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Le fond d'investissement russe Digital Sky Technologies a récemment annoncé vouloir injecter davantage d'argent au sein du capital de sociétés technologiques de part et d'autres du monde.

Au mois de mai 2009, DST avait investi 200 millions de dollars pour 2% du capital de Facebook ; la société était alors valorisée à 10 milliards de dollars. Au mois d'avril, DST avait finalisé le rachat du logiciel de messagerie instantanée ICQ pour 187,5 millions de dollars. La firme russe s'est également intéressée à Zynga, l'éditeur des célèbres jeux Farmville ou Mafia War sur Facebook. En tout c'est plus d'un milliard de dollars qui a été investi dans les sociétés web.

Yuri Milner, PDG de DST affirme ainsi : "chaque industrie sera bouleversée par Internet. C'est un phénomène permanent et non cyclique. La musique ne sera jamais pareil, même chose pour l'industrie du journal. Qu'importe ce qui se passe sur le plan macro-économique, l'Internet continuera de changer le monde. J'investis dans des sociétés en plein boulversement, il se trouve que ce sont précisément des sociétés Internet".

Digital Sky Technologie suivrait aujourd'hui une douzaine de sociétés et compte désormais se tourner vers d'autres marchés comme l'Asie, l'Australie et le Royaume-uni.
le 24/05/2010 à 22:36
Waka dément censurer ses comm'
Le slogan : « lâche ton comm' » aurait-il du plomb dans l'aile ? Le site Waka, la plate-forme d'informations du Gouvernement auprès des 15-25 ans hébergée par Skyrock, nourrit un flot de critiques. Après la fuite de mots de passe et les accusations de censure des commentaires, Skyrock dément.

Pour un site présenté comme étant l'interface entre le gouvernement et les jeunes, les critiques relatant une censure des commentaires postés sur des sujets polémiques comme la carte Musique jeunes ont été perçues comme des attaques frontales. C'est la raison pour laquelle l'équipe de Skyrock/Waka a tenu à apporter des éléments de réponses.

Waka explique à nos confrères de PcInpact que « seuls les critères fixés par la loi et la civilité guident l'activité de modération. Le différentiel de commentaires que vous notez provient du fait qu'un grand nombre de commentaires ont été postés en double, voire en triple et parfois plus, par leurs auteurs ». Pas de censure donc, même si certains sujets sont ouvertement critiqués et que certains paramètres du site sont largement sujets à critiques.

De même, vendredi dernier, Skyrock.com a lancé une alerte de sécurité auprès de ses 30 millions de membres. Le site confiait avoir « constaté en début de semaine une tentative d'intrusion. La meilleure protection contre tout piratage de ton compte est le changement régulier de ton mot de passe. Si tu ne l'as pas fait depuis longtemps, pense à le faire maintenant ». A en croire Zataz, une intrusion a été orchestrée à partir d'une porte dérobée téléchargée via un service mal configuré de téléchargement.

Toujours selon le site : « le ou les pirates ont très certainement pu mettre la main sur plus de 32.000.000 de comptes d'internautes inscrits sur Skyrock ». Des critiques croisées à celles de la Cnil qui peuvent laisser perplexe. Pour cause, la CNIL aurait effectué un contrôle il y a plus d'un an dans les bureaux de Skyrock, et constaté que les mots de passe étaient stockés en clair, donc sans être chiffrés. No comment...
Le magazine Ars Technica rapporte qu'une nouvelle de plaintes a été déposée par les sociétés Sharing Sound LLC et MONKEYmedia auprès des cours fédérales Est et Ouest du Texas pour violation de brevets.

Sharing Sound LLC détiendrait en effet des droits de propriété intellectuelle sur les dispositifs de " distribution musicale par Internet ou au travers d'un site Internet". Le document en question décrit un système de paiement, une prévisualisation des morceaux de musique ainsi qu'un panier au sein duquel l'utilisateur peut y placer ses achats. Clairement, ce sont donc les plateformes de vente de musique qui sont la cible de ce recours judiciaire. Parmi sociétés incriminées nous retrouvons Apple, Microsoft, Rhapsody ou encore Napster.

Le navigateur Safari serait également en violation d'un autre brevet, déposé cette fois par MONKEYMedia. La société détient en effet les droits sur un système via lequel l'utilisateur est en mesure de régler la quantité d'informations à afficher à l'écran. Cette fonctionnalité se retrouve par exemple dans la prévisualisation d'un flux RSS au travers de Safari et se présente sous la forme d'un petit control à glisser de droite à gauche pour ne révéler que le titre d'un article ou l'ensemble de son contenu disponible. Selon MONKEYmedia, les logiciels DVD Player et Front Row, embarqués au sein du système Mac OS X, seraient également en violation du brevet puisqu'ils permettraient de ne révéler qu'une partie d'un fichier vidéo.
Le fondateur du réseau social Facebook a choisi de répondre personnellement aux attaques formulées au sujet du respect de la vie privée sur le site. Dans une tribune accordée au Washington Post, Mark Zuckerberg reconnaît avoir fait plusieurs erreurs dans les mesures de contrôle de la vie privée. Extraits.

« Je sais que nous avons fait plusieurs erreurs, mais j'espère qu'au final, notre service sera meilleur, et que les gens comprendront que nos intentions sont bonnes et que nous répondons aux inquiétudes de nos utilisateurs. » Voilà comment débute le mea-culpa du fondateur du site Facebook, signe d'un début de reconnaissance quant à la complexification des paramètres de gestion des informations personnelles.

Mark Zuckerberg poursuit, « Nous avons entendu les critiques. Il y a forcément un moyen plus simple de contrôler vos informations. Dans les semaines qui viennent, nous ajouterons à Facebook un système de contrôle des informations personnelles qui sera plus simple à utiliser. Nous vous donnerons également un moyen de bloquer facilement la transmission d'informations à d'autres sites ».

Le réseau social n'en est pourtant pas à sa première mise en cause. Au mois de mai, Facebook avait proposé de mettre en place un système de prévisualisation afin de voir sa page personnelle telle qu'elle apparaît à un ami ou contact. Après quelques jours, il s'est avéré que cette option comportait une faille de sécurité majeure. A la loupe, elle permettait à un tiers de consulter les demandes d'amis ainsi que les messages diffusés via le chat. A ce sujet, Facebook s'était, encore une fois, excusé.
Le cabinet AT-Internet édite chaque mois, un baromètre sur les parts de marché des différents OS. A la loupe, les analystes mesurent la répartition moyenne, par système d'exploitation, des visites Internet enregistrées dans 23 pays européens. Réalisée entre le 1er et le 30 avril 2010, l'étude donne donc une idée de la part de marché respective des OS.

En détail, Microsoft tient toujours la barre puisqu'environ 91,9 % du trafic Web en Europe est réalisé depuis un système d'exploitation Windows. Pour autant, AT-Internet reconnaît que la position du géant de Redmond se tasse au cours des 12 derniers mois. Windows voit ainsi sa part de trafic se réduire de 2,4 % par rapport au mois de mars. A la loupe, XP perd 7 % entre novembre 2009 et avril 2010 et Vista 2,6 %. Pour autant, XP reste de loin l'OS le plus utilisé avec 55,6 % de part de trafic. La seule « bonne » nouvelle concernant Microsoft s'avère être la bonne progression de Windows 7. Le dernier OS de la firme enregistre une hausse de 9 % depuis novembre dernier.

Pour sa part, Apple continue de grignoter du terrain en croquant 2,3 % des audiences. La part du trafic d'Apple s'étalonne désormais à 6,8 %. Même si, la firme reste loin de Microsoft, Mac OS X gagne à lui seul 0,6 % et l'iPhone OS prend 0,4%. Dans une mesure générale, la marque à la pomme se stabilise, dans un contexte de rude concurrence.

Enfin, Linux se cramponne à la troisième place de ce classement. Le système d'exploitation campe avec une part de trafic de 0,9 % soit inchangée par rapport au mois d'avril 2009. Rien de bien nouveau donc dans la bataille des OS.
Le portail Internet Yahoo! et le fabricant Nokia ont annoncé un partenariat concernant une offre mutualisée de services Internet.Au travers de l'accord entre les deux parties, le service Ovi Maps deviendra le logiciel hébergé de carthographie proposé par Yahoo! Contacté par nos soins, Christophe Pelletier, directeur des communications chez Yahoo! France, nous confirme qu'à terme Ovi Maps supplantera Yahoo! Maps. Il faut dire que lors d'une conférence en 2009, la PDG actuelle Carol Bartz n'a pas caché sa déception et clamait haut et fort utiliser Google Maps plutôt que l'offre interne. De son côté Yahoo! apportera son savoir-faire en matière de courrier électronique et de messagerie instantanée et devrait travailler avec l'équipe de Nokia sur les services Ovi Mail et Ovi Chat.L'intégration de ces services se traduira également par une fédération des identifiants de connexion de telle sorte que les utilisateurs détenant un compte Ovi puissent s'identifier sur le portail Internet. Dans un communiqué officiel, Olli-Pekka Kallasvuo, PDG de Nokia déclare ainsi "Nous permettons à des millions de clients Yahoo! dans des marchés clés, dont l'Amérique du Nord, de découvrir les fonctions uniques qu'apporte Ovi Maps. De même, l'expertise du web de Yahoo! apportera des améliorations importantes aux millions de clients Ovi Mail dans presque tous les pays du monde, dont beaucoup feront leur première expérience de l'Internet sur leurs mobiles."

Cette collaboration devrait permettre aux deux sociétés de renforcer leurs stratégies respectives face à la concurrence et notamment Google et son système Android. Les fruits de ces travaux devraient voir le jour dans le courant du second semestre avec une disponibilité générale l'année prochaine.
Au motif que le droit de réponse n'est pas appliqué sur Internet, le sénateur Jean-Louis Masson (UMP) a introduit un nouveau projet de loi visant les blogs. Le sénateur de la Moselle a donc présenté une proposition en vue de rendre les blogueurs responsables de leurs écrits, en levant leur anonymat.

La loi LCEN (confiance dans l'économie numérique) introduisait des limitations en matière d'identification pour les blogueurs. Ainsi, ces écrivains non-professionnels doivent seulement « tenir à la disposition du public, pour préserver leur anonymat, que le nom, la dénomination ou la raison sociale et l'adresse de l'hébergeur ». Mais face à certains dérapages et à la difficulté d'identifier certaines sources d'informations, le sénateur souhaite durcir la législation.

Pour Jean-Louis Masson : « Compte tenu de la multiplication des sites et des propos litigieux qu'ils peuvent contenir, il apparaît de plus en plus nécessaire de faciliter l'exercice concret du droit de réponse des personnes nommément mises en cause par des auteurs anonymes. » Histoire « d'ouvrir le dialogue » mais également de mieux les identifier.

Certains internautes soutiennent déjà le projet. Le blogueur Serge Faubert rappelle les lois sur la presse et sur la confiance dans l'économie numérique qui régissent l'expression publique sur Internet. Il précise que « si la proposition du sénateur Masson est exagérée dans sa forme –je pense à l'adresse et au téléphone- elle n'est pas outrancière dans son principe. Assumer la responsabilité de ses propos ou de ses écrits est la contrepartie nécessaire de la liberté d'expression. » Il tient donc à rappeler qu'écrire s'accompagne d'obligations.

Pour autant, cette proposition fait débat puisqu'outre le fait que le droit de réponse existe déjà sur Internet par le biais des commentaires et des messages privés, elle laisse planer un doute quant aux conséquences sur la liberté de ton et d'expression. A l'heure où certains sont licenciés pour des propos déplaisants tenus sur Facebook, le risque est donc clair d'ouvrir la porte à un encadrement du Web.
Lors de la seconde journée de la conférence I/O, Google a annoncé en détail sa stratégie pour le marché de la télévision connectée. Google TV se présente comme un ensemble de services venant se greffer au téléviseur pour en simplifier son usage. Google TV sera pré-installé sur certains postes mais sera également disponible sous la forme d'un boitier numérique connecté en HDMI et doté d'un lecteur Blu-ray. Parmi les premiers partenaires nous retrouvons Sony et Logitech.

Avec Google TV la traditionnelle grille des programmes se voit simplifiée par un moteur de recherche universel via lequel il est possible de rechercher ses types d'émission favories ou effectuer certaines commandes comme l'enregistrement. A l'image d'un navigateur, l'utilisateur sera en mesure d'ajouter en favoris une requête, une émission ou encore une radio directement sur un écran d'accueil personnel.

Plus qu'un simple moteur de recherche, Google TV embarque également le navigateur Chrome couplé au plugin Flash ainsi qu'Android. En effet, pour une requête donnée des résultats de sites Internet apparaitront également à l'écran, par exemple pour la location de films en streaming, ou l'accès à une version de YouTube spécialement optimisée pour grands écrans.

La plateforme Google TV, ouverte aux développeurs, est aussi basée sur Android. En version 2.1 pour l'instant, le système initialement développé pour terminaux mobiles recevra régulièrement des mises à jour. La présence d'Android est intéressante à plusieurs niveaux. D'une part, cela signifie qu'il est possible d'interagir avec de véritables applications. D'autre part cela ouvre de nouvelles opportunités aux développeurs souhaitant créer des logiciels (gratuits ou payants) spécifiquement conçus pour les besoins et la taille d'un écran de télévision. Côté utilisateur, ce dernier sera en mesure de piloter le téléviseur directement depuis son téléphone, et même en utilisant la recherche vocale.

En rassemblant à la fois Chrome et Android, Google TV semble alors être au coeur d'une véritable stratégie multi-écran. Les premières télévisions embarquant la plateforme verront le jour en automne aux Etats-Unis.
Puissance, ouverture et fonctionnalités : si le nouvel Android dévoilé par Google jeudi à l'occasion de sa conférence I/O n'est pas une déclaration de guerre à l'encontre d'Apple et de son iPhone, la présentation à laquelle il a donné lieu aurait pu le laisser penser. « Si Google n'agit pas, nous risquons de faire face à un futur sombre dans lequel la société d'un homme, un appareil et un unique opérateur seraient le seul choix », a ainsi lâché en introduction Vic Gundotra, vice-président en charge de l'ingénierie chez Google, revenant sur l'arrivée du numéro un mondial des moteurs de recherche dans l'univers de la téléphonie mobile avant de présenter les nouveautés d'Android 2.2, nom de code « Froyo » (yaourt glacé).Plus rapide, toujours plus connectéAvec Android 2.2, Google promet une augmentation significative des performances, notamment grâce à la mise en place de nouvelles options de compilation qui permettraient aux applications de s'exécuter jusqu'à 2 ou 2,5 fois plus vite qu'avec la précédente mouture du système. La firme signale également l'intégration du moteur JavaScript V8, qui serait lui aussi 2 fois plus rapide que l'existant. La gestion de la mémoire vive a enfin été revue, afin que les applications la libère plus efficacement à la fermeture. Comparée à l'actuel Android 2.1 « Eclair », la version 2.2 doit donc offrir une expérience utilisateur bien plus fluide, y compris sur des terminaux qui ne bénéficient pas d'une configuration haut de gamme.

Plus rapide, Android 2.2 se veut également plus ouvert. Google n'a logiquement pas manqué de revenir sur l'intégration de Flash Player 10.1 à son système, un point souvent pointé du doigt comme l'une des principales lacunes de l'écosystème développé par Apple. Le système profite par ailleurs pleinement des possibilités offertes par le HTML5, à commencer par l'exploitation depuis le navigateur de certains éléments matériels comme le capteur photo.

Android 2.2 se dote également d'un nouveau module permettant de partager la connexion GSM / 3G avec un autre terminal comme un ordinateur. Ce mode modem fonctionnera en USB, mais aussi en WiFi, le téléphone se comportant alors comme un hotspot capable d'accueillir jusqu'à 8 terminaux invités.

Tout à ses efforts de démocratisation, Google n'oublie pas l'univers de l'entreprise et annonce une prise en charge améliorée des fonctionnalités de Microsoft Exchange : nouvelles options de sécurité, partage des agendas avec Google Calendar ou intégration des annuaires d'entreprise devraient ainsi renforcer l'attrait d'Android du point de vue des grands comptes.De nouvelles interfaces de programmation "cloud to device" font également leur apparition, de façon à permettre des interactions plus poussées entre le terminal de l'utilisateur et un service en ligne. Elles permettront par exemple d'ouvrir Google Maps Navigation avec une adresse précise, récupérée en ligne, ou d'installer une application directement depuis la version Web de l'Android Market, qui elle aussi profite d'une mise à jour. Les logiciels pourront également être utilisés par le biais d'une carte mémoire externe.

L'interface enfin n'est pas oubliée, avec quelques évolutions d'importances diverses : nouvelles bulles d'aide en page d'accueil, claviers internationaux, révision de la galerie photos, nouveaux raccourcis, etc. La version anglaise du système profite enfin d'une amélioration des fonctions de reconnaissance vocale (speech to text).

Si les outils de développement (SDK) ainsi que la version de test du système sont dès à présent disponibles pour les développeurs, les utilisateurs finaux devront quant à eux attendre quelques semaines - sans plus de précision - pour profiter d'Android 2.2.
Hier, le Wall Street Journal a mis le doigt sur une nouvelle indélicatesse des réseaux sociaux en déclarant que certains d'entre eux bravaient leurs propres politiques de confidentialité, en fournissant à leurs annonceurs des informations qui permettraient d'identifier les utilisateurs qui cliquent sur les publicités.

Si de nombreux sites seraient concernés, c'est surtout Facebook qui semble au cœur de cette affaire, qui risque de remettre de l'huile sur le feu concernant la protection de la vie privée sur les réseaux sociaux.

En cause, le referrer, c'est-à-dire le lien de la page sur lequel était l'utilisateur avant de cliquer sur la publicité, qui est donné aux annonceurs pour leur permettre d'identifier sa source et comptabiliser les clics. Problème : le lien en question peut, dans certains cas, en dire long sur l'identité du membre, à commencer par son nom. « Quand un utilisateur visite son propre profil, ou une page associée à son profil, un tag "?ref=profile" est ajouté à l'URL, et indique ainsi l'identité du membre » explique Ben Edelman, professeur à la Harvard Business School.

Interrogé par le journal, Facebook a confirmé la véracité de cette nouvelle faille, tout en affirmant qu'elle était d'ores et déjà corrigée. « Nous avons été récemment informés d'un cas de figure dans lequel les annonceurs pouvaient identifier un utilisateur ayant cliqué sur leur publicité, s'il avait suivi avant un itinéraire spécifique sur le site », a expliqué un porte-parole de Facebook. « Nous avons réglé ce problème dès que nous en avons eu connaissance. En outre, nous avons fait en sorte de ne plus inclure l'identité des utilisateurs dans les liens referrer. »

Si le site de Mark Zuckerberg est une cible privilégiée en ce moment par les détracteurs des réseaux sociaux, ce n'est cependant pas le seul à mal protéger l'identité de ses membres vis-à-vis des annonceurs : une étude, menée en août dernier par des chercheurs de l'AT & T Labs et du Worcester Polytechnic Institute sur 12 sites de réseaux sociaux, a conclu que plusieurs d'entre eux offraient des opportunités aux annonceurs pour récupérer des informations sur les utilisateurs. Les chercheurs avaient alors communiqué les failles aux sites concernés, mais leurs appels étaient restés jusque-là sans réponse.

Par ailleurs, les réseaux mis en cause, parmi lesquels MySpace, LiveJournal, Xanga et Digg, se défendent en prétextant que « contrairement à Facebook, les utilisateurs ne sont pas tenus de mettre leur vrai nom lors de leur inscription ». De plus, selon eux, les seules informations fournies par le referrer concernent la page sur laquelle la publicité est apparue et non l'identité de l'utilisateur qui clique sur la bannière : le lien n'aurait donc, dans ce cas, qu'une simple valeur statistique.

Du côté des annonceurs, on se défend de toute pratique illégale : « Nous ne cherchons en aucun cas à faire usage de tous les noms d'utilisateur ou informations que leurs URL peuvent contenir » a expliqué un porte-parole de Google. Chez Yahoo, cela semble même aller plus loin : « Nous interdisons à nos partenaires d'envoyer des informations personnellement identifiables pour nous » commente la directrice de la vie privée de la société, Anne Roth. « Nous leur avons dit que nous n'en voulions pas, qu'ils ne devaient pas nous les envoyer. Et si elles sont là, nous ne les utilisons pas. ». Mais les régies présentes sur les sites de réseaux sociaux sont très nombreuses, et il n'est pas certain qu'elles aient toutes la même éthique...
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