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La société Yahoo! poursuit ses efforts pour recentrer sa stratégie sur Internet et entend bien s'imposer comme une place de médias incontournable. Après avoir racheté le portail s'actualités sportives Citizen Sports et publié la série de clips vidéo quotidiens Who Knew ?, la firme de Sunnyvale annonce le rachat du groupe Associated Content.

Créé en 2005, Associated Content est un portail d'actualités invitant les utilisateurs à partager leur savoir et leur expertise dans un domaine précis pour être payé en contrepartie. Les contenus soumis par les contributeurs sont rémunérés entre 2 et 15 dollars avant publication puis 1,5 dollar à chaque millier de pages vue enregistré. Associated Content bénéficierait aujourd'hui de 380 000 membres et 30 millions de visiteurs uniques mensuels. Chaque mois ce sont 50 000 nouvelles publications (tous types de médias confondus) qui sont publiés sur Associated Content.

Dans un communiqué officiel, la PDG Carol Bartz déclare : "la combinaison de notre équipe éditoriale mondialement reconnue avec Associated Content changera véritablement la donne. Ensemble nous allons créer plus de contenu susceptible d'intéresser nos utilisateurs et créer de nouvelles opportunités pour les publicitaires souhaitant annoncer auprès des utilisateurs du réseau".

Estimée entre 90 et 100 millions de dollars, cette acquisition si elle venait à être véritablement intégrée au sein du portail Internet ,devrait alors profondément changer la nature du portail Yahoo! qui développer également plusieurs partenariats avec différents réseaux communautaires (Facebook, Twitter). Reste à savoir si les internautes continueront d'être rémunérés pour la production de contenu. De son côté AOL entend également développer sa partie médiatique. La société, qui a récemment gagné son indépendance du groupe Time Warner, est en train de finaliser un système baptisé Demand Media permettant la production en masse d'articles de différentes natures. Cette initiative vise bien sûr à attirer les internautes mais également les régies publicitaires.
Comment modifier des résultats enregistrés voilà plus d'une trentaine d'années ? Le casse-tête du jour revient à la Nasa qui a reçu des données erronées de sa sonde Voyager 2. Pour rappel, l'appareil spatial a été envoyé le 20 aout 1977, soit il y a 33 ans, afin de sonder l'univers hors de notre système solaire.

Il semble donc que cette « antiquité technologique » ait quelques soucis. La sonde a envoyé des données erronées à la NASA. Un bit est passé de 0 à 1 dans le logiciel interne de Voyager 2. Du coup, les informations reçues s'avèrent être compromises à cause du rayonnement cosmique. Une activité formée de particules qui se déplacent à une vitesse proche de celle de la lumière. Ce rayonnement est constitué de deux composantes, l'une permanente, d'origine galactique, l'autre plus sporadique, liée à l'activité du soleil.

Si les sondes et satellites modernes sont équipés de protections contre de telles attaques, les ingénieurs de la Nasa doivent désormais composer avec un appareil vétuste et des débits de connexion Terre-sonde démentiellement bas. Pour preuve, Voyager 2 se situe à l'heure actuelle à 13,5 milliards de kilomètres de la Terre.

Conséquence, la liaison ne transmet que 16 bits par seconde (160 bits par seconde dans l'autre sens) et la distance entre la sonde et notre planète induit un temps de transfert de 13 heures environ. Pas facile pour corriger un bug et tenter d'aller courageusement là où aucun homme n'est allé auparavant.
le 19/05/2010 à 19:54
Viadeo ouvre un bureau aux Etats-Unis
Le réseau communautaire français Viadeo annonce l'ouverture d'un nouveau bureau en Californie, au sud de San Francisco, dès le mois de juillet. A terme une cinquantaine d'employés devraient ainsi s'installer outre-Atlantique cette année afin de développer davantage la présence du service Internet à l'international.

Viadeo, qui dispose déjà de bureaux en Europe (Londres, Milan, Madrid, Barcelone) en Amérique (Mexico) ou encore en Inde (New Delhi) et en Chine (Pékin) vise cette fois le marché Asie Pacifique. Dans un communiqué officiel, Dan Serfaty, président et fondateur de Viadeo déclare ainsi : "Avec ce nouveau bureau à San Francisco, nous disposons d'un solide point d'ancrage pour signer de nouveaux partenariats dans la région Asie Pacifique, et développer le nombre de nos utilisateurs".

Dans l'Hexagone, Viadeo s'impose comme le premier réseau communautaire professionnel devant l'américain LinkedIn dont la version française fut lancée en novembre 2008. Alors que Viadeo enregistre 30 millions de membres dont 3,5 millions de nouveaux inscrits au dernier semestre, Linkedin annonçait avoir dépassé son premier million en France en septembre 2009 ( +50 millions au total). Outre le marché asiatique sur lequel Viadeo est déjà présente à Pékin, ce nouveau bureau à San Francisco devrait donc permettre au réseau français de déployer ses efforts aux Etats-Unis et notamment dans la Silicon Valley. Contactée pas nos soins, la société reste injoignable.

Rappelons que Vidaeo multiplie également les partenariats. Récemment, un accord a été signé avec Microsoft pour l'intégration des services de Viadeo directement au sein du Outlook 2010 via le plugin Outlook Connector. Directement à partir de l'interface du logiciel, l'utilisateur sera ainsi en mesure de lire les dernières mises à jour de ses contacts sur le réseau ou de synchroniser les carnets d'adresses. Au mois de mars, Viadeo s'est également rapproché d'UbiFrance en signant une convention de partenariat avec l'agence française pour le développement international des entreprises.
Après le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Belgique et l'Espagne, Brightcove lance sa plate-forme de stockage de vidéos dans le cloud en France. Pas de diffusion des vidéos sur un site comme Dailymotion ou Youtube, mais une forte orientation vers les entreprises : Brightcove permet stockage, transcodage et diffusion dans tous les formats courants, compatibles avec Flash player ou Html 5. Aux Etats-Unis, on trouve parmi ses clients le New York Times et Fox News, et en France, Brightcove se lance avec Société générale ou Audi France, par exemple. Entretien avec son PDG, Jeremy Allaire.

Bonjour Jeremy Allaire. La France n'a pas de média de la taille du New York Times, ou de Fox News, par exemple. Pourquoi viser spécifiquement ce marché, et pas l'Europe entière ?

Quand nous réfléchissons à entrer sur un marché, nous regardons plusieurs points. Y a-t-il une adoption significative d'Internet ? Du haut-débit ? De la vidéo en ligne ? Est-ce que les entreprises dans le secteur marketing ou dans la publicité investissent dans le numérique ? Et si toutes ces conditions sont remplies, nous considérons que le marché est une opportunité pour nous. Donc nous tirons avantage du marché européen dans son ensemble, notamment parce que nous avons une infrastructure conçue pour l'Europe entière, tant du point de vue technique que des ventes. Par exemple, certains de nos datacenters sont à l'Ouest de l'Europe, pour stocker du contenu et éviter les allers-retours des données aux Etats-Unis, ce qui permet une publication plus rapide des vidéos. Nous avons aussi des partenaires dans tous les pays européens. Tout ça fait que nous pouvons nous lancer dans tous les pays. Après, la stratégie est de nous concentrer sur des marchés nationaux clés.

Mais pour vous donner quelques chiffres, le marché européen, aujourd'hui, représente 25% de notre revenu, et il continue de croître. Nous estimons qu'il sera à plus de 30% cette année. Ce sont les trois quarts des 40% de notre revenu issu du marché international. C'est donc une grande opportunité pour nous. La France est un marché particulièrement intéressant pour nous. Toutes les conditions sont remplies, et nous pensons que le marché est suffisamment important pour nous permettre de développer un business de plusieurs millions d'euros.

Vous misez beaucoup sur les entreprises marketing, les médias et notamment les pure players, qui commencent vraiment à percer selon vous. Pour autant, la plupart ont accès à Dailymotion, une solution gratuite...

Pour la plupart, nos clients se concentrent sur le contrôle de leur marque, de l'endroit où leur contenu peut être distribué, de leur stratégie de publicité. Ils veulent des outils professionnels pour gérer et intégrer tout ça. Les sites gratuits, avec du contenu créé par les utilisateurs, ne leur donnent aucune de ces fonctionnalités. Par exemple, la première source de clients pour notre produit d'entrée de gamme, Brightcove Express, est Youtube. Les petites entreprises se disent qu'elles peuvent mettre des vidéos sur Youtube, et c'est tout, mais quand elles réalisent que si elles veulent contrôler leur image, leur marque, et avoir une bonne intégration de leurs vidéos sur leurs sites, elles veulent des outils professionnels. Nous ne voyons donc pas ces services gratuits comme des concurrents.

Nous sommes même engagés en faveur d'une intégration plus poussée avec l'environnement de Youtube par exemple, pour que les gens qui veulent les avantages de Youtube - essentiellement en terme de visibilité et d'audience - puissent le faire avec notre système. Il pourrait y avoir une opportunité similaire ici avec Dailymotion. C'est la même chose pour les grands comptes, qui ont leurs propres serveurs. Ce n'est pas un frein pour nous. Avec ce type de solutions, les utilisateurs finaux sont généralement très frustrés. Ils n'ont pas de flexibilité avec ces outils, alors qu'ils veulent de nouveaux players, de nouvelles solutions de publicité, de nouvelles solutions de rapport, une meilleure expérience de publication... Les organisations IT sont très lentes à répondre à ces demandes, elles ne sont pas innovantes. Le coût pour tenter de rester à jour est très élevé pour elles, c'est un fardeau pour elles. Avec des services de cloud, comme Brightcove, il suffit de payer une souscription annuelle, qui correspond à un pourcentage très réduit par rapport à la mise en place et à l'entretien d'une solution interne.

Le New York Times, AOL... Ils ont tous décidé de se débarrasser de leurs infrastructures existantes et de travailler avec nous. Ils ne peuvent pas nous concurrencer sur les possibilités de la plate-forme. Parfois nous allons voir des clients potentiels, et ils sont heureux de nous trouver pour changer de solution. Parfois, il faut juste attendre un peu que leur solution vieillisse pour qu'ils se décident... Ils peuvent d'ailleurs utiliser leur propre infrastructure dans le cloud de Brightcove, avant de passer à une solution entièrement chez nous lorsque leur matériel est obsolète. Les clients perdent certains avantages de notre solution, cependant, comme le transcodage dans le cloud, par exemple. Mais c'est tout à fait possible.

Système de transcodage qui semble avoir fait son choix dans le débat actuel sur Flash et le Html 5... Pour vous, c'est Flash, et le codec .H264, et c'est tout ?

Mais Flash a encore du temps devant lui ! Aujourd'hui, quand nous développons des solutions, nous proposons des boîtes à outils pré-intégrées dans notre back-end pour leur permettre de publier sur n'importe quel appareil. Du .H264 pour l'iPad et l'iPhone, bientôt les solutions Flash qui vont être intégrées nativement dans la nouvelle version d'Android... Nous soutenons les standards clés qui vont être adoptés par le monde mobile, comme le Html 5. Comme producteur de contenu, vous avez le web sur PC, les applications mobiles, et le web mobile avec à la fois Flash et le Html 5. Il y a une fragmentation, qui fait que les producteurs ont besoin d'une solution cross-platform, que Brightcove fournit. La semaine du lancement de l'iPad, nous avons dévoilé une nouvelle façon d'inclure du code pour afficher des vidéos en Html 5 et diffuser sur la tablette.

Pour le Html 5, c'est vrai que nous développons des solutions basées sur le .H264. Pas de Theora pour nous, mais je pense qu'un nouveau format vidéo open-source va être annoncé bientôt. Je pense que lors de la conférence I/O, Google annoncera un codec standardisable, suffisamment ouvert pour être accepté par Firefox, et pourquoi pas intégré dans les codecs de Flash Player. Mais ce ne sera pas le Theora, ce sera autre chose...

Jeremy Allaire, je vous remercie.
Alors que Microsoft vient d'annoncer les nouveautés du prochain Hotmail et souhaite à nouveau s'imposer directement contre Gmail, Google dévoile pour sa part une nouvelle interface de programmation pour son webmail Gmail au sein de l'offre Google Apps.

Via les options secondaires du Gmail Labs, il est possible d'activer la prévisualisation de certains types de documents. L'internaute peut par exemple visionner directement depuis Gmail un fichier de Google Docs, un diaporama de Picasa ou Flickr ou encore une vidéo de YouTube. A l'avenir, l'intégration des médias de sites tiers devrait être encore plus poussée.

L'équipe de Google Entreprise annonce sur son blog officiel : "à partir d'aujourd'hui, les développeurs tiers peuvent créer des gadgets contextuels et les distribuer au sein de Google Apps Marketplace. Ces gadgets peuvent retourner des informations de sites communautaires, des services professionnels, des applications web (...) et les utilisateurs peuvent interagir avec ces données directement depuis Gmail".

Rappelons que Google Apps Marketplace, dévoilé au mois de mars, est une galerie d'applications web gratuites ou payantes que l'on peut choisir de greffer à la suite hébergée Google Apps en version Standard ou Premier. Nous retrouvons ainsi Box.net, Aviary, Tripit ou Zoho mais également de services professionnels comme Cloud Sherpas Sada Systems ou ScheduleOnce. Reste à savoir si ces gadgets de prévisualisation seront également disponibles au sein des comptes Gmail classiques par la suite.
L'un des « parrains » du cinéma français vient de donner sa position sur la loi Hadopi et les droits d'auteurs. Le réalisateur Jean-Luc Godard, connu pour ses films de « Nouvelle Vague » et désormais âgé de 80 ans n'en garde pas moins un sens critique acéré. Dans une entrevue accordée au magazine les Inrocks, il donne sa position, bien éloignée de celle de certains artistes ayant signé la pétition pro-Hadopi (Luc Besson, Alain Corneau, Elie Semoun ou Jean-Claude Carrière).

Même s'il n'est pas seul à avoir cet avis (Catherine Deneuve, Christophe Honoré, Victoria Abril, Chiara Mastroianni, Louis Garrel…), Jean-Luc Godard dévoile sa vision des droits d'auteurs : « Le droit d'auteur, vraiment c'est pas possible. Un auteur n'a aucun droit. Je n'ai aucun droit. Je n'ai que des devoirs. Je suis contre Hadopi, bien sûr. Il n'y a pas de propriété intellectuelle. Je suis contre l'héritage, par exemple. Que les enfants d'un artiste puissent bénéficier des droits de l'œuvre de leurs parents, pourquoi pas jusqu'à leur majorité… Mais après, je ne trouve pas ça évident que les enfants de Ravel touchent des droits sur le Boléro… ». Et paf.

Souvent à contre-courant, le réalisateur donne encore de la voix pour critiquer les positions favorables aux droits d'auteur. Il en dénonce d'ailleurs les abus : « Ce sentiment de propriété des œuvres est venu plus tard. Aujourd'hui, un type pose des éclairages sur la tour Eiffel, il a été payé pour ça, mais si on filme la tour Eiffel on doit encore lui payer quelque chose. »

A propos d'Internet, celui qui, pour d'obscures raisons à refusé de se rendre au festival de Cannes où pourtant son film « Socialisme » est projeté, donne son avis. Sur le droit à l'image, il estime que « D'ailleurs, des gens le font, mettent ça sur internet et en général c'est pas très bon… Mais je n'ai pas le sentiment qu'ils me prennent quelque chose ». Une position à l'encontre de celle du producteur allemand du film La Chute, Constantin films, qui estime que toute inspiration de scènes de son film est un abus d'utilisation…

En guise de scène finale, Jean-Luc Godard lance : « C'est par rapport au droit d'auteur. Tous les DVD commencent par un carton du FBI qui criminalise la copie ». Il est donc étonnant qu'un avis aussi original émanant d'un « créateur » n'ait pas été entendu par ceux qui ont mis en place le dispositif Hadopi.
Le géant communautaire Facebook annonce le lancement d'un nouveau site mobile baptisé Zero Facebook et accessible depuis un téléphone mobile sur 0.facebook.com. Cette version allégée embarque les principales fonctionnalités du site mobile classique mais grâce à divers partenariats, son accès est totalement gratuit.

En se rendant sur 0.facebook.com, le mobinaute pourra mettre à jour son statut, consulter son flux privé, commenter une publication ou encore envoyer et lire ses message privés. La principale différence réside dans la gestion des photos. En effet, afin d'alléger la page ces dernières sont masquées et accessibles à l'aide d'un lien.

Pour ce nouveau portail mobile, Facebook annonce avoir signé plus d'une cinquantaine de contrats avec des opérateurs mobiles dans 45 pays (pas en France). L'accès est donc totalement gratuit et concerne principalement les pays émergents au sein desquels les offres Internet illimitées ne sont pas aussi répandues que dans l'Hexagone. En revanche, l'utilisateur sera facturé les frais de bande passante s'il souhaite afficher une photo masquée ou quitte le site pour se rendre sur une page externe.
Amazon Web Services vient d'annoncer une nouvelle option de stockage au sein de son Simple Storage Service (S3), du nom de Reduced Redundancy Storage (RRS). Elle doit permettre à ses clients de réduire leurs coûts en utilisant des niveaux de redondance moins élevés qu'Amazon S3 standard pour les informations non-critiques et reproductibles.Amazon propose donc une solution annoncée comme plus rentable pour la distribution et le partage de contenus stockés dans le cloud. Le RRS stocke les données dans plusieurs centres, apportant une pérennité 400 fois supérieure à celle d'un disque dur, mais en le répliquant moins que la version standard de S3 pour réduire les coûts.

« Les clients qui utilisent Amazon S3 pour partager des contenus stockés de façon pérenne n'importe où, ou qui stockent des vignettes, des médias transcodés, ou d'autres données faciles à reproduire, nous ont dit qu'ils n'avaient pas toujours besoin du niveau de pérennité offert par Amazon S3 standard. Ils nous ont demandé une solution de stockage encore plus rentable pour ce type de données, » selon Alyssa Henry, responsable d'Amazon S3. « RRS offre une redondance plus basse à un prix plus bas, tout en garantissant une disponibilité aussi grande. »

Les deux options de redondance permettront toujours de stocker des données dans de multiples centres et appareils. Amazon S3 assure la pérennité des informations en détectant rapidement les appareils plantés, corrompus ou qui ne répondent pas, et réplique les données pour ne pas perdre la redondance. A titre d'illustration, la version standard continuera donc à proposer une durabilité à 99,999999999% et à assurer contre la défaillance de deux centres de stockage à la fois, alors que la version RRS se limitera à assurer cette durabilité à 99,99% en assurant la défaillance d'une seule installation.
Suite au coup de pression orchestré par l'équivalent allemand de la Cnil, cette fois la France a décidé de mener une enquête auprès de Google pour savoir quelles données ont été collectées par les Google cars. La Commission nationale Informatique et Libertés fera donc un contrôle. Reste à savoir comment.

Alors que l'Allemagne a donné à Google jusqu'au 26 mai pour montrer ses disques durs et prouver que les données concernant les réseaux WiFi ont bien été effacées, la France veut une enquête. La Cnil cherche à savoir où sont depuis 2006, les 600 Go de données collectées par erreur par Google. De même, la question devrait être posée de savoir si comme l'a affirmé la firme, toutes ces données ont bien été supprimées.

Sur son site, la Cnil informe donc de son intention d'agir. Elle affirme que « Google a déclaré le 14 mai que les voitures Street View, chargées de prendre les images utilisées par son service de cartographie, ne se sont pas contentées de capter des photographies. En effet, des données WiFi relatives au contenu des communications, c'est-à-dire les échanges entre les ordinateurs et les points WiFi ouverts, ont également été enregistrées par erreur. Or cette collecte n'était pas mentionnée dans la déclaration de Google à la CNIL. C'est pourquoi la Commission réalise actuellement un contrôle de Google, dans le but d'obtenir toutes les informations sur cette affaire et décider des suites à donner. »

Reste à savoir comment sera orchestré ce contrôle. En vertu de la loi Informatique et Libertés, la Cnil peut mener des « visites », notamment pour vérifier si les entreprises observent bien le droit à l'oubli. Sur le coup, même si elle doit se conformer à la loi, il n'est pas certain que Google laisse facilement la Cnil accéder à ses données. Il se pourrait donc que la firme la joue « à l'irlandaise » en prouvant, pdf à l'appui, que les données ont bien été effacées par une entreprise tierce.
Le spécialiste du filtrage de contenus numériques Profil Network Filter a publié hier le Top 25 des sites les plus visités par les utilisateurs d'Internet en entreprise. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les sites prônant le divertissement tiennent le haut du pavé.

Google arrive en tête, non pas uniquement grâce à son moteur de recherche, mais grâce à sa multitude de services annexes - Maps et Gmail entre autres. Viennent ensuite Facebook, Youtube, Live, MSN ou encore Deezer. Wikipedia arrive en treizième position, suivi par Aufeminin.com ou encore le site de l'opérateur Free. Leboncoin est quand à lui vingt-cinquième.

En toute logique, l'étude conclut que « l'utilisation d'Internet en entreprise se fait principalement à titre personnel », ce qui entraîne des risques en termes de productivité dans les entreprises, mais également au niveau de la sécurité des réseaux. « L'encadrement des accès et des utilisations par groupe d'utilisateurs, tranches horaires et produits devient indispensable afin de limiter les abus et protéger l'entreprise » commente le chef de produit de Profil Technology Antoine Gilles.

L'étude a été menée entre le premier janvier et le 31 mars 2010 sur plus de 150 000 visites de sites Internet, dans les entreprises utilisant les solutions de Profil Network Filter.

Voilà qui devrait donner des idées aux entreprises en matière de sites à filtrer... Même si Google risque d'être difficile à mettre de côté !

Voici la totalité du Top 25 :

1 - google.fr (y compris gmail)
2 - facebook.com
3 - youtube.com
4 - live.com
5 - msn.com
6 - deezer.com
7 - dailymotion.com
8 - yahoo.com
9 - bing.com
10 - apple.com
11 - microsoft.com
12 - jeuxvideo.com
13 - wikipedia.org
14 - aufeminin.com
15 - free.fr
16 - ebuddy.com
17 - laposte.net
18 - tf1.fr
19 - allocine.fr
20 - wat.tv
21 - lequipe.fr
22 - nrj.fr
23 - ebay.com
24 - pagesjaunes.fr
25 - leboncoin.fr
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