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Microsoft risque une nouvelle fois de se voir sanctionné par la Commission européenne pour abus de position dominante. Celle-ci a en effet confirmé vendredi avoir fait parvenir au numéro un mondial des éditeurs une communication de griefs dans laquelle elle invite ce dernier à venir s'expliquer sur les liens étroits qui unissent son système d'exploitation vedette, Windows, au navigateur Internet Explorer.

Au terme d'une enquête d'un an, ouverte suite au dépôt d'une plainte par l'éditeur Opera Software, en décembre 2007, la Commission européenne accuse Microsoft de pratiquer la vente liée d'Internet Explorer avec Windows.

Une pratique qui aurait pour effet de porter préjudice à la concurrence en matière de navigateurs Web, "dès lors qu'elle confère à Internet Explorer un avantage artificiel en matière de distribution", qui nuirait "au rythme de l'innovation et à la qualité des produits que les consommateurs obtiennent en fin de compte", et qui risquerait, à terme, "de compromettre la concurrence et l'innovation en matière de fourniture de services aux consommateurs", dans la mesure où les éditeurs sont tentés de concevoir leurs sites plus spécifiquement pour Internet Explorer.

Jon Von Tetzchner, PDG d'Opera Software, se félicite dans un communiqué de cette communication de griefs, qui selon lui permettra aux consommateurs de bénéficier d'un véritable choix sur le marché des navigateurs Web. Bien qu'il soit toujours intégré à Windows - et qu'il soit impossible de proprement le désinstaller, Internet Explorer voit depuis 2005 ses parts de marché fondre au profit de logiciels concurrents. En décembre 2008, elles n'étaient plus au niveau mondial que de 68,2% selon Net Applications, contre plus de 85% en 2005.Bis repetita ? Pour l'éditeur, l'affaire est d'autant plus gênante qu'il a déjà été lourdement condamné par la Commission européenne en mars 2004 pour abus de position dominante. L'institution lui reprochait alors de ne pas fournir assez d'informations techniques sur ses systèmes d'exploitation à ses concurrents, données jugées indispensables pour que ces derniers puissent concevoir des logiciels compatibles. Elle avait également estimé que l'intégration du lecteur Windows Media Player à Windows portait préjudice à la libre concurrence.

Bruxelles avait alors prononcé une amende de 497 millions d'euros, et avait imposé à l'éditeur de commercialiser une version de Windows dépourvue de lecteur multimédia, connue sous le nom de "Windows XP N".

"Si l'analyse préliminaire exposée dans la communication des griefs est confirmée, la Commission pourra infliger une amende à Microsoft, l'obliger à mettre fin à l'abus et lui imposer une mesure corrective qui permettra d'offrir à nouveau un véritable choix au consommateur et d'assurer une concurrence par les mérites", prévient l'institution.

L'éditeur dispose d'un délai de huit semaines pour préparer sa défense. Dans un communiqué, il a accusé réception de cette notification de griefs, et a tenu à réaffirmer son engagement à agir en conformité avec les lois européenne.
Des offres d'emplois plus alléchantes les unes que les autres se suivent mais ne se ressemblent pas. Après le gardien blogueur de l'Ile de la grande barrière de corail au large de l'Australie, c'est au tour de Britney Spears de recruter un responsable des médias en ligne.

L'agence Brandcasting Unlimited, en charge du site officiel de la chanteuse et de son image en ligne, a effectivement récemment publié une annonce sur le réseau interne (intranet) de la prestigieuse Université d'Harvard. Le futur responsable media 2.0, accroc aux réseaux sociaux et à Britney Spears, devra gérer l'identité virtuelle de son idole.

Tenir à jour, animer et modérer les comptes YouTube, Twitter, Facebook et MySpace de l'interprète sont notamment au programme. Il s'agit aussi d'optimiser le référencement et la visibilité de l'artiste sur Internet, en s'assurant également que les dernières nouveautés de cette dernière soient accessibles et mises en avant. Des compétences techniques mais aussi sociales sont nécessaires.

L'annonce parle d'intersection entre la Silicon Valley et Hollywood pour ce poste, mais ne précise pas dans lequel des deux secteurs se trouve l'hypothétique logement de fonction !
Au mois de décembre, le gouvernement britannique envisageait d'établir une législation internationale de l'Internet en adoptant un système de classement des sites web anglophones similaire à celui utilisé dans l'industrie du cinéma.

A cet égard, Andy Burnham, le ministre de la culture britannique, envisageait un accord avec l'administration d'Obama et déclarait : " si l'on revient sur les fondateurs de l'Internet, ils parlaient franchement d'un espace sur lequel les gouvernements n'auraient pas la main mise. Je pense sérieusement qu'il est temps de revoir ces choses maintenant" , avant d'ajouter : "il ne s'agit pas d'une campagne contre la liberté d'expression [...] mais l'intérêt du public est plus large et il y a donc plus de gens qui pourraient être touchés. Nous devons déterminer plus précisément où se trouve l'intérêt du public et le positionner de manière claire. "

Aujourd'hui, nous apprenons que l'Allemagne souhaite mettre en place un système de filtrage similaire, lequel sera opéré directement à partir des fournisseurs d'accès à Internet. Selon plusieurs sources allemandes, cette initiative devrait être finalisée dans 6 à 8 semaines. Le gouvernement explique qu'il s'agit d'une mesure pour contrer la propagation de sites à caractère pédophilique. Par le passé, les autorités allemandes ont travaillé avec les moteurs de recherche tels que Google afin de censurer certains sites Internet néo-nazis.

En France, en juin dernier, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie envisageait aussi la mise en oeuvre d'un système de filtrage et s'est entretenue avec les différents FAI de l'Hexagone. La ministre avait alors déclaré que l'Internet, bien qu'il soit "un immense espace de liberté, [ il ] est aussi vulnérable aux menaces, de la simple escroquerie à la propagande terroriste, en passant par la pédopornographie. ". Au mois de novembre le gouvernement a lancé le site internet Pharos permettant à l'Internaute de reporter tout type de contenu illicite trouvé sur la Toile.
Ce n'est un secret pour personne : l'Internet est une formidable source d'informations et une excellente aubaine pour le journaliste en herbe. Cependant, depuis quelques temps, le développement des réseaux Internet mobiles a aussi contribué à une autre forme de journalisme basée sur l'immédiateté de l'information.

Sur le site de micro-blogging Twitter, par exemple, nous retrouvons plusieurs personnes spécialisées dans le flash info et certains y voient une opportunité de carrière.

Hier encore, nous avons pu observer le potentiel du micro-blog lorsqu'un passant a dégainé son iPhone pour prendre une photo d'un accident d'avion. Décollé depuis l'aéroport de LaGuardia à New York, l'appareil s'est échoué sur le fleuve Hudson, grâce à la prouesse du pilote. La photo fut publiée sur Twitpic, un service que l'on peut configurer afin qu'il génére automatiquement un lien vers son compte Twitter.

De cet incident, l'on retiendra qu'un bloggeur a su devancer les principaux médias américains pour rapporter un événement particulièrement alarmant. L'avion, un A320 de US Airways, contenait 150 passagers et 5 membres de l'équipage. Aucun blessé grave n'a été reporté.
le 16/01/2009 à 17:05
YouTube passe à la télévision
Les vidéos de YouTube depuis votre téléviseur, voilà un service qui devrait officiellement arriver par chez vous. En effet, sur son blog officiel, l'équipe de développement annonce qu'une version optimisée du site devrait prochainement faire son apparition. Rappelons que depuis le mois de décembre, YouTube propose la diffusion de vidéos en haute définition avec un lecteur de 960 pixels de large.

Déjà disponible depuis la Playstation 3 et la Nintendo Wii, YouTube TV se contrôlera à partir de votre télécommande et sera disponible dans 22 pays et 12 langues différentes. Il suffira donc de brancher votre téléviseur à un ordinateur lui-même connecté à Internet.

Vous souhaitez d'ores et déjà tester le service ? Dans ce cas, il vous faudra changer le User Agent, de votre navigateur puis vous rendre sur youtube.com/tv. Suivez la procédure détaillée pour Firefox sur Blogoscoped.
Le Sénat a voté hier soir contre l'avis du gouvernement avec 329 voix pour et 4 contre la hausse du prix de la redevance TV qui verrait son prix passer de 116 à 120 euros par an à partir du 1er janvier 2010.

Aidés par les voix du PS et du Centre - qui a proposé cet amendement -, les sénateurs ont également comme prévu étendu la redevance TV aux ordinateurs. "Cette revalorisation est le seul moyen d'assurer un financement autonome et pérenne de l'audiovisuel public", précise Hervé Maurey au nom du groupe centriste.

Les français ne possédant pas de téléviseur devraient donc devoir s'acquitter du montant de la redevance TV pour peu qu'ils possèdent un ordinateur. Et ce dans la limite d'une seule redevance par foyer fiscal quel que soit le nombre de terminaux utilisés. En revanche, l'extension de la redevance aux possesseurs de téléphones mobiles n'a pas été entérinée.

Pour valider la hausse du prix de la redevance TV et son extension aux ordinateurs, il faudra désormais s'en remettre à l'avis de la Commission mixte paritaire qui se réunira le 28 janvier prochain.
le 15/01/2009 à 16:59
Caramail peut encore être sauvé
Encore un répit pour Caramail. Même si des services comme Multimania (pages perso) devraient effectivement fermer d'ici le 15 février en raison des difficultés du groupe Lycos, les dirigeants de Lycos France n'ont pas encore pris de décision concernant l'avenir du portail Lycos.fr et de la messagerie Caramail.com.

«Caramail est une belle marque et une belle histoire. Nous travaillons sur un plan de reprise avec deux fonds d'investissement spécialisés dans le web et nous espérons une issue favorable dans les prochains jours » nous indique un des dirigeants de la filiale française.

Reste à connaître les motivations des émetteurs du vrai-faux e-mail annonçant la fin de Caramail, une web messagerie qui pourrait donc, en cas de succès de l'opération, poursuivre ses activités en France pour encore quelques années...
Google profite du début d'année pour faire le point sur la stratégie de développement de certains de ses services fixes et mobiles.

Si quelques uns des projets lancés en version bêta ont finalement été intégrés au premier moteur de recherche sur Internet, ce n'est pas le cas d'autres services qui seront fermés dans les prochains mois. A commencer par Dodgeball, un réseau social pour mobiles qui a pourtant été acquis par Google à la mi 2005. Préférant utiliser son réseau social "Orkut" plutôt que Dodgeball limité au partage de localisations par SMS aux seuls habitants des Etats-Unis, ce dernier sera fermé "dans quelques mois", précise Google sur son blog.

Pour Jaiku, un service de micro-blogging permettant d'échanger depuis l'internet fixe et mobile des messages d'au maximum 140 caractères, le destin sera légèrement différent. Google n'ayant pas réussi à concurrencer Twitter dans son domaine de prédilection, Jaiku ne sera plus officiellement développé par la firme de Moutain View. Il sera en revanche porté sur le moteur Google App Engine et placé sous licence open-source "Apache". Ce sont donc les nouveaux contributeurs du service qui le feront vivre.

Du côté de Google Video, il ne sera plus possible dans les prochains mois de transférer de nouvelles vidéos en ligne. Depuis le rachat en 2006 de YouTube, c'est ce dernier qui centralisera les contenus partagés par les internautes. C'est ensuite Google Mashup Editor qui sera fermé dans six mois, allant être remplacé par le Google App Engine. Google Notebook, un service permettant d'ajouter des commentaires sur des sites web, restera ouvert mais non accessible aux nouveaux membres tandis que Google Catalog Search, qui avait démocratisé la recherche de contenus dans des livres via un algorithme de reconnaissance de caractères (OCR), sera fermé, laissant place à Google Book Search.

A noter que dans le même temps, Google a annoncé le licenciement de 100 postes chargés du recrutement de nouveaux employés, contexte économique oblige le géant américain ayant choisi de diminuer pendant quelque temps le nombre de salariés recrutés. Reste à savoir si cela aura des conséquences sur le développement du moteur de recherche, de ses services associés ou de son système d'exploitation mobile Android.
C'est la crise, parait-il, l'économie va mal nous dit-on. Pourtant loin des sombres spéculations financières, à l'autre bout du monde, en Australie, il est encore possible d'avoir le job de ses rêves : gardien d'un archipel d'îles paradisiaques.

Ce travail à durée déterminée de six mois se trouve dans l'archipel des îles de la grande barrière de corail. Le gardien disposera d'un appartement de trois pièces à Blue Pearl avec une vue imprenable sur les îles de Whitsunday. Ce logement est équipé de deux salles de bain, une cuisine, d'un système d'air conditionné et d'une machine à laver.

Si vous êtes choisi pour ce travail vous serez chargé d'explorer les environs et, chaque semaine, de publier vos observations, photos et films sur un weblog dédié. Vous travaillerez en partenariat avec l'office de tourisme de Queensland qui organisera régulièrement plusieurs événements sur les iles de la grande barrière de corail.

N'oublions pas aussi ces fabuleux poissons qui devront être nourris ; en tout, vous y retrouverez 1500 espèces différentes. Bien sûr "ne vous inquiétez pas, vous ne devez pas tous les nourrir" ! La piscine dispose d'un filtre de nettoyage automatique, cependant il se peut qu'une feuille se dépose à la surface de l'eau, voilà "une formidable excuse pour plonger et en profiter pour faire quelques brasses". Enfin, si vous désirez "apprécier une vue du ciel de ces îles", pourquoi ne pas rejoindre de temps en temps le service postale aérien ?

A la fin de ce CDD de six mois, vous recevrez 150 000 dollars australiens et serez remboursé de différents frais, notamment pour le voyage, l'assurance, l'accès à Internet et les dépenses liées aux vidéos et photos.

Alors, elle n'est pas belle la crise ?

N'attendez plus nous fermons les inscriptions dans 37 jours !
Moins d'un an après le lancement de l'offre de télévision de rattrapage (Catch up TV) de M6, M6 Replay, cette dernière va s'inviter en exclusivité sur les réseaux fixes et mobiles d'Orange.

Le groupe France Télécom vient en effet d'officialiser la signature d'un partenariat avec M6 [éditeur de Clubic, ndlr] pour proposer M6 Replay sur trois écrans : la télévision par ADSL (à partir du 20 janvier), la télévision mobile depuis le portail Orange World (courant février) et enfin le PC (courant 2009 depuis orange.fr). Comme sur le web traditionnel, les internautes et mobinautes pourront donc accéder gratuitement aux programmes diffusés par la chaîne pendant 7 jours après leur diffusion.

Tous les programmes de M6 Replay devraient être disponibles aux abonnés d'Orange, des séries TV aux émissions M6 en passant par les magazines d'information même si certains accords avec des ayants droits pourraient empêcher la diffusion de certains contenus. Le site M6Replay.fr comptait en octobre dernier 1,9 million de visiteurs uniques selon Nielsen NetRatings pour un total 10 millions de programmes visionnés.

Selon Médiamétrie, 5,6 millions de Français ont essayé une des offres du marché de la TV de rattrapage (Canal+ à la demande, M6 Replay, etc.) entre avril et mai 2008, alors qu'ils n'étaient que 4 millions fin 2007 (+ 40%). Reste à savoir comment les groupes audiovisuels réussiront à monétiser leur service auprès des opérateurs tout en développant leur marque sur Internet et le tout sans éroder leur audience TV (analogique et numérique). L'exclusivité des droits de diffusion de M6 Replay sur les réseaux IP d'Orange devrait prendre fin à la fin du mois prochain, permettant ainsi à d'autres opérateurs télécoms de le proposer ensuite également à leur client.
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