News WEB

L'idée d'étendre la redevance TV aux ordinateurs n'a finalement pas été retenue par la Commission mixte paritaire réunie cette semaine pour l'examen du projet de loi de réforme de l'audiovisuel. L'idée n'est cependant pas totalement écartée, et pourrait faire son retour dans les prochains mois. "L'adaptation de l'assiette de cette contribution fera, quant à elle, l'objet de la réflexion que conduira le comité de suivi sur l'application de la loi et sur l'évaluation des besoins de financement", signalent les conclusions de la commission.

Concernant l'augmentation de la redevance, les sept députés et sept sénateurs qui composent la CMP ont finalement choisi de jouer la carte du compromis. Le Sénat s'était en effet prononcé en faveur d'une augmentation de la redevance à 120 dès 2010, alors que la majorité UMP à l'Assemblée nationale demandait à ce que le montant n'en change pas. "Moi vivant, il n'y aura pas d'augmentation de la redevance", avait même déclaré Jean-François Copé, chef de file des députés UMP.

En réalité, il y aura bien une augmentation, même celle-ci sera légitimée par la nécessité de coller à l'inflation. La redevance passera donc à 118 euros en 2009, puis 120 euros début 2010, avant de vraisemblablement atteindre 122 euros en novembre 2010, date à laquelle sera due la redevance, puisque le règlement de celle-ci est désormais associé à celui de la taxe d'habitation.
Chrome, le navigateur de Google, sorti en septembre dernier, a d'emblée relancé la course aux navigateurs en dévoilant un moteur JavaScript ultra-rapide basé sur le moteur de rendu WebKit. Pourtant loin d'être parfait, le navigateur comportait quelques bugs dont l'un d'entre eux présentait une incompatibilité avec le service de messagerie Hotmail - soit un sérieux handicap pour quelques dizaines de millions d'utilisateurs potentiels. Avant hier nous apprenions que Google a mis a jour son navigateur afin que le site de Hotmail l'identifie en tant que Safari.

L'une des nombreuses requêtes des internautes pour Chrome concerne véritablement la prise en charge d'extensions comme ce que propose Firefox. En attendant que cette fonctionnalité soit mise en place, il est cependant possible de retrouver l'ergonomie de Chrome directement au sein du navigateur de Mozilla. En effet, à l'ouverture d'un nouvel onglet, la nouvelle barre d'outils Google Toolbar 5 bêta installe désormais des raccourcis basés sur l'historique de navigation ainsi que les derniers liens ajoutés à la liste des favoris. Google tenterait-il de convoiter les utilisateurs de Firefox ?
Après avoir fait appel aux internautes pour tenter de dessiner le navigateur de demain, le laboratoire Mozilla organise désormais un concours à l'attention des étudiants afin d'encourager de nouvelles idées au niveau de l'ergonomie de l'Internet en général.

Dans la mesure où l'on retrouve un accès au web sur une large variété d'appareils (ordinateurs, téléphones, tablettes...), le but est de déterminer ce à quoi ressemblerait l'interface utilisateur du navigateur si le web était véritablement présent partout.

Une vingtaine d'étudiants sera sélectionnée et la date butoir pour la soumission des premiers concepts est le 1er mars 2009. Retrouvez de plus amples informations ici.
Sur un marché de la musique en ligne déjà bien adressé par les sites d'écoute ou de téléchargement généralistes, l'éditeur Yves Riesel, spécialisé dans les disques de musique classique, a décidé de tenter sa chance avec un nouveau concept de site haut de gamme : Qobuz.com

A la fois magazine (en partenariat avec Classica), communauté d'internautes, Qobuz propose surtout un catalogue de fichiers musicaux à télécharger (MP3 sans DRM encodés en 320 kb/s) complétés d'une riche documentation liés aux enregistrements.

« Je suis convaincu qu'un site Internet de téléchargement bien conçu, clair, interactif, convivial, respectueux des oeuvres et des productions, animé par des spécialistes, peut faire beaucoup mieux que n'a jamais fait un disquaire physique, toujours limité dans ses choix par le poids des stocks et la surface de vente », explique Yves Riesel, président fondateur du site Qobuz.com.

Un positionnement ambitieux mais qui semble déjà séduire les internautes. Même si le site, lancé il y a seulement quelques semaines, ne communique pas sur son audience, Qobuz serait déjà constitué d'une communauté de 37 000 membres, à 80% des hommes, d'un âge moyen de 42 ans et prêts à dépenser en moyenne plus de 6 euros sur chaque commande. 10 ans après l'apparition de Napster, la musique en ligne aurait-elle enfin trouvé son modèle ?
Sous couvert de réguler le réseau pour le confort des internautes, de plus en plus de fournisseurs d'accès à Internet surveillent et filtrent les connexions, au grand dam des défenseurs de la neutralité du net. Ce concept, selon lequel aucune entité ne doit interférer avec le fonctionnement du réseau internet en censurant ou discriminant telle ou telle utilisation, défraie régulièrement la chronique et semble être en péril à l'heure ou le téléchargement illégal donne des ailes aux administrations gouvernementales et aux fournisseurs de service. Au détriment de la liberté ?

En dépit de vives critiques à l'égard de ce genre de pratique, Cox Communications, l'un des plus important fournisseur d'accès des États-Unis, a annoncé aujourd'hui avoir démarré l'expérimentation d'une plate-forme de surveillance et de gestion de la bande passante sur ses infrastructures.

Les usages des internautes du Kansas et de l'Arkansas seront ainsi limités en fonction de leurs priorités présumées. Cox estime ainsi que les téléchargements de fichiers (par FTP et par Usenet notamment), l'échange de fichiers en pair-à-pair ou encore les mises à jour de logiciels (Windows Update par exemple) ne méritent pas autant de bande passante que la navigation sur Internet, l'email, la messagerie instantanée, la voix sur IP ou encore le streaming. Cette gestion passe obligatoirement par une surveillance étroite des connexions.

Cox reste néanmoins transparent sur ses pratiques. Il envisage par ailleurs de généraliser ces dernières sur l'ensemble de son réseau au cours de l'année 2009 si les premières expérimentations sont concluantes.

Répondant aux récentes accusations de vouloir faire privilégier ses services auprès des FAI, Google a lancé pour sa part en collaboration avec des spécialistes du domaine et des chercheurs son Measurement Lab. Ce laboratoire encore en développement regroupe des outils de mesure permettant de déterminer si un fournisseur d'accès donne de la priorité à certains types de paquets. Il est par exemple possible de découvrir si son fournisseur d'accès bloque tout ou partie du trafic émanant de BitTorrent.
Google vient de mettre à disposition une série d'outils baptisée M-Labs (Measurement Labs) afin de permettre aux internautes d'analyser l'état du trafic de leur fournisseur d'accès à Internet.

De part et d'autre du monde, les lobby de l'industrie culturelle tentent de faire pression sur les gouvernements afin de mettre en oeuvre une politique de lutte contre le piratage. Dans certains pays, l'un des premières mesures adoptées est le filtrage au travers du fournisseur d'accès à Internet. Ainsi, à la fin du mois dernier, en Australie, le sénateur Stephen Conroy a décidé de mettre en oeuvre une série de tests de régulation sur les FAI. L'Europe n'est certainement pas épargnée. Le site de partage de fichiers BitTorrent est bloqué en Suède et au Danemark, Télé 2 semble être le seul acteur à vouloir s'opposer à cette mesure.

Outre le piratage, certains FAI tentent de bloquer le trafic de leurs utilisateurs afin de limiter leurs frais de bande passante. En pointant du doigt une infrastructure vétuste et un modèle économique peu satisfaisant, le câblo-opérateur américain Comcast, par exemple, a tenté de filtrer le contenu des utilisateurs afin d'empêcher le transfert de vidéo.

Face à ces pratiques, il se pose le problème de la neutralité du net, une notion qui vise justement à empêcher toute pratique discriminatoire sur le réseau. Parmi les acteurs défendant la neutralité du net, Google est fortement engagé aux côtés de Yahoo! Ebay, Amazon ou Microsoft.

La suite d'outils de Measurement Labs se base sur une plateforme open source en partenariat avec la New America Foundation et Planet Labs. Le géant de Mountain View travaille aussi avec plusieurs chercheurs aux États-Unis et en Europe en mettant à leur disposition 36 serveurs dans 12 pays différents.

Si le gouvernement est capable de contrôler les pratiques du fournisseur d'accès, de son côté, la suite M-Labs apporte une certaine transparence pour l'internaute.
La Bill and Melinda Gates Foundation n'échappe pas à la crise. Dans une première lettre annuelle rendue publique lundi, Bill Gates, co-président de la fondation philanthropique et co-fondateur de Microsoft, numéro un mondial du logiciel, a déclaré : "Les actifs (de notre fondation) ont perdu 20% (à 38,7 milliards de dollars) de leur valeur en 2008".

Ces dernières années, la fondation aurait dépensé "plus de 5%" de ses actifs par an, soit 3,3 milliards de dollars, pour soutenir des programmes de santé et d'éducation par le biais des technologies de l'information et de la communication. Malgré la crise, a indiqué l'entrepreneur devenu philanthrope, "plutôt que de réduire ce montant en 2009, nous choisissons de l'augmenter à 3,8 milliards de dollars, soit environ 7% de nos actifs".

Gates s'est également déclaré prêt à inviter les gouvernements à dépenser plus pour la santé et l'éducation des populations du monde. Les investissements dans l'éducation payent, ils sont, d'après les termes du cinquantenaire, "la ressource clé qui rend l'économie efficace". Pour les fans et les critiques, Bill Gates a ajouté être enthousiasmé par "trois éléments magiques" de sa nouvelle activité : l'opportunité d'améliorer l'existence d'individus à travers le monde, la possibilité de créer des équipes dédiées au règlement de problèmes apparemment insolubles et, enfin, l'opportunité de travailler avec sa compagne, Melinda.
le 28/01/2009 à 21:07
Gmail passe en mode déconnecté
Google s'apprête à proposer une nouvelle fonctionnalité expérimentale au travers de GMail Labs : un accès en mode déconnecté grâce à l'application Gears.

Jusqu'à présent la technologie de synchronisation et de mise en cache des données a été employée sur Google Reader, Google Documents, Google Calendrier mais aussi par des services tiers tels que le gestionnaire de tâches Remember the Milk et certains produits de la famille Zoho. D'ailleurs le client Zoho Mail devança Gmail et proposa un accès déconnecté à son webmail au mois d'octobre 2008.

Pour beaucoup, la possibilité de lire ses emails en mode hors ligne, dans l'avion ou dans le train, reste le principal avantage du client dédié par rapport au service en ligne. Le plugin Gears pourrait-il changer la donne ? Google devrait donc prochainement mettre à jour les comptes utilisateur. Pour activer cette fonctionnalité, il faudra télécharger le plugin Gears, puis régler l'interface de son compte Gmail en anglais (Paramètres > Général) pour accéder à Gmail Labs (Settings > Labs).
Au Parlement Européen, Manuel Medina Ortega, du parti socialiste espagnol, a de nouveau soulevé la question du droit d'auteur devant la commission des affaires juridiques (JURI). Le texte présenté - le rapport Medina - a pour but de durcir et de cadrer les sanctions, et, en conséquence, d'accueillir à bras ouverts le principe de riposte graduée et de filtrage du net.

Dans un communiqué publié par La Quadrature du Net l'ingénieur Jérémie Zimmermann explique que le texte aurait dû partir d'un constat des résultats de la directive de 2001 visant à harmoniser les droits d'auteur dans la société de l'information (EUCD) ; une mesure qui s'est traduite par la loi DAVDSI cinq ans plus tard en France. Cependant, si le rapport commence par juger la directive de 2001 satisfaisante, il s'agit surtout de dresser une liste de mesures que M. Zimmermann estime : "répressives, ridicules, dictées par l'industrie du divertissement et [ qui ] va jusqu'à nier les études en cours de la Commission".

Ainsi, l'article 31 du document préconise par exemple d'utiliser une approche graduée dans la mise en application des sanctions. La notion de filtrage est introduite dans l'article 32 avec la mention précise du site Internet de partage de fichiers torrent The Pirate Bay.

Le paragraphe 35 décrit l'emploi d'une technologie distribuée gratuitement et qui serait compatible avec les infrastructures en place permettant de dissocier et d'identifier les contenus légaux et illégaux. Où cettte technologie pourrait-elle être employée ? L'article suivant le précise en "invitant" à une réflexion sur la responsabilité des fournisseurs d'accès à Internet dans la lutte contre le piratage. A cela, se s'ajoute le problème de la vie privée de l'internaute car le FAI devrait dénoncer le trafic illicite sur ses serveurs auprès des autorités des industries culturelles.

Dans la foulée, le rapport Medina conseille de supprimer les exceptions aux droits d'auteur en engageant une réflexion au niveau des droits de reproduction et de communication. Ce texte a été voté par la commission des affaires juridiques et devrait être proposé en tant que résolution devant le parlement européen.
La riposte graduée ne sera finalement pas adoptée au Royaume-Uni, après quelques mois d'expérimentation. Non pas qu'elle ne convienne pas aux représentants de l'industrie du disque britannique (la BPI), bien au contraire, mais le ministre de la propriété intellectuelle David Lammy est confronté à une législation complexe qui ne permet pas de couper les connexions à Internet. "Je crois que ça ne va pas être possible," a-t-il déclaré dans une interview accordée au Times.

Les principaux fournisseurs d'accès à Internet avaient pourtant accepté de mettre en garde par courrier les internautes, suspectés et dénoncés par les ayants droit, de télécharger illégalement des contenus protégés par les droits d'auteur. L'accord impliquait l'envoi de 1 000 courriers par mois à certains des sept millions estimés d'internautes pirates. Les FAI privilégient quant à eux de nouveaux modèles de ventes légaux ainsi qu'une sensibilisation préventive et non répressive de la population.

En contre partie, le ministre de la communication britannique Lord Carter plancherait vraisemblablement sur la mise en place d'une entité chargée du respect des droits d'auteur financée par une taxation des fournisseurs d'accès, ou encore plus simplement sur une taxe sur les abonnements à Internet censée compenser les pertes de l'industrie du disque, sorte de licence globale. Il doit rendre cette semaine un rapport intitulé Angleterre Numérique. Le piratage représenterait d'après la BPI (représentants de l'industrie du disque britannique) un manque à gagner de 180 millions de livres par an.

Autrement dit, les solutions envisagées puis écartées en France sont à leur tour suggérées outre-manche. En vain, pour le moment.
LoadingChargement en cours