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Le quotidien La Tribune affirme que le téléchargement illégal vient de subir un coup d'arrêt… grâce aux actions de l'Hadopi. Un sondage BVA-La Tribune à l'appui, le constat est sans appel puisque 53 % des « adeptes du téléchargement illégal ont diminué ou cessé cette pratique ».Le sondage a été réalisé pour le compte d'Avanquest software un éditeur-développeur de solutions logicielles. Il porte sur un échantillon de seulement 1 003 personnes entre 15 ans et plus interrogées sur deux jours (29 et 30 octobre). D'ailleurs la plupart des sondés (83%) déclarent n'avoir jamais téléchargé illégalement de contenu culturel. L'échantillon de « pirates » qui changeraient leurs habitudes n'est donc que d'une centaine de personnes...

Même si ces informations ne révèlent rien de vraiment nouveau sur l'action et les conséquences d'Hadopi, il semble néanmoins que ce sondage soit le signe que le message est bien passé depuis la rue du Texel. L'Hadopi a toujours expliqué qu'elle souhaitait donner de bonnes habitudes de téléchargement aux internautes, sans forcément les punir instantanément. Le principe de la riposte graduée en est le symbole.

Pour l'instant l'Hadopi n'a envoyé que quelques milliers d'e-mails dans le cadre du premier avertissement. De même, l'autorité ne surveille qu'une partie « cataloguée » d'œuvres. Difficile donc d'affirmer que l'Hadopi a déjà réduit notoirement le téléchargement illégal, même dans les esprits.
Les éditeurs SAP et Oracle sont parvenus à un accord partiel au cours du procès qui les oppose sur une affaire d'espionnage industriel par TomorrowNow, filiale de SAP, de la base de données d'Oracle. Le procès n'est pas terminé pour autant, et Oracle réclame toujours deux milliards de dollars de dommages et intérêts.

L'accord proposé par les deux parties au tribunal mettrait fin à la demande d'amende déposée par Oracle, qui accepte pour la première fois de faire un geste depuis que SAP a admis la violation de la propriété intellectuelle de son rival par sa filiale TomorrowNow. L'accord en question est sous scellé pour l'heure, et son contenu n'est retransmis que par le biais d'une personne proche du dossier, qui a requis l'anonymat auprès des sites américains qui ont pu lui parler.

Le procès continue, puisque l'éditeur Oracle souhaite toujours obtenir des dommages et intérêts - à hauteur de 2 milliards de dollars. La firme de Larry Ellison reste échaudée par l'impossibilité de faire comparaître l'ancien PDG de SAP, Leo Apotheker, au procès. Celui-ci est actuellement en dehors de la juridiction du tribunal. On ne sait pas s'il rentrera pour témoigner, mais le conseil d'administration de HP, dont il est le nouveau PDG, semble vouloir le maintenir à l'écart pour l'instant.
Victime de son succès le navigateur Skyfire n'a finalement pas fait long feu sur l'App Store d'Apple. Sur son blog officiel, l'équipe explique en effet que le navigateur mobile - basé sur Safari et capable de lire les vidéos au format Flash - a reçu un « incroyable engouement ».

Revers de la médaille ? Un trafic saturé. En effet, lorsqu'il analyse une vidéo au format Flash sur une page web, Skyfire envoie cette dernière sur les serveurs de la société et convertit le clip dans un format compatible avec le système de l'iPhone. « L'utilisation fonctionnait plutôt bien durant les premières heures », expliquait Robert Oberhofer, directeur du développement, avant d'ajouter : « mais alors que la déferlante continuait, nos serveurs et la bande passant ont atteint des pics de chargement dégradant la conversion de la vidéo ».

Il faut dire qu'en cinq heures seulement, Skyfire s'est classé en troisième position des applications payantes et en première place de la catégorie "Utilitaires". Skyfire a donc été retiré de l'App Store le temps de mettre les serveurs à jour afin qu'ils soient capables de supporter la charge.
Nicolas Dupont-Aignan fait partie de ces politiques qui considèrent l'Hadopi comme une loi qui n'a pas lieu d'être : une position qui ne date pas d'hier puisqu'en mai 2009, le président de Debout la République qualifiait la Haute autorité de "loi laborieuse", "périmée avant même d'avoir été promulguée".

Depuis, la loi est passée, mais l'opinion du député - non-inscrit - n'a pas changé : au micro de l'émission Petit stream entre amis sur Europe 1 diffusée hier, Nicolas Dupont-Aignan a réitéré ses attaques contre Hadopi et a même encouragé "tous les auditeurs à télécharger au maximum". "Je mets au défi le gouvernement, avant les présidentielles, de fermer toutes les connexions Internet de centaines de milliers de personnes. Bravo, bon courage, bonne chance ! Donc vous pouvez télécharger."

Pour le politicien, le combat contre Hadopi est donc une priorité. "Si on gagne ce combat, Internet restera un média de liberté. Si on le perd, je peux vous dire qu'ils auront verrouillé ce qu'ils avaient réussis à verrouiller par quelques grandes émissions". La seule vraie solution pour protéger convenablement le droit d'auteur serait, selon Dupont-Aignan, la mise en place d'une licence globale.

Egalement interrogé par les animateurs au sujet de la Carte Musique, le député en a profité pour dire tout le bien qu'il pensait de cette action gouvernementale : "c'est contrefait, grotesque...10 000 cartes musique alors qu'il y a des millions de téléchargements, c'est le gamin qui met du sable alors que la marée arrive". Il n'a également pas hésité à taxer les publicités de « méprisantes, insultantes et racistes », en renvoyant sur son récent billet de blog qui évoque le sujet : "Quel mépris pour jeunes, et quel racisme aussi quand on ose montrer un jeune noir comme un idiot faisant du pseudo-rap. Les jeunes de notre pays, quelle que soit leur origine, ne sont pas des bêtes de cirque."
Si l'on pense souvent aux mots clé ou à l'obtention de liens externes vers son site lorsqu'on travaille son référencement, on oublie souvent que la vitesse de chargement d'un site joue un rôle non négligeable dans la façon dont le perçoivent les moteurs de recherche tels que Google. Afin de faciliter la tâche des webmasters et autres administrateurs systèmes, le moteur de recherche de Mountain View vient de mettre à disposition via sa plateforme Google Code un module dédié au serveur Web Apache qui doit, selon lui, permettre de réduire d'un maximum de 50% le temps de chargement des pages Web.

Accessible à tout éditeur de sites (sous réserve bien sûr que ce dernier puisse modifier la configuration d'Apache, ce qui n'est généralement pas possible sur un hébergement mutualisé), ce module intitulé « mod_pagespeed » propose une quinzaine d'optimisations visant principalement à réduire la quantité de données échangées entre le serveur et le client lorsqu'une page est affichée. Parmi les modifications, ce « mod_pagespeed » propose la concaténation des fichiers CSS (feuilles de style), une modification à la volée du code source pour en supprimer les éléments inutiles (espaces, commentaires HTML, etc.) ou une réunion des différents éléments JavaScript chargés par la page de façon à minimiser le nombre de requêtes HTTP lancées par le navigateur client.

A en croire la vidéo ci-dessous, publiée par Google, le résultat serait immédiatement sensible. Reste à savoir si « mod_pagespeed » présente un intérêt pour un éditeur de sites qui a déjà réalisé manuellement tout ou partie des optimisations proposées.
Le service de blog Wordpress vient d'annoncer avoir passé le cap du million d'utilisateurs mobiles toutes applications confondues, de l'iPhone au Blackberry en passant par Android.

Un chiffre dont se félicitait hier Isaac Keyet, collaborateur de la partie mobile de Wordpress sur le blog du service. "Nous venons de passer le million d'utilisateurs mobiles à travers toutes les plateformes, ce qui n'est pas seulement un événement pour nous mais pour le blogging mobile en général" explique-t-il, en soulignant que ce type d'application permet de poster des billets de n'importe où.

Un palier symbolique pour l'entreprise qui ne compte pas s'arrêter là : "Aujourd'hui, nous sommes ravis d'annoncer que nous avons élargi nos services aux smartphones Nokia" a annoncé hier Isaac Keyet. Wordpress a mis en place pour l'occasion un site dédié à sa nouvelle application, ainsi qu'une vidéo à découvrir ci-dessous. L'application est par ailleurs disponible depuis hier sur l'Ovi Store des mobiles Nokia.
Président de P&T Consulting, une société de services européenne, et membre du FTTH Council Europe, Pierre Pigaglio nous propose cette tribune libre par l'intermédiaire de laquelle il invite élus et régulateurs à s'interroger sur la place que peuvent et doivent occuper les collectivités locales au sein du lourd chantier qu'est la création d'un réseau national de fibre optique.

Les Collectivités locales sont de plus en plus impliquées dans l'aménagement numérique du territoire, mais elles attendent encore des mesures structurantes, d'après l'AVICCA (Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l'Audiovisuel). Aujourd'hui, les Collectivités ont un rôle essentiel à jouer dans le déploiement de la fibre optique pour plusieurs raisons.

Le déploiement de la fibre optique, une opportunité remarquable pour les Collectivités locales

Généralement les collectivités locales sont propriétaires d'un patrimoine d'infrastructure notamment dans les télécoms, qui correspond au génie civil.
Ainsi elles peuvent valoriser ce patrimoine en le mettant à disposition des opérateurs, moyennant une rétribution qui est définie par la loi. Il s'agit là d'une source de revenus non négligeable.

De plus, l'implication d'une Collectivité dans le déploiement de la fibre participe au désenclavement numérique local. Aussi bien au niveau des citoyens que des entreprises, cela permet de maintenir et de créer de l'emploi, mais aussi de proposer une véritable égalité dans l'accès à l'information.

La Collectivité locale soutient le développement d'un tissu entrepreneurial dans sa région en facilitant le déploiement de la fibre. Quelques exemples concrets notamment dans le Massif Central avec des centres de télé appel. Aujourd'hui il existe des entreprises qui font de la délégation de paye, celle-ci étant suivie par un(e) intervenant(e) situé quelque part au fin fond de la Bretagne ou de la région Centre. Quand vous trouvez un numéro d'appel sur un produit, il s'agit en fait de personnes en télétravail depuis chez eux. Tout cela grâce au haut débit.

Le déploiement de la fibre permet également une maîtrise de la politique d'équipement à l'échelle de la collectivité, par exemple les cinémas. Avec la fibre très haut débit, il existe maintenant des réseaux de distribution de films en numérique permettant la création de petites salles de projection et de petits cinémas à moindre coût.

D'autre part, les collectivités locales sont aujourd'hui confrontées à un problème tout à fait matérialiste : le haut débit et Internet sont aujourd'hui devenus indispensables au confort de vie de chacun. Personne n'achète ou ne loue un appartement sans s'assurer au préalable qu'il y ait bien l'eau, l'électricité, le téléphone et un accès à Internet…

Enfin, le haut débit permet à la Collectivité de proposer des services administratifs en ligne et ainsi de se rapprocher de ses concitoyens par la communication et le service.

La place des Collectivités locales parmi les différents acteurs du déploiement de la fibre

Selon la topologie, la taille, la densité de la collectivité, sa population et sa position géographique, la Collectivité locale aura un rôle différent dans le déploiement de la fibre.

A minima, elle représente un acteur clé par rapport à la maîtrise de l'infrastructure de base, à savoir le génie civil. En effet, la Collectivité est capable d'être l'arbitre entre des concurrents sur un domaine particulier comme les télécoms, mais aussi entre tous les intervenants des différents réseaux. En effet, on peut très bien bénéficier du réseau d'eau ou du réseau d'électricité pour faire du télécom et déployer de la fibre. L'objectif premier de la Collectivité est alors de faciliter une situation concurrentielle pour assurer une desserte minimale, et bien coordonner le chantier entre les différents acteurs du génie civil.

Ensuite, selon sa capacité, son envie ou son désir politique, la Collectivité peut à maxima se convertir en un acteur dans la commercialisation des services d'accès avec pour objectif de se substituer aux opérateurs en cas de carence locale.

Entre ces 2 extrêmes, le véritable rôle des Collectivités locales est de conduire les projets initiés autour des schémas directeurs numériques. Un « schéma directeur territorial d'aménagement numérique » recouvre un ou plusieurs départements ou régions, et est établi à l'initiative des collectivités territoriales concernées. Il a une valeur indicative, et vise à favoriser la cohérence des initiatives publiques et leur bonne articulation avec l'investissement privé. Il recense les infrastructures et réseaux numériques et présente une stratégie de développement permettant d'assurer la couverture du territoire concerné. Les Collectivités doivent impérativement participer aux choix et aux orientations stratégiques via ces schémas directeurs numériques afin de garantir à leurs résidants et entrepreneurs une desserte minimale.

Elles peuvent également participer au financement, sous différentes formes, par différentes approches. Les Collectivités peuvent tout à fait inciter au financement, se porter garantes, accompagner… Souvent elles sont parties prenantes puisqu'elles financent ou cofinancent le déploiement de la fibre optique via des associations de communes, ou d'autres structures comme des sociétés économiques ou des régies qui leurs appartiennent, en totalité ou en partie. Par exemple Vialis, la régie de gaz et d'électricité de Colmar qui est un des acteurs majeurs dans la diffusion de services télécoms dans cette zone. Manche Numérique est également un cas d'école. Nous pouvons citer aussi un syndicat intercommunal d'électrification de l'Ain, en abrégé le SIEA, créé à l'époque pour le financement et le développement, puis la maintenance du réseau électrique dans l'Ain, qui est devenu un véritable moteur à l'impulsion des collectivités locales pour le déploiement de la fibre optique dans cette région.

Le retour sur investissement (ROI) pour une Collectivité qui s'engage

L'engagement d'une Collectivité dans le déploiement de la fibre génère tout d'abord un ROI tangible. Quand il existe une démarche financière, le retour est naturellement financier avec une véritable valorisation du patrimoine, via la location de fourreaux par exemple.
Après il faut considérer le ROI intangible qui consiste principalement en l'amélioration de la qualité de vie des résidants. Sans oublier le développement du tissu industriel ou entrepreneurial qui engendre des retombées économiques à plus long terme.

Le problème des zones d'ombres peut être résolu via les « schémas directeurs numériques »

Différentes technologies existent et différentes ingénieries sur chacune peuvent présenter des options de réalisation intéressantes. Pour résoudre les problématiques de zones d'ombres, il faut tout d'abord étudier les différentes options et définir la priorité : quels sont les moyens dont nous disposons ? quelle est notre cible ? et donc qu'est-ce que nous souhaitons mettre en oeuvre ? Le schéma directeur numérique permet d'avoir un premier inventaire des différentes solutions envisageables dans la région. Ainsi les Collectivités peuvent mener un arbitrage efficace et réaliste.

Très concrètement, si la collectivité souhaite faire du résidentiel pour que tout le monde ait accès a Internet avec, par exemple, une bande passante de l'ordre d'environ 20 mégas, cela engendrera un type d'investissement différent que si elle décide de privilégier une partie de la population, que ce soit les particuliers ou les entrepreneurs, à coup de 100 mégas. Si la collectivité souhaite permettre uniquement à ces citoyens d'avoir à minima un programme TV correct, c'est-à-dire une bande passante d'environ 10 mégas, l'investissement sera bien moindre.

Il faut aussi considérer la différence de ROI à court terme ou à long terme selon les options choisies. La construction d'un réseau exceptionnel de très bonne qualité, qui nécessite un gros investissement, génèrera un retour sur investissement sur le long terme. Au contraire, si la collectivité locale décide d'avoir le plus rapidement possible une solution à proposer, et développe donc un réseau de moindre ampleur mais qui permet de satisfaire la demande à très court terme, le ROI sera plus rapide.

De cet investissement, il faudra rapprocher la perspective de revenu. S'il s'agit de 100 mégas, on peut compter sur 40 à 60 euros par mois par point livré. S'il ne s'agit que de TV, ce sera entre 30 et 40 euros par mois par point livré. Pour résoudre les zones d'ombres, tout est une question d'équilibrage, une notion d'arbitrage à pratiquer entre ces deux questions : « de combien disposons-nous ? » et « qu'est-ce que nous souhaitons faire ? ».

La stratégie économique à adopter par les Collectivités locales dans cette course au haut-débit

Les Collectivités locales doivent d'abord définir un objectif en adéquation avec leurs populations, leurs attentes, la situation du haut débit dans les différents points critiques et les perspectives d'évolutions à moyen terme (3 à 5 ans).

Ensuite, il faut apprécier la capacité de financement et les perspectives d'abonnements dans les zones considérées, afin de mettre en regard la demande et la capacité financière. Fortes de ces constats et appréciations, les Collectivités doivent prendre connaissance de la position de chacun des opérateurs nationaux et locaux sur les perspectives de satisfaction des demandes ainsi appréciées.

Il importe dans cette démarche d'intégrer les avantages à termes apportés par le déploiement du haut débit, en soutien économique, social et plus généralement en qualité de vie. Ainsi, seule une démarche d'étude poussée des perspectives d'optimisation et de maximisation des dessertes, associant aussi bien le niveau général (par exemple le département puis le canton) que local (la commune, le quartier puis la rue), permettra de trouver la solution appropriée pour sa collectivité.

Un schéma directeur numérique, avec l'appui de compétences externes en soutien, peut faciliter les études et permettre d'énoncer différents scenarii, qui feront alors l'objet de choix sur la base de critères spécifiques et localisés. Et c'est bien dans cette étude et dans la constitution de ces schémas directeurs numériques que le rôle de la Collectivité locale est essentiel pour réussir un déploiement du haut débit optimal sur l'ensemble du territoire français.
L'équipe chargée du développement du navigateur Google Chrome a publié une nouvelle version à destination des utilisateurs inscrits au canal de développement. Le logiciel est ainsi passé en version 9.0.570.0. Sous le capot plusieurs changements ont été opérés au niveau du moteur d'exécution JavaScript ainsi que sur la prise en charge de l'accélération matérielle. Par ailleurs les développeurs se sont également arrêtés sur la gestion des extensions.

Notons également quelques corrections cosmétiques, qu'il s'agisse de l'icône du dock sur Mac OS X ou de la couleur des bordure en mode de navigation privée sur Linux. retrouvez l'intégralité des modification effectuées ici.

Cette version d'évaluation n'est pas exempte de certains problèmes. Sur son blog, Karen Grunber, de l'équipe de Google Chrome, explique que le lecteur Windows Media Player pour Firefox rencontre quelques soucis de chargement, l'accélération matérielle se voit également affectée. Aussi les sites de Google Wave et MySpace.com ne s'affichent pas correctement. Si vous souhaitez évaluer cette version, rendez-vous ici.
« Internet ça paye pas. Ça eut payé, mais ça paye plus ». Voilà ce qu'aurait pu dire l'inénarrable Fernand Raynaud. C'est en tout cas la conclusion d'un sondage mené par BVA et Orange pour le Forum d'Avignon (un rendez-vous dédié à l'Economie des médias).Réalisé sur 1 117 personnes âgées de 15 ans et plus, le sondage dévoilé par Les Echos montre que 44% des internautes français interrogés ne souhaitent pas payer pour télécharger du contenu culturel. Quatre Français sur dix ne seraient donc pas prêts à débourser un centime pour «  un contenu culturel sur Internet ».

La question du budget entrerait en ligne de compte, tout comme la part allouée à la Culture. Par contre, le sondage explique que seul un tiers des ménages se dit totalement réfractaire au paiement. Cet argument pourrait notamment être utilisé par le ministère de la Culture qui a lancé la semaine dernière la carte musique. L'Etat a alors engagé un budget de 25 millions d'euros sur deux ans…

Reste donc à savoir qui doit payer pour la rémunération des filières de création de contenus. Là aussi, 60% des personnes interrogées estiment que l'Etat doit remplir ce rôle de débiteur de la Culture. Enfin, certains émettent l'idée que les entreprises doivent également mettre la main à la poche. Histoire que tout le monde « paie » pour Internet.
Le centre de commandement américain pour la cyber-sécurité est « totalement opérationnel ». Le ministère de la Défense vient d'expliquer sur son site que les réseaux américains peuvent désormais être protégés correctement d'éventuels cyber-assauts.Il faut dire que ce centre de commandes était un projet de l'administration actuelle et du secrétaire à la Défense Robert Gates. Il a pour objectif de protéger Internet en engageant une coopération entre le secrétariat d'Etat à la Défense et l'Intérieur. Concrètement, sa mission reste encore un peu vague puisque sa feuille de route lui intime la direction de : « continuer de faire augmenter la capacité pour agir et défendre nos réseaux de manière efficace ». Rien de plus…

Le ministère de la défense se contente d'ajouter que le Centre est paré à toute éventualité depuis le 21 mai dernier. Son chef, le général Keith Alexander s'estime « confiant envers le personnel civil et militaire présent dans l'unité de cyber-commandement. Le cyberespace est essentiel pour notre manière de vivre c'est pourquoi nous allons synchroniser les actions de la Défense et de l'Intérieur ». Des interactions avec les agences gouvernementales pourront également être programmées.

Pour autant, le Congrès américain devra encore préciser le rôle de chacun. Certains députés militent déjà pour que le Centre puisse déclarer l'Etat de cyber-crise et que le président Obama prenne alors le commandement des opérations. Il pourrait alors prendre en charge une partie du réseau privé des professionnels.
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