encore expérimentée et en privant largement les habitants des immeubles fibrés par ses soins, notamment à Paris, de la liberté de choisir un autre opérateur. » argumente pour sa part France Telecom qui rappelle également que Free est déjà parvenu à raccorder ses clients dans des immeubles fibrés par Orange selon la solution monofibre...

Le président de l'Arcep serait-il juge et partie ? Toujours est-il que cette sortie médiatique devrait jeter un pavé dans la marre des télécoms françaises et pousser le prochain président de l'Arcep, qui devrait être nommé en janvier 2009, à régler cette question du déploiement vertical de la fibre optique afin que les ménages français puissent enfin, dix ans après l'arrivée de l'ADSL, goûter aux joies du très haut débit....
La candidature de Free pour obtenir une licence 3G ne laisse décidément indifférent ni Orange, ni SFR, ni Bouygues Telecom. Sans grande surprise, les trois opérateurs mobiles historiques ne veulent pas d'un nouveau concurrent sur le sol français et préfèrent améliorer la couverture de leur réseau mobile en se partageant les fréquences 3G actuellement disponibles plutôt que de devoir affronter une nouvelle menace potentielle.

Frank Esser, le PDG de SFR, précisait ainsi en novembre qu'un "quatrième opérateur mobile ne fera pas baisser les prix" malgré les propos tenus par Xavier Niel, l'actionnaire majoritaire d'Iliad, la société à l'origine du FAI Free. Ce dernier annonçait début septembre pouvoir faire économiser 1000 euros par an sur sa facture mobile (forfait) à une famille de 3 personnes dans le cas où une quatrième licence mobile était attribuée à Free. Du côté d'Orange, l'attribution de cette quatrième licence 3G est un faux débat, étant donnée qu'elle est "déjà enterrée" comme l'aurait annoncé en début de semaine Didier Lombard, le président de France Telecom, si l'on en croit le "Canard Enchainé".

Pour Martin Bouygues, le PDG du groupe qui porte son nom, l'attribution de la quatrième licence 3G à Free ne serait profitable ni à Bouygues Telecom ni à l'économie du pays, "une guerre des prix pouvant provoquer de 10 000 à 30 000 pertes d'emplois chez les opérateurs", précise-t-il aux Echos. Sur un plan purement commercial, Martin Bouygues remet également en cause le coût estimé de création d'un réseau 3G, "déployer un réseau 3G pour 1 milliard d'euros, comme l'affirme Free, me paraît impossible", l'opérateur annonçant pour sa part des investissements dans son réseau de pas moins de 800 millions d'euros pour cette seule année.

Reste à savoir si cette pression exercée par les patrons des trois opérateurs mobiles pourra faire changer d'avis Matignon qui serait favorable à l'entrée d'un nouvel opérateur. Verdict dans le courant du premier semestre 2009 pour en savoir plus sur le processus d'attribution par le gouvernement de cette quatrième licence de téléphonie mobile.
Le cabinet d'études marketing GfK a publié aujourd'hui une enquête intitulée "Les français et l'entertainment" (les loisirs) analysant les marchés de la musique, de la vidéo, du livre et des loisirs interactifs. Comme le présageait l'étude, un brin pessimiste, du SNEP (l'association qui défend les intérêt de l'industrie du disque) sur les 9 premiers mois de l'année, le marché physique de la musique aurait enregistré selon GfK une baisse de 16%, celui de la vidéo de 6% et celui du livre de 2%. Les loisirs interactifs enregistraient quant à eux une forte hausse de 22%, comme prévu.

Philippe Person, directeur du pôle culturel de l'institut d'études, a souligné "l'importance de bien connaître les profils des consommateurs et leurs usages". Ainsi, Internet talonne désormais la télévision au rang des occupations sur le temps libre des français, et passe second en occupant ces derniers 2 heures et 17 minutes par jour, la télévision restant première avec 3 heures et 7 minutes par jour. Suivent la radio (1 h 20), les amis et la famille (59 min, mais les relations sociales par internet ne sont pas comptabilisées), la musique (54 min) et enfin la lecture (38 min).

Bien qu'internet prenne désormais une part importante de leur temps libre, les achats de musique et de vidéo en ligne sous forme dématérialisée n'ont respectivement séduit que 16% et 5% des français. Ils sont en revanche nombreux à avoir acheté de véritables CD audio et DVD vidéo, respectivement 75% et 69% des français en ont acheté au moins un au cours de l'année. Globalement, les biens culturels numériques ne représentent que 21% des achats des français, qui continuent à privilégier leurs équivalents physiques. Ils sont enfin 22% à déclarer avoir téléchargé au moins un bien culturel illégalement en 2008, soit une estimation de 1,15 milliards de fichiers piratés, dénués de verrous numériques (DRM).

Preuve que les tarifs et/ou les contraintes rencontrés pour les achats en ligne ne font pas recette ?
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