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A deux semaines de la Coupe du Monde de football, les membres des équipes d'Angleterre et d'Espagne ont été priés d'opérer un silence radio sur les réseaux sociaux, en particulier sur Facebook et Twitter.

Côté anglais, la demande a été faite par l'entraineur de l'équipe Fabio Capello, qui désire que des joueurs se concentrent sur leur jeu plutôt que de se laisser distraire par Internet.

Même chose du côté de l'équipe nationale espagnole : le sélectionneur Vicente del Bosque a indiqué à ses joueurs lundi dernier qu'ils n'auraient pas le droit de communiquer avec leurs followers pendant toute la durée du mondial.

Si la première raison à cette interdiction semble concerner la concentration des joueurs, il semble que ça ne soit pas le seul objectif, à en croire les déclarations de la Fédération d'Angleterre de football, qui a demandé aux joueurs de son équipe nationale de ne s'exprimer sur la compétition que par les « voies officielles ».

Les joueurs anglais et espagnols sont en effet des adeptes des réseaux sociaux, parfois à outrance : la BBC rapporte certains propos récents, tenus sur Twitter par des footballeurs, qui avaient créé la polémique.

En juillet dernier, l'attaquant britannique Darren Bent avait ouvertement accusé sur le site de microblogging le président du club de Tottenham Hotspur, Daniel Levy, de bloquer son transfert à Sunderland. Bent a depuis fait ses excuses, et a arrêté de gazouiller en février dernier. Autre exemple : l'attaquant brésilien du Real Madrid, Kaká, qui a annoncé récemment la fermeture du compte Twitter de son épouse, un peu trop critique envers l'entraîneur de son mari.

En somme, le Mondial de football se déroulera sur le terrain et pas sur les réseaux sociaux. Reste à savoir si, pour ces équipes, les buts remplaceront les tweets.
Sept des membres de la nouvellement créée « Association pour le Téléchargement sur Internet et la Libre Diffusion » (Atild) ont envahi mercredi les locaux d'une autre association, l'Alpa, ou Association de Lutte Contre la Piraterie Audiovisuelle, pour protester contre la procédure judiciaire dont Dimitri Mader, dit Zac, fait l'objet. Ce jeune homme, âgé de 21 ans, encourt aujourd'hui un maximum de trois ans de prison et 300.000 euros d'amende pour avoir créé et administré l'une des principales boards dédiée au téléchargement illégal en France, le désormais fameux Wawa-Mania. La toute jeune Atild, qui milite quant à elle pour la remise à plat du droit d'auteur mais dit ne pas vouloir cautionner le téléchargement illégal, a fait du cas « Wawa » l'un de ses chevaux de bataille.« C'était facile, ils nous sous-estiment complètement... »

Interrogée, l'Atild ne cache pas ses ambitions : « l'idée est clairement de faire le plus de bruit possible et que les médias parlent de nous », explique Aurélien Boch, président de l'association, également impliqué dans les activités de la ligue Odebi. Histoire qu'un début de relai soit assuré, le groupe s'est arrangé pour qu'un journaliste du Nouvel Obs assiste à la scène.

Mercredi, sept personnes se sont donc introduites dans les locaux de l'Alpa, puis ont suspendu aux fenêtres des banderoles promouvant l'Atild et affichant son soutien à Dimitri Mader, lequel est susceptible d'être placé en détention provisoire jusqu'à son procès s'il ne réunit pas 20.000 euros de caution.

« C'était facile, ils nous sous-estiment complètement », raconte Aurélien Boch, qui insiste sur le caractère « non-violent et pacifique » de l'opération. Pour se voir ouvrir les portes de l'Alpa, il indique avoir contacté l'association en se faisant passer pour l'éditeur d'une solution qui permettrait de récupérer l'adresse IP des membres actifs sur les plus grands forums d'échange français.

« Ils se sont montrés très intéressés. J'ai donc rapidement obtenu un rendez-vous avec leur numéro deux, ce qui m'a permis de repérer les locaux et de voir que l'opération était faisable. On a alors convenu d'un second rendez-vous pour le 26 mai, pendant lequel je devais leur faire une démonstration de mon soi-disant logiciel », explique-t-il. Conduite à cette occasion, l'opération se serait soldée par l'arrivée des forces de l'ordre, qui n'auraient gardé les membres du groupe qu'une heure, le temps d'une vérification d'identité. Pour l'instant, aucune plainte n'aurait été déposée.

Pourquoi s'attaquer à la relativement discrète Alpa plutôt qu'à une maison de disques ou à une organisation de gestion des droits d'auteur ? « C'est l'Alpa qui a chargé Dimitri », explique Aurélien Boch. « Et puis l'Alpa, c'est un peu l'antithèse de l'Altid, une démarche complètement opposée à la nôtre. C'est simple, eux sont payés par les majors, alors que nous sommes financés par les gens qui téléchargent ».

Au delà du simple coup médiatique, l'Atild appelle à la tenue de négociations entre les différents sites d'échange qu'elle fédère (la board Wawa-Mania compterait aujourd'hui 840.000 utilisateurs enregistrés et son forum accueillerait jusqu'à 6.000 connexions simultanées) et les représentants des ayants-droit. « On a lancé un appel et pour l'instant, on n'a pas eu une seule réponse. Tout s'arrêtera dès qu'on sera avec eux autour de la table », affirme le président de l'association. En attendant, elle se dit prête à remettre le couvert avec d'autres actions du même genre, à la Sacem peut-être, voire chez l'une des grandes majors du disque. Il n'est pas dit que ces dernières apprécient l'ultimatum.
La Commission Informatique et libertés vient d'émettre un sérieux avertissement à Acadomia. La Cnil reproche non seulement à une filiale du site de soutien scolaire de s'être constitué illégalement un fichier de données sur les enseignants mais également de ne pas avoir modéré ses informations.

A en croire le protecteur des libertés sur la Toile, Acadomia s'est constitué une belle base de données sans aucune autorisation. Les deux fichiers visés regrouperaient des informations sur 52.618 candidats à des cours particuliers, idem pour 179.763 candidats non recrutés mais aussi pour 131.704 enseignants « démissionnaires ». Pour couronner le tout, le fichier contiendrait également des renseignements sur 350.000 clients.

Le fait est que ces fichiers sont nominatifs, ne contiennent aucune limitation dans la durée de leur conservation et comporteraient des informations sur la santé, le casier judiciaire et la situation familiale des candidats. Dans un communiqué, la Cnil confie que ces commentaires étaient clairement grossiers. Morceaux choisis : « gros con », « vraiment trop conne », « mère salope », « gros crétin », « saloperie de gamin », « parisien frustré », « sent le tabac et la cave », « seul bémol : il pue ». Voilà pour la prose.

Au regard du nombre de manquements constatés et de leur gravité, la Cnil a donc prononcé à l'encontre de la filiale d'Acadomia responsable du traitement informatique, AIS 2, un avertissement. Elle a également informé le parquet des manquements susceptibles de constituer des infractions pénales.

Outre les 212 occurrences du terme « conne » présents dans ces fichiers, l'histoire prêterait à la dérision si le site n'avait pas déjà été mis en garde par la Cnil. Le 22 avril dernier, Acadomia aurait été averti des manquements à la loi Informatique et libertés portant sur la collecte abusive de numéros de sécurité sociale, la création d'une liste noire de candidats enseignants et la collecte de données relatives à la santé. Reste à savoir si ces données seront communiquées aux intéressés.
Le Royaume-Uni retourne sa veste. Le vice-premier ministre tout fraichement élu Nick Clegg vient de faire une déclaration qui va à l'encontre des dernières informations concernant le hacker McKinnon. Il vient d'annoncer qu'il n'avait « pas plus que le premier ministre ou le ministère de l'intérieur », le pouvoir de renverser la procédure d'extradition du hacker vers les Etats-Unis.

Petit rappel des faits. Gary McKinnon a déjà avoué avoir cherché des preuves d'existence d'extra-terrestres sur les ordinateurs des organes de renseignement américains et de la Nasa. Du coup, il risque jusqu'à 70 ans de prison dans les geôles de l'Oncle Sam (contre 4 au Royaume-Uni). Pour sa défense, l'intéressé plaide le syndrome d'Asperger (une forme d'autisme) afin d'empêcher une extradition qui dure en longueur mais qui ne saurait tarder.

Nick Clegg, le vice premier ministre a donc répété sur la une chaîne de radio de la BBC qu'il s'agissait d' « une affaire très complexe sur le plan légal ». Pourtant, le même homme politique avait ardemment défendu le hacker l'an dernier. Clegg estimait qu'il était du ressort du gouvernement d'alors de « faire en sorte que Gary McKinnon soit jugé au Royaume-Uni ». Voilà donc un bel exemple qui explique la maxime : « To talk, you talk. To walk, you walk. »
Nestadio Capital, société de gestion, vient d'annoncer le lancement d'un fonds d'investissement baptisé Nestadio Tech Fund, spécialisé dans le financement des startups européennes du programme BizSpark de Microsoft. Cette nouvelle est intervenue alors que Microosft organisait son 7ème BizSpark European Summit, avec Guy Kawasaki en Monsieur Loyal.

Ce sont en fait deux nouveaux fonds qui ont été créés : un FCPR destiné aux institutionnels, et un FCPI à destination des particuliers par l'intermédiaire des réseaux bancaires, plateformes de placement des assurances, et auprès de 1 000 cabinets de conseils en gestion du patrimoine. Microsoft, ravi que son programme d'aide aux startups attire les financements, explique par la voix de son directeur du développement en France, Julien Codorniou, que les deux fonds « sont entièrement à l'initiative de Nestadio. Ils sont venus nous voir il y a un an, en nous disant que s'ils avaient investi il y a cinq ans, ils auraient gagné beaucoup d'argent. »

Nestadio aurait donc profité de l'opportunité du programme de soutien - Microsoft fournit notamment des outils gratuits pour les développeurs de la startup, un accès de huit mois à Azure, et une visibilité auprès des capitaux risqueurs, clients, et journalistes. Avec un positionnement précis : « ils vont faire de l'amorçage. Ils interviendront avec des tickets de 200 000 à 300 000 euros, avec un portefeuille global de 10 millions. Par amorçage, comprendre pas deux types dans un garage, mais deux types dans un garage avec un produit. »

Au final ce sont donc 650 startups françaises et 10 000 startups européennes qui peuvent décrocher un financement du nouveau Tech Fund. Ce qui assure « un flot de dossiers » important au fonds. Un fonctionnement qui diffère de la promotion actuellement faite par Microsoft pour les startups de son programme. « Nous avons l'habitude de faire une liste de nos meilleurs startups, et de les proposer à différents fonds d'investissement, » explique Julien Godorniou. « Nous aimons bien les fonds d'entrepreneurs car ils sont très réactifs. Jaïna Capital peut prendre des décisions en 2 à 3 mois, alors que certaines entreprises attendent un financement pendant un an et demi parfois. »

Le fonds technologique de Nestadio devra dans tous les cas participer de la volonté de Microsoft de voir les startups soutenues émerger à l'international. Selon le directeur du développement de Microsoft France, « Nous aidons les startups à se préparer, à faire leurs pitchs, à utiliser les outils que nous mettons gratuitement à leur disposition. Nous avons de beaux exemples d'entreprises françaises du programme qui ont réussi aux Etats-Unis, comme Criteo par exemple. »
le 27/05/2010 à 22:13
Youtube intègre Google Moderator
Google Moderator est un outil assez peu connu de la firme de Mountain View qui permet aux internautes de partager des questions et des recommandations sur des thématiques précises, et de voter pour les plus pertinentes : libre au modérateur, ensuite, d'y répondre. Initialement utilisé en interne par les employés de Google, le service avait été rendu public en 2008 dans une relative discrétion.

Mais son usage pourrait bien se démocratiser, puisque Youtube intègre le service depuis aujourd'hui : n'importe quel utilisateur du site de vidéo peut inclure Google Moderator sur la page de sa chaîne, et convier ses adeptes à poser des questions autour d'une thématique choisie : A titre d'exemple, la page de l'université de Stanford l'utilise pour convier les internautes à poser des questions d'ordre médical. Dans un autre registre, une chaîne de cuisine invite ses fans à suggérer des recettes.

Déjà testé sur Youtube de façon ponctuelle notamment sur la chaîne Citizentube - Google Moderator devrait offrir un bon complément aux adeptes du service qui trouveraient le seul espace de commentaires limité. Les fonctionnalités sont entièrement paramétrables et il est possible de proposer aux visiteurs de poser des questions, ou de proposer des idées ou des suggestions, le tout dans un laps de temps déterminé ou non. Le compte de l'utilisateur de Youtube doit néanmoins être associé à un compte Google pour que le service puisse fonctionner.
Le site de la Sacem a frôlé le carton rouge de près cette semaine. Une faille de type XSS (Crosse-site scripting) a été découverte sur le site de l'ayant-droits. La partie touchée concernait l'espace où se connectent les sociétaires auteurs, compositeurs ou éditeurs de musique. La faille était exploitable à partir d'une page de connexion sécurisée en https.

Informé par un internaute francophone, connu sous le pseudonyme de Xylitol, le site Zataz exposait ce mercredi les détails de la faille. Ainsi, rien n'aurait pu empêcher un pirate d'afficher une fausse page de connexion afin d'intercepter n'importe quel login et mot de passe.

Visiblement mal à l'aise, la Sacem a tout de même réagi en publiant un communiqué. Elle précise que bien qu'elle n'« ait constaté aucune intrusion dommageable, elle a temporairement suspendu l'accès à cet espace réservé à ses sociétaires, afin de procéder à une vérification et à d'éventuelles actions correctrices. L'accès va être ouvert à nouveau rapidement. »

La Sacem a donc simplement eu un coup de chaud.
Sur son blog officiel, l'équipe de développement du logiciel Google Chrome annonce la disponibilité d'une première version stable du navigateur pour Mac OS X et Linux.

Au sein de cette mouture, nous retrouvons l'utilitaire de synchronisation. Ce dernier permet de répliquer ses favoris sur l'ensemble de ses machines mais également les configurations de l'application comme les thèmes, la page d'accueil les options de démarrage, le langage utilisé... Rappelons également qu'il est désormais possible d'utiliser les extensions même en mode de navigation privée.

En terme de performances, les tests effectués au travers de SunSpider et de l'outil de mesure interne pour le moteur JavaScript V8 montrent une nouvelle progression. Comme dans la version bêta, de nouvelles spécificités du HTML5 ont été intégrées. C'est ainsi que nous retrouvons les interfaces de programmation de géo-localisation (Google Maps), App Cache, Web sockets (pour les alertes via HTTP) ou encore les spécificités du W3C concernant le glisser-déposer (gestion des pièces jointes dans Gmail).

Finalement le plugin Flash n'a pas été intégré au sein du navigateur. Cette initiative, censée faciliter le processus de mise à jour, a été repoussée à la disponibilité générale de Flash 10.1.
Spécialisée dans les réseaux sociaux depuis sa création en 2005, l'agence Vanksen a annoncé cette semaine avoir levé 4 millions d'euros qui serviront à assurer son développement à l'international. Elle accueille ainsi à son capital Quilvest Private Equity, qui prend une part « significative mais minoritaire » du capital de Vanksen Group.

Initialement pensée comme une agence 100% digitale, articulant notamment ses activités françaises autour des plateformes Culture-buzz.fr et Buzzparadise, Vanksen a progressivement développé le portefeuille de ses activités et propose aujourd'hui conseil, stratégie, développement de plans médias et gestion de l'e-réputation sans oublier son positionnement initial, tourné vers les blogs et les réseaux sociaux. En juin dernier, Vanksen s'était lancé dans le social media advertising en faisant de Buzzparadise une régie publicitaire dont l'inventaire est constitué des quelque 8.000 blogs enregistrés sur la plateforme.

"Vanksen est aujourd'hui l'un des derniers groupes de communication indépendant sur un marché en pleine expansion. L'arrivée de Quilvest Private Equity va bien sûr nous permettre de fortifier notre position sur le marché européen, mais surtout de financer notre approche innovante sur des marchés clés tels que les USA", se félicite dans un communiqué Xavier Lesueur, CEO et cofondateur, avec Emmanuel Vivier, de Vanksen Group.
Selon une étude menée par Gartner, c'est donc la consécration pour HP qui, presque 10 ans après le rachat de Compaq, aurait finalement détrôné IBM sur le marché des serveurs informatiques. Trois facteurs seraient à l'origine de cette situation selon le cabinet d'analyses : le déclin des ventes de mainframes, la chute des serveurs Power Systems, et la résurgence du marché du X64.

La partie n'est pour autant pas encore jouée. Il reste à voir comment les machines Power7 s'en sortiront, ainsi que les futurs mainframes System z11 pour que ce changement soit définitif. En clair, la place de leader se jouera en fonction des résultats à venir des serveurs non-X64 en général. HP est pour l'heure bien établi, avec une croissance de son chiffre d'affaires de 15,9% sur le secteur au premier trimestre 2010. Du côté d'IBM, l'ambiance est plus morose, puisque les ventes de ses mainframes et de ses Power Systems ont connu chacune une baisse de 17% sur la même période. Sa gamme System x, qui a compté pour 36% de son chiffre d'affaires, n'a pas réussi à enrayer ce déclin, selon Gartner.

Le chiffre d'affaires global d'IBM sur les serveurs a donc chuté de 2,1% à 3,05 milliards de dollars, avec une part de marché de 28,4%. En comparaison, HP est à 3,39 milliards de dollars, avec 31,5% de parts de marché. Aux places suivantes, on trouve Dell, Fujitsu et Oracle, le seul à ne pas tirer son épingle du jeu - mais qui est affecté par le rachat de Sun, dont il a prévu de se débarrasser des serveurs X64.

« Nous avons vu un retour à la croissance au niveau mondial, » explique Jeffrey Hewitt, vice-président à Gartner. « Mais le marché n'est pas encore revenu à son niveau historique de 2008, et il y a eu des variations intéressantes dans cette croissance. Les régions émergentes où une forte hausse était attendue, comme l'Asie et le Pacifique, sont allés de l'avant. Aux Etats-Unis également les résultats sont meilleurs que prévus, mais d'autres pays ou régions ont eu des résultats plus mitigés. »
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