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Que diable d'insolite peut bien avoir l'annonce du lancement de l'application d'un service tel que Spotify ? Si l'annonce des applications Spotify pour iPhone, Android ou Symbian est passée comme une lettre à la poste, celle de l'application Windows Mobile prête quant à elle plus à sourire.

L'annonce du jour porte effectivement sur Windows Mobile 6, un système d'exploitation mobile qu'aucun nouveau terminal n'a adopté depuis des mois, et à quelques jours seulement de l'annonce de Windows Phone 7, qui représentera une véritable rupture avec son prédécesseur et ne sera pas compatible avec les applications antérieures.

Reste que si le système d'exploitation mobile, donc la dernière mise à jour date d'octobre 2009, n'a plus la côte auprès des fabricants, il subsiste néanmoins un parc non négligeable d'irréductibles mobinautes qui accueilleront à bras ouvert la nouvelle.

Quoi qu'il en soit, l'application offre les mêmes fonctions que sur les autres plateformes. Réservée aux abonnés Premium, elle permet la recherche et la lecture en streaming de morceaux, la synchronisation hors ligne des listes de lectures et/ou des morceaux marqués d'une étoile, ainsi que la lecture en tâche de fond, ce qui n'a rien d'exceptionnel sur Windows Mobile.

Peut-être doit-on aussi y voir l'annonce imminente d'une application Spotify pour Windows Phone 7 ? L'annonce de l'application pour son prédécesseur, mieux vaut tard que jamais, consistant alors d'une certaine manière à solder les comptes.
L'information vient d'être confirmée par le service de presse de l'opérateur. Free a fait le choix de ne pas envoyer le premier e-mail censé mettre en œuvre la riposte graduée. A croire que tous les FAI ne sont finalement pas Hadopi ready...Contacté par la rédaction, Free annonce que « Nous n'avons pas relayé les e-mails Hadopi. Afin d'encadrer les échanges portant sur des données personnelles au sujet desquelles la Cnil porte une attention particulière, nous avons proposé le principe d'un conventionnement dans le courant de l'été au Ministère de la Culture et à l'Hadopi. A ce jour nous n'avons eu aucun retour concret sur cette étape structurante pour le passage en production ».

Un signal clair qui montre combien le FAI estime encore vouloir des précisions au sujet de l'échange d'informations avec la haute autorité. Il faut dire que certains points continuent d'être nébuleux entre les deux parties.

D'un côté, la question du coût de l'identification des adresses IP n'est toujours pas résolue malgré les déclarations du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. Enfin, la question de l'échange des données n'est visiblement pas réglée. Deux points qui avaient pourtant été relevés lors de la dernière conférence de presse organisée rue de Texel.

L'Hadopi avait même avancé l'idée d'un simple serveur FTP afin de faire transiter les informations entre FAI et la haute autorité. Une solution trop peu sécurisée, semble penser Free qui visiblement souhaite mettre en avant la confidentialité de l'identité des ses clients.

Pour rappel, demain, mardi, l'Hadopi donne une nouvelle conférence de presse à 15h30. Elle pourra tenter de trouver un compromis avec les opérateurs de l'Internet français... ou pas.
Le FAI français explique avoir répondu à la consultation sur le sujet de la neutralité du réseau. Pour rappel, cette notion voit s'opposer deux visions du Web, d'un côté ceux qui estiment que les réseaux doivent être « bêtes » et donc diffuser fidèlement les données, de l'autre les tenants d'une certaine régulation.La Commission européenne a donc fermé le 30 septembre les inscriptions au sujet de la consultation. Le texte propose à chaque acteur de partager ses connaissances afin de les compiler et d'en extraire des principes généraux. FDN explique : « Nous avons donc principalement insisté sur les limites de l'analyse proposée par la Commission, et sur les limites du Paquet Télécom, qui ne traite que des questions de marché, alors que la neutralité du Net a également d'autres enjeux. »

FDN livre donc sa position et appelle les lecteurs à faire partager leur vision d'Internet. Les débats sur le sujet de la neutralité du réseau progressent donc puisque cette semaine, l'Arcep a également livré ses 10 points à développer...
Le JPEG aurait-il fait son temps sur le Web ? Après s'être attaqué à l'univers de la compression vidéo avec le codec WebM, Google vient d'annoncer le développement d'un nouveau format de compression d'image avec pertes, WebP, qui permettrait selon lui d'obtenir des images plus légères de 39% environ par rapport aux formats couramment utilisés sur le Web.

« Les images et les photos représentent jusqu'à 65% des données transmises par page Web aujourd'hui », estime le moteur de recherche. Réduire le poids des illustrations, c'est donc réduire le temps de chargement des pages et fluidifier la navigation.

Pour répondre à cette problématique, les ingénieurs de Google ont donc élaboré WebP, un format d'images libre qui fait appel aux technologies de compression employées par le codec VP8, déjà à l'origine du format vidéo WebM. La principale force de la méthode retenue par Google consiste en une compression de type prédictif, capable d'extrapoler la valeur d'un bloc de données à partir de celle des blocs qui l'entourent pour n'encoder que la différence entre la valeur réelle et la prévision réalisée.

Comme le JPEG, WebP est donc un format "avec pertes", ce qui signifie que pour réduire la taille occupée par une image, on dégradera, parfois significativement, sa qualité. Google assure toutefois qu'à dégradation équivalente de l'image source, WebP permet d'obtenir des images bien plus légères que JPEG. Le conteneur utilisé, très léger, respecte les spécifications RIFF (Resource Interchange File Format) et accepte les méta-données.

« Pour juger de l'efficacité de nos efforts, nous avons sélectionné un million d'images au hasard sur le Web (principalement des JPEG, mais aussi quelques PNG et GIF) et nous les avons réencodées avec WebP sans perte sensible de qualité visuelle. L'opération a permis d'obtenir une réduction moyenne de 39% de la taille du fichier », se félicite l'un des ingénieurs de Google.

Bien que le protocole de test soit contestable (partir d'une image brute et comparer le résultat des différents encodages aurait été nettement plus pertinent), l'annonce devrait à n'en pas douter susciter une certaine émotion sur le Web, où beaucoup regrettent l'omniprésence du très imparfait format JPEG, vieux de plus de quinze ans. S'ils ont révélé leurs qualités dans d'autres domaines, ses successeurs, JPEG2000 et JPEG-XR, n'ont quant à eux jamais réussi à s'imposer en ligne.

Sur le plan fonctionnel, WebP est encore loin de ce que propose le JPEG, mais il pourrait prochainement en combler certaines lacunes, puisque Google annonce son intention de rapidement implémenter la prise en charge du canal alpha, qui permettra de gérer la transparence.

Google a-t-il une chance de s'imposer sur ce terrain ? Du côté des éditeurs, la capacité de réduire de façon significative l'espace disque et la bande passante que représentent les images présente un intérêt certain. Reste à voir si les utilisateurs suivront. Ceux qui naviguent sous Chrome recevront bientôt une mise à jour ouvrant la voie à WebP. Google indique en effet terminer le développement d'un patch destiné à Webkit.

On pourra consulter les spécifications techniques du format, installer le codec associé ou consulter une galerie comparative réalisée par Google via le site du projet.
La guerre de brevets entre Microsoft et i4i pourrait connaître un nouveau rebondissement. Le géant de Redmond vient de recevoir un soutien de la part de plusieurs organisations de premier plan dans sa bataille contre le Canadien i4i. Elles demandent à la Cour Suprême américaine de régler le cas en faveur de Microsoft, ce qui pourrait modifier totalement la jurisprudence sur la propriété intellectuelle aux Etats-Unis.

Les principaux acteurs du rapport déposé hier sont l'Electronic Frontier Foundation, la fondation Apache Software, et la Computer & Communications Industry Association. D'autres rapports ont été déposés par Facebook, Intel et Apple notamment, la Cour Suprême en ayant reçu une dizaine en tout. Ces rapports font tous suite à la demande de Microsoft à la Cour Suprême, pour que celle-ci examine son cas. En appel, le géant a été condamné à verser 209 millions de dollars à i4i pour l'utilisation frauduleuse d'un brevet sur le XML dans Office.

Les conséquences d'un passage devant la Cour Suprême pourraient être importantes, notamment pour des entreprises comme i4i, qui se contentent généralement de gérer un portefeuille de licences et d'attaquer toutes les entreprises hi-tech qui s'approcheraient de près ou de loin de leurs technologies. Dans un contexte où ces attaques s'intensifient, selon l'aveu d'un représentant juridique de Verizon.

Pour l'EFF, l'obligation pour une entreprise de prouver l'invalidité d'un brevet lorsqu'elle est accusée de violation de propriété intellectuelle est un fardeau. Cette obligation induirait une différence de chances devant les tribunaux, notamment pour des entreprises plus petites ou issues de la communauté open-source, qui n'ont pas forcément les mêmes moyens que Microsoft.
Le site Hadopi.fr a officiellement ouvert ses portes vendredi, en fin de matinée. L'occasion pour les internautes qui se sentent concernés par les problématiques liées au téléchargement illégal d'aller voir d'un peu plus près ce que leur réserve la Haute Autorité chargée de l'enrayer. Au programme, un site très clair, au ton volontairement très didactique, mais qui manquera sans doute de consistance pour qui connait le sujet.

Deux volets, outre l'espace de mise en avant : l'un concerne l'actualité de la Haute Autorité, tandis que l'autre s'attache en théorie à répondre aux questions des internautes. On y trouvera par exemple la définition de ce qu'est un "moyen de sécurisation", première à attirer notre attention puisque c'est l'un des points cruciaux du dispositif "riposte graduée" restés en suspens.

« Pour identifier les différents moyens de sécurisation existants, l'Hadopi attribuera un label. Il vous permettra de connaître les dispositifs les plus sécurisants, qui répondront à des objectifs de sécurité et d'usage déterminés par l'Hadopi et appelés "spécifications fonctionnelles" », explique ici l'Hadopi, avant de préciser que les objectifs auxquels devront répondre ces moyens de sécurisation sont encore en cours de rédaction.

« Un moyen de sécurisation peut être efficace sans être labellisé. Toutefois, l'utilisation d'un moyen de sécurisation labellisé sera un élément positif dans le cadre de l'appréciation des faits par la Commission de protection des droits si l'internaute est concerné par le processus de réponse graduée », précise encore l'Autorité.

De façon générale, le site se révélera conforme en tout point à ce qu'auraient pu imaginer ceux qui ont suivi nos très nombreuses actualités sur le sujet, avec un discours identique à celui qu'a tenu l'Hadopi lors de ses dernières communications. S'ajoute un nouveau dispositif permettant d'entrer en contact avec l'Autorité, outre l'assistance téléphonique ouverte il y a quelques jours : des formulaires en ligne, permettant par exemple de vérifier si un courrier reçu émane bien des services de la rue de Texel.

En dépit des menaces d'attaques DDOS formulées à son encontre, le site semble pour l'instant répondre correctement, même si son fonctionnement est quelque peu ralenti suite à l'afflux des curieux.
C'est en 2000 que la société internationale Ebay rachetait le site e-commerce ibazar.fr pour s'implanter dans l'Hexagone. La filiale française fêtait her soir son dixième anniversaire en compagnie du directeur général Yohan Ruso.

Pionnier de la vente aux enchères sur Internet, Ebay touche aujourd'hui 39 marchés à travers le monde et dispose d'une base de 90 millions de cyber acheteurs et 200 millions de produits. Chaque jour ce sont 7 millions d'articles qui sont renouvelés avec en moyenne 1300 euros d'achats effectués toutes les secondes. Sur la déclinaison française du service l'on dénombrerait 5500 catégories de produits avec une forte croissance des départements Mode et High tech.

En terme de revenus, les services d'enchères ne représentent plus aujourd'hui que 25% des transactions, soit à peu près la même part que le département des petites annonces qui affiche une constante croissance depuis son introduction en septembre 2009. Les achats immédiats comptent de leurs côtés pour la moitié des transactions financières effectuées sur la plateforme.Deux nouveautés pour les vendeurs professionnelsSelon Yohan Ruso, Ebay France continuera d'évoluer au fil des années, ce qui se traduira par une série de changements. "Notre mission première est d'établir une relation entre les commerçants et les acheteurs", explique le directeur général, en ajoutant : "et nous souhaitons qu'Ebay puisse couvrir l'ensemble des achats des internautes". A cet effet, il annonçait hier soir de nouvelles mesures pour les 80 000 vendeurs professionnels installés sur Ebay.fr. En effet, dans le courant du mois d'octobre, ces derniers pourront profiter d'un nouvel outil d'analyse pour leurs annonces. "Aujourd'hui les professionnels ne peuvent prendre connaissance que des ventes effectuées et nous souhaitons afficher plus de transparence". L'outil devrait alors permettre de savoir précisément le nombre de fois qu'une annonce a été affichée par les internautes et, via un jeu d'algorithmes, déterminer la qualité de cette dernière en conseillant le vendeur sur d'éventuelles modifications du titre, de la description ou du prix de vente de l'objet.

"La FEVAD compte en France 70 000 sites marchands, sur Ebay France nous avons 80 000 vendeurs professionnels", se satisfait M.Ruso. Ebay France explique qu'au travers des retours enregistrés par ces vendeurs, certaines limites ne leurs permettent cependant pas de s'établir complètement sur la plateforme de vente. C'est ainsi qu'à partir d'aujourd'hui Ebay France dévoile également un nouveau modèle économique en enlevant les frais d'insertion pour ces professionnels. Le retrait de cette barrière devrait alors limiter les risques en amont dans le cas où les objets mis en vente ne seraient pas commercialisés. Ebay espère ainsi densifier son catalogue de produits, couvrir davantage les achats des internautes et multiplier les commissions sur les ventes afin de rétablir la balance économique.Un focus sur la Mode et le High TechSur ces dix dernière années, 33 millions d'articles de mode ont été vendus sur Ebay France et 23 millions d'articles high tech. Ces deux départements sont devenus la priorité du portail marchand, notamment avec l'introduction de boutiques de marque. C'est ainsi que Micromania, Dell ou Games viennent tout juste d'y créer leurs espaces professionnels. Côté mode, Ebay annonce l'arrivée du groupe Beaumanoir (cache-cache, Morgan), Lafuma et Oxbow.Poursuite de la stratégie mobile"On entend beaucoup de gens dire que le commerce mobile viendra dans deux ou trois ans. Chez Ebay le M commerce c'était en 2009", déclare Yohan Ruso. L'année dernière 600 millions de dollars d'achats ont été réalisés sur les plateformes mobiles. Cette année, ce chiffre devrait s'élever à 1,5 milliard de dollars. "C'est une véritable révolution", ajoute M.Ruso en soulignant que selon une étude, en 2013, 40% des internautes seront mobiles.

Sur smartphone, l'application pour iPhone et BlackBerry a été téléchargée 13 millions de fois avec un achat réalisé toutes les trois secondes en France. Yohan Ruso annonce qu'une application à destination des smartphones Android verra le jour en fin d'année. Par ailleurs la société travaille avec Microsoft sur la plateforme Windows Phone 7.

A l'occasion de cet anniversaire et au lendemain de l'affaire LVMH, Yohan Ruso, directeur général du site e-commerce, a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions. Retrouvez notre entretien ici.
Suite à l'annonce de la hausse de la TVA sur les forfaits Triple-Play, les opérateurs semblent avoir trouvé la parade pour être moins touché par la mesure. L'augmentation a été présentée devant le conseil des ministres cette semaine, le projet devrait donc être adopté rapidement.A en croire La Tribune, certains FAI vont faire un choix particulier. Une petite manœuvre fiscale leur permettra de moins payer ladite taxe puisqu'ils pourraient ne déclarer au fisc que les abonnés qui reçoivent effectivement la télévision et non ceux qui peuvent la regarder « potentiellement ».

Techniquement, rien ne devrait changer pour les internautes qui paient un forfait plein sans télévision mais cette ristourne devrait permettre aux FAI de faire quelques économies. Du coup, la participation au Cosip devrait être moindre, par déduction les subventions reçues pour l'audiovisuel également.

Concrètement, le Cosip (compte de soutien à l'industrie des programmes individuels) est un fond censé aider à la création de contenus audiovisuels originaux en France. Créé en 1986 sous l'ère Mitterrand, il vise à « favoriser la production d'oeuvres audiovisuelles par des entreprises de production établies en France, destinées à être diffusées sur les chaînes de télévision françaises ». Il s'agit en quelque sorte de l'application de l'aide pour l'exception culturelle.

Une autre parade pour les FAI serait également de séparer les offres en proposant des forfaits avec Internet seul voire du dual-play même si cette hypothèse paraît difficilement imaginable au vu des économies d'échelle nécessaires pour conserver le réseau en état de fonctionnement.

Toujours est-il que les opérateurs affichent encore leur défiance face à cette mesure souhaitée par le gouvernement français. Ils devront tout de même s'y conformer dès que le projet de loi de finances pour 2011 sera adopté.
A l'occasion du dixième anniversaire d'Ebay France et au lendemain de l'affaire LVMH, Yohan Ruso, directeur général du site e-commerce, a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.

Comment ont évolué les catégories et les achats sur Ebay France ces 10 dernières années ?

Yohan Ruso : Au début cela a commencé avec des produits de niche. Entre 2000 et 2005 les gens achetaient des produits culturels ou rares comme des timbres ou des montres. Puis entre 2005 et 2006, les choses se sont un peu normalisées avec l'achat de CD ou DVD. A l'époque nous trouvions des DVD a 1 euro. Après cette période c'est véritablement la mode et le high tech qui sont devenus populaires. Après les produits de niche nous avons évolué sur des catégories plus importantes.

Suite à l'affaire LVMH, pourriez-vous rappeler les mesures mises en place pour lutter contre la contrefaçon ?

Y.R : Tout d'abord je tiens à préciser que la cour a reconnu que depuis 2006, Ebay lutte activement contre la contrefaçon. D'ailleurs c'est pour cela que l'amende démesurée initialement réclamée par LVMH a été revue à la baisse. LVMH a dû rembourser 33 millions d'euros sur les 38 millions d'euros initialement perçus. Aussi, il faut savoir que 99,8% des produits mis en vente sur Ebay ne sont pas suspectés de contrefaçon. Nous coopérons avec les marques dans le cadre du programme VeRO (NDLR : Verified Rights Owner). Ce dernier regroupe 31 000 titulaires de marques qui peuvent signaler des produits litigieux. Enfin nous avons 2000 agents dédiés à lutter contre la contrefaçon dans le monde.

Pourquoi avoir refusé de signer la charte de lutte contre la contrefaçon en décembre 2009 ?

Y.R : Il faut savoir qu'Ebay a collaboré à l'élaboration de la charte. C'est la raison pour laquelle il y a des similitudes avec VeRO. Nous estimons qu'une lutte ne peut être efficace qu'au niveau européen. La contrefaçon ne s'arrête pas à Nice, il y a Vintimilles juste derrière. D'ailleurs, seuls les commerçants dont les activités sont limitées à la France ont signé cette charte. Par ailleurs, si les objectifs étaient relativement similaires à ceux de VeRO, la charte obligeait certaines pratiques et méthodes incompatibles avec notre fonctionnement. Pour tout vous dire nous collaborons actuellement avec Bruxelles pour une future charte européenne.

Au travers d'une étude de Pew Research il semblerait que de plus en plus d'internautes adoptent le modèle des petites annonces, est-ce là un défi pour Ebay ?

Y.R : Notre mission n'est pas la vente aux enchères mais bien de connecter les acheteurs aux vendeurs. Si le format évolue alors Ebay évolue également. Sur notre site de petites annonces nous avons déjà 1,3 million de publications en moins d'un an. Certes c'est bien moins que certains concurrents mais dans quelques régions de France nous avons la même couverture que LeBonCoin.

Les petites annonces, est-ce un phénomène qui se généralise à travers le monde ?

Y.R : Cela concerne principalement le marché américain, français et asiatique. Pour l'instant le phénomène n'est pas trop répandu en Allemagne et au Royaume-Uni.

Je vous remercie.
Des hackers qui auraient utilisé le cheval de Troie Zeus viennent d'être arrêtés par la justice américaine. Le parquet fédéral de New York indique avoir inculpé 60 personnes qui feraient partie d'un réseau basé en Europe de l'est versé dans le piratage de comptes bancaires américains.La méthode d'attaque de ces hackers serait des plus traditionnelles puisqu'ils envoyaient par vagues massives des spams. Grâce à cette méthode, les victimes installaient le malware Zeus en cliquant sur un lien malveillant. Dès lors, des mots de passe mais également des numéros de compte ou d'autres informations personnelles étaient récoltées.

Le site du Monde.fr explique notamment que parmi les accusés figure une femme Russe appelée Yulia Klepikova. Elle aurait ainsi ouvert une série de comptes en banque sous de multiples noms et grâce à de faux passeports belges et britanniques. Elle aurait amassé par cette méthode plusieurs milliers de dollars.

Si cette arrestation n'a rien d'exceptionnel, elle est tout de même le signe d'une coopération accrue entre services de police américains et d'Europe de l'est. Le 8 avril dernier, la police roumaine grâce au FBI, annonçait avoir mis la main sur un réseau de hackers spécialisés dans l'arnaque sur eBay. 70 suspects étaient en attente de leur jugement pour avoir orchestré ces cyber-attaques depuis 2006.
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