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Microsoft annonce, pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal clos au 31 décembre dernier, un chiffre d'affaires en hausse de 2% sur un an, venant s'établir à 16,63 milliards de dollars. En revanche, l'éditeur affiche un bénéfice net en baisse de 11% sur un an, à 4,17 milliards de dollars.

Les revenus émanant des logiciels client enregistrent une baisse de 8% sur un an, conséquence directe du ralentissement des ventes d'ordinateurs et de la montée en puissance des machines à bas prix telles que les netbooks. Selon IDC, le marché du PC a en effet marqué le pas au quatrième trimestre 2008 avec, pour la première fois depuis 2001, des ventes en baisse de 0,4% au niveau mondial.

La division Entertainment and Devices enregistre quant à elle une hausse de 3%, que l'éditeur attribue au succès de la console Xbox 360 lors des fêtes de fin d'année. Six millions d'unités auraient été vendues sur le trimestre. Windows Server 2008 R2 et consorts auront toutefois permis à Microsoft de voir progresser de 15% les revenus de sa division Servers & Tools (serveurs, outils associés et maintenance).

"Alors que nous ne sommes pas immunisés contre les aléas de l'économie, je suis confiant dans la force de notre gamme de produits et dans la justesse de notre approche", commente Steve Ballmer dans un communiqué.

Pour la première fois de son histoire, le numéro un mondial des éditeurs de logiciels a pris la décision de mettre en place un plan de restructuration qui devrait conduire à la suppression de 5000 emplois dans les 18 prochains mois. 1400 postes sont immédiatement concernés, essentiellement dans les divisions marketing, ventes, finance ou recherche et développement.
Deux ans après Clubic.com (ex PuissancePC), c'est au tour de son petit frère, NetEco.com (ex NetEconomie.com), de fêter son dixième anniversaire. Lancé le 22 janvier 1999 par une équipe d'étudiants passionnés par l'économie numérique, ce site d'information est resté indépendant pendant 7 ans avant de rejoindre en 2006 la société Cyréalis (Clubic, Jeuxvideo.fr, Achetezfacile, Mobinaute.com), elle même intégrée en 2008 au groupe M6 (Turbo.fr, Deco.fr, Teva.fr, M6 Replay, etc.).

D'Altavista à Google, de CanalWeb à Dailymotion, de Multimania à Facebook, d'ICQ à Twitter, de Napster à Deezer, de Netscape à Firefox, de Palm à l'iPhone, d'Itineris à Orange, NetEco.com aura accompagné, vu naître - et parfois disparaître - de nombreuses entreprises de l'économie numérique et dispose désormais d'une base de 30 000 articles et de plusieurs centaines d'entretiens avec des créateurs de jeunes pousses.

Cette semaine, le site vous propose d'ailleurs de découvrir le parcours de Grégoire Lassalle, directeur d'Allociné, un retour sur la netcampagne d'Obama, les priorités de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état à l'économie numérique, les explications sur la crise de Jean-Marie Messier, ancien patron de Vivendi, la stratégie de Martin Rogard, nouveau directeur de Dailymotion, les projets de téléphonie 4G du gouvernement ou encore le portrait de Jérôme Rota, fondateur de DivX. Bonne lecture et rendez vous en 2019 .. (ou pas) !
Selon le magazine Techcrunch, l'équipe de développement de GTalk, le client de messagerie instantanée de Google, travaillerait sur une nouvelle fonctionnalité permettant de partager plus facilement une vidéo au travers d'une session de chat. Ainsi, plutôt que de recevoir un lien dur vers une page spécifique de YouTube ou de Google Video, le clip lui-même sera désormais extrait puis intégré directement dans la fenêtre de discussion.

Au mois de mars 2008, Yahoo! a introduit une fonctionnalité similaire pour son client Yahoo! Messenger 9.0 bêta qui prend en charge plusieurs plateformes comme Yahoo! Video, YouTube, Google Video, Im.tv et Veoh.L'usage du messenger en France en juillet 2008
Les rumeurs circulaient depuis plusieurs semaines, la nouvelle est finalement tombée aujourd'hui : Microsoft entend supprimer 5000 postes ces prochains 18 mois dont 1400 aujourd'hui-même.

C'est en publiant les résultats de son second trimestre financier que la firme de Redmond a dévoilé sa restructuration interne. En effet, la société annonce une baisse générale de son excédent brut d'exploitation (-8%), de ses bénéfices nets (-11%), gains par action (-6%).

Plusieurs département sont touchés à savoir les équipes travaillant dans la recherche et le développement, le marketing, les finances, le droit, les ressources humaines et l'ingénierie informatique.

Ces licenciements devraient permettre à Microsoft d'économiser 1,5 milliard de dollars sur ses coûts de développement annuels et et 700 millions de dollars sur ses dépenses pour l'année fiscale 2009.
Suite à leur condamnation pour contrefaçon, en novembre dernier, les cofondateurs de Wizzgo en appellent directement au chef de l'état dans une lettre ouverte. Ils y réclament une modification de l'exception pour copie privée, de façon à ce que l'utilisation d'un service en ligne d'enregistrement de programmes télévisés soit tolérée.

Rappelons que Wizzgo propose, par l'intermédiaire d'un logiciel baptisé iWizz, de programmer l'enregistrement de programmes télévisés avant leur diffusion. Les enregistrements sont effectués à distance, sur les serveurs de Wizzgo, puis récupérés par les utilisateurs via Internet. Pour Wizzgo, ce magnétoscope dématérialisé rentre parfaitement dans le cadre de la copie privée, puisqu'il permet à un particulier d'effectuer des enregistrements qu'il utilisera dans le cadre familial. La justice a toutefois émis un avis différent, en rappelant que la copie privée s'entendait comme un enregistrement effectué pour son propre compte par l'utilisateur, sans intermédiaire.

« Alors que le gouvernement, conformément aux missions que vous lui avez confiées, souhaite légitimement lutter contre le piratage, il serait paradoxal que le principe de la copie privée ne puisse évoluer et s'adapter à l'environnement numérique dans lequel vivent désormais de plus en plus de Français », font remarquer Philippe Savary et Jérôme Taillé-Rousseau, cofondateurs de Wizzgo.

« L'Assemblée nationale examinera, dans quelques semaines, le projet de loi "Création et Internet. Nous savonsque vous avez à coeur l'adoption rapide de ce projet dont vous êtes à l'initiative, avec notamment la signature des Accords de l'Elysée. A cette occasion, nous souhaitons que le gouvernement et les parlementaires permettent l'évolution nécessaire du cadre législatif de la copie privée. Renforçant une offre légale encore trop rare, cette évolution contribuera efficacement à la lutte contre le piratage. », demandent-ils en conclusion de cette lettre, qu'ils accompagnent de la liste des 80.000 personnes ayant signé la pétition lancée fin novembre.

Un point de vue que risquent toutefois de ne pas partager les chaines de télévision, qui préfèrent vraisemblablement que les internautes utilisent leurs propres services de catch-up, qu'elles peuvent monétiser par la publicité.
En début de semaine, trois ministères français se sont accordés à définir une charte visant à réguler la diffusion des médias sur Internet d'ici le 30 juin 2009. En matière de protection des droits d'auteur, l'institut national de l'audiovisuel (INA) dispose d'une base de signatures numériques et, au moyen d'une architecture technologique, opère une comparaison des médias avec, si besoin est, la mise en place de filtres. En février 2008, Dailymotion et l'INA ont signé des accords et le portail de vidéo français a intégré ce système de reconnaissance à sa plateforme.

YouTube vs l'INA

Avec 300 millions de visiteurs uniques mensuels, dont 12 millions dans l'Hexagone, YouTube reste le premier site Internet de diffusion de vidéos en France et dans le monde. Chaque minute, ce sont 15 nouvelles heures de vidéos qui sont mises en ligne par les internautes, un contenu que la firme californienne entend réguler. Depuis ses débuts YouTube propose une procédure de blocage pour les ayants droit, avec des outils de retrait en masse et la mise en place d'un système de filtre notamment grâce à l'usage de l'algorithme MD5.

Pourtant, aux yeux de l'INA, qui a déjà traïné YouTube devant les tribunaux pour contrefaçon, ces efforts ne seraient pas suffisants. Interrogé par les Echos, Jean-François Debarnot, directeur juridique de l'institut explique : "nous considérons que cette technologie de filtrage n'est pas opérante et nous avons saisi un juge pour qu'il le constate".

YouTube a donc revu son système de protection introduit en octobre 2007 et présente le service Content Manager, une solution gratuite similaire à celle de l'INA mais propriétaire. Pourquoi Google n'a-t-il pas signé de partenariat avec l'INA ? "Il est difficile d'établir ce genre d'entente alors que nous sommes devant les tribunaux ", explique Eric Tholomé, directeur du département Recherche et Développement de la multinationale. A cet argument, l'on pourrait ajouter que s'il est gratuit pour les ayants droit de devenir partenaire de l'institut, ce n'est pas le cas pour les plateformes tierces telles que YouTube ou DailyMotion.

Pour Eric Tholomé "la vrai problématique, c'est de savoir si la personne est l'auteur de la vidéo ou non, et si elle a des droits". Il arrive aussi qu'un internaute illustre une vidéo personnelle d'un cours extrait d'un film commercial ou utilise une bande sonore protégée par des droits d'auteurs. Monsieur Tholomé souligne aussi la dimension multidimensionelle du problème avec les différences de gestion des droits à l'international et dans le temps, par exemple lorsque de vieux films tombent dans le domaine public.

Content Manager

En replaçant la société à l'état d'hébergeur, M.Tholomé insiste : "On est pas maîtres de ce qui est publié sur Internet, on essaie d'éviter les conflits". En revanche, le portail doit impérativement avoir les moyens techniques nécessaires pour procéder au filtrage. Content Manager emploie une technologie baptisée Content ID et reprend l'idée d'une base de signatures numériques et en ajoutant le savoir-faire de Google en matière de publicité sur Internet.

Lorsqu'il ouvre son compte sur Content Manager, l'éditeur bénéfice non seulement de fichiers référence sur lesquels il peut décrire les règles associées à ses contenus mais dispose aussi d'un programme publicitaire. Il est donc possible pour l'internaute de mettre en ligne l'extrait d'un film sous certaines conditions prédéfinies telles que l'affichage de publicités ou un lien vers le site Internet de l'éditeur. "La grande majorité des revendications que font les ayants droit, c'est de monétiser le contenu", nous explique-t-on, "on a des cas où les partenaires ont multiplié leurs revenus par 90" grâce à la diffusion indirecte des internautes. "De notre côté on prend la vidéo et on crée des empreintes, c'est comme une signature unique qui permettra de faire des comparaisons", explique Monsieur Tholomé avant d'ajouter "aujourd'hui, on a plus de 100 000 heures de vidéo dans notre base d'empreintes".

Outre la monétisation par diffusion, le partenaire dispose d'une palette d'outils permettant de mesurer le degré de popularité de ses vidéos et d'en tirer un profil d'audience (sexe, âge...). Interrogés sur la question de la vie privée, l'un des porte-paroles de la société nous explique : "l'information que l'on communique aux ayant droits n'est ni plus ni moins que celle qu'ils auraient pu trouver eux-mêmes en effectuant une recherche".

YouTube propose aussi un dispositif permettant la protection de contenus diffusés en direct afin que ce dernier soit rapidement sous contrôle.

A ce jour, la société annonce 600 partenaires parmi lesquels nous retrouvons les chaïnes France24 ou CBS, l'éditeur de jeux Electronic Art ou encore l'AFP et la fondation Cousteau. A l'heure actuelle, YouTube n'entend pas distribuer sa technologie mais M. Tholomé conclut tout de même : "on espère qu'à l'avenir, il y aura des technologies interoperables".
Le P2P ne serait-il finalement pas le monstre que décrivent les industries de la musique, du cinéma ou du logiciel ? Dans une étude de 142 pages, réalisée pour le compte du gouvernement hollandais, la société TNO en arrive à la conclusion que le téléchargement illégal sur les réseaux d'échange de fichiers frappe dans un premier temps de façon négative les recettes des industries concernées, mais se révèle, à moyen ou long terme, un bienfait pour l'économie.

En ce qui concerne la musique, on pratique bien sûr aux Pays-Bas, comme dans le reste de l'Europe, le téléchargement. Selon TNO, pour chaque titre acheté sur une plateforme telle qu'iTunes, 7,5 morceaux seraient récupérés sur les réseaux P2P, et seuls 2,3% de la population auraient payé pour télécharger des contenus en ligne sur les douze derniers mois. En revanche, ils seraient 35% à avoir déjà téléchargé illégalement de la musique. Un préjudice bien réel ?

Pour temporiser les études qui dénoncent les méfais du piratage, les partisans du P2P rappellent bien souvent qu'un morceau, un album ou un logiciel téléchargé n'aurait pas forcément été acheté par l'internaute, et soulignent en outre que certains se servent du téléchargement illégal pour découvrir des nouveautés qu'ils iront par la suite se procurer légalement. Un avis que partage TNO, qui remarque que ceux qui téléchargent le plus sont bien souvent ceux qui achètent le plus, notamment pour ce qui est des jeux vidéo. L'amateur de P2P serait également plus enclin à se rendre dans des salles de concert.

Partant de ce constat, TNO estime qu'en l'état actuel des choses, l'acte d'achat ne deviendrait pas plus fréquent si l'on interdisait à l'internaute de télécharger gratuitement sur le Net. Le cabinet va plus loin, allant jusqu'à conclure les quelque cent millions d'euros de préjudice que représentent le piratage pour les industries concernées est compensé, à hauteur de deux cents millions d'euros, par le pouvoir d'achat indirect que représente l'économie des biens téléchargés et l'envie d'acquérir des contenus découverts via le P2P.
De quelle manière est-il possible d'améliorer l'ergonomie d'un produit ? Chez Mozilla, cela passe inévitablement par les retours des utilisateurs. A cet effet, Mozilla Labs annonce le développement de Test Pilot, un petit plugin pour Firefox permettant d'analyser la manière dont les internautes utilisent le navigateur.

Une fois installée, l'extension invitera l'utilisateur à répondre à quelques questions anonymes de base et lui donnera la possibilité de compléter un formulaire plus approfondi. L'équipe de Mozilla Labs insiste sur transparence de cette étude et précise que contrairement aux méthodes traditionnelles visant à mesurer l'ergonomie d'un programme, seules les questions fondamentales posées par les chercheurs du laboratoires seront soumises.

Test Pilot sera aussi utilisé afin de déterminer les priorités de développement au sein de la communauté. Au travers de cette initiative, Mozilla Labs espèrent obtenir un échantillon d'environ 1% de la totalité des utilisateurs du navigateur.

De plus en plus les sociétés font appel à leur communauté afin de déterminer l'avenir de leurs produits. A titre d'exemple, Google a récemment dévoilé Product ideas, un service web au travers duquel il est possible de formuler des suggestions sur les applications mobiles et de voter pour les idées laissées par d'autres internautes.

Si cette idée vous tente, Mozilla Labs vous invite à rejoindre les discussions à ce sujet sur le forum ou le canal IRC dédié, voire, à postuler pour un temps plein!
GeoEye-1, satellite qui fournira des images à très haute résolution aux utilisateurs de Google Earth et au gouvernement américain, a pris des clichés, mardi 20 janvier 2009, de l'investiture de Barack Obama, 44ème président des Etats-Unis.

Ces images prises au-dessus de Washington D.C à 680 Km de la Terre, montrent les monuments le long du National Mall et la foule, près de 2 millions de personnes réparties entre le Capitole et le Lincoln Memorial. Elles seraient les images en couleur à plus haute résolution prises par satellite lors de l'inauguration. En outre, ces images donnent une idée de la qualité des clichés dont pourront prochainement bénéficier les utilisateurs de Google.

GeoEye-1 a été lancé en septembre dernier, suite à la signature d'un contrat d'une valeur de 500 millions de dollars dans le cadre d'un programme de la National Geospatial Intelligence Agency (NGA). L'ensemble des photos prises à cette occasion est accessible sur le site GeoEye.
Au mois de décembre dernier, nous apprenions que dans le cadre de la réforme de l'audiovisuel public, les députés avaient voté un amendement par lequel le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) bénéficierait d'un pouvoir de surveillance et d'autorité sur la publicité sur Internet.

Adopté en première lecture par l'Assemblée, le texte de loi précise que le Conseil supérieur de l'audiovisuel [ veillerait ] à ce que la publicité placée par l'éditeur du site ne puisse nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des mineurs.

Cependant, pour Google, Yahoo!, AOl, Microsoft et autres professionnels de l'Internet représentés par l'Association des Services Internet Communautaires (ASIC), ce texte résulte d'une méconnaissance singulière des spécificités d'Internet et du cadre règlementaire existant. D'autres estimèrent que si noble soit l'objectif de protéger les plus jeunes internautes, il apparaît comme un prétexte pour imposer un contrôle de la Toile.

Dans un communiqué officiel, l'ASIC informe que le Sénat s'oppose à cet amendement et entend marquer une frontière nette et claire entre l'internet et la télévision.

Le 28 janvier prochain, ces modifications apportées par les sénateurs devront être validées par la Commission mixte paritaire.
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