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Si vous ou l'un des membres de votre famille tricotez des chaussettes pour iPhone, c'est probablement vers l'incontournable Etsy.com qu'il faudra vous tourner si vous souhaitez adresser vos produits à une audience réceptive. Cette plateforme de commerce en ligne spécialisée dans les créations originales, voire dans le Do it yourself (littéralement faites le vous-même, soit les objets fabriqués artisanalement), vient de procéder à une nouvelle levée de fonds de 20 millions de dollars qui, selon Techcrunch, fait grimper sa valorisation globale à près de 300 millions de dollars.

Fondée en 2005, la startup dit aujourd'hui traverser sa première année de rentabilité. Forte de 125 employés, dont la moitié travaille directement au développement de sa plateforme, elle revendique 400 000 vendeurs enregistrés et quelque 6 millions de produits en base, lesquels auraient généré sur le seul mois de juin 130 millions de dollars de chiffre d'affaires. Depuis peu, elle compte un nouveau directeur opérationnel (COO), en la personne d'Adam Freed, ex directeur produit à l'international chez Google.
FolderShare, Live Sync, Live Mesh, il n'a pas toujours été simple de se repérer dans la série des outils grand public proposés par Microsoft en matière de synchronisation des données personnelles, mais les choses devraient devenir plus claires, puisque l'éditeur s'apprête à réunir ces deux services sous une appellation commune : Windows Live Mesh. Au passage, il annonce que l'espace de stockage mis à disposition des internautes pour stocker et échanger leurs documents repassera de 2 à 5 Go.

Microsoft disposait jusqu'ici de deux outils de synchronisation. D'un côté, on trouvait Mesh, qui permettait de stocker des données sélectionnées sur un serveur distant, avec allocation de 5 Go pour le stockage des données, et de répliquer automatiquement ces dernières sur tout ordinateur associé au même compte utilisateur. Très ambitieux, Mesh devait également permettre prise de contrôle à distance et centralisation de contacts, signatures ou options de configuration de certains logiciels. Le service s'était ouvert aux ordinateurs Mac fin 2008, date à laquelle Microsoft avait également annoncé qu'il serait possible à des éditeurs tiers de profiter des capacités du service par l'intermédiaire d'un framework dédié. Plus récemment, le grand public a pu découvrir Live Sync, anciennement FolderShare, un service plus basique se contentant d'assurer la synchronisation de fichiers ou de documents entre deux machines.

Windows Live Essentials 2011, la future suite logiciels + services de Microsoft (actuellement disponible sous la forme d'une version bêta 2) intègrera finalement une version unifiée de ces services, qui adoptera le nom du plus ambitieux des deux projets, Windows Live Mesh. Pour l'occasion, l'éditeur annonce par ailleurs la possibilité prochainement offerte de transférer des fichiers cachés, mais aussi de signaler des fichiers manquants. Il promet en outre des performances améliorées, notamment au niveau des temps de démarrage et d'extinction ainsi que de l'occupation processeur.
Les annonces se succèdent à propos d'une future hausse des tarifs des abonnements Internet Triple Play. Bien que rien ne soit encore décidé par les opérateurs, des mouvements semblent montrer que la hausse de la TVA pourrait être décidée d'ici la fin de l'année.

Dans cette même optique de hausse des tarifs, un nouveau projet pourrait bien voir le jour. Le député de la Lozère, Pierre Morel à l'Huissier (UMP), verrait une augmentation de 3 euros des abonnements Triple Play dans le but de financer l'installation de la fibre optique dans certaines zones rurales.

Le député a donc déposé une question écrite auprès de l'Assemblée nationale afin d'« attirer l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique sur le déploiement de la fibre optique ». Le député souhaiterait connaître l'avis de Nathalie Kosciuszko-Morizet sur la possibilité de la financer par l'instauration d'une taxe sur les opérateurs.

Sur son site, le député encourage donc à la création d'un Fonds d'amortissement des charges d'installation du très-haut-débit qui rapporterait 3 milliards d'euros pendant 10 ans. L'Etat verserait la moitié des fonds, l'autre serait fournie par les opérateurs, qui pourraient alors répercuter cette nouvelle taxe sur leurs clients.
Le MPEG-LA a aujourd'hui annoncé que l'exploitation du codec H.264 serait gratuite à vie pour la diffusion gratuite de vidéo en ligne.

Voilà de quoi envenimer encore un peu plus le débat autour de la vidéo avec HTML5. Cette nouvelle fonction promettant d'affranchir l'internaute de plugin propriétaire (tel que Flash) a lancé une nouvelle guerre de format en omettant justement d'en spécifier un.

Cette annonce bénéficie aux plateformes de diffusion telles que YouTube, Dailymotion ou Vimeo, qui ne l'ont d'ailleurs pas attendue pour expérimenter la vidéo HTML5, bien qu'ils ne bénéficiaient jusqu'à présent que d'un sursis jusqu'en 2016. Il faut dire que l'AVC, de sa dénomination commerciale, bénéficie déjà d'un large soutient de l'industrie audiovisuelle et d'une forte présence sur le Web. La majorité des vidéos diffusées en ligne le sont ainsi d'ores et déjà dans ce format, au travers du plugin Flash.

Mais cette modification de la licence porte exclusivement sur la diffusion gratuite, et non sur l'encodage ou le décodage des vidéos. Elle ne résout donc aucunement le problème auquel est notamment confronté le navigateur internet libre Mozilla Firefox, qui n'a d'autre solution que de confier le décodage des vidéos au composant commercial d'une tierce partie. Elle ne dispense d'ailleurs pas les diffuseurs d'acquérir une licence pour l'encodage des vidéos, tandis que les plateformes de vidéo à la demande payante (qu'elles soient par paiement à l'acte ou sur abonnement) continueront de verser une redevance pour chaque vidéo vendue.

Reste que cette infime ouverture risque de conforter les acteurs ayant déjà adopté le H.264, au détriment d'un codec gratuit tel que Theora, prôné par Mozilla, ou WebM de Google.
Hotmail, la messagerie grand public de Microsoft, devrait selon Cnet s'ouvrir dès lundi à la prise en charge d'Exchange ActiveSync, le protocole propriétaire qu'utilise l'éditeur pour assurer la synchronisation des données entre un terminal donné et un service hébergé à distance.

Concrètement, il devrait donc devenir, dès lors que l'on dispose d'un smartphone ou d'un client de messagerie compatible, de synchroniser automatiquement ses contacts entre son carnet d'adresse local et celui qui est associé à son compte Windows Live.

Cette annonce ouvre également la voie au push, cette fonctionnalité de plus en plus demandée qui fait que l'arrivée d'un nouveau message est signalée automatiquement, sans qu'il soit nécessaire que le client aille lui même vérifier à intervalles réguliers la boite de réception.

Avec Hotmail, Microsoft n'a pas toujours été à la pointe des usages. Le protocole POP3, qui compte pourtant parmi les plus courants, a ainsi pendant un temps été proposé sous la forme d'une option payante aux usagers du service ! L'IMAP se fait quant à lui toujours attendre. L'éditeur rattrape toutefois ici une partie de son retard sur des services concurrents, tels que le Gmail de Google qui prend déjà en charge les fonctionnalités Exchange depuis plusieurs mois.
Les startups qui entrent dans le programme du fonds Y Combinator ne le font généralement pas que pour l'argent. Un peu à la manière du BizSpark de Microsoft, le programme leur permet d'avoir du réseau, une exposition médiatique, des mentors et des ressources qui ont sans doute plus de valeur que les 20 000 dollars et moins que touche la majorité.

Et dans cette optique, la nouvelle est plutôt bonne pour ces startups : Facebook vient tout juste d'annoncer qu'il travaillerait pour aider les entreprises du Y Combinator à créer « des expériences sociales transformatrices. » Le réseau social prévoit d'offrir à ces startups un traitement de faveur et un accès aux ressources de l'entreprise.

« Nous apporterons des ressources produits, techniques et de conception pour soutenir les nouvelles entreprises de l'Y Combinator intéressées pour travailler avec nous à créer des produits profondément sociaux, que ce soit pour un site web ou une application sur Facebook.com, » explique le réseau social dans un communiqué. « Ces entreprises auront un accès prioritaire à nos technologies et programmes comme Facebook Credits, Instant Personalization, et les futures fonctionnalités en beta. »

Si ce type de traitement par Facebook n'est en rien une garantie pour le succès, ça reste un coup de pouce important donné par le site de Mark Zuckerberg. L'accès en avant-première à des fonctions comme Facebook Credits et Instant Personalization va permettre aux startups concernées de doubler leurs compétiteurs, d'autant que Facebook devrait décupler leur viralité s'il les prend sous son aile, notamment grâce à une intégration optimisée dans Facebook Connect.
La Chine souhaite que certains de ses secteurs comme les sites gouvernementaux mais aussi les transports ou les banques soient sécurisés par des sociétés nationales. En ce sens, une initiative baptisée « Multi-Level Protection Scheme » (MLPS) a été initiée en 2007 par le ministère de la sécurité publique du pays. Une forme de nationalisme économique qui pourrait s'accélérer dans les semaines à venir.

La Chine aurait ainsi envoyé des inspecteurs afin de vérifier la conformité des entreprises avec ce programme. Selon l'agence de presse AP, ces inspecteurs ont déjà conseillé à certaines entreprises de se doter de firewalls ou d'autres mesures de sécurité éditées par des sociétés chinoises.

Du coup, certains éditeurs comme Cisco ou Symantec pourraient être obligés de passer des partenariats avec des entreprises locales. Ce programme suscite donc les critiques des tenants de la liberté du Commerce, principe fondateur de l'OMC. D'un autre côté, la Chine se défend en expliquant que de nombreux gouvernements protègent leurs infrastructures grâce à des entreprises nationales.

Les firmes concernées comme Symantec, Trend Micro ou encore Juniper, Cisco ou McAfee n'ont pas encore souhaité réagir à cette annonce.
La rumeur, lancée hier matin, n'a pas eu le temps d'enflammer la Toile puisque Google a coupé l'herbe sous le pied des spéculateurs : le géant du Web a en effet officialisé dans la journée Google Call for Gmail, un service d'appel téléphonique par IP d'ores et déjà implémenté dans Gmail aux Etats-Unis et au Canada.

Le service se situe à mi-chemin entre Google Voice et Google Talk, et est accessible dans l'espace de la messagerie dédié au Chat. Les utilisateurs américains et canadiens ont donc désormais la possibilité de téléphoner via leur navigateur, gratuitement pour des appels localisés dans les deux pays et à des tarifs concurrentiels dans le reste du monde.

Selon CNET, ce nouveau service serait le fruit du rachat de la société Gizmo5, spécialisée dans la voix sur IP, par Google l'année dernière.

Le service est pour le moment localisé de l'autre côté de l'Atlantique et si aucune date de déploiement dans d'autres pays n'a encore été annoncée, il apparait comme possible de tester le service en France en installant le plugin dédié. Un crédit de 10 centimes d'euros permettra alors d'expérimenter Google Call for Gmail pendant environ 5 minutes pour un appel localisé en France, mais l'expérience s'arrêtera là puisqu'il est impossible de recharger ses crédits en dehors des Etats-Unis et du Canada.
La fibre optique, c'est mieux, mais c'est aussi plus cher, au moins chez SFR. L'opérateur, dont les offres fibres débutaient à 29,90 euros par mois, a discrètement augmenté ses tarifs pour faire passer sa formule triple play à 34,90 euros par mois. Ce faisant, il harmonise ses formules, puisque selon les zones géographiques, tout le monde n'avait pas accès à la formule à 29,90 euros, mais introduit dans le même temps une différenciation entre ses forfaits ADSL et ses offres « très haut débit ».

Selon le site Ariase, qui le premier s'est fait l'écho de cette information, la modification de tarifs ne concerne que les abonnés ayant souscrit leur forfait après la date du 24 août. Dans le même temps, SFR a mis en place une nouvelle formule en édition limitée qui aux traditionnels accès fibre à Internet, téléphonie fixe et TV sur IP ajoute deux heures de communication vers les mobiles, pour 41,90 euros par mois. On pourra consulter le détail des offres fibre SFR via ce document PDF.
Si la recherche de capitaux par un fonds d'investissement n'est pas forcément remarquable en soi, deux facteurs font que celle en cours chez Andreessen Horowitz est à noter. Le premier, c'est le montant de cette recherche, relativement important, puisque ce sont pas moins de 650 millions de dollars que l'entreprise de venture capital souhaiterait investir dans l'innovation technologique. Le second, c'est la personnalité de Marc Andreessen, son fondateur. Car Marc Andreessen est aussi le fondateur de l'ex-Netscape Communications, et donc un pionnier de l'Internet.

Andreessen Horowitz investit principalement dans des entreprises naissantes, très en amont, comme le navigateur social RockMelt, mais s'autorise des opérations plus lourdes, comme l'investissement dans Skype Technologies, une startup bien plus mature. Le nouveau fonds de l'entreprise devrait adopter la même ligne, selon une personne proche de Marc Andreessen, qui refuse d'être identifiée tant que le fonds n'a pas été rendu public.

L'entreprise de venture capital du fondateur de Netscape a été co-fondée l'an dernier avec Ben Horowitz. Il a débuté avec un fonds de 300 millions de dollars, et est parvenu à monter en puissance malgré un climat morose pour la plupart de ses pairs. En effet, une pénurie d'introductions en bourse gonfle actuellement les coffres des capitaux-risqueurs, et les oblige ainsi que les investisseurs institutionnels à se rabattre sur de l'investissement en venture capital, faisant concurrence aux créanciers traditionnels.

Marc Andreessen n'a pas souhaité commenter l'information pour l'instant. Un blog de Thomson Reuters, peHUB, a néanmoins révélé le montant du futur fonds. Il faut rappeler que Bloomberg LP (qui appartient au groupe Thomson Reuters), est indirectement investisseur dans Andreessen Horowitz.
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