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Comme chaque année, Reporters Sans Frontières analyse dans son Classement mondial de la liberté de la presse les manquements aux libertés de la presse pays par pays. Pour 2007, RSF dresse un constat peu glorieux. "Depuis le 1er janvier 2007, treize journalistes et quatre collaborateurs des médias on perdu la vie dans l'exercice de leur fonction. Au 20 mars 2007, 141 professionnels des médias sont toujours emprisonnés pour avoir simplement voulu nous informer", indique en préambule de son rapport l'association créée en 1985.

Pour 2007, RSF remarque qu'Internet occupe une place de plus en plus importante dans les atteintes à la liberté d'expression. Les médias ne seraient plus seuls à subir la censure, rejoints par les blogueurs dans de nombreux pays où l'on réprime la "cyberdissidence". "De plus en plus de gouvernements ont pris la réelle mesure du rôle essentiel que peut jouer Internet dans le combat pour la démocratie et mettent en place de nouveaux moyens de censurer le Réseau", remarque ainsi RSF.

L'Erythrée, petit état situé au Nord de Djibouti, détrône la Corée du Nord au palmarès des pays dans lesquels les libertés de la presse sont les moins respectées. Dans la queue du peloton, composé des 169 pays dans lesquels suffisamment de données ont pu être recueillies, on retrouve des pays connus pour leurs méthodes de lutte contre la liberté d'expression, à commencer par la Chine, Cuba ou l'Iran. La Birmanie, que pourrait sanctionner l'Union européenne suite à la répression du mouvement populaire contre la junte, obtient la 164e position du classement.

La France gagne quant à elle six places pour se positionner en 31e position. "Les journalistes ont été épargnés des violences qui les avaient touchées fin 2005 lors d'un conflit syndical, en Corse, et pendant les manifestations dans les banlieues. Cependant, de nombreuses inquiétudes demeurent en raison de cas de censure persistants, de perquisitions dans des rédactions et d'un manque de garanties concernant la protection du secret des sources", commente RSF.

Monopole étatique dans la fourniture d'accès à Internet ou dans les médias, atteintes contre la personne des journalistes, actes de censure, pluralisme politique, ouverture du pays aux journalistes étrangers ou respect du secret des sources journalistiques sont quelques-uns des critères étudiés par RSF lors de l'élaboration de ce classement.
Paradis du téléchargement illégal, les newsgroups sont désormais dans le collimateur de l'industrie du disque américaine. Forte d'une première victoire face aux utilisateurs des réseaux P2P, l'association qui défend les intérêts des maisons de disque aux Etats-Unis attaque en justice le fournisseur d'accès Usenet.com, dont les services sont utilisés pour le téléchargement de millions de fichiers soumis au droit d'auteur.

Dans sa plainte, la RIAA considère que les newsgroups constituent un moyen redoutablement efficace de se procurer des fichiers musicaux sans l'accord des ayant droits et reproche à Usenet.com d'encourager ses utilisateurs au téléchargement illégal. Elle réclame donc une injonction permanente à l'encontre de Usenet.com, qui dispose des moyens techniques de filtrer les contenus proposés à ses abonnés, ainsi que le versement de dommages et intérêts destinés à indemniser les quatorze maisons de disque représentées dans cette affaire, au nombre desquelles on retrouve Sony BMG, Universal ou Warner.

Usenet et les newsgroups sont à l'origine un ensemble de protocoles permettant la mise en place de forums de discussion décentralisés, où les messages envoyés par les utilisateurs sont stockés sur un serveur avant d'être répliqués sur d'autres machines du réseau à partir desquels ils seront accessibles à d'autres utilisateurs abonnés à ce groupe de discussion (newsgroup). Initialement conçus pour échanger des messages textes, les newsgroups permettent également de faire transiter des fichiers non texte, dits fichiers binaires et l'on trouve désormais des groupes dédiés à l'échange de films, de jeux vidéo, de logiciels ou de musique.

Les fournisseurs d'accès vendent à leurs clients un accès aux newsgroups, et répliquent sur leurs propres machines une partie des contenus stockés sur les serveurs de discussion populaire. En pratique, l'accès ces serveurs permet un téléchargement extrêmement rapide et anonyme. Certains vont même jusqu'à proposer le chiffrement de la connexion (SSH) de façon à ce que l'utilisateur ait un total sentiment d'impunité. Proposé par certains FAI comme Free, l'accès aux newsgroups est généralement facturé. Usenet.com propose par exemple une offre à 18,95 dollars par mois ouvrant droit à un téléchargement illimité.

Du point de vue de la RIAA, Usenet.com tire ses revenus de la fourniture d'accès à un service de téléchargement illégal. Déjà pointée du doigt par les studios hollywoodiens, la société se présente comme un simple fournisseur d'accès et décline toute responsabilité. Les conditions d'utilisation du service interdisent effectivement la diffusion ou la propagation de fichiers soumis au droit d'auteur sur les newsgroups.

Ce ne sont pourtant pas les tournures publicitaires employées par Usenet.com qui dissuaderont les utilisateurs de télécharger des contenus soumis au droit d'auteur sur les newsgroups. "Chut... Nous pensons que ce que vous faites sur Internet ou sur Usenet ne regarde que vous. Nous n'enregistrons pas les activités de nos utilisateurs", indique la firme sur sa page d'accueil. Elle y vante également les 3 To de données proposés à ses utilisateurs et parle de plus de deux millions de fichiers.

La RIAA devrait vraisemblablement s'appuyer sur la jurisprudence Grokster pour tenter d'obtenir gain de cause dans cette affaire. En juin 2005, il avait été reconnu que la responsabilité d'un éditeur ou d'un hébergeur peut être engagée lorsque celui-ci encourage au téléchargement illégal et ne prend pas les mesures qui s'imposent pour juguler les actes de contrefaçon commis par son intermédiaire.

Si cet argument prévalait face au Digital Millenium Copyright Act, qui lui protège un hébergeur tant qu'il accepte de supprimer les contenus illégaux de ses serveurs lorsqu'on les lui signale, la RIAA pourrait engager des poursuites contre l'ensemble des fournisseurs d'accès aux newsgroups.
Après avoir signé un contrat important avec la maison de disque Sony BMG, le service d'écoute de musique gratuite sur Internet, Deezer signe avec la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France).

Grâce à ce nouvel accord, le service va pouvoir diffuser des musiques d'artistes indépendants. C'est ainsi plus de 900 000 tires qui vont être ajoutés au jukebox en ligne Deezer via cette annonce. Le tout sera associé à l'outil "SmartPlaylist" qui permet de créer sa propre programmation musicale à partir d'une liste d'artistes et de titres suggérés.

Pour rappel, Deezer est un service gratuit qui est entièrement financé par la publicité. Lancé il y a quelques semaines, Deezer doit déjà faire face à un différend juridique avec la maison de disques Universal qui n'a visiblement pas apprécié son association avec le fournisseur d'accès à Internet Free.
Dominé par Google sur le marché des outils de recherche et de la publicité en ligne, Yahoo plie, mais ne rompt pas. Au troisième trimestre de son exercice fiscal 2007, le bénéfice net du portail Internet américain a légèrement reculé, passant de 151,3 millions de dollars (11 cents par action) à 158,5 millions de dollars un an plus tôt. Le chiffre d'affaires brut du groupe, en revanche, a augmenté de 12% sur la période à 1,77 milliard de dollars.

Cette progression reste cependant très inférieure à la croissance du marché de la publicité en ligne (+25% en 2007 à 33,7 milliards de dollars, selon ZenithOptimedia). Chahuté par Google mais également par Microsoft et AOL sur ce terrain, Yahoo cherche un second souffle. "Sur les trois derniers mois, nous avons mené une révision en profondeur de nos activités et du marché. Nous avons pris des décisions stratégiques pour investir et accroître notre large communauté d'utilisateurs, annonceurs et éditeurs de sites", a souligné le trentenaire Jerry Yang, président et co-fondateur du groupe, le 16 octobre 2007 dans un communiqué.

Yahoo maintient ses prévisions pour l'ensemble de l'année 2007, avec un chiffre d'affaires compris entre 5,02 et 5,16 milliards de dollars. A Wall Street, le titre Yahoo a chuté de 4% en séance mardi pour clôturer à 26,69 dollars, avant de reprendre des couleurs en après-bourse à 29,40 dollars.
Le groupe France Telecom a été condamné à une amende de 45 millions d'euros par le Conseil de la concurrence pour abus de position dominante sur le marché ADSL en 2001 et 2002. Le Conseil est à l'origine d'une auto-saisine, les sociétés T-Online France (depuis le FAI Club-Internet a été racheté par Neuf Cegetel) et Liberty Surf (rachetée par Tiscali puis par Alice) s'étant désistées.

Dans sa décision du 15 octobre 2007, le Conseil précise que l'opérateur historique français a entravé le développement haut débit des FAI concurrents de sa filiale Wanadoo (renommée Orange depuis). France Telecom est accusé d'avoir mis à la disposition des FAI alternatifs des informations relatives à l'éligibilité des lignes à l'ADSL "moins actualisées et moins précises" et de ne pas avoir mis en place "un système de commande d'une ligne ADSL aussi direct et rapide que celui dont disposait ses agents commerciaux".

Par ailleurs, France Telecom a également "invité ses agents commerciaux à dénigrer les FAI concurrents de sa filiale Wanadoo" et "utilisé des données que lui seul détenait en tant que propriétaire et exploitant de la boucle locale, dans le but de faciliter la commercialisation de services d'accès à Internet de sa filiale".

Pour tenter de calmer le jeu, France Télécom "n'a pas contesté les faits qui lui sont reprochés". L'opérateur a pris des engagements comme la mise en place d'un dispositif de surveillance "des plaintes liées à des pratiques litigieuses", et de formation de ses commerciaux sur les règles liées à la concurrence. "Ce changement de comportement" a permis à l'opérateur historique d'obtenir une réduction de 25% sur l'amende initialement fixée.
Google a dévoilé hier sa nouvelle technologie censée améliorer sa lutte contre la publication de contenus piratés sur son célèbre service gratuit de diffusion de vidéo : Youtube. Baptisée "YouTube Video Identification", cette technologie doit permettre d'analyser les vidéos chargées par les internautes et de reconnaître d'éventuelles copies pirates.

Jusqu'à présent, Youtube utilisait principalement la piste audio des vidéos pour identifier les contenus pirates. La firme a donc décidé de passer à la vitesse supérieure en s'attaquant à la vidéo. Les ayants-droits devront toutefois aider Google en fournissant des informations sur les vidéos qu'ils souhaitent protéger. Par ailleurs, Google permettra à ces derniers de choisir de bannir les vidéos piratées ou de les laisser en ligne afin de générer des revenus grâce à la publicité en ligne.

Neuf firmes/studios, dont Walt Disney et Time Warner ont déjà testé cette nouvelle technologie. Elles précisent que c'est un bon début et que Google doit poursuivre ses efforts dans ce domaine. Pour rappel, plusieurs firmes dont Viacom et NBC ont déjà attaqué Google / Youtube pour violations de droits d'auteur. Viacom réclame à ce sujet 1 milliard de dommages et intérêts.
Plusieurs mois après la première beta, la version 9.0 de Netscape Navigator est désormais finalisée. Cette nouvelle évolution du navigateur d'AOL n'est pas à la première : on se souvient notamment de Netscape 6, au code entièrement réécrit, à l'origine du projet Mozilla. Plus récemment, après avoir abandonné le navigateur, AOL avait confié à une nouvelle équipe de développement la réalisation d'un Netscape 8 basé sur le code de Mozilla Firefox.

Netscape Navigator 9, qui retrouve au passage son nom original, est toujours basé sur Firefox mais subit encore quelques évolutions. Le navigateur est désormais disponible pour Mac OS X et Linux, et propose une nouvelle interface plus sobre. Plusieurs fonctionnalités font leur apparition, notamment la correction automatique des URL mal saisies, la restauration des onglets après un redémarrage du navigateur, ou encore un panneau latéral permettant de glisser/déposer des liens provisoires afin de ne pas encombrer ses signets.

- Télécharger Netscape Navigator 9.0 pour Windows et Linux
- Télécharger Netscape Navigator 9.0 pour Mac OS X
Condamnée début octobre à verser 220.000 dollars à l'industrie américaine du disque pour téléchargement illégal, Jammie Thomas se prépare à demander un nouveau procès. D'après ses avocats, qui ont déposé lundi une requête d'appel, la cour aurait prononcé une condamnation excessive, voire anticonstitutionnelle. Le montant ordonné par la Cour, 9.250 dollars pour chacun des 24 morceaux sur lesquels l'accusation s'est concentrée, serait bien supérieur au préjudice réel subi par les maisons de disque. La jeune femme et ses avocats ne contestent donc pas le verdict, mais le montant des réparations.

Le Copyright Act de 1976, sur lequel la RIAA s'appuie pour faire pression sur les internautes convaincus de téléchargement illégal, prévoit des sanctions allant de 750 à 30.000 dollars pour toute violation involontaire du droit d'auteur et pouvant monter jusqu'à 150.000 dollars pour une violation volontaire. A 9.250 dollars l'infraction, Jammie Thomas s'inscrit tout à fait dans la fourchette définie par la loi.

Ce texte de référence précise également que les condamnations prononcées dans les affaires relatives au droit d'auteur ont avant tout valeur de dédommagement pour les victimes. Intervient ensuite une dimension dissuasive : la condamnation est un exemple qui doit décourager ceux qui seraient tentés de commettre les mêmes infractions.

S'appuyant sur des jurisprudences antérieures, les avocats de Jammie Thomas estiment être en mesure de démontrer à un tribunal que les 220.000 dollars que doit verser leur cliente dépassent largement le montant des dommages réels occasionnés et tiennent plus de la punition que de la dissuasion.

Novembre 2006 : Richard Gabriel, avocat de la RIAA, reconnait à demi-mots devant une cour que les maisons de disque percevaient environ 0,70 dollar sur les 0,99 dollar d'un morceau vendu à l'unité. S'appuyant sur ce chiffre, jusqu'ici bien dissimulé, les avocats de Jammie Thomas estiment le préjudice réel subi par les plaignants à 16,80 dollars (24 morceaux à 0,70 dollar pièce), aidés en cela par l'impossibilité de déterminer combien de fois les morceaux concernés auraient pu être téléchargés depuis l'ordinateur de leur cliente par d'autres internautes.

L'amende minimale de 750 dollars prévue par le Copyright Act serait donc plus de 750 fois supérieure aux dommages réellement subis par les maisons de disque. Or divers précédents juridiques, dont certains ont été examiné par la Cour suprême, ont permis d'établir que les dommages supérieurs à neuf fois le préjudice subi contrevenaient à la Constitution. Forts de ces arguments, les avocats de Jammie Thomas entendent demander que la condamnation de leur cliente soit ramenée de 220.000 dollars à... 151,20 dollars !
La provocation, The Pirate Bay connaît bien ! Ce célèbre hébergeur de fichiers Torrent, dirigé par une poignée de hackers, n'en est pas à son premier coup d'essai, mais leur dernière mission parasitaire risque de faire du bruit.

Maintes fois poursuivi par les maisons de disques et par Hollywood, The Pirate Bay, qui a jusqu'à présent toujours survécu aux différents assauts légaux, annonce aujourd'hui la mise en place d'un nouveau nom de domaine que l'on peut qualifier de véritable pied de nez pour l'industrie musicale. Le site IFPI.com a effectivement été déposé et mis en place par The Pirate Bay, avant même que la célèbre IFPI (International Federation of the Phonographic Industry, qui aide et défend les maisons de disques) ne réserve cette adresse Internet. A l'heure actuelle, le site officiel de l'IFPI reste IFPI.org, mais l'IFPI aurait bien tenté de récupérer le nom de domaine IFPI.com, en vain... Une source (qui reste anonyme pour le moment) aurait fait don à The Pirate Bay de la précieuse adresse.

A présent, The Pirate Bay en profite pour provoquer l'industrie du disque et du cinéma et annonce que cette adresse servira à faire la promotion de la "IFPI : International Federation of Pirates Interests" (fédération internationale des intérêts pirates). Selon The Pirate Bay, ce nouveau site devrait permettre de "propager davantage la piraterie sur Internet, en réponse aux attaques de l'IFPI envers le groupe pirate".
Opérateur actif dans l'Internet résidentiel sous la marque Alice, Telecom Italia France pourrait tester "dans les prochains mois" le très haut débit à Paris, notamment dans les 8ème et 10ème arrondissements, ont indiqué Les Echos dans leur édition du 15 octobre 2007.

La filiale française de Telecom Italia, dont l'avenir reste incertain, envisagerait de raccorder quelque 500 bâtiments (FTTH - fibre jusqu'au domicile) et de toucher "de 2000 à 3000 clients" dans le cadre de ce test. Les montants investis dans ce projet se compteraient "en petits millions d'euros", a signalé Daniel Fava, directeur grand public de l'opérateur, dans les colonnes du quotidien.

Cette initiative ne risque pas de bousculer le marché de la fibre optique en France. Numericable revendique à ce jour 1,1 million de foyers dont l'immeuble a été raccordé, 350.000 à Paris. Du côté des opérateurs ADSL, Orange a été le premier, en février, a lancé une offre commerciale "fibre" pour les particuliers, suivi par Neuf Cegetel en avril (l'opérateur revendique plus de 20.000 abonnés très haut débit) et par Free mi-septembre. Sur le marché ADSL, Telecom Italia France (874.000 abonnés au 30 juin 2007) reste largement dominé par Orange (6,5 M), Neuf Cegetel (3 M) et Free (2,5 M).
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