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Aujourd'hui, nous apprenons que la fondation Mozilla s'est donnée un mission de taille : démocratiser le format vidéo sur Internet tout en encourageant le développement de solutions open source.

Christophe Blizzard, un évangéliste du logiciel libre travaillant chez Mozilla Corporation, explique que contrairement aux autres aspects de l'Internet, la vidéo reste un élément peu démocratisé. A titre d'exemple le développeur fait remarquer que les internautes se ruent sur quelques sites web bien spécifiques comme YouTube ou DailyMotion et que le problème des droits d'auteur se pose très fréquemment. Afin de décentraliser la vidéo sur Internet, Christophe Blizzard explique que le format devrait être aussi manipulable qu'une photo au sein d'un document HTML. Par ailleurs, son utilisation ne devrait pas se baser sur une technologie propriétaire nécessitant le paiement d'une licence.

Chez Mozilla, le format vidéo privilégié qui répond aux critères ci-dessus est Theora. Pour cette raison, la fondation souhaite le parfaire et le démocratiser et, en partenariat avec Wikimedia, annonce un prix de 100 000 dollars pour son développement. Au final, il en résultera une technologie mature capable de concurrencer les solutions propriétaires.

Le format de compression vidéo Theora, qui est à la vidéo ce que le Vorbis (extension .ogg) est à la musique, fut initialement développé par la fondation Xiph.org et utilise une licence BSD.
Mercredi, la commission mixte paritaire (CMP) qui réunit députés et sénateurs procèdera aux derniers arbitrages relatifs à la loi sur la réforme de l'audiovisuel. Elle devra alors décider de confirmer ou d'infirmer la hausse de la redevance TV de 116 à 120 euros, approuvée à une large majorité par le Sénat. La CMP aura également à se prononcer sur la question de l'extension de l'assiette de cette redevance aux ordinateurs, là encore votée par les sénateurs.

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, qui s'exprimait dimanche dans les colonnes du quotidien Le Parisien / Aujourd'hui en France, a affirmé que le chef de l'Etat ne soutenait pas ces deux mesures.

"La position de Nicolas Sarkozy est claire: il est hostile à l'augmentation de la redevance", a déclaré Claude Guéant. "Il admet en revanche l'actualisation sur l'inflation", a-t-il concédé, avant d'ajouter, "Ceci dit, s'il y a une augmentation d'un ou deux euros, ça ne sera pas la fin du monde". "Le gouvernement trouve que c'est dommage", a-t-il en outre affirmé, au sujet de l'extension de la redevance aux ordinateurs.

Pour parvenir au consensus, la CMP pourrait décider de couper la poire en deux, et de se prononcer en faveur d'une augmentation de deux euros de la redevance, qui passerait donc de 116 à 118 euros. Réponse demain, 28 janvier.
A l'occasion de la présentation de ses voeux à la presse, le 22 janvier dernier, l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a procédé à l'inauguration du site telecom-infoconso.fr, censé guider le consommateur dans la jungle des différentes offres, fixes ou mobiles, proposées par les opérateurs.

On y trouvera des fiches pratiques présentant certaines thématiques telles que le dégroupage, la portabilité du numéro, la couverture ADSL, ainsi que des guides répondant à des questions simples telles que "comment résilier mon contrat". L'Arcep résume en outre les différentes procédures pouvant être initiées lors d'un litige avec un opérateurs télécoms.

Jean-Claude Mallet, nouveau président de l'Arcep, a par ailleurs résumé les deux principaux objectifs de l'Arcep pour 2009 : "déclencher le déploiement des nouveaux réseaux numériques fixes et mobiles" et "réussir la couverture mobile, haut débit et très haut débit fixe du territoire", en précisant que dans un contexte de crise mondiale, les investissements publics et privés qui accompagneront ces initiatives devront être gérés avec la plus grande transparence.
Les rumeurs faisaient état d'une publication imminente de la Release Candidate 1 d'Internet Explorer 8.0 et elles avaient vu juste. Le géant des logiciels vient en effet de mettre en ligne l'ultime version de test d'Internet Explorer 8.0 et ce avant la sortie de la version finale toujours prévue dans le courant de l'année. Dans cette nouvelle mouture, le navigateur phare de la firme de Redmond se dote d'un nouveau moteur de rendu des pages web, d'une nouvelle gestion de l'historique avec un mode de navigation privée ou encore de certaines fonctionnalités intelligentes supposées faciliter la navigation et héritées des vénérables Smart Tags d'Internet Explorer 6.0 depuis rebaptisés en accélérateurs. Le détail exact des changements intervenus entre la Beta 2 et la RC1 d'Internet Explorer 8.0 n'est pour l'heure pas détaillé mais gageons que Microsoft aura corrigé les bugs tout en tentant d'optimiser la vitesse d'exécution de son navigateur. L'éditeur indique que cette RC1 est complète : le moteur de rendu des pages Web devrait se comporter à l'identique dans la version finale du logiciel.

Le téléchargement d'Internet Explorer 8.0 RC1 est déjà possible en version française pour la mouture 32 bits sous Windows Vista et Windows XP alors qu'il faudra être patient pour l'édition 64 bits, celle-ci n'étant disponible qu'en anglais à l'heure actuelle. A noter que cette RC1 n'est pas compatible avec Windows 7.
le 26/01/2009 à 21:58
Google prendra l'eau en février
Après la terre, la voûte céleste et une petite partie de l'espace, Google serait-il sur le point de proposer une cartographie des fonds marins ?

Près d'un an après un article de Cnet.com évoquant un hypothétique Google Ocean, le groupe internet vient d'inviter les journalistes français à une conférence de presse début février à Paris en présence... de Francine Cousteau.

Veuve du célèbre océanographe français, le commandant Jacques-Yves Cousteau, Francine Cousteau est désormais aux commandes de la fondation Cousteau (www.cousteau.org) dont l'une des missions est précisément l'exploration des océans de la planète.

Même si Google garde le silence sur le contenu de cette conférence de presse, on peut facilement imaginer l'arrivée de cartes des fonds marins ou des courants océaniques dans Google Earth dès lundi prochain.
En décembre dernier, le fournisseur d'accès à Internet Orange, avait saisi le conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en pointant du doigt la politique anticoncurrentielle de Canal+. En effet, la chaîne cryptée, qui doit maintenant faire face à la concurrence, refusait que son contenu diffusé en clair et que sa chaïne iTélé ne fassent partie du bouquet satellite de la filiale de France Telecom.

Vendredi dernier, les tensions entre les deux géants de l'Hexagone se sont accentuées et France Telecom s'est cette fois tourné vers le conseil de la concurrence et a porté plainte pour abus de position dominante.

Selon La Tribune, l'opérateur historique reproche à Canal+ d'avoir négocié des accords exclusifs avec plus d'une soixantaine de chaînes pour ses bouquets satellite, ADSL ou fibre optique et parmi lesquels nous retrouvons Eurosport, LCI, Disney, Fox... De son côté, Orange ne propose que six chaînes exclusives.

A ce jour, le sénateur Bruno Retailleau estime que la filiale de Vivendi détiendrait 60% du marché de la télévision payante en nombre d'abonnés mais 80% en valeur. Outre les problèmes de concurrence déloyale, le sénateur souligne que la face actuelle du marché pourrait compromettre le retour sur investissements attendu du déploiement des réseaux tel la fibre optique.
Après avoir déjà proposé une série de logiciels (Business ou Internet Everwhere, widgets) pour ordinateurs sous Windows ou Mac, Orange se propose désormais de les transformer en téléphone fixe ou mobile à travers deux offres distinctes.

Unik PC : un PC utilisé en tant que seconde ligne mobile

Depuis la fin d'année dernière, Orange a ainsi lancé son offre "Unik PC" réservée actuellement aux seuls clients professionnels de l'opérateur. Partant du principe qu'il est difficile de travailler sur son PC tout en parlant sur son mobile, cette offre permet d'utiliser un seul numéro de mobile et une seule messagerie sur deux écrans : le PC (sous Windows) et le mobile.

Dès lors, il suffit d'être connecté à Internet pour effectuer ou recevoir des appels d'un simple clic via son numéro de téléphone mobile classique. Les SMS peuvent également être envoyés depuis le PC. Différente des offres de voix sur IP traditionnelles proposées par SFR/Neuf Cegetel ou Free, l'offre d'Orange repose sur une clé USB proposant une carte SIM jumelle et 4 Go d'espace de stockage. Cette dernière comporte également un softphone compatible avec la technologie de voix sur IP UMA utilisée par Orange et une suite logicielle permettant d'appeler des numéros fixes ou mobiles directement depuis Outlook, Internet Exporer ou Firefox.

Les appels émis depuis le PC sont illimités, en France comme à l'étranger, vers les fixes en France métropolitaine, hors numéros spéciaux, et les mobiles Orange Business Services de sa flotte. L'option Unik PC vers l'international permet de bénéficier également de communications illimitées depuis l'ordinateur vers les fixes de la zone Europe et de la zone USA/Canada (hors DOM, Monaco et Alaska). Les autres communications initiées depuis le PC sont décomptées de son abonnement mobile. "Unik PC" est facturé, avec un engagement de 12 mois, au prix de 10 euros HT par mois et par ligne pour l'option nationale ou 19 euros pour l'option internationale. Un coffret facturé 49 euros HT/ligne permet de disposer de la clé USB et d'un microcasque filaire.

Téléphone sur PC : une ligne fixe sur un PC

Dans le même temps, Orange a annoncé le lancement dans le courant du second semestre 2009 d'un logiciel permettant de bénéficier d'une option de Voix sur IP sur la Livebox depuis un PC sous Windows.

Cette offre destinée au grand public permet d'appeler et de répondre à ses appels téléphoniques, d'afficher l'historique des appels, d'envoyer ou recevoir des SMS ou MMS, le tout via un widget spécialement conçu à cette occasion. Ce dernier permet également de gérer le transfert d'appels ou les conférences téléphoniques.

Pour cela, c'est son numéro de téléphonie fixe qui est conservé, les tarifs étant les mêmes que ceux proposés dans le cadre de l'offre de Voix sur IP classique de l'opérateur. Tous les appels seront d'ailleurs portés sur une même facture. L'offre "Téléphone sur PC" sera proposée gratuitement en téléchargement.
Selon une étude de l'institut comScore, spécialisée dans la mesure d'audience, le nombre d'internautes a officiellement dépassé le cap du milliard. Longtemps leaders, les nord-Américains (18% des internautes) sont relégués à la troisième place du podium, derrière les Asiatiques (41%) et les Européens (28%), mais devant les sud-américains (7%) et les Moyen-Orientaux et les Africains (5%).

Dans le classement par pays, c'est d'ailleurs la Chine qui se hisse au premier rang avec 179 millions d'internautes contre 163 aux Etats-Unis ou 59 millions au Japon. Avec 36 millions d'internautes en Allemagne, 36 millions au Royaume-Uni, 34 millions en France, 20 millions en Italie ou 18 millions en Espagne, l'Europe affiche également son dynamisme.

« Dépasser le cap du milliard d'internautes est une étape significative dans l'histoire de l'internet [...] Le second et le troisième milliard d'internautes arriveront désormais très vite » commente Magid Abraham, PDG de ComScore Inc.

Moins de 20 ans après son apparition dans un laboratoire du CERN à Genève, le Web pourrait en effet accélérer sa croissance, grâce à l'informatisation des pays en voie de développement mais également grâce à la démocratisation des smartphones et des mobinautes, pour le moment non comptabilisés par comScore.
Une ouverture raisonnée ? L'Encyclopaedia Britannica, encyclopédie de référence dont la première édition remonte à 1768, devrait prochainement laisser les internautes éditer certains des contenus de son site Web. Contrairement à Wikipedia, qui mise sur une auto-régulation des contenus par la communauté, Britannica devrait confier à une équipe d'éditeurs et de spécialistes la tâche de vérifier les modifications ou ajouts soumis par les internautes, qui se verront crédités pour leur participation.

Objectif avancé : animer le site Web, et fédérer autour de cette encyclopédie en ligne, dont le modèle repose sur un accès "premium", facturé 61,95 dollars par an, une véritable communauté d'internautes et de spécialistes. Pour autant, les pages Web de l'encyclopédie n'auraient pas vocation à se changer en un wiki collaboratif ouvert tel que l'est le site de la fondation Wikimedia.

"Wikipedia contribue à la diffusion de l'information, et de nombreuses personnes s'en contentent, comme unique source de référence, de la même façon que beaucoup de gens mangent chez McDonalds tous les jours", a déclaré au magazine Times Jorge Cauz, président de la société américaine qui édite aujourd'hui Britannica.

Un bouton "suggest edit", permettant à l'internaute de soumettre une modification d'un contenu existant aux éditeurs du site sera ainsi mis en place dans les jours à venir. La possibilité de suggérer de nouveaux contenus devrait également être proposée, mais plus tard, lors de futures évolutions du site. Les internautes dont les changements sont acceptés verront leur nom apparaitre sur la fiche concernée, mais il ne sera pas possible de consulter la liste des contributeurs, ou de suivre la chronologie des éditions successives apportées à une page.

Des vertus du travail collaboratif ? L'initiative qu'avait pour la première fois évoquée Britannica en juin 2008 fait ses débuts alors que Wikipedia vient une nouvelle fois d'être victime des travers de son modèle libre et ouvert, via la fiche consacrée au sénateur démocrate Ted Kennedy. Victime d'un évanouissement lors de la cérémonie d'investiture de Barack Obama, celui-ci a rapidement été déclaré mort, à tort, sur sa fiche Wikipedia, éditée à de multiples reprises dans la demi-heure suivant l'incident.

Jimmy "Jimbo" Wales, cofondateur de Wikipedia, propose sur une page publique de discussion, que soit mis en place un système au sein duquel tout changement apporté à l'une des fiches de l'encyclopédie devrait être approuvé par un utilisateur "de confiance" avant d'apparaitre en ligne. Un revirement auquel seraient favorables 60% des personnes ayant répondu à cette question, selon Wales. Alors qu'on pensait Britannica sur le point de suivre le modèle Wikipedia, n'est-ce pas le contraire qui risque de se produire ?
L'association de consommateurs Freeks, ciblant les clients du fournisseur d'accès à Internet Free.fr, a annoncé avoir mis la filiale d'Iliad en demeure pour la mise en place d'un support téléphonique abusif.

Entrée en vigueur au 1er juin dernier, la loi Chatel interdit les fournisseurs d'accès à Internet d'utiliser des numéros surtaxés pour leur ligne de support téléphonique. Si la grande majorité des FAI de l'Hexagone ont joué le jeu, il y en un, Free.fr, qui a trouvé un moyen de contourner cette loi. En effet, la hotline a été remaniée et transformée en une prestation de service payante qui rentre dans le cadre du sevice après-vente; or, cette pratique est illégale. Le coût de ces communications est désormais directement prélevé sur la facture mensuelle du client.

Pour l'association des consommateurs l'UFC-Que Choisir : " le plus grave, c'est qu'en faisant désormais payer son service d'assistance, Free ne respecte pas l'obligation de résultat qui lui est imposée. En tant que prestataire de service, il se doit en effet d'assurer à ses abonnés un service de qualité. "

A deux reprises l'association Freeks a essayé de contacter Angélique Bergé, directrice de la relation client, mais les requêtes sont restées sans retour. L'association invite aussi les utilisateurs à remplir un formulaire afin de demander un remboursement de ces communications abusives.
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