News WEB

Fin mai, le sénateur Masson (Moselle) s'était attiré les foudres des internautes en suggérant que soit levé l'anonymat derrière lequel peuvent se retrancher les auteurs d'un blog. Ses arguments n'ont semble-t-il pas échappé au député UMP André Wojciechowski (Moselle également), puisque ce dernier vient de demander, par le biais des questions écrites au gouvernement, que l'on s'interroge sur les dérives qu'est susceptible d'entrainer l'anonymat « dans les discussions sur Internet ». Lui s'intéresse tout particulièrement aux messageries en ligne.

« L'évolution constante des réseaux proposés sur le web incite les internautes à communiquer de plus en plus ouvertement sur des sites de discussion. Le couvert d'un certain anonymat laisse s'installer un régime de liberté de parole qui va à l'encontre du droit et occasionne quelques fois des écrits qui peuvent être considérés comme diffamatoires », indique le député dans une question adressée au ministère de la Prospective et de l'économie numérique.

« Afin de rendre plus responsables les utilisateurs du dialogue sur Internet », le député Wojciechowski se demande donc « si le Gouvernement envisage de proposer l'instauration de la personnalisation des messageries Internet par l'obligation de déclarer sa véritable identité ».

Les risques inhérents à la divulgation de son identité en ligne ne lui sont toutefois pas inconnus puisque dans une seconde question écrite, adressée à Nathalie Kosciusko-Morizet, il s'appuie sur une étude pour indiquer « que les jeunes qui communiquent fréquemment sur Internet n'hésitent pas à donner des informations personnelles sans savoir à qui ils s'adressent précisément » et invite à prendre en compte les dérives que pourrait entrainer le « recoupement de ces informations par des personnes mal intentionnées ». De simples questions donc, pour l'instant, qui contribueront sans doute à alimenter l'épineux débat autour de l'anonymat sur Internet.
Au mois de mars 2009 nous rapportions que le navigateur Flock, jusqu'à présent basé sur le moteur de rendu Gecko de Firefox, pourrait se voir remodelé autour du projet open source Chromium. 15 mois plus tard c'est chose faite et une première bêta est disponible au téléchargement pour Windows.

Rappelons que Flock est un navigateur spécialement conçu pour les utilisateurs de réseaux communautaires. Dès son démarrage le logiciel vous invite alors à entrer vos identifiants de connexion sur les sites Internet de Facebook, Twitter, Flickr ou encore YouTube. Un volet latéral droit permettra de suivre les mises à jour de ses contacts et de publier des messages. Flock propose également une gestion globale par groupes de l'ensemble de ses contacts sur différents réseaux. A gauche de la barre d'adresse, l'équipe de développement y a ajouté un bouton permettant de partager rapidement une page en cours de lecture sur Twitter ou Facebook. Toujours dans l'esprit communautaire, la fameuse Omnibox de Chrome est ici complétée par les données publiées au sein de votre entourage. Ainsi, pour un mot-clé donné entré dans ce champ, des occurrences publiées par vos contacts sur différents sites seront immédiatement retournées. Enfin Flock bénéficie de la galerie des extensions initialement développées pour le navigateur Google Chrome.

Le navigateur Flock rassemblerait aujourd'hui 8 millions d'utilisateurs à travers le monde. Au travers des retours d'expérience de ces derniers, l'équipe explique sur son blog officiel que les fonctions de cette nouvelle mouture sont désormais plus discrètes pour une meilleure ergonomie générale. Firefox ne se serait pas révélé assez puissant : "les technologies de Chromium repoussent nos limites un peu plus loin et s'accordent avec notre vision d'un logiciel aussi rapide qu'une fusée. Sur cette plateforme nous n'avons aucune limite".

- Téléchargez Flock 3.0.0.3737 pour Windows
le 16/06/2010 à 20:14
Une première bêta pour Opera 10.60
L'éditeur norvégien Opera Software annonce aujourd'hui la disponibilité d'une première bêta pour son navigateur en version 10.60. La version finale pour Windows, Mac OS X et Linux est attendue cet été.

Au coeur du développement c'est toujours l'optimisation du chargement des pages web qui est mis en avant. Opera est toujours décrit comme le navigateur le plus rapide du marché et serait deux fois plus véloce que la mouture précédente. Les développeurs y ont également ajouté les interfaces de programmation de géo-localisation mises en place par le W3C. Cela devrait par exemple permettre aux internautes d'obtenir des résultats plus pertinents au travers des moteurs de recherche.

Toujours concernant le HTML5, cette bêta embarque le conteneur WebM présenté par Google au mois de mai et qui rassemble le codec vidéo VP8 désormais distribué en open source ainsi que Vorbis pour l'audio. Opera 10.60 bêta offre également la possibilité d'utiliser certains services Internet en mode déconnecté. Cette fonctionnalité est rendue possible grâce à AppCache et Web Workers, deux autres spécificités du W3C.

Le Speed Dial, l'écran d'accueil, est désormais personnalisable et l'utilisateur peut choisir d'afficher de 4 à 25 vignettes de raccourcis ainsi qu'une image de fond spécifique. De son côté le moteur de recherche s'agrémente de suggestions en proposant des résultats de recherche de sites partenaires comme Wikipedia.

- Téléchargez Opera 10.60 bêta
Le cabinet Nielsen a dévoilé hier ses statistiques concernant les usages d'Internet au mois d'avril. Une étude qui révèle que les réseaux sociaux ont le vent en poupe dans les habitudes des internautes : ces derniers représentent en effet 22% du temps passé sur Internet dans le monde.

Ainsi, en avril dernier, les internautes des pays concernés par l'étude - Etats-Unis, Royaume-Unis, Italie, Espagne, France, Allemagne, Suisse, Brésil et Australie - ont passé en moyenne 6 heures sur Facebook, contre 57 minutes en moyenne sur Youtube, 1 heure 21 sur Google et 13 minutes sur Wikipédia.Les blogs font également partie des sites les plus visités, les plus grands consommateurs étant les Australiens (7h19) et les Américains (6h35). Les Français ont quant à eux passés 4h10 en moyenne sur des blogs en avril : « Pour la première fois, les réseaux sociaux et les blogs sont visités par les trois quarts des internautes du monde entier » commente l'étude. « Les visiteurs passent en moyenne 66% de temps en plus sur ces sites qu'il y a un an, soit près de 6 heures en avril 2010 contre 3 heures 31 l'an dernier. »

Les internautes les plus accros à Facebook sont les Australiens avec 7h45 passés sur le réseau social en avril, puis les Italiens (7h) et les Américains (6h43). Les Français y ont quant à eux consacré 4h33. Enfin, les plus studieux sont les Japonais, qui dépassent à peine la demi-heure : 3% seulement des internautes du pays sont d'ailleurs actifs sur le site, contre 66% en Italie et 57% en France. D'autres pays, comme le Brésil, délaissent Facebook au profit d'autres réseaux sociaux comme Orkut : 86% des internautes brésiliens sont ainsi actifs sur ce type de site.

En avril dernier, réseaux sociaux et blogs auront occupé les internautes pendant 110 milliards de minutes. Reste à savoir si les récents débats lancés en mai concernant la protection de la vie privée sur ce genre de sites auront égratigné cette popularité grandissante.
Une page utilisateur de Facebook indiquant un lien vers une page appelée "101 hottest women in the world"... Le piège peut sembler a priori assez grossier, et aurait sans doute été considéré comme un spam par n'importe quel client webmail correct, mais sur Facebook, c'est passé. Le lien renvoyait vers une photographie de l'actrice Jessica Alba avec un lien de clickjacking (une technique de détournement de clic pour récupérer des informations ou infecter un ordinateur).

Autres versions de l'attaque : un présumé livre d'astuces sur Farmville, un visionnage gratuit de Sex and the city 2 ou d'Ultimate fight club, ou les promesses de nombres variables de célébrités légèrement vêtues. I« l est probable que quelqu'un gagne de l'argent avec tout ça, » estime Richard Cohen, de SophosLabs. « Même si nous n'avons pas encore vu d'infection de machines d'utilisateurs par ce biais, c'est tout de même une technique malicieuse, qui conduit des tonnes d'utilisateurs vers des pages de publicité. »

Les experts en sécurité ont renouvelé leur demande à Facebook de s'attaquer plus sérieusement au problème, alors que c'est la seconde attaque de clickjacking en quelques semaines. « Il est clair que Facebook doit mettre en place un système correct d'alerte pour informer les utilisateurs des menaces, » explique Graham Cluley, consultant à Sophos. « Il semble étonnant que le seul endroit où les utilisateurs de Facebook puissent s'informer sur les dernières attaques soit les pages des entreprises de sécurité, plutôt que sur les pages de sécurité de Facebook même. »

Cluley a également recommandé à Facebook d'ajouter des pop-ups ou des messages intersticiels pour vérifier que les utilisateurs aiment réellement quelque chose (les deux dernières attaques utilisaient notamment les boutons "Like" des pages malicieuses). Actuellement, la fonctionnalité est immédiatement activé au simple clic sur le bouton, même lorsque cette action est entreprise sur un site externe. « Même si les attaques n'ont pas encore donné lieu à des transferts d'argent importants pour l'instant, elles démontrent une faiblesse potentielle dans la façon de fonctionner de Facebook, mettant potentiellement les utilisateurs dans une situation dangereuse qui pourrait amener du phishing ou des attaques de malwares, » conclut Cluley.

Selon un récent sondage réalisé par Sophos sur son site web, les utilisateurs de Facebook sont du même avis, qui estiment à 95% - pour 6 000 personnes participantes - que Facebook ne faisait pas assez contre les attaques de vers issus du clickjacking.
Guillaume Dumortier est fondateur et PDG de Brandfolium, une startup qui aide à gérer l'image de leur marque et à communiquer, notamment par le biais des réseaux sociaux. Arrivé en 2007 dans la Silicon Valley, il travaille désormais seul dans son bureau du PlugAndPlay Tech Center, une pépinière basée à Sunnyvale.

Bonjour Guillaume. Comment en êtes-vous venu à l'entrepreunariat dans la Silicon Valley ?

Je suis arrivé en 2007 dans la région grâce à Bouygues Telecom. J'avais déjà eu l'occasion de venir, notamment par le biais d'un échange avec Stanford en 2000, mais c'est réellement en 2007 que je me suis installé, en travaillant pour le bureau de veille de Bouygues Telecom à San Jose. J'ai pris un congé pour création d'entreprise en mars 2009, que j'ai renouvelé en 2010.

Mon idée de départ pour monter Brandfolium, c'est de proposer des solutions de marketing et de publicité. Ca s'est concrétisé dans deux produits : Navid, qui est un site de social media advertising, utilise le principe de l'homme-sandwich. Des gens vont s'inscrire et vont pouvoir se faire payer pour relayer des messages publicitaires sur leurs profils de réseaux sociaux, avec une rémunération calculée en fonction de leur influence, de leur profil... L'autre produit est Brandiki, qui est un moteur de recherche des marques, et un jeu de brand-collage, qui permet une représentation sous forme graphique des affinités d'une personne avec ses marques.

Toute notre question, maintenant, c'est de savoir si les gens vont être attirés par le fait de pouvoir gagner de l'argent, ou s'il faut proposer plus de services aux utilisateurs, comme un hub unique de gestion de leur réseaux sociaux, par exemple. Notre challenge pour l'instant est de nourrir le moteur, ensuite il s'agira de donner envie aux gens de le faire. Il faudra après réfléchir à un profilage plus précis des utilisateurs qui vont servir de relais de publicité, pour connaître les caractéristiques de leur audience.


Le fait d'être sur place vous a-t-il facilité la création de votre entreprise ?

Je ne sais pas, car le fait d'être étranger amène de nombreux obstacles lorsqu'on veut créer une entreprise. Pour moi, c'était évident de créer ma startup ici plutôt qu'en France, car j'étais sur place. Ensuite, il faut savoir qu'il y a une communauté de Français assez forte ici, assez développée. Mais j'ai eu beaucoup de problèmes, j'en ai d'ailleurs encore. Le premier problème concerne les questions de visa. Il y a un vrai protectionnisme des Américains, qui a été exacerbé avec la crise, et pour obtenir le visa, la somme des preuves et des documents à obtenir est énorme. C'est long, coûteux - d'autant qu'il est nécessaire de passer par des avocats - et ça consomme beaucoup de papier.

Ensuite, sur le recrutement, ça a été très difficile. J'ai recruté un PDG, puis 10 personnes intégrées à l'équipe. Qui se sont avérées être complètement en décalage avec ce qu'il fallait à Brandfolium, et qui sont parvenues à le cacher pendant près longtemps. Du côté exécutif, je suis donc désormais seul, et j'externalise. Au tout début, j'avais un business partner, parce que je ne pouvais pas mener Bouygues Telecom et Brandfolium de front. C'était un Américain car j'avais très peur de problèmes légaux, ou d'intégration... Donc c'est lui qui s'est occupé des développeurs au début. On dit que le recrutement doit prendre 20% du temps ici, car c'est très difficile. Je suis d'abord passé par la structure du PlugAndPlay, la pépinière dans laquelle je suis implanté, et où on peut louer des services d'aide comptable, juridique, Internet...

Enfin, il est difficile de lever de l'argent auprès des Américains. J'ai levé 1,2 million, mais auprès de business angels européen. Ce qui est compliqué là, c'est de maintenir la foi que l'on a dans ce qu'on fait. On arrive avec les meilleures intentions du monde, et après quelques rendez-vous avec des capitaux-risqueurs, on peut perdre un peu de son énergie ou de sa motivation. Il y en a un qui va poser des questions auxquelles on n'a pas pensé, un autre va tout simplement trouver que ce qu'on fait n'a aucun intérêt... Donc il faut garder en tête que l'argent est effectivement le nerf de la guerre, mais il ne faut pas aller chercher cet argent n'importe où. Donc il faut garder du recul là-dessus, d'autant que beaucoup attendent de voir quel marché se développe pour revenir.

Un vrai parcours du combattant... Pourquoi ne pas monter son entreprise à Paris, dans ce cas ?

Moi, j'étais déjà sur place. J'avais un super travail ici, mais au fil du temps j'ai construit un réseau, et j'ai été baigné dans des idées géniales qui venaient de partout. Voilà, j'ai saisi une opportunité. Tout est question d'accepter le risque : est-ce que du jour au lendemain on est prêt à quitter un statut d'expatrié, avec tous les avantages qui vont avec, pour devenir entrepreneur ? J'ai choisi de faire le pas, mais ce n'est pas évident. Après, si on reparle de l'écosystème, il faut voir que tout est présent dans un périmètre très restreint : beaucoup d'entreprises leaders de l'industrie, des infrastructures toutes prêtes, et les gens qui investissent.

Un autre point : l'approche du business par les Américains est facilitante. Il est très facile de rentrer en contact avec un cadre d'une grande entreprise. Il suffit de quelques emails et d'un peu de patience pour rencontrer des gens comme Michäel Arrington (TechCrunch, NDLR) ou un responsable de développement chez HP par exemple. Il y a ici un accès beaucoup plus facile aux gens. L'émulation apportée par l'écosystème des startups est aussi très importante. Il est bien vu ici de travailler pour une startup. Ca permet d'avoir l'envie de faire partie d'une aventure, de toucher le gros lot aussi évidemment. Beaucoup de gens préfèrent donc se positionner comme challengers plutôt que de travailler dans une grande entreprise. C'est un état d'esprit particulier, mais qu'on peut aussi retrouver en France aussi : il suffit de regarder l'engouement autour des chaînes de la TNT.

Il y a un risque important tout de même, que ça ne fonctionne pas par exemple. Est-ce que ce risque est plus facile à gérer ici ?

Il y a de toute façon un facteur émotionnel très présent quand on est entrepreneur. Quand on se lève le matin, on a la responsabilité de faire ce qu'il faut pour faire fructifier de l'argent confié par des investisseurs. Il faut aussi pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, etc. Donc oui, il y a une part de sacrifice qui, si le projet devait rater, serait difficile à gérer. Est-ce que ça m'empêcherait de recommencer si ça ne fonctionnait pas... Je pense que ça ferait très mal, mais j'y retournerais. Il faudra prendre le temps de voir pourquoi ça n'a pas marché, de se remettre en question, mais au final, je pense que j'y retournerais.

Après, il y a toujours une certaine importance de gérer le risque. Comment trouver l'argent ? Il faut arriver avec un prototype convaincant ou une version beta publique avec des points de passage significatifs, comme le nombre de transactions, le nombre d'engagements sur la plateforme, le montant moyen des transactions... Mon équipe est-elle composée de personnes brillantes, ou solides ? Ai-je un potentiel de marché réel, qui permette d'engranger de l'argent une fois que le cas d'utilisation est pertinent ? Dans cette perspective, la gestion du risque à l'européenne, en identifiant bien l'opportunité, les menaces, etc, peut être efficace ici. Il m'a en tous cas permis de continuer à avoir du financement l'an dernier, en pleine crise économique.

Merci beaucoup, Guillaume.
Spécialisée dans les solutions de sécurité informatique, la société Trend Micro annonce le rachat de la firme britannique Humyo. Celle-ci propose un service de sauvegarde sur Internet à destination des particuliers et des entreprises.

Pour 5,86 euros par mois, Humyo offre 100 Go de stockage sur Internet. De son côté l'utilisateur à la possibilité d'y placer ses fichiers mais également d'y pointer un dispositif de sauvegarde automatique et incrémentielle. Humyo propose également des fonctionnalités de partage et de transferts chiffrés via une connexion SSL.

Trend Micro devrait donc intégrer cette technologie au sein de son portefeuille de logiciels de sécurité. Sur son blog officiel, l'équipe de Humyo explique que les applications iPhone et Android sont en cours de développement. Par ailleurs, un centre de données devrait voir le jour aux Etats-Unis. Enfin, les fichiers sauvegardés via Humyo devraient bénéficier des technologies de protection de Trend Micro. Ce rachat devrait permettre à Trend Micro d'être plus compétitif sur le marché. En effet, les éditeurs McAfee et Norton disposent également de leurs services de sauvegarde sur Internet.

Aucune information n'a été communiquée sur le montant de cette acquisition.
La semaine dernière, Google a créé une certaine polémique en permettant aux utilisateurs de décorer sa page d'accueil d'une photo afficher en pleine écran. Initialement activée par défaut, cette option ne fut pas au goût de tout le monde. Sous la pression des vives critiques, Google décida de faire marche arrière en reconfigurant une page blanche par défaut pour retrouver l'aspect minimaliste initial.

Chez Yahoo! la décoration prend une autre tournure. En effet, outre-Atlantique la firme de Sunnyvale expérimente pour sa part une publicité en pleine page lorsque l'internaute souhaite s'identifier sur le portail. Il faut dire que Yahoo! bénéficie d'un trafic relativement dense. Selon les derniers chiffres de ComScore, la page de connexion enregistrerait 26 millions de visiteurs uniques chaque mois rien qu'aux Etats-Unis.

Interrogé par le magazine WebPronews, un porte-parole de la société déclare ainsi : "ce nouveau type de publicité permettra aux annonceurs de placer pour la première fois leurs marques sous les projecteurs et sur l'une des destinations enregistrant le plus de trafic". C'est la société Chevrolet qui a inauguré ce format. Ce n'est pas la première fois que Yahoo! s'essaie a de nouveaux types de publicités. Au mois d'avril nous découvrions un nouveau format dynamique et interactif spécialement conçu pour l'iPad d'Apple.
Dans le domaine du journalisme sur Internet, Rupert Murdoch, PDG de l'empire médiatique News Corporation, n'a pas dit son dernier mot. Après avoir ajouté un modèle payant à plusieurs de ses magazines en ligne, la société annonce le rachat de Skiff. Skiff est une filiale de Hearst, un groupe médiatique qui détient quinze quotidiens et autant de magazines parmi lesquels nous retrouvons Cosmopolitan, Marie Claire, Veranda ou Seveteen.

Si Skiff dispose de sa propre liseuse de livres électroniques, le partenariat s'est véritablement concentré sur sa plateforme de distribution de contenu. Cette initiative permettra à News Corporation de proposer ses magazines sur différents terminaux, du smartphone à l'e-reader en passant par le netbook ou la tablette Internet. News Corps dispose de plusieurs titres dont le Wall Street Journal, The New York Post, le Sunday Herald Sun ou encore The Australian.

La plateforme proposée par Skiff permet une mise en page riche et adaptée aux différents appareils ainsi que plusieurs types de transactions comme des souscriptions ou micro paiements pour accéder au contenu d'un article en particulier. News Corporation a également investi au sein de Journalism Online, une société créée par Louis Gordon Crovitz du Wall Street Journal, Steven Brill, fondateur de Court TV et Leo Hindery Jr de InterMedia. Journalism Online aide les éditeurs à développer leurs modèles économiques sur Internet.
Dans le but d'avoir davantage de contrôle sur les modifications réalisées sur certaines pages de son encyclopédie, Wikipédia met actuellement en place une nouvelle fonction sur sa version anglaise.

Le système, nommé "Pending changes" ("modifications en attente") est présenté par Wikipédia comme une « alternative à plusieurs statuts restrictifs, tels que les pages protégées et semi-protégées ». Certaines pages sensibles, mais néanmoins ouvertes aux modifications, seront classées sous ce nouveau statut qui ne validera pas immédiatement les changements effectués, mais les soumettra à l'approbation de rédacteurs expérimentés.

Wikipédia désire ainsi lutter contre le vandalisme de son encyclopédie, sans pour autant freiner les modifications. Cette nouvelle fonction sera en test sur la version anglaise pendant deux mois, et devrait, si les résultats s'avèrent concluants, être implémentéE à terme dans toutes les langues.
LoadingChargement en cours