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Tendance phare du salon IFA qui ouvre ses portes aujourd'hui à Berlin, la télévision en 3D mobilise également les distributeurs de contenus qui se verraient bien, eux aussi, profiter de cette nouvelle manne. Le câblo-opérateur Numericable est du nombre, qui vient de lancer jeudi une première expérimentation en la matière.

Accessible via le canal 19, pour les abonnés qui disposent à la fois d'un décodeur HD et d'un téléviseur 3D, il propose des vidéos de démonstration et quelques rares contenus, en attendant la mise en place d'une véritable offre de films en relief accessibles sur le mode de la vidéo à la demande.

Ceux qui ont fait l'acquisition d'un téléviseur 3D pourront donc étrenner leurs lunettes sur une adaptation de L'Appel de la Forêt de Jack London, deux documentaires sur le surf et deux films d'animation.

Pour l'opérateur, il s'agit principalement de démontrer que le câble se prête à la diffusion de contenus haute définition en relief. La véritable offensive est attendue pour le mois de novembre, avec la mise en place d'une véritable offre de vidéo à la demande. Pour ce faire, Numericable s'est associé à Cisco, Panasonic, Sagemcom et Nagravision, avec lesquels il a constitué en mai dernier une alliance visant à favoriser le développement d'une offre 3D.

Reste que si pour l'instant, 500.000 abonnés Numericable disposeraient selon l'opérateur du boitier HD nécessaire, le parc de téléviseurs 3D reste relativement restreint. Selon GFK, il ne devrait en effet se vendre que 120 000 écrans relief sur l'année en France.
Google fête les deux ans de son navigateur Chrome et vient de publier la version 6.0 finale au téléchargement. Sur son blog officiel, l'équipe explique qu'en août 2008, l'exécution de code JavaScript était 10 fois plus lente et que la prise en charge du HTML5 n'était pas aussi poussée.

Outre l'optimisation du surf, le navigateur de Google s'est enrichi de diverses fonctionnalités au fil des mois. De la prise en charge des thèmes à celle des extensions, nous retrouvons un gestionnaire de mots de passe, un système de traduction automatique ou encore un dispositif de synchronisation des favoris. Google y a aussi renforcé les outils de protection de la vie privée et directement intégré le plugin Flash Player.

Chrome 6.0, désormais disponible au téléchargement depuis le canal de distribution standard, présenterait des performances globales trois fois plus rapides que la version 1.0. Cette mouture dispose d'une interface utilisateur davantage simplifiée ainsi qu'une fonctionnalité de synchronisation pour les extensions et pour les données utilisées par le nouveau dispositif de remplissage automatique. Google précise que certaines informations ne sont cependant pas transférées vers d'autres machines par mesure de sécurité : c'est notamment le cas des numéros de cartes de crédit.

A l'avenir le navigateur devrait prendre en charge l'accélération matérielle et s'enrichir de Chrome Web Store, un répertoire pour les applications web.

Google Chrome 6.0.472.53 est disponible pour Windows Mac OS X et Linux.
La loi Hadopi n'a pas toujours le mérite d'être totalement claire. Un peu à la manière d'Han Solo dans le ventre d'un ver géant, certains internautes peuvent estimer que le raisonnement suivi par l'autorité n'est pas « totalement stable ». Un site a donc été lancé pour apporter quelques conseils juridiques.

A l'origine de sos-hadopi.fr, qui sera lancé prochainement, trois hommes « échaudés » par la loi représentent les maîtres d'oeuvres du projet. Tout d'abord, Renaud Veeckman. Ce dernier annonçait récemment avoir déposé la marque Hadopi auprès de l'INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle) plus de six mois avant le ministère de la Culture. Face au manque de réponse du gouvernement, il avait alors lancé la plateforme Apiadopi.

Le second collaborateur au projet est, lui aussi, connu pour avoir fait les frais d'une critique trop acerbe de la loi. Jérôme Bourreau-Guggenheim était un employé de TF1. Il avait envoyé un e-mail où il donnait son avis sur la loi Hadopi à la députée de son arrondissement, Françoise de Panafieu (UMP). Il y évoquait ses réserves sur l'intérêt d'une telle loi, alors en discussion à l'Assemblée nationale. Cet e-mail avait alors été transmis au ministère de Culture qui s'était fendu d'un « Vous avez de drôles de contestataires chez vous... » à la direction de TF1.

Enfin Christophe Berhault est le p-dg de Yoosmedia et spécialiste des sites 2.0.

Ces trois là vont donc lancer leur site afin de guider les internautes. Sos-hadopi.fr promet donc de s'introduire dans les failles de la loi. Les créateurs estiment qu'il s'agit là d'une « réponse légale aux dérives de la Hadopi. Elle permet aux internautes de prouver leur innocence sans avoir recours à l'installation de ce logiciel espion ». Le lancement officiel est prévu le 13 septembre prochain.
Google Street View peut souffler dans un nouveau pays : la Nouvelle-Zélande vient de clôturer son enquête concernant la récolte de données WiFi par les voitures de la firme, et a déterminé que la société n'avait pas enfreint la loi.

"L'enquête menée par la police a conclu qu'il n'y avait aucune preuve qu'une sanction pénale avait été commise" ont ainsi déclaré les autorités dans un communiqué diffusé hier. De son côté, le sergent John van den Heuvel du Cyber Crime Centre néozélandais a déclaré que "toute personne utilisant un réseau WiFi doit veiller à ce que des mesures sécurisées soient en place. Il ne faut pas sous-estimer le risque que les informations diffusées puissent être accessibles à d'autres, soit par inadvertance, soit à des fins plus sinistres". En d'autres termes, selon la police locale, si les réseaux avaient été sécurisés, Google n'y aurait pas eu accès de quelque façon que ce soit.

Le service de Google semble donc sorti d'affaire en Nouvelle-Zélande, quelques semaines après une décision similaire survenue en Grande-Bretagne où les voitures avaient alors immédiatement repris la route. Dans le reste du monde, c'est cependant une autre histoire, en France notamment où la CNIL mène toujours l'enquête.
Silverlight a un bel avenir devant lui et Microsoft compte bien le crier haut et fort. Il faut dire que l'adoption progressive du HTML5 par les principaux navigateurs a donné naissance à d'innombrables débats et notamment en ce qui concerne la pertinence des plugins comme Flash d'Adobe ou Silverlight de Microsoft. Même Internet Explorer 9 devrait faire figure d'élève modèle et les dernières Developer Preview mises disposition au téléchargement par Microsoft nous ont démontré les possibilités du prochain navigateur. Pour certains, cela pourrait se traduire par l'abandon de Silverlight et notamment en ce qui concerne la lecture de vidéo en streaming. Interrogé par nos soins au mois de mars, Tristan Nitot déclarait à propos de Microsoft et du HTML5 : "Microsoft a tout intérêt à miser sur cette technologie et à abandonner complètement Silverlight ; je croise les doigts".

Dans un billet récemment publié sur l'un des blogs de Microsoft, Brad Becker, directeur des environnements de développement, affirme qu'il n'en est rien et que le plugin n'en est pas à ses dernières heures. En rappelant que la firme de Steve Ballmer participe à l'élaboration de plus de 400 standards en travaillant avec 150 organisations spécialisées, il tient à rappeler que ces standards découlent directement de plusieurs innovations créées pour simplifier la vie des utilisateurs. "Sur le web, le but de Silverlight n'a jamais été de remplacer HTML. Il a été conçu pour réaliser des choses qu'il n'était pas possible de faire avec HTML (ou d'autres technologies)", déclare-t-il. Il ajoute que Microsoft continuera d'améliorer Silverlight afin d'aller au-delà des possibilités offertes par HTML.

Silverlight devrait continuer d'offrir trois types de scénarios à savoir : la lecture de média premium, les logiciels et jeux à destination du consommateur et les applications professionnelles. La première catégorie rassemble les appels en téléconférence avec la prise en charge des périphériques (micro, webcam), la lecture en streaming d'événements tels que les J.O avec optimisation de la bande passante et, comme le soulignait Bernard Ourghanlian en mai 2010, la VoD avec un système de protection numérique. De leurs côtés les applications écrites pour Silverlight bénéficieraient d'une plus grande fluidité avec par exemple la prise en charge de .NET et la possibilité tirer parti du multicoeur. Elles seraient aussi dotées d'une interface utilisateur plus adaptée. Brad Becker mentionne également la gestion de l'impression, le support de plusieurs types de données (XML, LINQ) ou l'intégration de COM pour communiquer avec un logiciel installé ou certains éléments du système.

Reste à savoir, si toute ces fonctionnalités seront un jour implémentées au sein de HTML. Philippe Le Hégaret, chargé du groupe W3C Architecture Domain, expliquait lors d'une conférence que le consortium chargé de réguler les standards du web planchait déjà sur la mise en oeuvre de certaines interfaces de programmation et notamment dans le web mobile. Ces API sécurisées devraient par exemple permettre à un développeur web d'accéder au GPS mais également à l'appareil photo ou au carnet d'adresses par exemple pour l'envoi d'un SMS. Le déploiement risque cependant d'être relativement lent. A priori, les technologies actuelles du HTML5 devraient réellement être popularisées par Internet Explorer 9. Selon M. Le Hégaret, il faudrait compter entre 5 et 7 ans pour leur adoption massive.
En direct de l'IFA 2010. Spotify débarque sur les sytèmes de diffusion du son de Sonos. Annoncé dans le cadre de l'IFA, le nouveau partenariat entre l'éditeur et le fabricant permet aux abonnés Spotify d'utiliser leur service de musique en streaming dans toutes les pièces de leur maison.

C'est évidemment réservé aux comptes Premium de Spotify, et c'est plus utile si on a plusieurs pièces. Le système semble pour autant au point d'après les démonstrations que nous avons pu avoir sur le salon. Le système Sonos est déjà disponible, et l'options Spotify devrait débarquer fin septembre, par le biais d'une mise à jour.

Concrètement, le contrôleur Sonos est un boîtier permettant de diffuser sa musique sur plusieurs appareils. Vendu 349 euros nu, il permet de contrôler le S5, un dock avec amplificateur et enceintes intégrés (399 euros), le ZP90, qui se branche sur un amplificateur préexistant, ou le ZP120, qui n'est qu'un amplificateur auquel il faut brancher une paire d'enceintes. Le tout communique par un système WiFi propriétaire, et peut gérer la bibliothèque musicale présente sur un NAS ou un ordinateur, ainsi que les services musicaux de streaming ou les radios Internet présents dans l'application.

Si Napster est par exemple impossible à utiliser en France, Deezer et désormais Spotify sont implémentés dans le contrôleur Sonos. Reste qu'à 349 euros, il vaudra peut-être mieux se passer du contrôleur Sonos, plutôt laid, et utiliser l'application dédiée aux smartphones et tablettes. Enfin, pour l'heure, plutôt au smartphone et à la tablette, puisque l'application gratuite de Sonos n'est disponible que sur iPhone, iPod Touch et iPad pour l'instant. Une situation qui devrait changer bientôt, avec l'arrivée non encore annoncée de versions Android et autres. « On y réfléchit, » précise Jon Reilly, responsable produit chez Sonos.Situation paradoxale, donc, puisque le contrôleur n'aura plus beaucoup d'intérêt dès qu'il sera intégré dans les appareils nomades courants. « Nous savons que le contrôleur perd de son intérêt, » explique Jon Reilly. « Mais ce n'est pas un problème : pourquoi acheter notre contrôleur alors que pour quelques centaines d'euros en plus vous pouvez avoir un iPad avec toutes les fonctionnalités qu'il propose en plus. Mais ce n'est pas un souci, si nous vendons moins de contrôleurs, nous en vendons moins. L'important est de conserver nos produits phares, comme le Z5, et le contrôleur ne sera conservé dans la gamme que pour ceux qui n'ont pas d'appareil nomade compatible. »

La solution des deux partenaires est pour l'heure en version beta. Elle devrait être disponible fin septembre en France.
Si Facebook propose depuis longtemps de suivre l'évolution de son réseau d'amis via une page mise à jour en temps réel, il peut être compliqué d'y retrouver des notifications précises quand la liste de relations dépasse l'entendement et c'est souvent encore pire quand ces dernières sont adeptes du social gaming et autres activités du genre.

C'est dans doute pour pallier au problème que Facebook teste actuellement, de façon relativement discrète, une nouvelle fonction visant à renforcer le suivi spécifique de certaines personnes sélectionnées par un utilisateur dans sa liste d'amis. Le site AllFacebook rapporte que 1% des comptes du site disposent actuellement de cette fonction : cette dernière prend place sous la photo de profil du membre, et s'intitule "Suscribe to". Une fois activée, elle ajoute des notifications supplémentaires dans le menu en haut de la page pour informer l'utilisateur des modifications apportées sur le profil suivi.Une fonction qui permettrait ainsi de suivre spécifiquement certaines personnes sans se perdre dans le flux d'informations proposées par le site, mais qui renforce également le potentiel "d'espionnage" du service puisqu'aucun fait et geste des personnes suivi ne passera alors inaperçu. Si Facebook a confirmé que des tests étaient en cours, le réseau social n'a pas encore précisé quand cette nouvelle fonction sera mise en place et s'il sera possible pour un utilisateur de la désactiver dans ses paramètres de confidentialité.
Au mois de juillet, Yahoo! annonçait l'intégration de Bing sur son moteur de recherche ainsi que la plateforme publicitaire AdCenter de Microsoft. Cette initiative fait suite au partenariat de 10 ans signé entre les deux parties un an plus tôt. La semaine dernière, les ingénieurs avaient finalisé l'implementation de la technologie de Bing sur le moteur de Yahoo! dans sa déclinaison américaine et canadienne. Cette fois le portail de Sunnyvale invite les annonceurs à migrer leur compte Yahoo! Search Marketing vers la solution de Microsoft.

La transition peut être activée dès maintenant via le compte Yahoo! Search Marketing. Yahoo! préconise de vérifier ses campagnes afin d'éviter tout problème d'incompatibilité sur la plateforme AdCenter. L'état actif / inactif des différents projets promotionnels sera conservé. La migration devrait être finalisée outre-Atlantique à la fin du mois prochain. D'ici là les annonceurs devraient voir une diminution du trafic enregistré sur Yahoo! Search Marketing.

Une fois le compte transféré l'annonceur pourra déployer ses campagnes auprès de 159 millions d'internautes effectuant des requêtes aux Etats-Unis et 15 millions au Canada. En 2011, Yahoo! et Microsoft devraient collaborer sur le Vieux Continent.
Si l'application web Google Wave n'a pas eu le succès attendu, certains développeurs regrettent tout de même que la firme de Mountain View ait décidé de fermer le service. A mi-chemin entre l'email, le wiki et la messagerie instantanée, Wave avait pour ambition de révolutionner le courrier électronique... un peu trop tôt sans doute au goût des consommateurs.

En début de semaine nous apprenions que le service fermerait en fin d'année... du moins officiellement car Google vient d'annoncer vouloir densifier le code publié en open source auprès des développeurs. C'est ainsi qu'au cours des prochains mois, Google publiera un ensemble contenant un serveur ainsi qu'une application web prenant en charge la collaboration en temps réel avec le système de conversations structurées similaire de Google Wave. Un moteur de recherche sera également implementé et les protocoles de communication ont également été peaufinés. Cela devrait donc permettre aux entreprises de mettre en place cette technologie en interne plus facilement.

Baptisé Wave in a Box ce projet open source est désormais dans les mains des développeurs. Dans un billet publié sur le blog officiel du service web, Alex North, ingénieur logiciel, déclare alors : "si Wave in a Box est une application fonctionnelle, l'avenir de Wave sera dessiné par vos contributions. Nous espérons que ce projet permettra à la communauté des développeurs de Wave de continuer à croître et d'évoluer".
Le Chaos Computer Club est une organisation de hackers créée dans l'ex-Allemagne de l'ouest. A la base, le groupe a été monté au début des années 80 pour montrer les faiblesses des systèmes informatiques. Le groupe continue son activité avec le nouveau projet allemand de carte d'identité biométrique.

Pour cause, en novembre prochain, le gouvernement allemand compte mettre en place de nouvelles cartes d'identité. La particularité de cette carte est qu'elle devrait contenir une puce RFID. Le site The Local reprend alors les propos du Chaos Computer Club pour estimer que ces cartes ne sont pas assez sécurisées.

Pire, le CCC explique alors que ces cartes ont déjà été piratées grâce à de simples scanners. Pourtant, elles comporteraient une empreinte digitale ainsi qu'une signature numérique. Reste donc à savoir comment les autorités comptent réagir à cette faille dans le système d'identité allemand.
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