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Iliad imposera-t-il un nouveau maitre étalon aux fournisseurs d'accès à Internet français ? Après avoir démocratisé, via Free, le triple play à 30 euros, l'opérateur annonce le lancement, sous la marque Alice, d'une formule facturée 19,99 euros. Baptisée AliceBox Initial, elle offre un accès à Internet en ADSL, la téléphonie illimitée via voix sur IP vers les téléphones fixes en France métropolitaine et vers 60 destinations, ainsi qu'un bouquet de 60 chaînes de télévision. L'offre est associée à un boitier unique, combinant les fonctions de modem et de décodeur TV.

Pour accéder à cette offre, sous réserve d'éligibilité, il faudra toutefois s'acquitter de frais d'activation d'un montant de 40 euros et accepter un engagement de douze mois. Les frais de fermeture de ligne seront quant à eux facturés 45 euros.

Un second forfait à 29,99 euros par mois viendra compléter cette offre. Avec cette seconde formule, baptisée AliceBox Plus, on disposera d'un accès aux hotspots Freebox, d'un bouquet de 160 chaînes de télévision dont certaines sont proposées en HD et de 100 destinations pour la téléphonie fixe. Dans ce cadre, Alice proposera son modem, l'Alicebox, accompagnée du décodeur TV Alice, muni d'un disque dur et offrant donc enregistrement et contrôle du direct. Enfin, l'opérateur promet la mise à disposition d'une paire d'adaptateurs réseau CPL (courant porteur en ligne) 200 Mbps.

Réservée aux abonnés en zone dégroupée, également soumise à des conditions d'éligibilité en ce qui concerne la TV, cette formule est associée à des frais d'activation reportés en fin de contrat : le montant est de 96 euros, dégressifs à raison de 3 euros/mois d'abonnement, comme chez Free.

Iliad, propriétaire de la marque Alice et de ses 800.000 abonnés depuis la fin 2008, rompt ainsi avec son habitude qui a longtemps, consisté, avec Free, à ne proposer qu'un forfait unique à tous ses abonnés. En se positionnant comme l'opérateur fournissant, selon ses propres dires, « la 1ère véritable offre triple-play ADSL au monde à moins de 20 euros/mois », Iliad espère vraisemblablement redorer le blason de la marque Alice, qui a perdu 57.000 abonnés sur le troisième trimestre 2009, plombant les statistiques de recrutement du groupe.

Au 30 septembre dernier, Iliad revendiquait 4,420 millions d'abonnés haut débit sous ses deux marques, Alice et Free.
Aaron Cheang, chargé de l'interface utilisateur pour l'équipe de Google Wave, a publié les résultats d'une étude menée auprès des premiers testeurs du service web. Rappelons que Google Wave, actuellement disponible via une liste d'invitations, est un système de communication unifié proposant des outils de wiki et de messagerie instantanée.

Parmi les fonctionnalités les plus appréciées, nous retrouvons le concept même de la "wave", que l'on pourrait comparer à fil de discussion privé entre plusieurs participants. Les fonctions collaboratives semblent également très appréciées, notamment pour la possibilité d'associer le partage de documents à un flux de discussions. Enfin l'aspect open source et la possibilité d'enrichir les fonctionnalités du service grâce à plusieurs extensions est également un point particulièrement alléchant aussi bien pour les testeurs que les développeurs. Nous apprenions d'ailleurs le mois dernier que la firme de Mountain View pourrait ouvrir une logithèque regroupant des extensions payantes.

Toujours en cours de développement, Google Wave reste cependant loin d'être parfait. En effet, l'aspect privé est le plus dérangeant et les utilisateurs actuels souhaiteraient pouvoir l'utiliser de manière régulière avec leurs contacts habituels. M. Cheang précise cependant dans son billet : "nous ne sommes pas vraiment prêts à distribuer des comptes à tous ceux qui ont soumis une requête". En effet les performances ne sont pas encore au rendez-vous et beaucoup critiquent la lenteur du service ainsi que les éventuels plantages lors du chargement d'une wave.

Google précise que ces données serviront à orienter le travail des équipes de développement. L'étude est d'ailleurs toujours ouverte si vous souhaitez y partager vos retours d'expérience. Il est aussi toujours possible de publier une idée ou de voter pour une fonctionnalité proposée par les autres utilisateurs.
Saisie par France Télécom, à qui Bruxelles demandait le remboursement d'aides indûment perçues d'un montant d'un milliard d'euros, la Cour européenne de justice vient de rejeter le recours déposé par l'opérateur. Dans un communiqué, le groupe a rapidement précisé que la somme concernée a déjà été placée sous compte séquestre. Le versement ne devrait donc pas avoir d'impact sur sa dette.

Bruxelles reproche à France Télécom d'avoir profité, entre 1994 et 2002, d'un régime de faveur au niveau du régime français sur la taxe professionnelle, que l'exécutif européen estimait ne pas correspondre aux règles en vigueur sur le marché intérieur. En 2004, Bruxelles demande donc à l'Etat français de récupérer les aides dont aurait ainsi profité l'opérateur, dont le montant global aurait été compris entre 798 millions et 1,14 milliard d'euros.

France Télécom et l'Etat français portent alors l'affaire devant la Cour de justice des Communautés européennes, qui a finalement décidé de s'aligner sur Bruxelles. Le montant exact que devra rembourser l'opérateur n'a pas encore été déterminé, mais ce dernier indique avoir provisionné à cette fin 1,16 milliard d'euros. France Télécom dit toutefois vouloir encore examiner « les suites qui pourraient être données à cette décision ».
Google, Yahoo! et Bing ont publié leurs statistiques annuelles présentant les requêtes les plus populaires des internautes en France et dans le monde. D'une manière générale ces données reflètent l'actualité et les dernières tendances, du décès de Michael Jackson à la montée des réseaux communautaires en passant par la Grippe A.

Dans l'Hexagone sur le moteur de Google, les sites communautaires sont particulièrement populaires. Ainsi Facebook mène la course juste devant Youtube. Le mot-clé jeux est en troisième position devant you et yahoo. Hadopi oblige, les échanges peer-to-peer risquent d'en prendre un coup et le terme allostreaming enregistre pour sa part la plus forte progression suivi par Facebook, le site des petites annonces le bon coin et yahoo mail. Parmi les requêtes liées à l'actualité, Le Monde, Le Figaro et TF1 font figure de référence et se placent en tête des mots-clés populaires. Du côté des divertissements, le défunt roi de la pop est en seconde place derrière les vampires de Twilight et devant Facebook. Retrouvez le palmarès complet de Google ici.

Chez Yahoo! France, l'émission de télé-réalité Secret Story et le club de l'Olympique de Marseille conservent leur positon et se situent respectivement en première et seconde place devant Michael Jackson et le club du Paris Saint-Germain. Concernant les requêtes liées à l'actualité les yahoonautes semblent avoir été plus sensibles à la mort de Michael Jackson qu'à la grippe A ou la question iranienne. D'ailleurs M. Jackson est également en tête des requêtes liées aux célébrités devant Rihanna, Akon et Mylène Farmer. Yahoo! France a également publié un site proposant une retrospective sur l'année 2009.

Microsoft a publié le palmarès des requêtes effectuées sur la version américaine de son moteur de recherche dévoilé au mois de mai. Une fois de plus c'est Michael Jackson qui prend la tête devant le site de micro-blogging Twitter et les termes Swine Flu et Stock Market.
D'après le Figaro, Matignon devrait officialiser dans les heures à venir la nomination de Christine Albanel à la tête d'une mission d'information sur la numérisation des livres et le développement avec les éditeurs français d' « une offre légale attractive sur Internet ». Dans ce cadre, l'ex-ministre de la Culture et de la Communication aurait jusqu'au 1er avril 2010 pour rendre ses conclusions.

L'annonce aurait de quoi surprendre : elle intervient en effet quelques semaines seulement après que le ministère de la Culture a lancé sa propre mission de réflexion sur le sujet. Initiée par Frédéric Mitterrand, qui a remplacé Christine Albanel rue de Valois, elle a été confiée à Marc Tessier, ancien président de France Télévisions et actuel directeur général de Vidéo Futur, et doit notamment étudier l'opportunité et les modalités d'un éventuel accord avec un opérateur privé dans le dossier sur la numérisation des fonds patrimoniaux des grandes bibliothèques nationales. Deux missions sur un même sujet ?

Pour le Figaro, la réflexion confiée à Christine Albanel pourrait bien n'être qu'un préalable à son accession à la direction de la Bibliothèque nationale de France (BNF), dont elle pourrait prendre la tête dès le printemps prochain. Succédant à Jean-Noël Jeanneney, puis à Bruno Racine, elle aurait la lourde tâche d'orchestrer la politique de numérisation de cette institution, dossier dont elle ne pourrait s'emparer sans la préparation idoine. Il faudra notamment décider si la numérisation à la française se fera avec ou sans le recours à des partenaires privés, au premier rang desquels Google. Bruno Racine se disait favorable à cette solution, alors que Jean-Noël Jeanneney y était farouchement opposé.

Le dossier n'aura rien d'une sinécure. La numérisation à grande échelle est un chantier particulièrement onéreux, qu'il est difficile de financer sans la participation de géants industriels, mais d'aucuns craignent que confier cette tâche à Google revienne à laisser au numéro un mondial des moteurs de recherche la main-mise sur la Culture "à la française".

La divulgation du contrat passé entre la ville de Lyon et Google ne devrait pas arranger les choses. En 2008, la Bibliothèque municipale de Lyon avait passé un marché public avec le moteur de recherche pour la numérisation de quelque 500.000 ouvrages. Bien que Lyon s'y soit refusé pendant des mois, le contrat passé entre les deux partenaires vient d'être rendu public. France2.fr révèle qu'en échange des investissements consentis pour la numérisation des ouvrages, dont certains sont des pièces d'une valeur inestimable, Google devient selon les termes de cet accord « propriétaire, sans limitation dans le temps, des fichiers numérique qu'il a produits ».

Mise à jour, 18h30 : Matignon vient de confirmer l'information. Dans un bref communiqué, le premier ministre indique que les missions de Christine Albanel seront les suivantes :
- la coordination de notre politique de numérisation du livre avec celle de nos partenaires européens, en liaison avec la Commission européenne.
- l'adaptation du secteur de l'édition à la lutte contre le piratage
- le développement de l'offre légale numérique dans le secteur du livre.

Christine Albanel rendra les conclusions de son rapport en avril 2010.
Comme d'autres fournisseurs d'accès à Internet, Orange fait appel, pour ses modems ADSL, à des pans de code issus de l'univers open source. Pour se conformer aux différentes licences qui régissent ces logiciels libres, l'opérateur est censé redistribuer les sources implémentées dans ses Livebox, ce qui jusqu'ici n'était pas le cas. Orange vient de corriger le tir avec l'ouverture du site livebox-opensource.com, remarquée par Livebox-News.

Pour chacune des Livebox actuellement sur le marché (1e génération signée Sagem ou Thomson, 2e génération Sagem), on pourra donc accéder à la liste des logiciels open source utilisés, ainsi qu'à la licence associée à chacun d'entre eux. L'occasion de découvrir que les modems d'Orange font appel à un noyau Linux, accompagné de composants bien connus comme iptables, dnsmasq, iproute2 ou BusyBox. Pour Livebox-News, le retard pris dans la publication de ces logiciels libres serait imputable aux clauses de confidentialité passées avec les fabricants des Livebox, Sagem (SagemCom) et Thomson.

Free, qui fait également appel à des briques libres dans le développement du firmware de ses Freebox, refuse toujours d'en publier les sources, ce qui lui avait valu, fin 2008, une assignation en justice à la demande des responsables du développement de BusyBox et d'iptables. L'opérateur estime ne pas avoir à redistribuer le code source du micrologiciel intégré à son modem routeur, dans la mesure où les Freebox fournies aux abonnés restent sa propriété. Ainsi, il n'y aurait pas redistribution du logiciel mais simple déploiement au sein d'un réseau interne, ce qui ne constituerait en rien une violation de la licence GPL.

Cette démarche en justice n'a rien d'une première. De nombreuses procédures similaires ont déjà été engagées à l'encontre de société comme Verizon, Bell, Monsoon Multimedia ou Xterasys. En règle générale, la société incriminée avait alors accepté de se mettre en conformité avec les licences open source concernées, ainsi qu'à dédommager les développeurs lésés. En publiant ces sources, bien qu'un peu tard, Orange aura évité ces tracas.
La société Evernote, proposant un outil de prise de note sur le web mais également sous la forme d'un logiciel ou d'une application mobile, annonce la disponibilité de ses services en français et en allemand. Ce bloc-note permet à l'internaute de collecter différents types de données (textes, photos, mémos vocaux), de les organiser puis de les synchroniser sur mobile ou d'y accéder en mode déconnecté. A cette occasion, Clubic s'est entretenu avec Phil Libin PDG d'Evernote.

De combien d'utilisateurs bénéficie Evernote dans le monde et en France ?
Phil Libin : Nous avons un peu plus d'1,9 million d'utilisateurs à travers le monde et la France représente environ 2% de ces derniers, soit 35 000 à 40 000 internautes. Il faut préciser que jusqu'à présent les Français n'accédaient à ce service qu'en anglais pour la plupart d'entre eux.

Outre l'anglais dans quelles autres langues le service Evernote était-il disponible ?
PL : Nous avons traduit Evernote en russe il y a plusieurs mois et travaillons depuis quelques temps déjà sur la version française.

Vous avez récemment levé 10 millions de dollars, qu'allez-vous faire de tout cet argent ?
PL : Evernote a été lancé auprès du grand public il y a seulement un an et demi. Plus précisément, nous sommes sortis de notre phase d'évaluation privée en juin 2008. L'intégralité de cet argent sera attribuée au développement du service. Il nous servira également à financer les traductions futures.

Envisagez-vous d'ouvrir Evernote aux utilisateurs externes possédant un compte Open ID, Google ou Yahoo! ?
PL : Aujourd'hui pour se connecter à Evernote il faut se créer un compte utilisateur mais nous avons publié notre interface de programmation. Notre but est d'avoir une plateforme générale accessible partout et par tout le monde. Cependant nous n'avons pas encore décidé s'il serait judicieux de laisser les utilisateurs externes se connecter directement au service avec leurs identifiants existants.

Le plus souvent où les gens gèrent-ils leurs différentes notes ?
PL : Les gens y accèdent véritablement depuis l'interface web et le client. Chez eux ils utiliseront le logiciel tandis qu'ils se connecteront au site web depuis leur chambre d'hôtel. L'aspect multi-platforme est très pratique et les utilisateurs en tirent vraiment parti.


Vous proposez un client mobile pour Windows Mobile, l'iPhone, le Palm Pre et le BlackBerry. Envisagez-vous également une application Android ?
PL : Nous proposons effectivement une application pour Android. Actuellement elle est en bêta. La version finale sortira dans quelques semaines, dans le courant du mois de décembre. Par ailleurs nous travaillons également sur une version pour Symbian S60. Celle-ci devrait voir le jour dans à peu près deux mois.

Evernote est disponible via un logiciel sous Mac OS X et Windows. Y aura-t-il un client pour Linux ?
PL : Nous avons un peu travaillé avec Nokia pour leur plateforme Maemo. Nous ne planchons pas à proprement parler sur une version d'Evernote pour Linux, il n'y a pas assez d'utilisateurs. Ceci dit notre API est disponible auprès de n'importe quel développeur souhaitant se lancer sur un tel projet. C'est d'ailleurs de cette manière que Nokia a travaillé.

Quelle est votre stratégie commerciale ?
PL : Les comptes Evernote Premium (NDLR : commercialisé à 5 dollars par mois ou 45 dollars par an) forment la principale source de nos revenus ; environ 80% d'entre eux. Notre marge de croissance est profitable. D'après nos statistiques, plus le client utilise Evernote, plus il sera enclin à souscrire à l'offre Premium.

Evernote s'orientera-t-il vers le marché professionnel ?
PL : Pour nous il s'agit d'une question véritablement importante. Nous avons publié une étude au travers de laquelle il apparaît que 88% des participants utilisent Evernote aussi bien chez eux qu'au travail. La nouvelle génération ne fait plus de distinction entre les services réservés à des fins personnelles et professionnelles. Beaucoup de sociétés nous ont contacté. Il y a des écoles, par exemple, qui demandent des packs de 40 à 50 comptes premium. Mais vous savez, nous sommes toujours une petite société et pour l'heure nous continuons à nous focaliser sur le consommateur traditionnel.

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Ex-commissaire européenne en charge des questions liées à la concurrence, Neelie Kroes sera désormais en charge des problématiques liées à l'essor des technologies de l'information et de la communication, au sein d'un nouveau portefeuille baptisé "digital agenda", ou programme numérique. Bien que le mandat ne soit pas exactement identique, cette Hollandaise de 68 ans que l'on connait pour son implication dans les affaires antitrust liées à Intel, Microsoft ou Oracle, reprendra donc le flambeau lâché par Viviane Reding, nommée commissaire à la Justice, aux Droits Fondamentaux et à la Citoyenneté.

Neelie Kroes débutera donc son mandat de commissaire au numérique dans le cadre fixé par le Paquet Télécom, élaboré par son prédécesseur, Viviane Reding et finalement approuvé le 24 novembre dernier. En parallèle, elle occupera le poste de vice-présidente de la Commission et supervisera les activités de l'INFSO (Direction générale Société de l'information et Médias) ainsi que de l'Enisa (Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information).

Cette nomination, annoncée vendredi dans le cadre de la présentation de sa nouvelle équipe par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, prendra ses fonctions en février début 2010, après l'audition des nouveaux commissaires devant le parlement et le vote solennel, prévu pour le 26 janvier prochain.

L'Acsel, Association de l'Economie Numérique, s'est félicitée lundi dans un communiqué de la mise en place de ce portefeuille Agenda Numérique, ainsi que de la nomination de Neelie Kroes, estimant que cette décision recentre la direction générale société de l'information autour du numérique.
Si les concepts du prochain logo d'AOL circulent partout sur la Toile, Tim Armstrong, le chef exécutif du portail Internet, a levé le voile sur la stratégie du groupe en matière de contenu. En effet, la société serait en train de finaliser un système permettant la production en masse d'articles de différentes natures. Cette initiative vise bien sûr à attirer les internautes mais également les régies publicitaires, au point de flouter les frontières entre le journalisme et l'annonce publicitaire.

Interrogé par le Wall Street Journal, le PDG déclare ainsi : "le contenu est l'un des aspects du web qui n'a pas été exploité à hauteur de son potentiel". La technologie permet d'analyser les requêtes effectuées au travers des moteurs de recherche ainsi que plusieurs autres données afin de déterminer précisément ce que les internautes ont envi de lire et donc de proposer des places de rêves pour les annonceurs. L'équipe rédactionnelle d'AOL travaillera donc en étroite collaboration avec les publicitaires, même s'il semblerait que ces derniers n'auront pas le droit de contrôler ce qui est rédigé.

D'autres sociétés utilisent une technologie similaire telles qu'Associated Content et Demand Media. Selon plusieurs sources Tim Armstrong posséderait d'ailleurs plusieurs actions chez ces start-ups. En 2009, le chiffre d'affaire de Demand Media est estimé entre 200 et 300 millions de dollars avec plus d'un million d'articles rédigés et en pôle position des contributeurs sur YouTube. AOL souhaite donc suivre cet exemple et en plus des 500 rédacteurs permanents du groupe s'ajouteront 3000 pigistes du réseau seed.com. Lorsqu'un sujet aura été identifié par le système d'analyse, plutôt que de produire un seul article, AOL sera maintenant en mesure d'en proposer plusieurs sous différents angles d'approche. Une fois l'article soumis par le pigiste, différents filtres seront appliqués afin de s'assurer que le contenu n'a pas été plagié ou ne comporte pas de mot inapproprié. L'article sera ensuite soumis à un éditeur qui sera chargé de le relire puis de le publier.

Outre la prédiction de sujets potentiellement traitables, le système d'AOL est également capable de déterminer le prix qu'un annonceur potentiel serait prêt à payer pour apposer ses publicités à côté d'un article ou d'une vidéo. C'est d'ailleurs ce calcul qui va déterminer le salaire du pigiste. AOL promet, au minimum, de partager les revenus publicitaires et jusqu'à plus de 100 dollars par pige.
En Angleterre aussi, on aimerait bien mettre fin au téléchargement illégal sur Internet, et l'on réfléchit à la mise au point d'un dispositif similaire à ce que prévoient, en France, les deux volets de la loi Hadopi. Pendant que le Parlement britannique planche sur la question, le fournisseur d'accès Virgin Media va conduire quelques tests sur son réseau, afin de mesurer le volume de données illégales échangées par le biais des réseaux P2P.

Le FAI a en effet annoncé jeudi dernier qu'il ferait appel à une technologie de monitoring du réseau baptisée Cview. Editée par la firme Detica, elle repose sur le principe de l'inspection de paquets, et permet de détecter si les données qui circulent font appel à un protocole d'échange de fichiers : BitTorrent, Gnutella ou eDonkey (eMule). Si la réponse est oui, le paquet est détourné, et analysé, pour voir s'il correspond à un contenu qui serait échangé illégalement.

"Comprendre comment le comportement du consommateur change est un pré-requis important pour la future offre musicale de Virgin Media ainsi que, si elles devaient être avalisées, pour les propositions de loi émises par le gouvernement, qui nécessiteront également que l'on mesure le niveau de téléchargement illégal sur les réseaux des FAI", explique dans un communiqué Jon James, directeur exécutif en charge du haut débit chez Virgin Media.

Pour procéder à cette étude, Virgin Media entend bien se passer du consentement de ses abonnés. L'opérateur s'engage toutefois à ce que les données récoltées soient rendues anonymes avant traitement, dans la mesure où elles ne doivent servir que des fins statistiques. L'initiative devrait toutefois faire grincer des dents, notamment au niveau européen où l'on a déjà rappelé au Royaume Uni que selon les règles communautaires, les états membre devaient s'assurer de la confidentialité des communications électroniques de leurs citoyens.
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