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le 09/10/2007 à 23:08
Les spammeurs détournent Youtube
Les spammeurs ne sont jamais à court d'idées quand il s'agit de polluer les boîtes électroniques avec (bien souvent) des attrapes-nigauds. Dernièrement, des spammeurs ont ainsi utilisé une mini-faille dans le service de partage vidéo de Google : Youtube. Grâce à son utilisation, ils ont effectivement réussi à envoyer des publicités non-sollicitées avec comme adresse de l'expéditeur service@youtube.com.

Les spammeurs cherchent ainsi à abuser de la confiance de l'internaute en faisant passer pour une source jugée « saine » (Youtube dans le cas présent). Pour cela, ils contournent le module du service de vidéo qui permet d'inviter un ami sur Youtube en lui envoyant un email. Elle permet, en outre, de passer au travers des filtres antispam puisque l'adresse service@youtube.com apparait comme une adresse tout à fait légitime.

En attendant une probable réaction de Youtube, il est conseillé de ne pas trop se fier aux messages en provenance de "service@youtube.com"...
L'Institut National de la Consommation, l'INC, remet en question la consommation électrique des diverses « box » Internet dans l'édition d'octobre de son mensuel 60 Millions de consommateurs. Dans un dossier consacré aux fournisseurs d'accès à Internet français, l'INC pointe en effet du doigt ce qui est qualifié de véritable treizième mois. Selon l'institut, la consommation électrique des offres triple play peut coûter jusqu'à 30 euros par an, un coût qui est difficilement modulable vers le bas, les « box » ne pouvant être éteintes, sous peine de ne plus avoir ni téléphone ni Internet alors que les décodeurs TV accompagnant ces offres possèdent pour la plupart un illusoire mode de mise en veille, dans lequel l'appareil consomme autant qu'en fonctionnement. A ce sujet, seuls Neuf et Télé2 proposent des décodeurs qui peuvent être totalement éteints, faisant ainsi tomber la consommation électrique annuelle à respectivement 11 et 12 euros.

D'après les relevés de l'INC, les mauvais élèves sont Free et Darty avec une consommation électrique de 22 euros pour le premier et de 29 euros pour le second ! Alice et son Alicebox coûteraient 19 euros par an alors que la Livebox d'Orange consomme pour 16 euros d'électricité sur une année complète. Pour ses mesures, l'INC prend en compte la consommation du modem (la box) ainsi que la consommation du décodeur TV. La première est effectuée sur une période de trois heures, la seconde sur une période de quatre heures. Il faut naturellement relever que les Freebox et Dartybox disposent toutes deux d'un disque dur, à l'inverse des autres box retenues par l'INC.
Pour la première fois de sa courte histoire, le cours de l'action Google vient de passer le cap des 600 dollars. Introduite le 19 août 2004 à un prix unitaire de 85 dollars, l'action GOOG a terminé la journée de lundi à 609,62 dollars, un montant plus de sept fois supérieur à son cours de départ, qui permet au groupe de Mountain View de revendiquer une capitalisation boursière de plus de 190 milliards de dollars. La valorisation de Microsoft, numéro un mondial des éditeurs, n'est que 1,5 fois supérieure à celle de Google puisqu'elle s'établit à 280 milliards de dollars.

Si l'histoire boursière des géants du Web est souvent parsemée de hauts et de bas, comme en témoigne la courbe hésitante de l'action Yahoo en 2007, Google peut se targuer d'enregistrer une croissance quasi-continue depuis son entrée au NASDAQ. En moins de 24 heures, l'action dépasse la barre des 100 dollars. En moins d'un an, le titre franchir les 300 dollars, avant d'atteindre 400 dollars en novembre 2005 puis 500 dollars en novembre 2006.

Devenu numéro un mondial de la recherche en ligne grâce à un moteur efficace et redoutablement sobre, Google est parvenu à transformer le concept de liens sponsorisés mis au point par Overture - désormais propriété de Yahoo! - en une incroyable manne financière, qui compte aujourd'hui pour plus de 90% de ses revenus. A cela s'ajoute la récente acquisition de la régie DoubleClick qui, bien que soumise à l'approbation des autorisés antitrust américains et européennes, permettra à Google d'étendre son influence dans le domaine de la publicité en ligne. Aujourd'hui, la firme de Mountain View décline ses activités de recherche dans de nombreux domaines allant de la géolocalisation à l'actualité en passant par le projet Google Books de constitution d'une bibliothèque numérique des savoirs.

Aujourd'hui, le moteur de recherche affiche ses ambitions en Chine, considérée comme le nouvel eldorado de l'Internet mondial, et affirme être en train de combler son retard sur son principal concurrent local, Baidu. Comme Yahoo avait tenté de le faire début 2006 avec Yahoo Go, la firme prépare également sa percée dans l'univers des téléphones mobiles. La rumeur lui prêtait la mise au point d'un "Google Phone", mais il semblerait que Google se contente de mettre au point une suite logicielle réunissant ses applications et services les plus populaires qu'il proposerait aux fabricants de terminaux. Ainsi la société compte-t-elle se positionner comme un intermédiaire incontournable entre l'internaute mobile et le Web, multipliant au passage les recettes publicitaires.

Où s'arrêtera Google ? D'après la banque Bear Stearns, le cours de l'action Google devrait dépasser 700 dollars d'ici 2008. Ses analystes prévoient par ailleurs pour 2012 un chiffre d'affaires annuel de plus de 75 milliards de dollars, six fois supérieur à ce qu'enregistre actuellement la firme.
Plate-forme de partage de vidéos, Dailymotion complète son dispositif de protection des contenus sous copyright avec la technologie "Signature" développée par l'Institut national de l'audiovisuel (Ina).

Grâce à ce marquage (video fingerprinting), les contenus préalablement signés par un producteur ou un diffuseur (Canal+...) devraient être détectés automatiquement avant leur mise en ligne sur Dailymotion, puis rejetés. Intégrée aux 6 versions localisées du site, la technologie vient compléter le dispositif d'ores et déjà mis en place par Dailymotion, du blocage de vidéos au marquage audio.

Comme Youtube cet été, Dailymotion réaffirme contribuer au respect des droits d'auteur. Par ailleurs, la société française déclare, dans un communiqué, privilégier les contenus fournis par ses partenaires médias et ceux conçus à travers "MotionMaker". Le programme compterait, à ce jour, 1.800 créateurs.

Créé en février 2005 par Benjamin Bejbaum et Olivier Poitrey, Dailymotion est, derrière l'américain YouTube, le second site de partage de vidéos en ligne au niveau mondial avec 27 millions de visiteurs uniques en mai 2007 (+10% sur un mois), selon comScore World Metrix.
Nouveau venu dans le monde des plates-formes photo, le site Kizoa (actuellement en version Bêta) n'est toutefois pas un énième site d'hébergement et de partage de photos. Il se différencie de ses homologues de type Flickr, Kodak Gallery, et autres Picasa en se focalisant sur la création de diaporamas et de montages photo.

Kizoa offre en effet un panel assez impressionnant de transitions, d'encarts de texte, d'animations et d'effets qui permettent d'enrichir ce qui aurait été sans cela une simple succession de photos. Pour réaliser un diaporama, il suffit de glisser / déposer les photos dans la bande de montage puis d'insérer – de même façon – des transitions et des effets entre et sur les clichés retenus, tout cela de façon assez ergonomique donc. Les seuls vrais regrets viendront du fait que le site ne propose pas le code nécessaire à l'insertion du diaporama dans une page Web, ou encore qu'il ne permette pas d'exporter et de sauvegarder sous forme de vidéo les montages ainsi réalisés. Le diaporama devra nécessairement être visualisé sur la plate-forme dans la taille de votre choix comprise entre 400 x 300 et 800 x 600 pixels, le lien pouvant être envoyé par mail à un contact directement depuis la page du site.

L'accès aux services de Kizoa nécessite une inscription gratuite suivie de la création d'un groupe (ou bien l'adhésion à un groupe existant). Le site permet ensuite de conserver jusqu'à 1 Go de photos en ligne. A noter que le service montage / diaporama est complété par des fonctions de retouche (recadrage, luminosité et contraste, ajout de filtres…) suffisamment complètes pour éviter d'avoir à se tourner vers un site spécialisé du type FotoFlexer, Picnik et Snipshot. Plusieurs exemples de diaporamas sont accessibles depuis le bas de la page d'accueil de façon à donner aux curieux une idée de ce qu'ils peuvent réaliser.
Si eBay et son service de paiement Paypal ont connu un essor très important ces dernières années, les abus visant les utilisateurs de ces sites ont, eux aussi, vu leur nombre croître de manière inquiétante. Le phishing notamment, cette technique qui consiste pour un pirate à récolter des informations bancaires confidentielles via l'envoi d'un email frauduleux, inquiète de plus en plus les banques et les services de paiement en ligne comme Paypal.

Pour contrer ce genre d'attaques visant ses utilisateurs, Yahoo s'est donc engagé dernièrement à ce que ce type d'emails tendant à extorquer des informations privées soient filtrés par ses serveurs, via la technologie DomainKeys, développée par ses soins. Fonctionnant de façon similaire au SenderID de Microsoft, employé sur ses serveurs de messagerie Hotmail, la technologie DomainKeys consiste à vérifier si tous les messages émanant d'un domaine particulier possèdent bien la clé associée à ce domaine, sans quoi le message est supprimé. Notez que ce système est indépendant du serveur SMTP et peut également alimenter les définitions des filtres anti-spams afin de préciser les sites de confiance.

Logo Yahoo
Alors que Paypal et eBay utilisent cette technologie depuis 2006, Yahoo a donc décidé d'en faire profiter le plus grand nombre en l'incorporant dans sa messagerie. Cet accord entre eBay, Paypal et Yahoo est le premier partenariat impliquant un webmail grand public et symbolise la prise de conscience générale du danger que représente le phishing.
A l'heure actuelle, les moteurs de recherche de renommée mondiale que sont Yahoo!, Google ou Windows Live Search se livrent à une course effrénée pour offrir de plus en plus de services aux utilisateurs. Et si les internautes donnaient un peu au lieu de recevoir ? C'est l'idée de l'économie solidaire, celle dont est imprégné un moteur de recherche d'un genre nouveau, Veosearch.

Le principe de ce site : reverser 50% des recettes publicitaires générées par vos recherches à des associations soutenant le développement durable. D'un point de vue technique, ce moteur de recherche s'appuie donc sur les résultats de Yahoo!, Exalead, Google ou encore Ask et propose les thèmes de recherches classiques que sont le Web, les images, les blogs, les vidéos et Wikipedia.

Construit pour que vous donniez "du sens à vos recherches", Veosearch propose en page d'accueil l'éco-conseil du jour en partenariat avec le Ministère de l'Ecologie, ainsi qu'un lien vers les vidéos présentant les diverses associations affiliées, comme le WWF, le Sidaction ou ATD Quart-Monde. Un compteur de la somme collectée et du nombre de recherches effectuées est également disponible, incitant les internautes à être partie prenante de cet effort de solidarité. A l'heure actuelle, quelque 1 122 786 recherches ont été effectuées pour 2 246 euros collectés, ce qui représente 0,2 centime la recherche.

En plus de la simple recherche qui génèrera automatiquement un don, vous pouvez également, via une inscription très rapide, soutenir un projet (présenté par un petit clip) et ce, d'un simple clic, pour diriger de façon privilégiée les dons que vous générez vers des associations qui vous tiennent à coeur. Un tri par thème (économie, environnement, social) est disponible, ainsi qu'un tri secondaire proposant les projets les plus soutenus ou les plus financés, alors que la logique imposerait peut-être de mettre au contraire les associations qui ont le plus besoin d'argent. Ces projets sont au nombre de 14 pour le moment, mais gageons que ce chiffre grandira rapidement.
Certes, le réseau Internet n'est pas particulièrement développé en Corée du Nord. On pourrait même dire qu'il est quasi inexistant, puisque seules quelques élites ont droit à cette porte ouverte vers l'extérieur. Ce qui n'empêche pas Kim Jong-Il, l'actuel dirigeant de la Corée du Nord, de se considérer comme un "expert de l'Internet", d'après les propos rapportés par l'agence Associated Press.

54 ans après la fin de la guerre, les deux Corée tentent désormais de trouver un terrain d'entente et de s'engager dans la voie de la réconciliation. Réunis cette semaine pour le deuxième sommet organisé entre le Nord et le Sud, Ki Jong-Il et son homologue Roh Moo-hyun ont étudié différentes pistes permettant aux deux pays de se rapprocher. La coopération économique constitue l'une de ces pistes, et certaines entreprises sud-coréennes sont déjà installées dans des zones industrielles de villes de la Corée du Nord.

Le président sud-coréen Roh Moo-hyun a justement profité de cette rencontre pour demander à Kim Jong-Il s'il ne serait pas possible que ces entreprises aient un accès à Internet, ce qui permettrait à la zone de se développer. "Je suis également un expert de l'Internet", aurait déclaré le leader nord-coréen. "Je suis d'accord pour ne relier que la zone industrielle, mais le fait de relier les autres régions du Nord poserait de nombreux problèmes. Si les problèmes sont résolus, il n'y a pas de raison de ne pas ouvrir" un accès à Internet, aurait-il ajouté.

A quels problèmes peut-il être fait allusion ? Si l'on évoque souvent les méthodes du gouvernement chinois, qui ne redoute pas la censure et lutte de façon musclée contre les mouvements de dissidence qui prennent naissance sur le Web, le régime de Kim Jong-Il n'est pas en reste. En Corée du Nord, seules quelques poignées de personnes accèdent aujourd'hui aux réseaux de téléphonie, de télévision ou de télécommunications internationaux. Le gouvernement craindrait-il les effets délétères de l'Internet sur ses administrés ?
Le fournisseur d'accès à Internet Alice a, depuis hier, étoffé son offre de vidéo à la demande par une formule de SVOD (pour subscription video on demand), c'est à dire de la VOD par abonnement. Après avoir lancé son offre de vidéo à la demande en décembre dernier en partenariat avec Virgin Mega, la filiale de Telecom Italia aura donc suivi la voie tracée par Orange et Free il y a quelques mois.

Le principe : pour 4,99 euros par mois, les abonnés d'Alice vont pouvoir profiter des programmes que l'opérateur propose dans sa formule. Au menu, les catalogues de Tiji pour les plus petits (avec Les Télétubbies ou Petit Ours Brun), Jetix (avec Totally Spies ou les Pokémon) et Cartoon Networks (avec Naruto ou les Transformers) pour les 6-12 ans, et Canal J (pour les 8-14 ans), avec des titres comme Yu-Gi-Oh! ou Titeuf. Autant dire qu'Alice a pour le moment axé son service vers les plus jeunes. Notez que chacun de ces catalogues est composé d'une trentaine de vidéos, renouvellées mensuellement.

Disponible depuis hier via le canal 100 ou touche VOD de la télécommande de la AliceBox, cette offre n'est en revanche accessible qu'aux abonnés dégroupés qui ont accès au service de télévision de l'opérateur, à savoir ceux dont le débit égale ou dépasse les 7 Mbps en ATM. Joint par nos soins, la société a déclaré que ce choix se basait sur la politique de qualité du groupe.

Au niveau de l'évolution du service, il est prévu qu'une formule cinéma vienne compléter celle déjà mise en place. Après Orange et Free, Alice est donc le troisième fournisseur d'accès à Internet à investir dans la vidéo à la demande par abonnement, plus attrayante par ses tarifs que les offres VOD classiques, qui restent encore assez onéreuses.
Jammie Thomas, 30 ans, est la première à avoir décidé d'aller jusqu'au procès plutôt que de passer un accord avec les six maisons de disque qui l'accusaient d'avoir téléchargé et partagé sur le réseau de P2P Kazaa quelque 1.700 morceaux de musique. Bien décidée à faire valoir son innocence, elle a affirmé devant la Cour qu'elle n'avait pas téléchargé ces titres et qu'elle n'avait même jamais installé le logiciel Kazaa. Ses arguments n'ont manifestement pas été entendus puisqu'elle vient d'être condamnée à verser aux plaignants la somme de 220.000 dollars.

Initialement accusée d'avoir téléchargé 1702 titres, Jammie Thomas devra finalement verser 9.250 dollars pour chacun des 24 morceaux sur lesquels l'accusation s'est concentrée. Il a été retenu que ces fichiers avaient été téléchargés, mais également partagés sur le réseau, ce que le tribunal a considéré comme une violation directe du droit d'auteur. L'accusée aura toutefois bénéficié de circonstances atténuantes puisqu'il a été décidé que cette violation n'était pas volontaire dans la mesure où elle ne savait pas forcément qu'elle rediffusait les fichiers qu'elle téléchargeait. Le cas échéant, la condamnation aurait pu être portée à 150.000 dollars par morceau.

Bien que Jammie Thomas ne se soit pas encore prononcée au sujet d'un éventuel recours en appel et que son avocat ait refusé de faire le moindre commentaire, associations de défense de libertés sur Internet comme l'Electronic Frontier Foundation (EFF) et cabinets d'avocat spécialisés dans le droit du copyright seraient déjà entrés en contact pour que l'affaire n'en reste pas là. Certains estiment qu'il y a tout à fait matière à un appel et que le jugement pourrait être révisé.

Cindy Cohn, directrice juridique de l'EFF, qualifie ce verdict de "renversant", et rappelle que les lois sur le copyright ont été conçues pour des spécialistes dans la contrefaçon de masse et non pour des pirates à la petite semaine. "Je pense que ce verdict est le signe que les lois sur le copyright ont besoin d'être ajustées de façon à coller à la réalité d'aujourd'hui", explique-t-elle à News.com. En attendant, cette première condamnation marque une victoire certaine pour l'industrie américaine de la musique, dont les membres aimeraient que les internautes comprennent qu'ils ne peuvent télécharger de la musique en toute impunité.
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