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Les neufs sages du Conseil constitutionnel viennent de valider la loi sur les paris sportifs. Dès lors, la concurrence est ouverte sur les paris sportifs, les paris hippiques et le poker, y compris en ligne. Sur son site, le Conseil explique avoir rejeté les demandes du groupe socialiste de l'Assemblée nationale.

Il précise que le Conseil constitutionnel a « rejeté l'ensemble des griefs présentés par les requérants et a confirmé sa jurisprudence aussi constante qu'ancienne selon laquelle il ne contrôle pas la compatibilité des lois avec les engagements internationaux ou européens de la France. »

Comme on pouvait donc s'en douter, la loi va ainsi pouvoir s'appliquer pour la Coupe du monde de football prévue en Afrique du Sud. Le premier coup de pied dans le ballon sera donné le 11 juin prochain.
Facebook est à nouveau victime d'une faille de sécurité. Il aura donc fallu attendre 6 années et plus de 400 millions de membres inscrits pour que les vulnérabilités du réseau social se dévoilent enfin. Le site vient de corriger une faille sur son système de personnalisation de sites basé sur Open graph. Elle permettait de récupérer des données de géolocalisation d'un utilisateur.

A la loupe, la faille était basée dans une option de Facebook utilisant le site de recommandations d'internautes Yelp. Techcrunch explique que Yelp fait partie des trois sites choisis par Facebook pour tester sa fonction de « personnalisation instantanée » avec Pandora et Docs.com. Dès lors, si un internaute se connecte à l'un de ces sites, Facebook lui fournit de manière chiffrée des données personnelles afin que sa visite soit personnalisée.

Pour autant, un code malveillant a pu être injecté via la méthode du cross-site scripting. Toutes ces informations a priori chiffrées étaient alors visibles d'un attaquant. Il était même possible de récupérer la clé de chiffrement et ainsi de bénéficier de toutes les informations sur les internautes.

Toujours est-il que si la faille a été corrigée en moins de deux heures, elle laisse un doute béant quant aux capacités de Facebook de préserver les identités des internautes. Il faut préciser que le site de Mark Zuckerberg a vocation à partager les adresses e-mail de ses utilisateurs vers des sites tiers. Il se pourrait donc que des entreprises souhaitent, à terme, utiliser ces précieuses informations. A moins qu'une vague de désinscriptions n'ait raison du réseau social…
Avec cet entretien, Clubic Pro inaugure une série de quatre interviews dédiées à l'investissement en 2010. Entrepreneur du web reconnu grâce à la réussite de PriceMinister, Pierre Kosciusko-Morizet a récemment annoncé le lancement d'un fonds regroupant 60 entrepreneurs, ISAI. Avec un positionnement particulier, une compétence sur tous les dossiers traitant du web, et une position déontologique annoncée, ISAI veut participer de l'émergence d'une Silicon Valley à la française.

Pierre Kosciusko-Morizet, bonjour. ISAI cherche à combler un "equity gap" dans le schéma de financement, en se positionnant assez en amont. Un positionnement risqué ?

Nous ne sommes pas au tout début d'une entreprise, au moment où elle cherche des fonds pour se lancer. ISAI souhaite attendre le moment où le business est frémissant, quand l'entreprise a besoin d'un financement pour que son activité explose. Beaucoup de fonds, même quand ils se disent capital-risqueurs, attendent qu'une entreprise soit rentable pour se lancer. Notre positionnement est plus risqué, mais nous estimons qu'il y aura un fort taux de réussite, grâce à une sélection rigoureuse des dossiers en fonction du modèle économique choisi, du potentiel du business, mais aussi de l'équipe en place. Notre travail n'est pas d'arriver, et de dire "vous avez un bon business, de bonnes idées, nous changeons l'équipe et nous investissons." Nous intégrons la composition de l'équipe comme critère de sélection du dossier, et nous accompagnons les gens en place.

Cette prise de risque est possible car nous avons 60 entrepreneurs derrière nous, tous spécialistes d'un domaine précis. Nous avons donc des compétences très variées, qui nous permettent d'être pointus sur tous les dossiers. L'idée, c'est que tout en prenant plus de risque, nous parvenions à de meilleurs résultats. C'est possible aujourd'hui, parce qu'il y a des entrepreneurs qui ont réussi grâce au web. Avant, il n'y en avait pas assez, et le seul recours était les grands fonds, qui ne font pas leur travail à cet instant de la vie de l'entreprise. Pendant la crise, les gens ont ouvert les yeux sur ces grands fonds. La déontologie doit être au coeur de notre démarche.

Cette idée de déontologie a été développée pendant votre conférence de presse de lancement. C'est un retour de l'humain dans l'investissement face aux grands fonds ?

Il y a de ça. Il faut bien voir que le moyen le plus simple de placer de l'argent, c'est de le mettre dans un fonds et de ne rien faire. C'est légitime, et nous avons certains investisseurs qui souhaitent investir de cette façon. Mais si on veut s'investir soi-même, être réellement actif, il faut avoir une vision qui va au-delà de la logique du pur investissement. En investissant des sommes plus faibles, en amont, par rapport aux grands fonds, la logique est beaucoup plus d'investir pour aider les entreprises. Les fonds avec des milliards d'euros à investir ne s'intéresseront pas à de petites entreprises. C'est une taille de deal qui a besoin d'investissements, et qui n'en a pas assez.

Il y a forcément une idée de l'humain, puisque nous avons la volonté de faire réussir d'autres là où nous-mêmes avons réussi. Nous voulons réinvestir, une façon de rendre un peu de ce qu'on a reçu. Après, il se pose l'option de devenir business angel. Ce comportement a des limites : le réinvestissement est plus difficile en général. On peut participer à un premier tour de table, et si l'entreprise a besoin de nouveaux fonds quelques temps après pour réinvestir ou faire décoller son business, on est coinçé. D'ailleurs, alors que le business angel pourrait favoriser ce côté humain, les relations avec les équipes des entreprises peuvent être plus difficile. Difficile de dire non quand on est business angel, donc on se retrouve avec 12 ou 15 entreprises dans lesquelles on a investi, et on n'a pas le temps d'aider comme on le voudrait. ISAI veut donner des réponses structurées, pérennes, carrées à ces entreprises qui sont dans le fossé entre le financement de départ des business angels, et le financement lourd des grands fonds d'investissement.

Votre stratégie d'investissement compte se limiter à la France, quand un Kima Ventures attaque le monde, ou Atomico vise le marché européen... La volonté de faire émerger la Silicon Valley française ?

Nous voulons clairement contribuer à l'émergence d'une Silicon Valley à la française, aux côtés de fonds de business angels, comme ceux de Xavier Niel ou de Marc Simoncini, certes différents, mais très importants également. Il y a en France trop d'entreprises qui se lancent, et pas assez d'argent. Nous avons trop de dossiers, rien que sur la France. Evidemment, si nous recevons un super dossier en dehors du pays, nous y regarderons de près. Et d'ailleurs, les entreprises que nous soutiendrons auront vocation à aller à l'étranger un jour. Mais je ne vois pas trop quelle valeur ajoutée je pourrais apporter sur un MVNO polonais... A part mon nom de famille.

Il y a déjà plusieurs entreprises que nous regardons de très près. Nous annoncerons un ou deux investissements avant l'été. On ne va pas pour autant aller chercher uniquement de entreprises hype, car beaucoup de réussites se sont faites dans le B to B. Des sociétés qui sont moins connues, mais qui correspondent à de vraies besoins, et pas forcément à une mode. C'est ainsi que pourra émerger une région d'innovation dans le secteur du web.

Pierre Kosciusko-Morizet, je vous remercie.
La Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD) vient de publier son bilan du premier trimestre 2010, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la vente en ligne se porte bien : le montant des ventes sur Internet est estimé à 7,2 milliards d'euros sur les 3 derniers mois, soit une croissance de 30% par rapport à l'année dernière.

L'enquête, qui se base sur les résultats trimestriels de 67 000 sites d'e-commerce, annonce également que 25 millions de français, soit 1 français sur 2 âgés de 11 ans et plus, ont déjà acheté sur Internet. Un chiffre 15% plus élevé qu'en 2009, en partie en raison de l'intérêt grossissant des plus de 65 ans et des catégories socioprofessionnelles favorisées (CSP+) pour l'achat en ligne.

Le panier moyen a quant à lui augmenté de 4% pour atteindre un prix moyen de 93 euros : une hausse significative après plusieurs trimestres consécutifs de baisse, combiné à un nombre élevé de transactions – 77 millions – qui représente 28% du total des transactions de 2009. « Cette accélération s'inscrit dans un contexte global de retour de croissance pour le commerce de détail avec 2,7% sur janvier à mars 2010 (vs -1,4% sur l'année 2009). » précise la FEVAD en citant les chiffres de la Banque de France.

L'organisme dresse également le top 15 des sites de e-commerce les plus visités durant le premier trimestre 2010 : on notera que les deux premières places sont occupées par Ebay et PriceMinister, deux plateformes de vente, mais surtout de revente d'objets pour particuliers.
Au cours d'un entretien recueilli par le Telegraph John Silverman, PDG de Skype, aurait laissé entendre que la société songe fortement à introduire de la publicité au sein de son logiciel de voix sur IP.

Neil Stevens, directeur général des produits grand public chez Skype annonçait la semaine dernière l'arrivée prochaine des appels vidéo groupés sur Internet jusqu'à cinq participants simultanément. Par ailleurs la société entend conserver sa place de leader sur le marché de la VOIP en baissant les prix des communications de 60% en moyenne tout en étendant son offre dans 170 pays.

John Silverman explique pour sa part que depuis ses débuts, Skype a enregistré 250 milliards de minutes de conversation "soit l'équivalent de chaque être humain passant 30 minutes d'appel sur Skype". Afin de préserver un service de qualité Skype compte multiplier les offres premium ; ce sera par exemple le cas des appels vidéos groupés.

A l'avenir il se pourrait donc que le logiciel Skype embarque quelques annonces publicitaires, un moyen pour la société d'assurer une autre source de revenus tout en proposant des tarifs moins élevés aux consommateurs.
Suite à la demande de 10 Cnil européennes concernant la préservation des données à caractère personnel, la firme Google a répondu. Une lettre des responsables chargés de la vie privée Jane Horvath et Peter Fleischer vient rappeler à la Commission nationale Informatique et libertés les 5 règles de confidentialité des outils Google.

Pour information, ces 5 règles d'or s'avèrent être : d'utiliser ces informations pour fournir des produits et services utiles à nos utilisateurs, de développer des produits qui reflètent d'exigeants standards et pratiques de respect de la vie privée, de rendre la collecte de données personnelles transparente, de donner aux utilisateurs des choix significatifs pour protéger leurs vies privées mais aussi d'organiser ces informations de manière responsable.

Outre ces dispositions, Google rappelle également qu'elle informe ses utilisateurs via son Centre de Confidentialité, ses blogs et autres vidéos. Il n'est donc pas certain que les Cnil européennes se satisfassent de ces positions. En guise de conclusion, la firme américaine rappelle pourtant qu'elle collabore avec les Cnil et souhaite d'ailleurs poursuivre ces bonnes relations entre entités.
A l'issue du concours iAWACS (International Alternative Workshop on Aggressive Computing and Security) aucun antivirus n'a tenu face aux attaques des hackers réunis. Le congrès organisé depuis deux ans par l'école d'ingénieurs ESIEA à Laval met, une fois encore, le doigt sur les failles de sécurité des solutions antivirus.

Le concours PWN2KILL a donc remis le couvert en s'attaquant à 15 antivirus proposés dans le marché. Au menu, Avast en version gratuite mais aussi AVG, Avira, BitDefender, Dr.Web, F-Secure, G-Data, Kaspersky, McAfee, Microsoft AV, Nod 32, Norton, Sophos, Safe 'N' Sec et Trend Micro sont passés au crible.

Chaque participant disposait donc d'un ordinateur fonctionnant sous Windows 7 avec un simple compte utilisateur. Chaque machine disposait ainsi de quinze machines virtuelles avec un antivirus installé. Les étudiants en informatique avaient alors l'objectif d'exploiter un programme malveillant contenu dans sa propre clé USB. Le scénario étant alors monté comme si un utilisateur lambda se connectait à son PC, a priori sécurisé, avec une clé vérolée.

Bilan, aucun antivirus n'a été en mesure de détecter plus de deux attaques. Pour autant une même attaque a été détectée par tous les antivirus, signe que toutes les solutions de sécurité fonctionnent identiquement. Eric Filiol, Directeur de la recherche de l'ESIEA commente ces résultats et s'indigne que « Si quasiment toutes les attaques se sont révélées efficaces, certaines sont malheureusement d'une simplicité alarmante. L'un des participants, avec un simple code de trois lignes, reprenant une technique vieille de 10 ans a réussi à contourner tous les antivirus. Cela prouve que la plupart des éditeurs ne font pas de veille technologique et scientifique sérieuse ».

Il poursuit, « Tous les antivirus sont à égalité dans la nullité. Ces résultats prouvent que la détection de signatures virales n'est plus suffisante ». Les résultats des tests d'intrusions sont disponibles sur le site du concours et sur le tableau ci-contre. L'année prochaine, le concours s'attaquera aux firewalls. D'autres idées reçues pourraient encore bien tomber…
Twitter a connu une journée agitée hier, en raison d'un bug qui permettait aux utilisateurs de forcer d'autres membres à suivre leurs tweets via une simple requête « accept "nom d'utilisateur" ».

Rapidement nommée «auto-follow», la faille, exploitable par n'importe quel utilisateur du service en raison de sa déconcertante simplicité, a créé un vent de panique sur le réseau de microblogging, puisque de nombreux adeptes en ont abusé pour gonfler le nombre de leurs followers.

Le bug semble avoir été révélé en premier lieu par un blogueur turc. Webrazzi a ensuite repris l'information et en a profité pour "faire suivre" son compte Twitter par quelques grands noms du Web, comme le créateur de Facebook Mark Zuckersberg ou encore Evan Williams, le chef de file de la plateforme qui gazouille.

Pour résoudre le problème, Twitter a bien entendu réparé la faille, et a dû, par la même occasion, remettre les compteurs des «suiveurs» à zéro pendant plusieurs heures. « Nous avons identifié et remédié à un problème qui permettait à un utilisateur de 'forcer' d'autres internautes à suivre ses actualités » a expliqué la plateforme de microblogging, ajoutant « travailler maintenant à supprimer les abus commis ». Les comptes Twitter configurés en confidentiel n'ont quant à eux pas été affectés par le bug.

Le bug est désormais réparé, et bien que Twitter ait résolu rapidement le problème, on peut tout de même s'interroger sur la sûreté du service, qui n'en est pas à sa première bévue en matière de sécurité…
Sur son blog personnel Mike Beltzner, directeur du développement de Firefox chez Mozilla, présente un aperçu de la prochaine mouture majeure du navigateur. Pour Firefox 4.0 trois objectifs ont été fixés : un surf toujours plus rapide, une prise en charge plus poussée des standards et de meilleures fonctionnalités offertes aux internautes.

Mike Beltzner rappelle que le développement de Firefox 3.7 a été modifié au fil du temps. En effet c'est au sein de Firefox 3.6.4 que la gestion des plugins a été optimisée. De son côté la version 4.0 devra répondre aux besoins des utilisateurs mais également des développeurs web. Les premiers souhaitent prendre en main un logiciel simple, rapide et personnalisable tandis que les autres attendent une meilleure prise en charge des standards du HTML5 et des outils d'inspection plus poussés.

Dans l'idéal, une première bêta de Firefox 4.0 devrait être disponible le mois prochain et une première Release Candidate au mois d'octobre. Mike Beltzner précise cependant qu'il ne s'agit pas là de date officielle et que cette feuille de route pourra éventuellement changer pour s'accorder avec l'état réel de développement.

Retrouvez ci-dessous une présentation complète des projets pour la prochaine mouture majeure de Firefox.Firefox 4: fast, powerful and empowering
En terme de parts de marché, les mobiles utilisant l'OS Android viennent de prendre la seconde place des ventes aux Etats-Unis. Au premier trimestre 2010, sur le territoire américain, la stratégie de Google semble donc avoir été celle qui a donné le plus de résultats. Explications.

Le cabinet américain de conseil NPD Group vient de mettre à disposition une partie de son étude portant sur le marché des OS de smartphones. Au bilan comptable, sur le premier trimestre 2010, il se serait vendu 28 % de téléphones sous Android, contre 21 % d'iPhones. De son côté, le canadien RIM, avec son Blackberry, continue sa marche en tête avec 36 % des parts de marché. Apple glisse donc de la seconde à la troisième place des OS mobiles.

L'étude entre dans les détails en estimant que la compétitivité des concurrents d'Apple s'est récemment renforcée. D'un côté, Google a préféré l'ouverture en autorisant tous les constructeurs à adopter Android sur leurs mobiles. De l'autre, les opérateurs ont plus récemment fait le choix de mettre en avant des forfaits plus attractifs vers des mobiles « non-Apple ».

La politique d'exclusivité de la firme de Cupertino aurait-elle vécue ? Pas certain. Avec un iPhone 3GS vieux de presqu'un an, il est logique que ses parts de marché s'érodent quelque peu. De même, on promet beaucoup du côté d'Apple. Outre l'OS 4.0, certaines rumeurs laissent déjà entrevoir une nouvelle génération de smartphones siglés de la pomme dès le 7 juin prochain. La firme est donc très loin de s'avouer vaincue.

De l'autre côté, la stratégie de Google s'avère payante puisque les opérateurs Telecoms souhaitent régulièrement proposer de nouvelles offres couplant mobile et forfait. La fréquence des sorties de nouveaux appareils Apple serait donc apparemment trop lente pour eux. Il est fort probable que les consommateurs soient séduits par des offres ou des promotions nouvelles.

Loin d'une guerre Google-Apple à l'image du combat Mac-PC, le bras de fer entre les deux géants promet encore quelques belles passes d'armes. Outre l'argument de la bidouillabilité et du Libre, il se peut que désormais le grand public soit plus familier avec les smartphones. A l'avenir, Mme Michu préfèrera, peut être, une solution plus libre et surtout moins chère…
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