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En s'installant sur de nombreux services en ligne, comme les réseaux sociaux ou les galeries de photos, la géolocalisation est définitivement une des grandes tendances du web. Google, qui a récemment intégré à son application Google Maps un service de géolocalisation social baptisé Latitude, ajoute aujourd'hui une nouvelle fonctionnalité expérimentale à son webmail par le biais des Gmail Labs : Location in Signature. Internet n'a certes pas de frontières mais après tout, le tampon de notre bonne vieille poste permettait de savoir de quel endroit un correspondant nous écrivait.

Accessible depuis la France mais uniquement en langue anglaise, ce service permet comme son nom l'indique d'ajouter à sa signature l'endroit depuis lequel on rédige un email. L'outil s'appuie sur l'extension Google Gears, permettant au navigateur d'interagir de manière approfondie avec l'ordinateur, pour obtenir l'adresse IP avec laquelle l'internaute est connecté et en déduire son emplacement géographique. La signature ne se présente malheureusement que sous forme de texte et ne dévoile la localisation de l'expéditeur qu'à l'échelle d'une ville. La possibilité d'afficher une carte ou d'interagir avec cet emplacement aurait été bienvenue.

Au moins aussi utile que Mail Goggles, cette énième fonctionnalité est le fruit d'un des développeurs de Gmail qui a mis à contribution son fameux 20 percent time. Les ingénieurs de Google sont effectivement autorisés et encouragés à passer un cinquième de leur temps de travail à développer des projets qui ne sont pas directement liés à leur mission.

Bien que ce ne soit probablement pas l'intention du développeur à l'origine de cette fonctionnalité, elle pourrait à terme permettre à Google de cibler les publicités présentes dans Gmail en fonction de votre emplacement géographique et de celui de vos correspondants.
Le ministre du Budget Éric Woerth a inauguré, mardi dans les locaux de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) à Paris, une nouvelle cellule appelée Cyberdouane. Sa mission ? Lutter contre les trafics frauduleux sur internet, et « créer un sentiment d'insécurité pour les cyberdélinquants ». Composée de quinze personnes (huit analystes et sept enquêteurs), cette équipe aura pour mission de détecter les transactions illicites sur Internet (drogues, médicaments, contrefaçons, tabacs, armes et munitions, oeuvres d'art etc.), puis de déclencher des contrôles et des enquêtes.

La création de cette Cyberdouane ne serait, selon le ministère, que le premier volet d'un bien plus vaste plan de lutte contre la cyberdélinquance. Les étapes suivantes verront notamment « le renforcement des moyens de contrôle ; le démantèlement des filières ; l'adaptation de l'arsenal juridique ; les coopérations inter-administrations » ou la responsabilisation des consommateurs, promet le ministère.

Reste à voir comment, à l'heure des autoroutes de l'information et des réseaux d'envergure internationale, les douanes françaises parviendront à tirer parti de l'outil Internet pour réaliser l'objectif fixé par Eric Woerth, à savoir doubler en 2009 les résultats dans la lutte contre les fraudes sur Internet.
Alors qu'hier se déroulait la journée pour un Internet plus sûr, 17 sites communautaires européens ont signé un partenariat avec la Commission Européenne afin d'améliorer la protection des mineurs et notamment leur vie privée.

Viviane Reding, commissaire en charge de la société de l'information et des médias a déclaré à ce sujet : "Les sites de socialisation ont un énorme potentiel en Europe : ils peuvent contribuer à renforcer notre économie et rendre notre société plus interactive, à condition que les enfants et les adolescents aient confiance et qu'ils disposent d'outils appropriés pour ne pas se mettre en danger lorsqu'ils se font de nouveaux 'amis' et qu'ils mettent en ligne des informations personnelles ».Parmi les signataires nous retrouvons : Arto, Bebo, Dailymotion, Facebook, Giovani.it, Google/YouTube, Hyves, Microsoft Europe, Myspace, Nasza-klaza.pl, Netlog, One.lt, Skyrock, StudiVZ, Sulake/Habbo Hotel, Yahoo Europe et Zap.lu.

Selon les termes du contrat, les sites devront s'assurer que les mineurs ne n'apparaîtront pas après une recherche au sein moteur interne. Aussi, les internautes devront être en mesure de reporter tout contenu jugé inapproprié au travers d'un bouton dédié mis en évidence. Enfin, par défaut le détail des profils créés par les utilisateurs mineurs ne sera pas public.

Aux Etats-Unis, en janvier 2008, 49 des 50 états américains ont été invités à réfléchir aux méthodes à mettre en oeuvre pour vérifier l'âge d'un internaute lors de son inscription à ces services. Par la suite, des accords ont été signés entre les autorités gouvernementales et les réseaux Facebook et MySpace. D'ailleurs, MySpace a récemment annoncé avoir fermé 90 000 comptes utilisateur de personnes condamnée pour délinquance sexuelle. Ces profils ont été identifiés grâce à la base de données Sentinel SAFE créée en 2006 contenant le nom et les traits physiques.

En Europe, aucune information n'a révélée concernant les moyens techniques qui seront déployés pour lutter d'avantage contre la cyber-criminalité.
Si l'Assemblée nationale respecte son calendrier, l'examen du projet de loi "création et Internet" par les députés débutera le 4 mars prochain, conformément aux voeux du chef de l'Etat. Il sera précédé d'une étude préliminaire, conduite par la Commission des lois, qui devrait se pencher sur la question les 17 et 18 février.

"J'ai demandé que la loi Création et Internet soit définitivement votée en mars prochain et je suis certain qu'elle aura un effet très positif sur les comportements", déclarait début février Nicolas Sarkozy. Voté à une large majorité par les sénateurs, ce texte préconise la mise en place d'un dispositif dit de "riposte graduée", dans le cadre duquel le titulaire d'une ligne Internet sur laquelle un téléchargement illégal est détecté devrait d'abord recevoir un courrier électronique d'avertissement, suivi d'une lettre recommandée en cas de récidive, imposant à l'abonné de sécuriser sa ligne à l'aide de moyens techniques qui restent à définir.

En cas de troisième incartade, l'Hadopi prononcerait la suspension de l'abonnement à Internet, pour une durée allant d'un mois à un an. En parallèle, les professionnels de la musique et du cinéma sont censés s'engager en faveur d'une clarification de la chronologie des médias (délais entre la sortie d'un film au cinéma et son passage sur les TV payantes, les services de VOD) puis les supports physiques.

Un projet de loi déjà durement critiqué

Échaudés par les débats relatifs à la loi DADVSI, en 2006, les députés voteront-ils aussi facilement que l'ont fait les sénateurs le projet "Création et Internet" ? L'opposition n'a pas encore officiellement annoncé quelle serait son attitude lorsque la question sera traitée, mais elle ne manquera pas d'arguments si elle décide de jouer les trouble-fêtes.

La Quadrature du Net, fondé en réaction aux signes avant-coureurs de ce projet de loi, entreprend par exemple, au fil d'une étude de 42 pages, d'analyser point par point les différents points du texte où le bât blesse. La synthèse est ouvertement à charge, puisque telle est la raison d'être de ce collectif, mais elle n'en est pas moins sérieusement étayée. Dans un registre plus nuancé, mais tout aussi argumenté, les travaux universitaires d'un jeune étudiant parisien, Richard Ying, aboutissent également à un avis négatif sur le texte.
C'est la vieille histoire de l'arroseur arrosé. Après avoir longuement surfé sur la vague de la musique gratuite et mené de nombreuses bras de fer avec les majors du disque, le champion français de l'écoute de fichiers musicaux Deezer.com semble avoir entamé un virage vers la profitabilité diversement apprécié des internautes.

Champion de l'écoute gratuite de fichiers à la demande, Deezer a en effet profité de l'introduction de nouvelles fonctionnalités telles que la création de groupes, l'historique des écoutes ou la suggestion de titres pour révolutionner son modèle et imposer l'inscription obligatoire avant toute écoute de fichier musical.

« Ce n'est qu'une évolution, puisque l'inscription était déjà obligatoire pour créer des playlists. (Mais) notre modèle économique est basé sur la publicité [...] c'est une volonté du marché publicitaire [...] de cibler les messages beaucoup plus qu'auparavant. » se justifie Jonathan Benassaya, co-fondateur de Deezer, auprès de nos confrères de Numerama.

Mais si une représentante de la plate-forme audio indique ne pas avoir observé d'impact négatif sur l'audience du site, de nombreux internautes reprochent néanmoins à Deezer sa nouvelle stratégie et redoutent des publicités plus nombreuses et toujours plus ciblées.

Compréhensible compte tenu du contexte économique et juridique, la nouvelle stratégie de Deezer pourrait donc faire le bonheur de ses nombreux concurrents Jiwa, Last.fm, Songza, MusicMakesFriends, Awdio, Jamendo et autre WorMee. Reste néanmoins à savoir si ces plates-formes audio, également confrontées à l'épineuse question de la monétisation de leur audience, ne devront pas recourir à leur tour à ces méthodes pour atteindre la rentabilité...
Selon le magazine PC Pro, la version 3.2 du navigateur de Firefox embarquera un champ permettant d'entrer des commandes ainsi que la possibilité d'octroyer une fenêtre spécifique pour les applications web.

Les commandes seront opérées au travers d'une fusion directe de l'extension Ubiquity, issue du laboratoire Mozilla Labs au mois d'août dernier, directement au sein de la barre d'adresse. En plus d'effectuer des recherches sur le moteur par défaut, c'est véritablement la navigation gestuelle qui sera mise au premier plan dans cette prochain mouture du navigateur. Ubiquity permet d'opérer plusieurs actions. Ainsi, l'on peut imaginer qu'une commande du type "email Jean " ouvrira un nouvel onglet, se connectera à votre compte Gmail, ouvrira le composeur, remplira automatiquement le champs du sujet avec le titre de la page web visualisée ainsi que son lien formaté dans le corps du message. Créer un événement sur son calendrier en ligne, ajouter un favori à Delicious... les possibilités sont donc nombreuses. Mike Connor, développeur chez Mozilla déclare à PC Pro qu'il y a autant de commandes programmées pour Ubiquity que d'extensions pour Firefox !

"Nous essayons de déterminer de quelle manière il est possible d'intégrer des fonctionnalités de Mozilla Labs [ ... ] Plutôt que d'optimiser [ le navigateur ] peu à peu, nous cherchons véritablement à être innovants. Parfois, il faut s'essayer à des projets sans savoir d'avance s'ils marcheront", déclare le développeur.

En plus d'une fusion avec Ubiquity, Firefox 3.2 devrait embarquer un moteur permettant de personnaliser complètement l'interface du navigateur sans pour autant devoir installer une extension particulière. Notez aussi que Prism, un autre projet de Mozilla Labs, sera lui aussi intégré à Firefox 3.2 avec la possibilité de créer des SSB (Site Specific Browser).

Interrogé sur le navigateur Chrome qui crée un processus spécifique pour chaque onglet ouvert, Mike Connor déclare : "lorsque l'on regarde la consommation pour chaque onglet, cela fait beaucoup de mémoire utilisée [ ... ] un processus unique reste plus efficace".

Pour cette version, aucune date de sortie n'a été mentionnée.
Mitchell Baker, la présidente de la fondation Mozilla, a publiquement annoncé au travers de son blog que l'équipe de Mozilla se tiendrait aux côtés de la Commission Européenne afin de résoudre la question du monopole de Microsoft sur le marché des logiciels, et plus particulièrement, celui des navigateurs.

Suite à une plainte de l'éditeur norvégien Opera Software et du groupe ECIS, la Commission Européenne avait annoncé le 14 janvier dernier son intention de se pencher sur les problématiques d'abus de position dominante de Microsoft face à la concurrence. Pour Opera Software, Internet Explorer ne devrait pas être directement embarqué au sein du système d'exploitation de Windows car cela porterait préjudice aux logiciels concurrents. De son côté, le groupe ECIS pointait du doigt une stratégie fermée visant à limiter les interopérabilités avec ses différents logiciels (Office, Live Messenger...)

Mitchell Baker rappelle que dans les années 90 le département de la justice américaine avait jugé la promotion d'Internet Explorer 4 illégale, ce qui a tout de même permis au géant de Redmond de gagner 90% sur le marché du navigateur en écrasant la suprématie de Netscape.

De son côté, pour gagner quelques parts de marché, Google a annoncé au mois de novembre dernier que son navigateur Chrome serait prochainement pré-installé sur certaines versions de Windows en partenariat avec différents constructeurs.
Le site Internet TorrentFreak s'est amusé à calculer le taux de partage moyen des utilisateurs de Windows, Mac et Linux sur le site de partage de fichiers .torrent The Pirate Bay et en a déduit que les utilisateurs de Windows seraient proportionnellement plus nombreux à télécharger des fichiers.

Le calcul a été effectué en tenant compte, pour chaque système d'exploitation, du nombre des seeders (ceux qui ont fini le téléchargement du fichier et le mettent à disposition) divisé par le nombre des leechers (ceux dont les fichiers sont en cours de téléchargement).

Au 6 février dernier, l'on dénombrait 49 345 fichiers .torrent à destination des utilisateurs de WIndows contre 2952 pour Mac OS X et 1271 pour les linuxiens. Alors que le taux partage atteint 2,55 pour le système Windows, ce dernier n'est que de 1,19 pour Mac OS X. Cependant, les utilisateurs du système d'Apple mènent la course avec une moyenne de 22 personnes téléchargeant un même fichier contre 9 pour Windows et 4 pour Linux.
Mauvaise publicité en vue ? L'un des sites de l'éditeur en sécurité russe Kaspersky aurait été hacké ce week-end par un pirate roumain, qui s'appuie sur des captures d'écran et la liste des en-têtes des tables de la base de donnes sous-jacente au site pour prouver ses dires. En jouant avec quelques paramètres et champs de formulaire, il explique avoir réussi à accéder à la quasi-totalité des informations hébergées par le site, des noms d'utilisateur aux codes d'activation en passant par les répertoires de bugs.

Pour récupérer les données lui permettant de passer "de l'autre côté" du site, il indique avoir employé une méthode bien connue des pirates : l'injection SQL, qui consiste à profiter des champs de formulaire et autres interactions proposées par le site pour faire sortir des informations de la base de données, ou y inscrire les données que l'on souhaite y voir figurer.

Kaspersky, qui revendique une base de 250 millions d'utilisateurs dans le monde, a rapidement répondu à ces allégations. Selon un représentant de l'éditeur, une faille a effectivement permis de lancer une attaque sur le site, mais celle-ci aurait été corrigée en moins de trente minutes. Kaspersky affirme en outre qu'aucune donnée n'a été compromise.
Google n'en finit plus de proposer de nouvelles fonctionnalités à son service en ligne de messagerie électronique. Après avoir ajouté un module permettant d'y accéder en mode déconnecté, GMail s'enrichit d'une nouvelle option accessible depuis le GMail Labs.Cette dernière permet en effet de gérer simultanément plusieurs boites de réception non pas avec plusieurs accès à ses messageries (POP, IMAP ou web mail) mais avec une fonction évoluée de classement des messages par filtres. Il est possible par exemple de classer dans une nouvelle boite de réception tous ses messages professionnels (via leur expéditeur ou un titre de mail). Il n'est pas possible en revanche d'afficher plusieurs boites de réception en fonction de ses comptes POP ou IMAP ajoutés dans GMail.

Disponible pour le moment pour les seuls utilisateurs anglais de GMail, cette option permet de créer de nouvelles boites de réception suivant différents critères : de l'expéditeur au destinataire en passant par certains mot-clés. A noter enfin que plusieurs classements automatiques des messages sont effectués, notamment pour mettre en valeur ceux les mieux notés (système d'étoiles) par les utilisateurs de GMail.
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