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Dans le cadre d'une consultation ouverte par l'Autorité de régulation (Arcep) à propos de l'accès des opérateurs aux fourreaux existants (tuyaux permettant le passage des câbles en fibre optique), France Telecom propose d'ouvrir son infrastructure de génie civil à la concurrence.

L'offre commerciale de gros pour l'utilisation de ces fourreaux "sera finalisée d'ici fin 2007", indique l'opérateur historique dans un communiqué. Cette offre, ajoute France Telecom, sera associée "à toutes les informations pertinentes (cartes, localisation des chambres, etc.) dont les opérateurs auront besoin, leur permettant d'installer leur propre réseau FTTH (fibre jusqu'au domicile) en appliquant les règles d'ingénierie appropriées".

Parallèlement, France Telecom propose au régulateur "que ces principes de saine concurrence s'appliquent aux autres propriétaires d'infrastructures nécessaires au déploiement de la fibre (très haut débit)". L'opérateur historique estime qu'une "ouverture réciproque permettrait de définir un cadre règlementaire équilibré, fondé sur le principe de non discrimination entre opérateurs, tout en permettant l'émergence d'une vive concurrence en matière de plates-formes, et en offrant de nouvelles expériences aux utilisateurs".
Editeur du célèbre navigateur Firefox, Mozilla (Fondation et Corporation) vient d'annoncer une hausse de 26% de ses revenus 2006 qui s'établissent désormais à 66,8 millions de dollars contre 52,9 millions en 2005. "Comme en 2005, l'essentiels de ces revenus proviennent des liens sponsorisés, majoritairement fournis par Google", indique Mitchell Baker, présidente de la fondation Mozilla

Avec désormais plus de 90 collaborateurs et une nouvelle infrastructure, en particulier en Europe, les dépenses de Mozilla ont par contre plus que doublé, passant de 8,1 millions de dollars en 2005 à plus de 19,7 millions de dollars en 2006, réduisant quelque peu la rentabilité de cette structure, qui conserve un but non lucratif, mais qui aura tout de même réussi à mettre de côté près de 74,1 millions de dollars pour garantir son indépendance.

Avec près de 600.000 téléchargements par jour pour Firefox, le navigateur de la fondation Mozilla continue en tout cas de séduire massivement les internautes en particulier en Europe. Selon une étude réalisée par XitiMonitor en juillet dernier, Firefox dispose désormais de plus de 27,8% de parts de marché contre 66,5% pour son grand rival : Internet Explorer de Microsoft.
le 23/10/2007 à 20:57
Comcast nie le blocage de BitTorrent
Accusé par l'Associated Press (AP) et l'Electronic Frontier Foundation (EFF) de brider les usages Internet, le câblo-opérateur américain Comcast a nié lundi bloquer le transfert de fichiers par le biais d'un protocole d'échange peer-to-peer tel que BitTorrent, mais a évoqué des problématiques de gestion de la bande passante.

"Comcast ne bloque pas l'accès à des sites Web ou à des applications en ligne, y compris aux services peer-to-peer comme BitTorrent", a indiqué la société. Or, les tests effectués par l'agence AP et l'EFF démontrent le contraire.

Avec 11 millions d'abonnés haut débit, Comcast est le second fournisseur d'accès Internet aux Etats-Unis, ses choix peuvent avoir des répercussions sur la neutralité du Net. Par ailleurs, d'autres FAI pourraient être influencés par cette affaire en limitant l'accès aux réseaux d'échange peer-to-peer comme BitTorrent (en début d'année la société éditrice du protocole a lancé son service de téléchargement payant BitTorrent Entertainment Network), eDonkey et Gnutella.
Condamné en 2004 pour abus de position de dominante sur le marché des systèmes d'exploitation pour serveurs, Microsoft vient d'accepter de se plier aux exigences formulées par la Commission européenne. L'éditeur de Redmond fournira donc aux éditeurs de solutions concurrentes des siennes une documentation technique leur permettant de garantir l'interopérabilité de leurs produits avec les siens.

Microsoft a également revu à la baisse ses prétentions concernant la somme à verser pour accéder à ces informations puisque celle-ci passe à 10.000 euros, payable une fois. En outre, le montant de la licence permettant d'utiliser certains des brevets de l'éditeur au niveau mondial a été ramené de 5,95% du montant total des ventes générées par les produits liés à ces brevets à 0,4%. Microsoft reverra également certaines de ses politiques de licence de façon à ce que celles-ci n'entravent pas les éditeurs spécialisés dans l'open source.

"Je me félicite que Microsoft a finalement pris des mesures concrètes pour appliquer complètement la décision de 2004. Il est regrettable que Microsoft les a seulement appliquées après un délai considérable, deux décisions de justice et l'imposition d'astreintes journalières", note Neelie Kroes, commissaire européenne à la Concurrence.

"Ces mesures garantiront aux concurrents de Microsoft sur le marché des serveurs, y compris ceux qui reposent sur le modèle de l'open source, un accès aux informations permettant l'interopérabilité à des conditions raisonnables, ce qui se traduira par une compétition et une innovation accrues sur ce marché", explique la Commission européenne dans un communiqué.

L'exécutif européen va maintenant devoir décider quel sera le montant final des pénalités de retard adressées à l'éditeur à qui il a par ailleurs rappelé qu'il s'exposait à de nouvelles amendes s'il ne respectait pas les termes de cette décision.
On pouvait s'y attendre, la prise (légale) du nom de domaine ifpi.com par le groupe de pirates The Pirate Bay, afin de donner naissance à l'International Federation of Pirates Interests, n'a pas beaucoup été apprécié par l'IFPI (International Federation of the Phonographic Industry).

Moqué par The Pirate Bay, l'IFPI va donc tenter un "coup de poker" auprès de la WIPO / OMPI (World Intellectual Property Organization ou Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) désignée par l'ICANN.

L'IFPI souhaite demander à cet organisme chargé de régler les litiges liés aux noms de domaines de procéder à un arbitrage. Pour obtenir gain de cause, l'IFPI cherchera certainement à prouver que The Pirate Bay tente purement et simplement de parasiter son nom et son activité et fait preuve de mauvaise foi.

De son côté, The Pirate Bay pourra bien entendu répondre à ces très probables accusations, reste à savoir comment... Toujours est-il que l'OMPI devrait se prononcer de façon définitive dans quelques semaines en faveur d'un transfert du nom de domaine à l'IFPI ou non.

Pour rappel, l'IFPI avait oublié de renouveler il y a quelques mois sa propriété sur le domaine / adresse internet IFPI.com. Un internaute s'était alors emparé du nom de domaine. Il y avait hébergé un blog dédié à la musique, avant de transférer le nom de domaine à The Pirate Bay.
Après une livebox expérimentale conçue par Sagem et dévoilée cet été par Orange, c'est au tour de Thomson, l'autre grand fabricant des box de France Telecom, de profiter de sa présence au broadband world forum pour dévoiler deux nouveaux produits à destination du grand public.

Le premier modèle, relativement classique et baptisée "TG797n", permet de fournir de la vidéo haute définition en streaming, d'associer jusqu'à cinq combinés VoIP ou encore de mémoriser quinze numéros de téléphone.

Mais la grande nouveauté est sans conteste la passerelle "MediaCenterGateway", une box reprenant les caractéristiques de la TG797n et autorisant en plus le partage de contenu à partir d'un disque dur interne optionnelle vers tous les appareils connectés en Wi-Fi ou par Ethernet, comme une télévision, un combiné DECT, un PC, un lecteur MP3 ou la tablette Wifi optionnelle, conçue par Thomson, et permettant d'accéder à l'IPTV ou à des services interactifs.

"Ces nouvelles gammes de passerelles haut débit avancées proposées par Thomson permettent désormais aux opérateurs télécoms de tenir leurs promesses de performances en matière de qualité de connexion haut débit et de nouveaux services de divertissement, pour leur clients particuliers et professionnels" souligne Bruno Fabre, vice président de la division Premises Systems de Thomson, une division qui a déjà commercialisé plus de 40 millions de box aux opérateurs du monde entier.

Reste à savoir si un opérateur français comme Orange, dont Thomson est le principal fournisseur de livebox, se laissera séduire par ce nouveau modèle à écran, un modèle dont le coût de location mensuel devrait toutefois largement dépasser la dizaine d'euros. Le prix de la modernité ?
Il y a quelques semaines, le très populaire groupe Radiohead annonçait une initiative inédite (ou presque) pour distribuer son nouvel album. A travers le site dédié à l'album In Rainbows, le groupe proposait à l'internaute de télécharger l'album contre la somme d'argent qu'il souhaitait et même gratuitement.

Le site en question précisait que l'album (disponible en téléchargement au format MP3 sans DRM ou sous la forme d'un CD), ne pouvait être obtenu que via Inrainbows.com. Malheureusement pour le groupe, il s'est rapidement diffusé autre part ! Depuis le 10 octobre, les internautes peuvent télécharger depuis l'adresse inrainbows.com l'album de Radiohead, à condition de s'inscrire sur le site et de répondre à quelques questions et de verser (ou non) une contrepartie financière. Cependant, ce même 10 octobre, l'album s'est immédiatement retrouvé sur les réseaux P2P BitTorrent.

Le groupe qui avait organisé lui-même l'enregistrement, la copie et la distribution de « inrainbows » avait alors de quoi être déçu... Le message qu'il souhaitait faire passer a visiblement été mal compris et de nombreux internautes se sont empressés de télécharger l'album via BitTorrent. Selon BigChampagne, In Rainbows aurait été téléchargé 240 000 fois via BitTorrent les premiers jours de sa sortie. Pourtant, RadioHead espérait que la plupart des internautes allaient utiliser son site pour l'obtenir.

Les raisons de ce comportement des internautes peut s'expliquer de plusieurs façons. Tout d'abord, le site de Radiohead demande un certainement nombre de renseignement pour pouvoir s'enregistrer et télécharger l'album (nom, adresse email, téléphone ... - voir photo ci-contre) qui peuvent paraître un peu rébarbatif / intrusif. Ces renseignements devaient être utilisés par RadioHead pour communiquer sur leurs prochaines opérations (concerts, sorties diverses, marchandising...). Ensuite, le raccourci "l'album de RadioHead est gratuit, je peux le télécharger depuis n'importe quelle source" a rapidement été fait dans la tête d'un certain nombre d'internautes. Il faut dire que depuis quelques temps, certains artistes / labels proposent eux aussi de la musique gratuite via BitTorrent ou P2P et ces opérations ont parfois amené une certaine confusion dans l'esprit des internautes.

Espérons toutefois que ce genre d'opérations intéressantes sera renouvelé et que le message sera alors mieux capté. Toujours est-il que cette expérience prouve que la gratuité ou le prix n'est pas la seule chose à prendre en compte pour distribuer un album... Précisons enfin que RadioHead est loin d'avoir tout perdu, grâce à cette opération le groupe a profité d'une grande couverture médiatique et le nombre potentiel de nouveaux fans du groupe a certainement explosé... D'un autre côté, on apprend que le groupe a quand même réussi à écouler son album à hauteur de plus de 1,3 million d'exemplaires avec un prix de vente moyen de 3 euros en quelques jours !
Machine à cash. Google a encore positivement surpris les analystes en affichant des résultats financiers largement supérieurs à leurs prévisions. Sur le trimestre, la société affiche une hausse de 57% de son chiffre d'affaires, s'établissant désormais à 4,23 milliards de dollars. En dehors des coûts d'acquisition de trafic reversés à ses partenaires, la société a généré une marge de 3,01 milliards de dollars pour un bénéfice net de 1,07 milliard !

La société a également profité de ces résultats pour indiquer qu'elle croyait beaucoup au développement du mobile, un environnement où son moteur de recherche observerait désormais une croissance supérieure à celle du web mais où Google n'a pas précisé exactement ses intentions, qu'il s'agisse de logiciel, de matériel ou de fréquences télécom.

Ces résultats record ont en tout cas encore fait bondir de +0,97% le cours de l'action Google, une société dont la capitalisation boursière de 199,65 milliards de dollars est désormais du même ordre de grandeur que celle de Microsoft (299 milliards) et sans commune mesure avec celle d'autres acteurs de l'internet américain comme Yahoo (39,3 milliards), eBay (51,7 milliards) ou Amazon (37 milliards).
Rappelons le, au risque de nous répéter, les spammeurs ne sont jamais à court d'idées ! Ainsi, après avoir exploité les filons de Youtube, du PDF, du papier-peint électronique, des images ... les spammeurs ont décidé de s'attaquer à l'audio avec le célèbre format MP3.

Dernièrement, une vague d'emails accompagnés d'un fichier MP3 en pièce-jointe s'est abattue sur de nombreuses boîtes aux lettres électroniques. L'utilisateur qui ouvre le fichier audio lié à ces emails peut entendre une voix féminine déformée qui conseille d'investir en bourse sur une valeur bien précise. Le but est bien entendu de faire varier le cours de la bourse (tendance à la hausse) afin que les auteurs de ces emails non-sollicités puissent engranger un profit en vendant leurs actions achetées à bas prix.

Ces spams sont toutefois assez lourds et pèsent entre 85 et 147 Ko. Il suffirait qu'ils se multiplient rapidement pour qu'ils saturent assez rapidement certaines boîtes emails (sans filtre antispam) peu consultées / déchargées. La plupart de ces emails présentent un objet simplement composé de "Fwd:", "Re:" ou du nom du fichiers MP3 (santana.mp3, sayyousayme.mp3, smashingpumpkins.mp3, coolringtone.mp3 ou listentothis.mp3).

Afin de contourner les filtres antispam traditionnnels, ces emails sont généralement accompagnés d'un papier-peint ou d'un fichier PDF aux apparences sérieuses, du moins à première vue... Selon Kaspersky, ces spams auront certainement du mal à atteindre leur but, la qualité audio employée serait si déplorable que le message que le fichier fait passer serait à peine compréhensible.
Numéro deux mondial du partage de fichiers vidéo derrière YouTube, le français Dailymotion soigne ses relations avec les ayants-droits et vient d'annoncer un accord de coopération avec le groupe Canal+ afin de l'aider à filtrer les contenus postés par les internautes sur sa plate-forme.

Conformément à la loi sur la confiance dans le commerce électronique (LCEN), Dailymotion n'a théoriquement qu'une obligation de modération "à posteriori" des contenus soumis au droit d'auteur. Mais la plate-forme multiplie néanmoins les solutions pour bloquer les contenus protégés dès la phase de chargement, l'upload.

Ainsi, après le "hashing", une technique permettant de bloquer automatiquement des vidéos ayant déjà été refusées manuellement, Dailymotion a adopté cet été le "fingerprinting audio", une solution mise en place par Audible Magic permettant de comparer l'empreinte audio d'un fichier avec une base de données de plus de 7 millions d'œuvres.

La coopération avec Canal+ devait quand à elle porter sur le fingerprint vidéo en permettant, grâce à la technologie "Signature" de l'INA, de comparer l'empreinte vidéo d'un fichier uploadé avec les bases de données mises à disposition par les ayants droit.

"En quelques mois seulement, nous avons intégré des technologies parmi les plus performantes comme le fingerprinting audio -et demain le fingerprinting vidéo -afin d'empêcher la mise en ligne sur notre site de vidéos protégées. Cette démarche volontariste de collaboration avec les créateurs, qu'ils soient individuels ou de grands groupes, nous conduit aujourd'hui à opérer cette coopération stratégique avec un acteur de premier plan comme Canal+" commente Mark Zaleski, président de DailyMotion.

Un acteur de premier plan qui se dit en tout cas « confiant dans l'avenir et dans la protection de la chaîne de valeur » même si cela ne l'empêche pas en parallèle de rappeler à l'ordre Iliad dont le service TV perso n'est pas encore équipé de ce type de technologies de filtrage.
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