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Face à la mainmise des grands opérateurs Internet tels que Free et Orange, une petite ville de l'Oise a décidé de prendre les devants : c'est ainsi que Montataire, du haut de ses 12 500 habitants, a décidé de lancer prochainement sa propre Box.

Cette dernière, surnommée officieusement la Montatairebox en référence à la Freebox et consorts sera proposée par la Régie communale du câble et de l'électricité de Montataire (RCCEM) dès mai 2011 à l'usage exclusif des habitants de la ville. Le service sera par ailleurs à la carte, et les Motatairiens pourront choisir d'opter pour l'offre globale incluant Internet, le téléphone et la télévision, ou opter seulement pour la télévision par exemple.

Pour le maire communiste de la ville, Jean-Pierre Bosino, cette démarche était nécessaire : "Il y avait beaucoup d'habitants du bas Montataire qui recevaient très mal la télévision. Au premier orage, les images se brouillaient, la netteté laissait à désirer. A tel point qu'un certain nombre d'entre eux ont quitté la régie pour d'autres fournisseurs" a-t-il récemment expliqué au Parisien. Face à la fuite de ses abonnés, la RCCEM a donc réagi pour lancer sa propre offre, annoncée par le maire comme "concurrentielle", en dessous des 30 euros généralement demandés par les autres opérateurs, et totalement à la carte.

La connexion Internet devrait bénéficier d'un débit de 8 mégas, largement au-dessus des 0,5 à 3 mégas dont se contentent actuellement les habitants. La télévision numérique fera son arrivée en février 2011 avant l'offre globale Triple-play, prévue quant à elle pour mai-juin. Quant à la fibre optique, elle est d'ores et déjà envisagée par la RCCEM qui a prévu un maillage de 28 raccordements pour alimenter la ville.

Montataire rejoindra ainsi la petite liste restreinte des communes françaises disposant de leur propre offre Internet, au nombre d'une trentaine dans le pays.
Spécialiste de la publicité en ligne et des solutions de micropaiement, le groupe Hi-Media a annoncé mardi avoir enregistré une perte nette de 63,3 millions d'euros sur le premier semestre 2010, dont l'essentiel est imputable, selon lui, à une dépréciation de 65,7 millions d'euros des actifs liés au réseau social Fotolog, dont il s'était porté acquéreur fin 2007.

Sur la période, Hi-Media indique avoir réalisé un chiffre d'affaire de 108,7 millions d'euros, en progression de 8% sur un an à périmètre constant des activités. Les activités publicitaires enregistrent un recul de 2% sur un an, à 52,9 millions d'euros, alors que la division Publishing enregistre un déclin de 22%, à 6,2 millions d'euros. Les activités liées au paiement en ligne et au micropaiement ont en revanche le vent en poupe, avec 21% de croissance sur un an et un chiffre d'affaires semestriel de 55,8 millions d'euros.

Sur le plan financier, Hi-Media se félicite des synergies dégagées suite à l'acquisition d'AdLINK Media, conclue en juillet 2009. « Nous nous sommes donné comme priorité stratégique de réussir l'intégration de la régie publicitaire AdLINK Media en déployant nos activités de paiement ainsi que de nouveaux outils technologiques », commente Cyril Zimmermann, fondateur et PDG du groupe. « Les activités de publishing font en parallèle l'objet d'un travail de positionnement et de réévaluation comptable approfondi. Les premiers résultats commerciaux de l'ensemble sont encourageants et montrent que Hi-media est en train de mettre en place une organisation technologique et commerciale extrêmement performante et prometteuse pour les années à venir ».
L'américain comScore, spécialiste de la mesure d'audience en ligne, vient d'annoncer l'acquisition du hollandais Nedstat pour un montant d'environ 36,7 millions de dollars. Créée en 1996, Nedstat s'est fait une réputation dans l'univers du web analytics grâce à sa plateforme de mesure d'audience et d'optimisation de la performance Sitestat RING, mais également grâce à ses capacités en matière de prise en compte des contenus vidéo.

La transaction fait donc sens pour un acteur comme comScore qui, aux côtés de ses solutions basées sur la méthode des panels (similaire à ce que font, sur l'Internet français, Médiamétrie et Nielsen), cherche à développer une approche mixte tirant également parti des données recueillies directement sur le site de ses clients (approche dite site centrics) au travers de sa plateforme Unified Digital Measurement (UDM).

« Nous ferons en sorte d'utiliser la technologie de Nedstat afin de mettre au point de nouvelles applications, plus évolutives, de proposer un ensemble de données plus vaste ainsi que des statistiques d'audience unifiées et cohérentes », promet dans un communiqué Magid Abraham, président et PDG de comScore.
Amazon aurait selon le Wall Street Journal pour projet de développer aux Etats-Unis un nouveau service qui permettrait d'accéder à des émissions de télévision, des séries et des films par le biais d'Internet. La formule ferait actuellement l'objet de négociations avancées auprès de groupes média tels que NBC, Time Warner ou Viacom (MTV).

Proposé sous la forme d'un abonnement ouvrant droit à un accès illimité aux contenus mis en ligne, le service serait accessible aussi bien sur ordinateur que par l'intermédiaire d'une TV connectée ou d'une console de salon. Aujourd'hui, Amazon dispose déjà d'une expérience dans la distribution de contenus vidéo dématérialisés, puisque le géant du e-commerce américain opère un service de vidéo à la demande. Classique, dans la forme, celui-ci repose sur un dispositif de paiement à l'acte et non sur un abonnement.

Si l'information est avérée, les velléités d'Amazon participeront à l'effervescence qui agite actuellement le marché américain de la vidéo en ligne, où des initiatives telles que Hulu et Netflix tentent de ravir aux tout puissants câblo-opérateurs locaux une part du gâteau de la télévision payante. La tension ira croissant d'ici la fin de l'année, avec l'arrivée de Google dans la bataille : le numéro un mondial des moteurs de recherche prévoit en effet d'investir les salons américains avec des set-top boxes fabriquées par des tiers (Logitech notamment) qui doivent permettre d'accéder depuis le téléviseur à des contenus distribués en ligne.

Apple serait également intéressé : l'américain pourrait annoncer dès mercredi soir le lancement d'un boitier minimaliste, surnommé iTV et adossé à un service de contenus proposés sur le mode du streaming.
le 01/09/2010 à 21:39
AOL rachète la firme mobile Rally Up
Si ces derniers mois AOL a revendu plusieurs de ses anciennes acquisitions telles que ICQ ou Bebo, le portail Internet continue de recentrer sa stratégie ce qui ne l'empêche pas de faire de nouveaux investissements. Après avoir levé le voile sur un nouveau service Questions/Réponses basé sur Yedda, la firme de Tim Armstrong a annoncé hier le rachat de la start-up Rally Up. Cette dernière développe un réseau communautaire de micro-blogging à destination de l'iPhone et de l'iPad couplé à un système de géo-localisation.

Cet investissement devrait renforcer la position d'AOL sur le marché florissant du smartphone. Rally Up permet aux mobinautes de partager des messages textes ou des photos. Les développeurs ont également conçu FacePlant, un système permettant de voir les utilisateurs de l'iPhone 4 connectés au réseau et avec lesquels il est possible de démarrer une conversation en visio via la fonctionnalité FaceTime du terminal.

Dès le 7 septembre prochain l'équipe de Rally Up rejoindra la famille AOL et sera sous la direction de Brad Garlinghouse, David Temkin, respectivement président et vice-président des départements web et mobile. Aucune information n'a été communiquée sur la montant exact de cette transaction mais certaines sources rapportent qu'il s'agit d'un rachat de moins de 10 millions de dollars.
La police russe annonce qu'elle enquête actuellement sur un gang qualifié de criminel versé dans l'installation de ransomwares. Ces « rançongiciels » (si, si) sont des malwares qui capturent des données personnelles associées à un contact défini. Les hackers peu scrupuleux s'en servent alors comme monnaie d'échange.

Ces hackers, a priori de nationalité russe, seraient parvenus à gagner par cette manière plusieurs millions de dollars. Des dizaines de milliers d'internautes auraient ainsi été touchés par cette vaste escroquerie.

La police estime que 10 personnes sont au centre de cette entreprise transnationale entre la Russie, l'Ukraine, le Belarus et la Moldavie. Ces hackers utilisaient des sites d'informations pour diffuser leur logiciel malveillant. Ils demandaient alors aux victimes d'envoyer un SMS afin de recevoir un code censé débloquer les postes vérolés. Le site Computerworld estime alors le coût du SMS entre 9,72 dollars et 30 dollars.

Pourtant, si ce malware ne semble pas sophistiqué, il apparaît gênant puisqu'il se contente de bloquer un poste en demandant un code. Sans ce sésame, impossible de progresser davantage.
Par la voix de son secrétaire d'Etat au Commerce, Gary Locke, les Etats-Unis ont dévoilé en partie leur vision de la défense de la propriété intellectuelle. Outre le fait que le responsable qualifie le piratage comme « un vol net et total », il appuie clairement sur les FAI afin qu'ils régulent au mieux leur trafic.

Certains responsables politiques américains semblent pencher du côté de la position de la RIAA (Recording Industry Association of America). Selon Locke, les FAI devraient « travailler en collaboration afin de combattre les atteintes au droit de la propriété intellectuelle en ligne ». Lors d'un discours prononcé à l'université de Belmont (Nashville, Tennessee), le secrétaire d'Etat dévoile une position dure afin de lutter contre le téléchargement illégal.

Cette vision semble donc en contradiction avec l'évolution du secteur du divertissement en ligne puisque la baisse des revenus des ayants-droit coïncide aussi avec la diminution de la consommation. De même, cette position tranche avec la volonté du président Obama d'apporter un certain consensus sur la question.

Trois angles avaient pourtant été retenus par le locataire de la Maison-Blanche à savoir un renforcement du système de la propriété intellectuelle au niveau international, l'établissement de normes sur le sujet, la promotion de notions de conformité par rapport aux normes mondiales.

En France, avec la mise en place de la loi Hadopi, les FAI seront simplement chargés d'identifier, sur requête de la haute autorité, les internautes surpris en train de télécharger. Ceux-ci devraient alors très bientôt recevoir un premier e-mail d'avertissement.
Après The Social Network, le film consacré à Facebook réalisé par David Fincher, voici qu'un projet de documentaire basé sur l'histoire du site The Pirate Bay se profile à l'horizon.

Ici, pas de célébrité derrière la caméra, mais un réalisateur suédois du nom de Simon Klose, qui désire réaliser un documentaire racontant l'histoire du plus controversé des moteurs de recherche de fichiers torrents. En partant de la naissance du site et en évoquant son procès très médiatisé et la procédure d'appel qui a suivi, Simon Klose désire proposer "un film d'observation, basé sur l'histoire de trois gars dont le site est à l'origine d'un mouvement politique mondial". Un projet qui ne date pas d'hier puisque le réalisateur a déjà suivi les trois créateurs du site pendant les deux dernières années, caméra au poing.

Pour financer son film, Simon Klose a lancé un appel aux dons sur le site de Kickstarter, avec pour objectif de sortir les 25 000 dollars nécessaires à la production de la poche des internautes. Une mission rondement menée puisque le projet a récolté par moins de 32 000 dollars auprès de 1 100 contributeurs, en à peine trois jours.

Le film, d'ores et déjà intitulé The Pirate Bay - Away From Keyboard, devrait être proposé dès l'automne 2011 sous licence Creative Commons. L'avancée de sa production devrait être détaillée sur le blog du projet.
On pouvait se douter que les dernières annonces du gouvernement en faveur d'une hausse de la TVA sur les abonnements Triple-Play allaient déplaire aux opérateurs. C'est désormais confirmé avec la sortie de Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi (SFR) qui trouve que cette augmentation est une « idée déplorable ». Ambiance.

Interrogé par le quotidien économique Les Echos, le président estime « déjà être soumis à une pression fiscale considérable. Par des augmentations d'impôt et des décisions dirigistes sur les prix, les Etats et les régulateurs ont réussi à casser la dynamique des télécoms, et en conséquence de l'économie numérique, en France et en Europe ».

Sur la TVA, en particulier, il précise : « Je rappelle que le numérique est le moteur de la croissance et de la création d'emplois dans de nombreux pays. Je m'élève une nouvelle fois contre toute nouvelle hausse des impôts qui ne ferait qu'accélérer le déclin de nos parts de marché dans le numérique ».

Cette position se rapproche de celle de l'opérateur Free qui lors de la présentation de ses résultats financiers n'avait pas jugé pertinente cette hausse. Maxime Lombardini, le directeur général du groupe estimait alors que « les opérateurs n'auront sans doute d'autre choix que de répercuter cette hausse auprès du consommateur. C'est un peu paradoxal d'accorder des aides avec le grand emprunt et tenter de les reprendre de l'autre main en touchant la TVA. »

Pour rappel, actuellement, 50 % de la facture d'un forfait Triple-Play est taxée au taux de TVA de 19,6 %, le reste est soumis à une TVA de 5,5 %. L'Europe a demandé à la France que cette part moins taxée soit réduite à 30 ou 40 % de la facture...
En direct de l'IFA 2010. Dans le troupeau d'annonces autour de la 3D, Sony a lancé officiellement sa plateforme de distribution de contenus dans les nuages. Baptisée Qriocity, cette plateforme sera basée sur le streaming, et fera ses premiers pas cet automne en Europe. Sony a dévoilé sa plateforme au cours de la conférence de presse tenue dans le cadre de l'IFA 2010, salon de l'électronique de Berlin.

Sur la technologie, rien de bien spectaculaire : deux services seront lancés au début. Le premier, dédié à la musique en streaming, s'apparente à un Spotify ou à un Deezer disponible sur les appareils Sony. Le second est son pendant vidéo, et délivrera des contenus de Sony Entertainment. Les deux services seront en premier lieu disponibles sur les téléviseurs Bravia connectés à Internet, sur les ordinateurs personnels et sur PS3, pour se déployer plus tard « sur tous les appareils nomades de Sony, » selon le Président de Sony Europe, Fujio Nishida. Y compris donc les téléphones Sony-Ericsson.

Principal avantage selon Sony : la taille du catalogue. Le Japonais promet de déverser des millions de titres musicaux, et des contenus à la pelle. Le géant a d'ailleurs annoncé qu'il collaborerait « avec les meilleurs studios locaux » dans les pays où il se lancerait, pour proposer leurs films dans son catalogue. La liste de pays n'est pas encore très longue en Europe, mais la France est concernée, et verra le service dès cette automne, avec l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie.

Côté conditions, on n'en saura évidemment pas beaucoup plus avant le lancement officiel. Du cloud, du streaming, mais à part ça... Aucun prix n'a par exemple été annoncé - ce qui aurait de toute façon été compliqué vu le caractère européen de l'IFA, et les annonces seront reportées dans les différents pays concernés. On sait tout de même que les films loués pourront être regardés dans les 14 jours après leur téléchargement, et autant de fois que l'utilisateur le souhaite dans les 48h qui suivent le premier visionnage. Sony promet pour l'automne « une utilisation instantanée et facile » à destination des mélomanes et cinéphiles.
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