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Suite à l'arrestation de Julian Assange, le responsable charismatique du site Wikileaks, des questions se posent quant à l'avenir du site. Si d'un côté, les sites miroirs se sont développés afin de relayer les fuites d'informations, les attaques Ddos se multiplient également contre les anciens services qui collaboraient avec Wikileaks. Reste donc à connaître l'avenir du site de fuites.Julian Assange est actuellement placé en détention provisoire à Londres jusqu'au 14 décembre. Accusé de « sexe par surprise », la justice suédoise le soupçonne d'avoir commis un viol et des violences sexuelles l'été dernier. Plus intéressant, selon le quotidien britannique The Independent, des « discussions informelles » seraient déjà menées entre responsables suédois et américains afin d'aboutir à une extradition d'Assange vers les Etats-Unis…

Certaines pistes sont alors évoquées et d'anciens textes de lois sont ressortis du placard comme l'Espionage Act datant de… 1917 afin que les autorités américaines puissent condamner l'australien de 39 ans pour « activité anti-américaine ». Cet acte qui ne contrevient pas à la liberté de parole (selon ses termes) s'ajouterait alors aux accords passés entre Europe et Etats-Unis afin de faciliter l'extradition de personnes visées par un mandat d'arrêt international.

En dehors du cas Assange, reste donc la question du site Wikileaks et de son avenir. Kristinn Hrafnsson, porte-parole du site a donné les premières pistes. Elle affirme : « Wikileaks est toujours opérationnel. Nous allons continuer dans la même voie. Tout changement concernant la situation Julian Assange ne modifiera pas les plans mis en place ». Il faut donc croire que la multiplication des sites miroirs permettant d'accéder au contenu de Wikileaks représente l'avenir du site.Pour ce qui est de la renommée de Wikileaks, il semble qu'une partie des internautes se soient chargés de faire justice eux-mêmes en programmant des attaques Ddos. Le blog officiel de Paypal, Mastercard, Visa ont tous connu les affres de l'indisponibilité suite à un nombre trop important de requêtes…

Sans évoquer l'action des Anonymous, il semble que le cas Wikileaks et la réaction quasi-épidermique des autorités aient conduits à une fracture. Il est alors intéressant de se plonger dans le passé et de se remettre en mémoire le scandale qu'avait créé le Watergate aux Etats-Unis dans les années 70. Et de noter ainsi les réactions totalement différentes des gouvernements en place.

Le président américain d'alors, Richard Nixon, avait été accusé d'avoir placé des micros chez ses concurrents politiques. A l'époque, les deux journalistes qui avaient exhumé l'affaire tiraient leurs informations d'un informateur appartenant aux services secrets, appelé également « Gorge profonde ». La principale conséquence de ce scandale avait alors été la promulgation de lois levant certains secrets et élargissant les libertés de la Presse américaine (appelées aussi Sunshine laws).

A l'heure où certains se recueillent sur la mort de John Lennon, personne idolâtrée assassinée en pleine rue de cinq balles dans le dos, on pourrait peut-être se réapproprier parmi ses dernières paroles tirées de « The ballad of John and Yoko ». Lennon évoquait alors sa célébrité ainsi : « Au rythme où vont les choses, ils me crucifieront bientôt »… A quand un martyr Assange ?
Mise à jour : OVH a rendu publiques mercredi après-midi les décisions émises par les tribunaux de grande instance de Paris et de Lille, qui confirment le refus de prononcer une éventuelle interdiction d'hébergement sans procédure contradictoire.

A Paris (PDF), le juge a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas de se prononcer sans cette procédure et a fait valoir qu'il appartenait à la société ayant passé commande de cet hébergement à OVH de « communiquer les données de nature à permettre l'identification de l'auteur ayant contribué à la création du contenu litigieux », de façon à ce que cet auteur soit impliqué dans les débats.

A Lille (PDF), la réponse est plus catégorique. « Il n'appartient pas au tribunal (..) de dire si la situation décrite est ou non constitutive d'un trouble manifestement illicite. Il appartient en revanche à la société requérante (OVH, ndlr), si elle estime que sa responsabilité peut être engagée, d'elle même suspendre l'hébergement des sites Wikileaks, sans nécessité d'une autorisation judiciaire pour ce faire ». Un point qu'OVH ne semble justement pas désireux de trancher lui-même...Publication initiale, 7 décembre, 8h30.

La justice française n'a pour l'instant pas accepté de se prononcer en référé sur le sort des données du site Wikileaks stockées en France. Saisie en référé vendredi par le lillois OVH, elle a en effet fait valoir que l'affaire méritait un débat contradictoire qui ne pouvait être conduit dans le cadre d'une telle procédure. Pour l'instant, les éléments de Wikileaks qui sont hébergés chez OVH le resteront, au grand dam du ministre de l'Industrie Eric Besson qui, mardi soir, s'est redit "choqué" par l'idée que des informations violant le secret diplomatique soient accessibles en ligne par l'entremise d'une société française.Vendredi, Eric Besson demande au Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) de l'éclairer sur les voies à suivre pour obtenir que Wikileaks soit évincé du territoire français. Directement visé, OVH indique dans la foulée qu'il ne lui appartient pas de juger de la légalité des informations véhiculées par le site et fait savoir qu'il en appellera à la justice.

D'après un nouveau communiqué émis lundi soir par le patron d'OVH, un premier recours a été déposé à Lille vendredi après-midi. Celui-ci a été immédiatement rejeté, au motif qu'il était incomplet. Deux autres dossiers ont alors été préparés puis déposés lundi devant les tribunaux de grande instance de Lille et de Paris. Le premier l'a également rejeté, tandis que le second a fait valoir « qu'un tel dossier nécessitait un débat contradictoire », selon les propos d'Octave Klaba.

« Nous avons décidé d'utiliser la procédure sur requête qui permet de demander l'avis d'un juge rapidement et sans discussion contradictoire. Nous n'avons pas fait la procédure en référé, car elle demande qu'une partie assigne en justice une autre partie. En suite seulement le débat contradictoire peut avoir lieu et le juge peut se prononcer », explique-t-il encore, avant de justifier sa démarche : « comme Ovh n'est ni pour ni contre ce site, nous n'avons pas à assigner notre client ».

OVH réaffirme par ailleurs son intention de suivre à la lettre une éventuelle décision de justice. Reste à voir si - et quand - cette dernière interviendra.
Dans la salle pléinière de la conférence LeWeb 2010, dédiée aux technologies de l'Internet, des représentants de différents acteur de l'industrie du web défilent les uns après les autres. Après Charlie Kindel, directeur du développement de Windows Phone 7, c'est désormais Ethan Beard, directeur du développement de Facebook qui entre en scène, interrogé par Michael Arrington, éditeur du blog TechCrunch.D'emblée la transition s'articule autour d'un éventuel Facebook Phone, précédemment objet de nombreuses rumeurs. TechCrunch n'aura pas de scoop pour cette fois : M. Beard s'empresse de nier son existence.

Interrogé sur les problèmes relatifs à la vie privée de l'internaute, le représentant de Facebook affirme que la société reste totalement engagée à sécuriser les données de ses utilisateurs. L'ancien employé de Google dresse ensuite un parallèle avec le credo du géant de la recherche: "don't be evil". "Nous ne nous contentons pas de parler mais nous prenons de vraies mesures". Selon ce dernier, Facebook proposerait les meilleurs outils de control pour les internautes avec une gestion très poussée des droits d'écriture et de lecture pour ses contacts.

C'est ensuite au tour de Jason Goldman, vice-président du département product chez Twitter qui prend la parole et répond aux questions de M. Siegler également rédacteur sur TechCrunch.

Après être revenu sur les aspects de la nouvelle version du service de micro-blogging, M. Goldman explique pourquoi selon lui les initiatives des grandes société telles que Google dans le domaine du web communautaire ne trouvent pas forcément leur public. D'une part "Google est dans la recherche et dans la publicité, ce sont leurs stratégies principales et le resteront pendant longtemps", explique-t-il en ajoutant : "Il est difficile de rendre prioritaire d'autres activités".En rappelant qu'il est également un ancien employé de la firme de Mountain View, M. Goldman affirme : "il faut également savoir mettre en place une bonne alchimie pour attirer les internautes et c'est très difficile à faire".

A l'avenir Twitter devrait mettre en place un système un peu plus poussé de suggestions de contacts en fonction des centres d'intérêts des utilisateurs et ce afin d'attirer toujours plus d'internautes."Il y a beacoup d'opportunités dans ce domaine », explique Jason Goldman même s'il profite de cet entretien pour annoncer sa démission prochaine de la jeune pousse.
Le divorce semble être consommé entre le pays du matin calme et le réseau social. Facebook est accusé en Corée de ne pas suffisamment recueillir le consentement de ses utilisateurs. Le régulateur des Télécoms du pays, KCC (Korea Communications Commission) estime que les informations personnelles seraient ainsi trop peu protégées.A l'appui de sa critique, outre la politique de confidentialité, le KCC critique la manière de Facebook d'autoriser le partage d'informations à des sociétés tierces. Choi Seong Jin, porte-parole du régulateur explique que : « Facebook viole les réglementations sur la protection de la vie privée et l'Information sur les réseaux ».

Le responsable évoque alors l'article 22 d'un texte de loi (.pdf) protégeant les internautes demandant de recueillir tout consentement pour chaque information personnelle mise en ligne. Un texte plutôt strict mais qui pourrait entraîner une nouvelle modification de la politique de confidentialité mise en place par Facebook.

Le site Computerworld rappelle que le réseau social dispose de 30 jours pour répondre à cette critique ouverte. Un début de crise qui devrait faire parler puisqu'environ 2,3 millions d'internautes disposent d'un compte en Corée du Sud, soit environ 5 % de la population totale.
Salesforce.com, qui tient en ce moment sa conférence Dreamforce à San Francisco, a annoncé le lancement de Database.com. Cette base de données se veut la première dédiée aux données d'entreprise pour le cloud.

En quelques mots, Database.com sera, selon Salesforce, « le moteur d'applications de nouvelle génération. » Il sera centré sur le cloud, la mobilité et les réseaux sociaux.Database.com

« Les bases de données cloud représentent une opportunité majeure pour faciliter l'adoption par les entreprises d'une nouvelle génération d'applications natives pour le cloud, la mobilité et les réseaux sociaux, » a expliqué le PDG Marc Benioff. « Nous avons choisi d'innover en proposant la base de données testée et éprouvée par nos 87 000 clients sous forme d'un service ouvert et autonome pour accélérer radicalement la création de ces applications de nouvelle génération. »

Premier point sur lequel insiste Salesforce.com : Database.com sera entièrement ouverte. En terme de langages de programmation, d'abord. Java, C#, Ruby et PHP devraient normalement être pris en charge. Et ce, quelque soit la plateforme d'exécution (Forcecom, VMforce, Amazon EC2, Google AppEngine, Heroku et Microsoft Azure). Salesforce annonce aussi dans son communiqué que sa base de données devrait être fonctionnelle nativement sur Android, Blackberry, iPad et iPhone.Salesforce met en avant son expérience avec sa base de données. Utilisée depuis plus de 11 ans par ses clients pour stocker des données, Database se veut sécurisée, que ce soit sur les protocoles de chiffrement ou la grande souplesse de configuration des règles d'accès.

Disponible comme service autonome en 2011, Database.com sera proposé dans trois formules : gratuit pour trois utilisateurs, puis sur une base de 10 dollars par utilisateur ensuite. Les prix sont susceptibles d'être modifiés avant le lancement, et sont sujets à des restrictions sur le nombre d'enregistrements et de transactions mensuelles. Les tarifs complets sont disponibles sur le site Database.com.Rachat de Heroku

Par ailleurs, l'inventeur du CRM (gestion de relation client) en mode SaaS vient d'annoncer avoir signé avec Heroku un accord définitif de rachat. Salesforce débourse donc 212 millions de dollars en cash pour acquérir la plateforme d'applications Ruby dans le cloud. Heroku avait été fondé en 2007, et avait levé 13 millions de dollars.

Heroku a précisé qu'il prenait en charge plus de 100 000 applications sociales et mobiles dans le cloud, et que sa communauté dépassait le million de membres. Groupon - qui a fait récemment l'actualité en refusant un rachat par Google - fait notamment partie de ses clients les plus connus.
C'est aujourd'hui, dans la capitale de l'Hexagone, que s'ouvre l'édition 2010 du sommet annuel LeWeb dédié aux technologies Internet. Des géants de la Toile tel que Google ou Microsoft, aux jeunes pousses innovantes comme Evernote ou Foursquare il y en aura pour tous les goûts. Cette année l'événment, créé par l'entrepreneur Loïc Le Meur, rassemble 2400 participants venus de 60 pays différents.

LeWeb 2010, abordera cette année le thème de "la plateforme et son écosystème" au sens large. Très large même puisque cette édition a été lancée par Carlos Ghosn, président et PDG de Renault et Nissan qui dresse un parallèle entre l'ère de la voiture écologique et la manière dont les prochaines innovations en feront un produit de consommation de masse dans quelques années.Par la suite, M. Le Meur entreprend d'interroger Charlie Kindel (photo), directeur de l'écosystème du développement de Windows Phone 7. En rappelant que les Windows Phone furent lancés il y a un peu près un mois, M.Kindel n'a pas souhaité précisé le nombre de terminaux commercialisés jusqu'à présent, ni formuler les estimations de vente de la société sur le marché. Il se contente ainsi de préciser : "nous nous concentrons principalement sur le consommateur plutôt que dans le domaine professionnel".

En revenant sur les difficultés et les problèmes rencontrés, Charlie Kindel déclare : "Nous étions sur le marché avec Windows Mobile mais nous sommes tombés de haut. Il nous fallait des changements drastiques pour rester dans la course" avant d'ajouter : "pour nous c'est un peu le XBox Live Phone". Interrogé sur un éventuel terminal directement fabriqué par Microsoft, M.Kindel répond : "je ne pense pas. Notre stratégie est de travailler avec des partenaires et ils ont tous leurs propres caractéristiques", et différents styles de terminaux.

Le directeur du développement conclut : "sur le marché nous n'étions pas crédibles, mais désormais je suis fier de ce que nous avons conçu". M. Kindel rappelle que Windows Phone 7accepte différents langage de programmation et met à disposition des outils de pour les développeurs ayant précédemment conçu leurs applications sur d'autres plateformes comme Android.
Encore une fois, les révélations du site Wikileaks mettent le doigt sur des pratiques douteuses de certains Etats. A la lecture de nouveaux documents, on apprend que la Chine aurait utilisé ses accès au code source de Windows afin de développer des attaques qui utilisaient les faiblesses de l'OS.Un câble diplomatique datant de 29 juin 2009 explique que certaines firmes chinoises « en rapport proche avec la république populaire de Chine ont eu accès au code source de Windows grâce à un accord datant de 2003. Ce contrat devait, en principe, servir à améliorer la sécurité de l'OS ». Le CNITSEC, une organisation chinoise spécialisée dans la sécurité aurait ensuite « activement » travaillé avec des hackers afin de développer certains exploits.

Parmi ces hackers nationalistes, le nom de Lin Yong est évoqué. Bien connu, il aurait même monté une équipe afin de travailler sur ce projet…

De son côté, Microsoft rappelle au site The Register que le « programme de sécurité GSP (appelé Government Security Program) reste une initiative mondiale qui permet aux gouvernements d'accroître leur assurance dans les systèmes de sécurité en fournissant une partie du code source appartenant à Microsoft ». La firme précise que « l'accès à cet environnement est soumis à une authentification et est protégé par des mesures de sécurité ». A en croire Wikileaks, ces mesures auraient été visiblement outrepassées.
Après un début de semaine marqué par quelques alléchantes annonces dans le domaine de la mobilité - le Nexus S et Android 2.3, ainsi qu'un prototype de tablette motorisée par HoneyComb (Android 3.0), Google a réuni mardi la presse américaine à l'occasion d'un événement presse dédié à Chrome, son navigateur Web, ainsi qu'à deux des projets auquel il a donné naissance : Chrome Web Store, un magasin d'applications, et Chrome OS, le système d'exploitation cloud centric que doit prochainement lancer le numéro un mondial de la recherche en ligne.Chrome : plus rapide, plus simple, plus sûr

Récemment engagé dans la branche 8.0, le navigateur Chrome connait un succès croissant dont ne peut que se féliciter Google, qui revendique aujourd'hui 120 millions d'utilisateurs à travers le monde. Principal argument avancé par les amateurs : la vitesse du navigateur, aussi bien au lancement qu'à l'affichage des pages.

Cette vitesse fait donc partie des points sur lesquels Google compte continuer à mettre l'accent, en proposant par exemple une fonctionnalité de type Instant permettant de faire s'afficher un site fréquemment visité dès que les premières lettres de son adresse ou de son nom ont été entrées dans la barre d'adresse.

Qui dit vitesse dit également performances et donc exploitation des capacités des ordinateurs actuels, à commencer par une accélération matérielle déléguée à la carte graphique - un point sur lequel Microsoft a également mis un accent tout particulier avec le futur Internet Explorer 9. Pour ce faire, Google s'appuie sur WebGL, la spécification d'affichage 3D pour les navigateurs crée par le groupe qui gère également OpenGL. Le moteur propose d'ailleurs différentes démonstrations, dont un séduisant globe en trois dimensions, devant témoigner des capacités de Chrome 8 en la matière. La version 8.0 de Chrome profite d'ailleurs d'un nouveau moteur, surnommé Crankshaft, censé doubler les performances par rapport à la version précédente.

« Le navigateur n'est là que pour vous permettre d'utiliser le Web. Il devrait donc être aussi minimaliste que possible », fait valoir Sundar Pichai. C'est dans cette logique que s'inscrit la mise à jour transparente du navigateur, laquelle présente également un intérêt en matière de sécurité.

Cette problématique cruciale fait par ailleurs l'objet de développements spécifiques, qui passent par l'intégration au sein de Chrome de composants logiciels tiers (Flash, PDF), lesquels sont exécutés dans un environnement dédié (sandbox). Afin d'accélérer cette tendance, censée limiter l'impact en termes de sécurité de ces plugins extérieurs, Google propose un nouveau kit de développement permettant de tirer parti de cette exécution sécurisée.Chrome Web Store

Pour la première fois, Google fait donc la présentation du très attendu Chrome Web Store, qui réunira tout un ensemble d'applications liées à des contenus en ligne. De nombreuses catégories sont proposées (News, Jeux, etc.), avec une interface qui ne sera sans doute pas sans rappeler l'iTunes Store à certains. Le Chrome Web Store est intrinsèquement lié au compte Google de l'utilisateur, qui n'aura donc aucun paramétrage spécifique à prévoir, à part peut-être renseigner ses coordonnées bancaires pour les applications payantes. Celles-ci pourront d'ailleurs faire l'objet d'abonnements mensuels.

Parmi les premières applications proposées figure en bonne place le fameux New York Times, dont le client Chrome est capable de fonctionner en mode déconnecté, et offre une interface de navigation "enrichie", parfaitement conforme à l'esprit "App", par opposition à la page Web standard.

Du côté des jeux, on reste pour l'instant cantonné à une dimension casual, incarnée par exemple par Poppit, illustrée ci-dessus. Electronic Arts a toutefois assuré Google de son soutien et envisagerait de porter les jeux qui peuvent l'être sur le Chrome Web Store. Les marchands ne sont pas en reste, puisque Amazon dispose déjà d'une application dédiée, Windowshop, qui reprend les contenus du site Amazon.com, mais les dispense par le biais d'une interface de type "App", tout particulièrement adaptée aux écrans tactiles.

Amazon inaugure par ailleurs Kindle for the Web. Entièrement réalisée en HTML5, l'application permet de retrouver les contenus associés à son compte Kindle, mais aussi de naviguer parmi ses ouvrages via une interface de type carrousel en 3D. A date, le Chrome Web Store, qui est dès à présent disponible, compterait environ 500 applications.

Qu'en retenir ? Il semble aller de soi que la plupart de ces applications ne sont pas foncièrement pensées pour une utilisation de type desktop, mais plutôt conçues pour de petits appareils : tablettes tactiles, netbooks, etc. Ce qui amène, sans trop de surprise, à Chrome OS.Chrome OS : repenser l'expérience PC

« Chrome OS n'est rien d'autre que le Web. Fondamentalement, c'est Chrome fonctionnant directement sur le hardware », attaque Sundar Pichai. Conçu pour un démarrage rapide et une extinction instantanée, Chrome OS ne requiert aucun paramétrage particulier, puisque toutes les données sont associées au compte Google de l'utilisateur.

L'avantage immédiat réside dans le fait que les données sont automatiquement synchronisées entre tous les appareils qu'est susceptible d'emprunter l'utilisateur. De son netbook à son ordinateur de bureau, qu'il soit Windows, Mac ou Linux, les applications installées seront répliquées, ou supprimées si besoin, sans action particulière de sa part.

Le système intègre logiquement un mode déconnecté (offline), qui permet par exemple de travailler sur Google Docs même si la liaison à Internet est perdue. Dans ce cas, Chrome OS effectuera automatiquement la synchronisation serveur à la prochaine connexion. Toutes les applications du Chrome Web Store seront d'ailleurs stockées en local, de façon à rester accessibles en permanence.

Pour que l'expérience soit concluante, Google veut n'installer son système que sur des machines munies d'une connectivité mobile (3G). Pour ce faire, le moteur s'est associé aux Etats-Unis avec Verizon, qui proposera différentes formules dédiées : une journée de connexion pour 10 dollars, ou un forfait ouvrant droit à une certaine quantité de données transférées.

De la même façon que le navigateur se met maintenant à jour automatiquement, Chrome OS saura télécharger et installer les applications, mais aussi les correctifs de sécurité de façon transparente, même si l'utilisateur sera cette fois prévenu. Comme avec Chrome, Google entend bien fournir des mises à jour sur un rythme extrêmement rapide (quelques semaines) afin d'améliorer constamment l'expérience utilisateur. Les données stockées en local seront quant à elles systématiquement chiffrées, promet Google, dont le système profitera du même principe de sandbox que son navigateur.

Au delà de l'utilisateur lambda, reste à intéresser le monde de l'entreprise, bien plus difficile à convaincre. Pour ce faire, Google a choisi de s'associer à Citrix, qui proposera sur Chrome OS un Citrix Receiver permettant de faire s'afficher au travers d'une fenêtre Chrome des applications d'entreprise (Excel et consorts, mais aussi des progiciels tels que ceux de SAP) exécutées sur un serveur distant, de façon sécurisée. Du fait de ce modèle qui veut que l'OS soit mis à jour très régulièrement, Google ne peut en effet que s'appuyer sur des environnements distants pour garantir compatibilité logicielle et respect des problématiques de sécurité.

Reste à apporter Chrome OS au consommateur. Fort du soutien d'Intel, Google assure qu'il ne sera pas difficile de convaincre l'industrie. Acer et Samsung auraient déjà passé un accord de principe. Pour l'instant, le moteur lance un programme pilote, qui tourne autour d'une machine sans marque dotée d'un écran de 12,1 pouces, dédiée aux tests. Les caractéristiques matérielles ne sont pas précisées, mais la promesse est séduisante : 3G intégrée, WiFi double bande, 8 heures d'autonomie et 8 jours en veille.Chrome OS, un vrai game changer ?

Entièrement tourné vers le Web, mais tout de même capable de faire fonctionner des applications évoluées en local, sans recours à une connexion, Chrome OS se veut le parfait pont entre l'univers déconnecté et Internet. On ne peut manquer de rapprocher cette façon de voir les choses de ce qu'a fait Apple avec son iPad : téléchargement d'applications, système extrêmement léger s'effaçant totalement derrière les contenus, etc. Là où la société de Cupertino construit un environnement fermé, dépendant uniquement de son hardware, Google rejoue la carte déjà engagée avec Android : une base simple, gratuite ou presque, et proposée à l'ensemble de l'industrie. La grande force de Chrome OS sera sa modularité, résidant dans sa capacité à fonctionner aussi bien sur un ordinateur portable que sur une tablette, en attendant le pont qu'on sent inévitable avec Android. Le CES de Las Vegas, début janvier, permettra vraisemblablement de juger de l'attention portée par l'industrie à ces annonces.

La vidéo promotionnelle ci-dessous résume la proposition de valeur de Chrome OS selon Google.
le 07/12/2010 à 00:00
Google Wave tourne l'Apache
En aout dernier, Google annonçait la mort du service Wave. « Nous n'avons pas eu autant d'utilisateurs que nous le souhaitions », voilà le motif invoqué pour signifier que la firme ne développera plus pour cette plateforme et utilisera ses technologies dans d'autres produits.Google Wave devait servir à faire le lien entre la boite e-mail et une messagerie instantanée tout en incluant la possibilité de partager des documents. Si à ses débuts, le service a suscité quelque curiosité, force est de constater que les utilisateurs ne sont pas venus en masse. Pourtant ce raté de Google vient de connaître une seconde vie grâce à l'Apache Software Foundation.

Le projet Wave in a Box avait été lancé par la firme en Open Source mais cette fois, le développement de l'application et des protocoles Wave Federation va pouvoir se poursuivre. Apache Wave devrait ainsi rapidement être développé sous la licence libre Apache.
Google vient d'annoncer que le service de boite de réception prioritaire proposée dans Gmail depuis fin août allait être très prochainement optimisé, sur la base des retours effectués par ses utilisateurs.La Boite de réception prioritaire, ou Priority inbox, permet d'identifier les courriels importants et de les séparer des autres emails pour optimiser leur lisibilité. Le service se base sur plusieurs critères, notamment le degré de correspondance de l'utilisateur avec ses différents contacts, pour établir cette priorité. Il est également possible d'affiner manuellement la priorisation ou nom d'une correspondance : un point qui n'était pas pris en compte avec suffisamment de précision par Gmail selon certains utilisateurs. Mashable rapporte que Google a donc optimisé les capacités "d'apprentissage" de la fonction, pour que la messagerie réagisse plus rapidement et avec plus de précision aux ajustements effectués par son utilisateur.

Autre nouveauté, la possibilité de savoir pourquoi un courriel est jugé prioritaire par le service en survolant l'icône située au dessus du corps du texte. Une explication souvent bienvenue pour comprendre comment Priority inbox opère pour déterminer le degré d'importance d'un mail, et qui était auparavant inexistante.

La firme de Mountain View semble donc très motivée pour optimiser ce service qu'elle juge efficace, puisqu'elle explique que les utilisateurs de la Boite de réception prioritaire passeraient 15% de temps en moins à consulter leur messagerie, et 43% plus de temps à ne se focaliser que sur les courriels importants par rapport aux non-adeptes de la fonction.
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