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Facebook a procédé hier à une importante mise à jour dont son fondateur Mark Zuckerberg a détaillé les tenants et aboutissants au cours d'une conférence de presse. Les trois nouvelles fonctionnalités mettent à nouveau l'accent sur la protection de la vie privée, principale source d'inquiétude de l'opinion public à l'égard du réseau social qui dénombre néanmoins plus de 500 millions de membres.Petits "groupes" entre amis

La fonction "Groupes" a tout particulièrement été entièrement revue. Elle répond désormais à la même volonté que la fonction des listes d'amis, adoptée par seulement 5 % des utilisateurs : partager du contenu avec une partie seulement de ses amis, de manière simplifiée.

La création d'un groupe, privé par défaut, a ainsi été réduite au strict minimum. Une adresse email unique permet en outre de partager du contenu avec chaque groupe par le biais d'un simple courrier électronique.

Contrairement aux listes d'amis qui sont strictement personnelles, les groupes et leurs listes de membres sont en revanche destinés à être partagés entre amis. Les nouveaux amis qu'a récemment rencontré un de vos amis auront ainsi accès aux contenus que vous partagerez sur votre groupe d'amis communs. Pour qu'un seul des membres d'un groupe d'amis n'accède à vos contenus, il faut donc créer un autre groupe sans celui-ci.Qui fait quoi ?

Après avoir simplifié le paramétrage de la confidentialité, Facebook lance également un nouveau tableau de bord offrant une meilleure visibilité sur les informations auxquelles les applications ont accès, ainsi qu'un bref historique des informations effectivement utilisées par celles-ci. On peut naturellement y modifier les paramètres d'une application ou bien en supprimer complètement.Téléchargez votre boite à chaussure géante

Une dernière fonction permet enfin de récupérer l'intégralité de ses informations ou contenus publiés sur Facebook dans une seule et même archive. Toute sa correspondance, publique ou privée, ses photos ou encore ses informations figurant sur son profil sont alors présentées sur une page à charger depuis son ordinateur, et non d'Internet. La sécurité est un semblant renforcée pour cette fonction, puisqu'il faut confirmer son mot de passe et répondre aux questions de sécurité pour y accéder, depuis la page "Paramètres du compte".

Toutes ces fonctions sont progressivement déployées dès aujourd'hui.
Monaco - La firme américaine profite de sa présence aux Assises de la sécurité pour définir un panel d'offres destiné aux professionnels. C'est donc à l'occasion de ce rassemblement des spécialistes de la sécurité en entreprise qu'IBM explique pouvoir désormais couvrir plusieurs domaines.Loïc Guézo, responsable des offres de sécurité de l'éditeur cherche donc à appuyer certains points : « notre offre va de la gestion de l'identité à la préservation des données via le chiffrement notamment en passant par la gestion des vulnérabilités par exemple. Un spectre suffisamment large pour répondre aux attentes ».

IBM se base sur le rapport X-Force de sa division sécurité pour expliquer que plus de la moitié des 4 396 nouvelles failles recensées cette année se trouvent sur les applications Web. « C'est un nouveau terrain de jeu pour les hackers » estime le responsable.

Plus précisément, le responsable d'IBM préfère évoquer la tendance en matière de demande. « Les besoins s'orientent à l'heure actuelle vers de la sécurisation des applications web. Nous intervenons avant et pendant le cycle de développement du logiciel. On le confronte même aux grandes vulnérabilités connues pour tester sa robustesse ». IBM Tivoli Prevention se charge ensuite d'organiser des tests d'intrusions en utilisant des exploits connus sur des vulnérabilités.

Ensuite, le suivi se fait de manière continue, assure Loïc Guézo « nous orchestrons une remontée des informations vers les développeurs afin de leur délivrer nos conseils ou nos notifications ». Un ensemble censé réduire la marge d'erreur des développeurs ainsi que les failles de sécurité… en principe.
le 07/10/2010 à 22:42
Opera intégrera le lecteur Flash
Lors du salon du CTIA, dédié aux technologies sans-fil, la firme Opera Software a annoncé avoir rejoint l'Open Screen project d'Adobe. Dévoilée en mai 2008, cette initiative a pour but d'unifier le lecteur Flash sur n'importe quel support, qu'il s'agisse de l'ordinateur, du smartphone, de la tablette ou de la TV connectée. L'Open Screen Project rassemble aujourd'hui 70 sociétés partenaires avec tous les grands noms de la scène technologique.

Ce rapprochement entre Adobe et Opera permettra de proposer un environnement unifié pour Flash 10.1 et version ultérieures auprès des clients des opérateurs et distributeurs OEM partenaires de l'éditeur nordique. Il devrait en résulter une meilleure ergonomie et un déploiement plus rapide des mises à jour. En effet, Opera prévoit d'embarquer directement le plugin au sein de son navigateur. Par extension, le lecteur devrait donc être disponible aussi sur les boitiers TV et consoles de jeux. Un peu plus tôt cette année, Google, également membre de l'Open Screen Project, avait aussi annoncé l'intégration du plugin au sein de Chrome.
La récente conférence de presse donnée par l'Hadopi a été l'occasion d'aborder la question des futurs logiciels labélisés. Ces programmes serviront à l'autorité à apprécier plus facilement le cas d'un internaute surpris en train de télécharger illégalement des contenus protégés par le droit d'auteur. Pour autant, rien ne dit à l'heure actuelle quand ils seront publiés.Question a donc été posée à l'auteur du premier texte sur les « spécifications fonctionnelles » (.pdf, feuille de route de conditions techniques) de ces logiciels, Michel Riguidel. Le chercheur à l'ENST, en déplacement aux Assises de la sécurité à Monaco, confirme qu'« à l'heure actuelle aucun logiciel ne peut être labélisé Hadopi vu que la consultation doit se terminer le 30 octobre. » A la question de savoir quand ces logiciels seront labélisés, M. Riguidel répond dans un style laconique : « ils arriveront en mars ou juin 2011, pas avant ». En attendant, les internautes devront donc montrer patte blanche autrement.

Pour autant, la question subsiste sur le contenu de ces logiciels. Même si aucune spécification n'existe encore, le professeur explique « je ne vais pas vous dire qu'ils seront contraires aux premières spécifications que j'ai énoncé dans mon projet ». Logique.

Le scientifique confirme donc les propos d'Eric Walter, le secrétaire général de l'Hadopi qui avait affirmé qu'aucun logiciel ne pouvait à l'heure actuelle garantir respecter les conditions requises.

Malgré cela, la question de la labellisation semble gêner certains éditeurs. Pourtant, d'autres évoquent cette question. C'est notamment le cas d'Olféo qui explique par la voie de son président, Alexandre Souillié que : « l'Hadopi n'est pas un sujet sexy pour les éditeurs. Nous avons émis des remarques au sujet de ces spécifications fonctionnelles, désormais nous attendons les réponses. Les logiciels retenus devront filtrer le P2P mais également les Url. De même, un peu à la manière d'un contrôle parental, ils pourront être homologués par l'AFNOR ».

D'ici cette labellisation, les internautes devront donc mettre tout en oeuvre pour sécuriser eux-mêmes leur accès au réseau local.
En début d'année, la firme norvégienne Opera Software annonçait le rachat de la régie publicitaire AdMarvel. Cette acquisition devrait permettre d'assurer un modèle économique relativement stable. Selon les termes de cet accord Opera versera la somme de 8 millions de dollars auxquels viendront s'ajouter 15 millions supplémentaires si certains objectifs financiers sont atteints après une période de deux ans.

Hier soir, Opera a annoncé que sa plateforme était désormais ouverte aux annonceurs. Baptisée Open Mobile Ad Exchange cette dernière devrait donc se placer face à iAds d'Apple ou encore AdMob de Google. Selon Opera Software, les annonceurs ainsi que les opérateurs mobiles, avec lesquels la firme entretien divers partenariats, devraient pouvoir publier leurs publicités auprès de 66,5 millions de mobinautes. La plateforme propose également des outils de gestion pour les campagnes publicitaires ainsi que des rapports de trafic en temps réel.

Distribué gratuitement pour les utilisateurs de Windows Mobile, Android, BlackBerry, iPhone, Maemo, Symbian S60 ou n'importe quel téléphone compatible Java, le navigateur Opera Mini enregistre continuellement une forte croissance. Il faut dire qu'Opera fut l'une des premières sociétés à proposer la compression des pages web avant de les retourner aux mobinautes pour une navigation plus rapide. Ces douze derniers mois le nombre de pages vues affiche d'ailleurs une hausse de +143,2%.

Pour de plus amples informations sur Open Mobile Ad Exchange, rendez-vous ici.
Alors que Yahoo s'apprête à migrer vers les outils de Microsoft AdCenter dès lundi aux Etats-Unis, le portail de Sunnyvale a annoncé avoir racheté la firme Dapper spécialisée dans l'optimisation de la publicité contextuelle. Si Google possède une telle technologie pour les liens sponsorisés, il s'agit cette fois de rendre les annonces graphiques (display) plus pertinentes selon le contenu de la page web visitée par l'internaute.

Cette acquisition s'inscrit dans la stratégie globale de Yahoo! autour des médias sur Internet. D'une part les chercheurs de Yahoo! ont développé des algorithmes capables de déterminer les sujets chauds du moment. Par la suite, Yahoo! sera en mesure de proposer ces sujets auprès de sa base de bloggueurs d'Associated Content. L'utilisation des interfaces de programmation de différents réseaux communautaires comme Facebook et Twitter devrait donner plus de visibilité au contenu. Finalement, avec la technologie de Dapper, Yahoo sera en mesure de retourner de la publicité contextuelle pour chacun des articles, une valeur ajoutée incontestable pour les annonceurs qui devraient de leur côté enregistrer un taux de clics plus élevés et donc potentiellement plus de visibilité sur leurs produits.

Au mois de juillet Yahoo avait lancé une expérimentation avec le blog UpShot sur Yahoo! News. Le contenu de ce média est précisément déterminé par l'analyse des mots-clés tapés au sein du moteur de recherche.
Outre l'aspect pratique et les polémiques qu'il entraîne, le service Street View de Google est également une mine d'images et d'anecdotes insolites qui contribuent clairement à sa popularité. Pourtant, dans certains cas, Street View a tendance à franchir une limite douteuse et on ne parle pas là de l'affaire des données WiFi, mais de scènes de crime très violentes photographiées par une Google Car et mises en ligne sur le service.

Lancé la semaine dernière au Brésil, Street View s'est rapidement vu confronté à une vague de signalements de la part des utilisateurs du monde entier, tombés lors de leur visite virtuelle du pays sur des images très choquantes de scènes de crime au bord de la route.

Dans le premier cas, la Google Car a longé le périmètre de sécurité mis en place par la police de Belo Horizonte, où une foule de badauds agglutinée sur un trottoir observait un sac plastique sous lequel on devinait un corps. Dans le second cas, la voiture a longé le corps, chichement recouvert d'un drap, d'un homme qui se serait fait écraser par un véhicule à Rio de Janeiro.Des prises de vue rapidement supprimées du service par Google, mais qui font tout de même le tour du Web et surtout des autorités et des médias brésiliens, qui voient d'un très mauvais oeil cette exposition des rues du pays au monde entier. Si ces scènes de crime sont sans aucun doute les images les plus choquantes qui ont fait leur apparition sur le service, d'autres images douteuses ont également été relevées par le site Estado de Minas, comme celles d'une femme en bikini transparent très suggestif, d'un homme malade en pleine rue ou encore des scènes de baisers torrides.

"Les citoyens risquent de voir dans certaines images proposées par Google Street View une violation de leur vie privée et de leur intimité, et vont demander une indemnisation pour le dommage subit, en plus du retrait des photos" explique l'avocat spécialiste du Web Alexandre Ateniense. Par ailleurs, ce dernier s'inquiète également des problèmes que pourraient causer la présence de certaines images dans le cadre d'enquêtes policières.Au-delà de ces évidences, on peut également se poser légitimement la question concernant le contrôle des images réalisé par Google après la numérisation des rues visitées. Ce n'est pas la première fois que le service capture des images à fort impact : on se souvient de l'affaire du corps de Worcester au Royaume-Uni, un mystère qui s'était soldé par une heureuse conclusion mais qui avait déjà de quoi laisser dubitatif quant à la façon dont Google valide les images capturées par les Google Cars avant leur mise en ligne. A noter que, après la médiatisation de cette histoire dans laquelle une fillette s'était amusée à "faire la morte" lors du passage de la voiture les images avaient également été supprimées du service.

Le Brésil est le premier pays d'Amérique Latine à accueillir Street View, mais face à cette nouvelle polémique, il y a fort à parier que les pays voisins montreront certaines réticences face aux voitures de la firme de Mountain View.
Dans un entretien publié lundi, Keith Bergelt, PDG de l'Open Invention Network, soulignait que la position de Microsoft au sein de la communauté open source restait plutôt ambivalente. D'une part la firme de Steve Ballmer a mis a disposition le répertoire CodePlex, d'autre part, Microsoft reste relativement agressif face aux violations de propriété intellectuelle.

De passage à Paris la semaine dernière à l'occasion de l'Open World Forum, James Utzschneider est le successeur de Sam Ramji et responsable des produits open source pour les départements Services, Ventes et Marketing. Interrogé par nos soins, James Utzschneider revient sur cette ambivalence et les pratiques mises en place au sein de Microsoft.


Qui décide si telle ou telle portion de code doit être publiée en open source ?

James Utzschneider : Ce sont les différentes équipes qui décident entre elles de manière autonome. Par exemple récemment l'équipe de Windows Live a choisi de partager le code de Windows Live Spaces pour migrer les utilisateurs vers Wordpress. Les décisions sont prises indépendamment du reste de la société.

Donc personne ne peut y mettre un véto ?

J.U : Non personne en effet.

Quelles sont les raisons principales pour ne pas publier de code en open source ?

J.U : Si nous prenons l'exemple de l'équipe d'Internet Explorer, il y a deux ans le navigateur n'était pas vraiment perçu d'un très bon oeil. Beaucoup de gens avançaient que Microsoft devait utiliser le moteur de rendu de WebKit pour une meilleure conformité aux standards du web. Nous avons plutôt décidé de continuer le développement en interne pour rester compétitifs en offrant la meilleure prise en charge possible des standards du HTML5.

Mais cela n'aurait-il pas été plus rapide de publier le code en open source ?

J.U : Non grâce à notre équipe de développement technique nous sommes les premiers sur le marché à proposer un navigateur qui prenne en charge à la fois les spécificités du HTML5 et l'accélération matérielle. Nous sommes les premiers devant Chrome, Firefox ou Safari. Ca ne veut pas dire que nous n'aimons pas l'open source. Nous avons largement changé d'attitude sur le sujet et nous sommes plus ouverts mais ce n'est pas pour autant notre religion.

Après les démêlés judiciaires avec TomTom, l'Open Invention Network a racheté plusieurs brevets à Microsoft. Comptez-vous leur en vendre d'autres ou travailler avec eux ?

J.U : Je n'ai pas de commentaires à faire la-dessus. Et pour être franc je n'en ai aucune idée.

Au mois de mai vous avez publié deux outils pour lire et écrire le fichier PST d'Outlook. Avez-vous eu des retours de développeurs ?

J.U : Oui tout à fait nous avons eu beaucoup de retours. Les gens n'en parlent pas forcément. Prenez par exemple Apple, eux restent également très discrets la-dessus. Si vous recevez un document créé sur Microsoft Office en pièce jointe dans un email sur l'iPhone ou l'iPad, vous pourrez le lire sans problème. C'est parce qu'Apple a implementé OpenXML. Ils auraient pu choisir PDF mais ils ont utilisé notre technologie.

Au regard des efforts de Microsoft sur JQuery, HTML5 ou même PHP, cela fait-il sens de conserver une technologie fermée comme Silverlight ?

J.U : Oui nous faisons souvent cela. C'est pour cela que nous proposons huit ou neuf kits de développement. Si vous prenez l'application Silverlight créées lors des jeux Olympiques de Vancouver, c'était vraiment une merveille technologique. C'est juste une expérience différente de celle avec HTML5. Finalement les utilisateurs s'en fichent un peu de savoir si c'est du HTML5 ou du Silverlight.

Et quant est-il des produits pour le grand public, pourrions-nous voir le protocole Jabber sur Windows Live Messenger ?

J.U : Vous savez sur la dernière version de Windows Live Messenger nous proposons déjà quarante réseaux communautaires différents via le protocole OAuth. Je trouve ça déjà plutôt cool. Nous essayons de répondre aux demandes des consommateurs du mieux que nous pouvons en utilisant différents formats et protocoles.

Je vous remercie
Depuis quelques temps plusieurs rumeurs spéculent sur l'introduction prochaine du moteur de recherche Bing au sein de la prochaine version du navigateur Firefox. En ce sens le service de Microsoft rejoindrait donc Yahoo! et Google ; ce dernier conservant sa place par défaut. Le magazine Forbes rapporte les propos de Jay Sullivan, vice-président de la division mobile de Mozilla, qui confirme des accords avec Microsoft. M. Sullivan explique qu'il s'agit-là d'une initiative s'accordant avec la part de marché croissante du moteur de recherche et un moyen de répondre plus précisément aux attentes des internautes.

Pour Mozilla, il s'agit également de divertir ses revenus. Aujourd'hui, Google est placé en tant que moteur par défaut au sein de Firefox. En contre-partie, la firme de Mountain View reverse une part des revenus générés au travers des requêtes des internautes, une somme qui représente entre 80 et 90% des revenus de la fondation. Cependant la croissance du navigateur Chrome pourrait représenter une certaine menace pour l'avenir de ce partenariat dont l'échéance est prévue dans le courant de l'année 2011.

Mozilla entretient des accords financiers avec Google et Yahoo! Sans plus de précisions Jay Sullivan ajoute qu'un contrat similaire a été signé avec Microsoft. D'ailleurs Amazon, eBay financent également la fondation mais Wikipedia semble épargné. Au coeur de cette affaire, Forbes soulève la dualité de cette situation. La fondation Mozilla aurait-elle fait l'impasse sur les "attentes des internautes" si Microsoft avait refusé de payer ? Quoiqu'il en soit, en trouvant sa place au sein de Firefox, Bing s'impose comme un véritable acteur sur le marché des moteurs de recherche. Selon les dernières données de NetMarketShare, Bing aurait 3,25% de parts de marché à travers le monde derrière le chinois Baidu (4,96%) et devant Ask (0,7%). Aux Etats-Unis, Bing est déjà passé devant Yahoo! Search.
L'affaire agite le Web depuis ce matin et quelques doutes planent encore sur l'authenticité de la chose, mais il semblerait bien que la cyber-identité du premier "client" de l'Hadopi soit désormais connue : il s'agirait d'un internaute connu sous le pseudonyme de TuNi54, un abonné d'Orange qui aurait reçu le fameux courriel hier soir.

C'est le bloggeur Korben qui a révélé le premier cette affaire, depuis décortiquée par bon nombre d'internautes et de médias bien déterminés à s'assurer de sa validité. Expédié par l'adresse cpd-hadopi@hadopi.com première source de débat puisque le site officiel de l'Hadopi est en .fr le mail est conforme au modèle présenté la semaine dernière par la Haute Autorité, ainsi qu'aux indications relevée sur son site Internet. L'Hadopi, contactée par Numerama, s'est refusée à tout commentaire concernant ce mail et l'adresse utilisée, ne souhaitant "pas divulguer d'indice qui permettrait de valider ou d'invalider l'authenticité d'informations personnelles d'un éventuel abonné averti".

De son côté, la Quadrature du Net, qui organisait depuis peu un "grand jeu-concours d'emails Hadopi" a sacré TuNi54 grand vainqueur et lui offrira, en plus d'un tee-shirt, "Une adresse IP de la société de police privée du Net Trident Media Guard" ou encore une suggestion de réponse à envoyer à Hadopi.

Véridique ou pas, l'accueil fait à ce premier mail de remontrances recommandations a un goût véritablement festif sur le Net français, preuve s'il en fallait que la campagne menée par l'Hadopi a bien du mal à être prise au sérieux. Et quand on ajoute à cela le fait que Free pratique une "désobéissance légale" en ne communiquant pas les mails de la Haute Autorité à ses abonnés, on se dit qu'il y a du rififi chez Hadopi.
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