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Lors du sommet Ubuntu Developer Summit organisé par Canonical à Barcelone, le développeur Scott James Remnant a insisté sur le temps de démarrage du système, une obsession de tous les éditeurs depuis quelques mois face à la croissance du marché des netbooks. Selon Ars Technica, M. Remnant explique que le temps de chargement a diminué de 65 secondes depuis la version 8.10 et de 25 secondes dans la version 9.04. Pourtant, il précise que les choses peuvent encore être optimisées.

La prochaine version du système Ubuntu - Karmic Koala - devrait encore améliorer le temps de démarrage et pour la version suivante (10.04), l'objectif fixé est de 10 secondes). Pour ce faire, Scott James Remnant explique que les développeurs feront en sorte que le serveur Xorg, qui gère l'interface graphique du système, se charge le plus rapidement possible. Le même tour de force devra être réalisé pour le système de fichiers temporaire initramfs placé dans la mémoire du système et via lequel les modules du kernels ou le chiffrage des disques durs sont eux-mêmes chargés.

M. Remnant ajoute que le lancement du kernel et d'initramfs devrait se réaliser en deux secondes après quoi, deux autres secondes devraient être nécessaires pour charger les pilotes et monter le système de fichiers. Deux secondes, c'est aussi le temps que devrait prendre le chargement du serveur Xorg. Enfin les quatre secondes restantes seront utilisées pour lancer l'interface graphique et les différents éléments activés au sein du compte utilisateur de la machine.

L'une des conséquences de ce scénario serait la suppression de l'écran de démarrage dont Xorg n'aurait plus besoin. L'équipe prendra comme référence le netbook Dell Mini 9, disponible avec Ubuntu préinstallé. Notons cependant que l'objectif des 10 secondes est fixé pour une machine traditionnelle.

"10 (secondes) c'est un bon nombre, notamment pour une distribution de Linux complète, générique et dont le développement est indépendant de tous matériels. Une fois cet objectif atteint, les équipes de développement seront en mesure de personnaliser Ubuntu pour une optimisation selon le matériel et l'équipe OEM devrait ainsi déployer des versions optimisées d'Ubuntu Netbook Remix encore plus rapides au démarrage", conclut Scott James Remnant.
Devant le succès fulgurant de l'App Store d'Apple, plusieurs sociétés ont décidé d'ouvrir leur propre boutique en ligne. Opérateurs de téléphonie mobile et constructeurs se sont lancés dans l'aventure à l'image d'Orange, de RIM ou encore de Nokia. Ce phénomène devrait bientôt s'immiscer sur nos ordinateurs et le 3 juin dernier Sun annonçait l'ouverture d'une bêta privée de son JavaStore aux Etats-Unis. L'éditeur Novell pourrait à son tour entrer dans la danse avec une boutique d'applications open source.

C'est en tout cas ce que suggère Holger Dyroff, vice-président du département du développement commercial chez Novell, qui explique au magazine PC Pro : "je dresse un parallèle entre ce qui se passe sur les netbooks et ce qui s'est passé avec les smartphones". M. Dyroff précise : "de leur côté, les utilisateurs verront une boutique répertoriant toutes les applications open source disponibles un seul clic. En revanche, à la différence des autres boutiques, ils n'auront pas besoin de payer, ce qui sera très intéressant ".

Ce ne serait pas la première initiative du genre et nous retrouvons déjà plusieurs dépôts listant des centaines de logiciels libres, à l'image de SourceForge ou de Google Code. Plusieurs rumeurs spéculaient également sur la création d'une boutique développée par Canonical LTD, maison mère d'Ubuntu. Aussi, puisque le système Android semble se diriger vers le netbook, peut-être devrions-nous mentionner l'Android Market ; d'autant que les développeurs de Canonical tentent de rendre ces applications compatibles sur Ubuntu. Aussi si Holger Dyroff estime qu'il s'agit-là d'"une nouvelle façon de promouvoir l'open source" et d'"une méthode permettant d'éduquer les gens aux bienfaits de l'open source", rappelons également que selon la licence utilisée par l'éditeur, un logiciel open source ne signifie pas systématiquement "gratuit".
Initialement prévue pour le 26 mai puis pour le 2 juin, la version 11 du système Linux Fedora est finalement disponible au téléchargement.

Cette nouvelle mouture embarque une mise à jour de PackageKit un utilitaire introduit au sein de Fedora 9 permettant de gérer les applications. Après avoir permis l'installation automatique de codecs au sein de Fedora 10 il pourra désormais installer de lui-même les polices manquantes lors de la lecture ou de l'édition d'un document. Notons également que l'accès à la gestion des différentes sources de volume est simplifié. Afin d'accélérer le démarrage de la machine, l'équipe de développement intègre depuis quelques temps des paramètres préconfigurés au sein du kernel pour les contrôleurs graphiques d'Intel et les cartes ATI et NVIDIA. De nouveaux modèles ont été rajoutés afin de rendre Fedora compatible avec un plus large éventail de matériel.

L'équipe de Fedora 11 a également travaillé sur la prise en charge des lecteurs d'empreintes digitales. La mise en place du système est simplifiée et l'utilisateur n'aura qu'à enregistrer initialement ses empreintes à la création de son compte sur la machine. Le système de fichiers passe désormais en EXT4 par défaut, ce qui devrait améliorer les performances générales de la machine et contribuer à un démarrage plus rapide.

Pour de plus amples informations et télécharger Fedora 11 rendez-vous ici.
Lors du salon du Computex, le fabricant de puces électroniques MIPS a annoncé qu'il mettrait à disposition un code source d'Android spécialement optimisé pour les appareils basés sur l'architecture MIPS. Cela devrait permettre l'adoption du système d'exploitation bien au-delà du téléphone portable et viser le marché du logiciel embarqué à l'image de Windows Embedded.

MIPS est utilisé sur de nombreux produits, de la console de jeu aux cadres numériques en passant par les MID et les boîtiers multimédias. MIPS a également annoncé avoir rejoint le groupe Open Embedded Software Foundation (OESF) visant à promouvoir et à standardiser le développement des plateformes basées sur Android embarquées au sein de différents appareils.

Art Swift, vice-président du département marketing de MIPS déclare : "en publiant Android en open source, Google a permis de déployer rapidement la plateforme Android et maintenant le travail mis en oeuvre par l'OESF permettra d'orienter le système vers de nouvelles directions". Il ajoute : "nous espérons jouer un rôle important dans le déploiement d'Android sur les appareils digitaux des consommateurs".

Ce code source devrait être mis à disposition des distributeurs OEM dans le courant du mois d'août afin qu'ils puissent optimiser rapidement le système sur leur appareils.
Initialement dévoilé au mois de décembre dernier, le système JoliCloud développé par Tariq Krim, fondateur de Netvibes, devrait sortir en version alpha privée à la fin du mois. Plutôt qu'un système d'exploitation à part entière, Jolicloud se base sur Ubuntu Netbook Remix et présente une interface optimisée pour les mini-portables tout en étant résolument tournée le vers le web communautaire. En ce sens, l'on pourrait comparer cette plateforme à Moblin 2.0.

L'écran d'accueil liste les mises à jour de ses contacts au travers de différents services sociaux. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, la section applications ne présente pas seulement les logiciels installés sur l'ordinateur mais également une liste de services Internet : de Google Reader à Dropbox en passant par Gmail et Twitter.

JoliCloud est rattaché à un compte utilisateur au sein duquel toutes les préférences des applications seront synchronisées et enregistrées. De cette manière, il sera possible de retrouver automatiquement l'ensemble de ses configurations sur un autre netbook après s'être identifié et avoir rattaché un nouveau netbook à son compte.

Pour s'inscrire sur l'alpha privée, rendez-vous ici.
le 29/05/2009 à 23:04
Dernière ligne droite pour Fedora 11
A en juger par le site officiel de Fedora, la version 11 du système d'exploitation GNU/Linux sera disponible le 9 juin prochain. Initialement, Fedora 11 était prévu pour le 26 mai puis pour le 2 juin. Ces deux semaines de répit devraient permettre à l'équipe de peaufiner le système.

La nouvelle version de cette distribution, dérivée de Red Hat, devrait suivre la voie de Windows 7 et d'Ubuntu en accélérant le démarrage du système. L'objectif annoncé est de 20 secondes d'attente avant l'affichage de la fenêtre de connexion avec une chargement quasi instantané juste après. L'équipe des développeurs remplaceront la couche d'abstraction matérielle actuelle (Hal) par DeviceKit qui simplifie la gestion des périphériques USB. Notons également l'apparition de l'utilitaire Multiseat qui devrait permettre à plusieurs personnes d'utiliser simultanément une même machine.

Fedora 11 sera également l'occasion de mettre à jour plusieurs logiciels comme l'environnement de bureau KDE (4.2) ou Python (2.6). Les opérations d'assistance à distance seront désormais effectuées via le logiciel TightVNC. Enfin notons aussi que le système de fichiers passera en Ext4, ce qui devrait apporter de meilleures performances et contribuer à la rapidité du démarrage.
L'équipe de développement du système d'exploitation Linux Mint annonce la disponibilité de la version 7 en téléchargement. Linux Mint est basé sur Ubuntu et donc Debian. Ce système se différencie d'Ubuntu en intégrant directement plusieurs codecs (MP3, divx), pilotes propriétaires et plugins (Flash, Java). Il en résulte un système particulièrement facile à prendre en main et donc adapté aux utilisateurs novices. Notons également que Linux Mint est compatible avec les dépôts d'Ubuntu.

Cette nouvelle mouture, au nom de code Gloria, se base sur Ubuntu 9.04 (Jaunty Jackalope) avec le noyau de Linux en version 2.6.28, l'environnement de de bureau GNOME (2.26) et Xorg 7.4. Linux Mint 7 corrige plusieurs bugs et apporte quelques nouvelles fonctionnalités. Le gestionnaire d'applications embarque désormais une section dédiée aux logiciels les plus populaires. L'équipe a également revu le moteur du recherche du menu principal afin de le rendre plus intuitif et, le cas échéant, retourner des suggestions pour par exemple installer une application à la volée. Notons aussi une meilleure ergonomie du menu avec notamment des raccourcis du clavier pour une navigation plus facile.

Pour télécharger Linux Mint 7, rendez-vous ici.
Canonical LTD, la société du millionaire Mark Shuttleworth éditant le système Ubuntu Linux, voit les choses en grand. Après avoir levé le voile sur sa stratégie Internet, nous apprenons que les ingénieurs travaillent sur un environnement permettant de faire tourner les applications originellement développées pour le système Android sponsorisé par Google.

La firme de Mountain View a récemment distribué CupCake, la version 1.5 du kit de développement d'Android, qui corrige de nombreux bug et apporte une meilleure stabilité du système. De plus en plus de fabricants de téléphones envisagent de commercialiser leurs smarpthones sous Android à l'image de HTC ou de Samsung. Par ailleurs, plusieurs constructeurs de netbooks, tels que Dell ou Asus, avouent être également intéressés ou travaillent déjà sur une version adaptée du système. Notons d'ailleurs que certains développeurs ont porté Android sur une architecture x86.

Bien qu'il utilise le kernel de Linux, Android n'est pas à proprement parler un système GNU/Linux. En effet, la plateforme est basée sur un environnement Java développé par Google, lui-même non compatible avec les applications écrites pour la machine virtuelle standard de Java. A ce jour, il n'est donc pas possible de transposer facilement les applications d'un environnement Linux standard vers Android et vice-versa.

Lors du sommet Ubuntu Developer, qui s'est déroulé hier à Barcelone, Michael Casadevall, développeur chez Canonical, a annoncé que la société était en train de mettre au point un environnement d'exécution bien particulier. En effet, ce dernier permet de faire tourner les applications originellement conçues pour le smartphone directement sur Ubuntu tout en laissant de côté les composants spécifiques à Android inutiles pour faire tourner l'application sur Ubuntu.

Le système de communication inter-processus d'Android, baptisé Binder, nécessite un pilote spécial au sein du kernel pour fonctionner correctement, cependant, ce dernier n'est pas encore activé. Canonical a donc trouvé un moyen de contourner Binder mais espère que les correctifs nécessaires seront distribués à temps afin que l'environnement d'exécution soit fonctionnel pour la prochaine version d'Ubuntu normalement prévue pour le mois d'octobre.

Les développeurs de Canonical s'intéressent actuellement au système de fichiers d'Ubuntu afin de le rendre accessible directement depuis les applications Android installées sur l'ordinateur. Encore à un stade initial, l'environnement d'exécution n'est pas encore distribué mais Canonical devrait le rendre disponible et inviter la communauté à joindre leur efforts.
Les 6 et 7 juin prochains auront lieu les élections européennes. A cette occasion, l'April - l'association française de promotion du logiciel libre - a décidé de remettre sur le devant de la scène le Pacte du Logiciel Libre. Cette initiative permet de recueillir la position des candidats, qui représenteront la France au Parlement européen pendant cinq ans, vis-à-vis de l'industrie du logiciel. Pour l'utilisateur, il s'agit d'obtenir une meilleure transparence sur le sujet.

Les signataires de ce pacte s'engageront publiquement à "encourager les administrations, établissements publics et collectivités territoriales à développer et utiliser prioritairement des logiciels libres et des standards ouverts". Par ailleurs, ils défendront "les droits des auteurs et des utilisateurs de logiciels libres, notamment en demandant la modification de toute disposition légale fragilisant ces droits".

A ce jour le pacte a recueilli 73 signatures dont plusieurs têtes de liste dans les différentes circonscriptions. Le 15 mai dernier, seules une vingtaine de candidats s'étaient engagés. Notons une forte participation en Ile-de-France (34 signatures), au Sud-0uest (9) et au Nord-Ouest (11). Retrouvez la liste des signataires ici.
Destiné aux Mobile Internet Devices (MID), Moblin est un système d'exploitation basé sur un kernel GNU/Linux qui vit le jour en juillet 2007. Lors de la conférence "O'Reilly Open Source Convention", qui s'est déroulée à Portland aux États-Unis du 21 au 25 juillet 2008, Intel avait déclaré que la seconde mouture de son projet Moblin serait basée sur la distribution Fedora, et non sur Ubuntu comme c'était initialement prévu. Moblin 2.0 est désormais disponible au téléchargement en bêta.

Au mois de décembre 2008, le premier fabricant mondial de semi-conducteur annonçait un partenariat avec le gouvernement taiwanais regroupant plusieurs constructeurs pour la mise au point d'un système optimisé pour netbooks dotés d'une processeur Atom. Depuis le mois dernier, c'est la Fondation Linux qui est en charge du projet Moblin.

La seconde version de ce système est résolument tournée vers un usage Internet et son interface, baptisée M-Zone, est composée de huit sections navigables par onglets. Cette fois, les développeurs ont véritablement misé sur la dimension communautaire. Sur l'écran d'accueil, aux côtés des derniers emails, tâches, événements du calendrier, applications favorites et fichiers récemment ouverts, nous retrouvons les dernières activités de ses contacts. Deux onglets sont consacrés à la mise à jour de son statut sur différents sites communautaires et la navigation de l'ensemble de ses amis. En plus d'un navigateur intégré présentant une vignette des sites fréquemment visités, Moblin 2.0 embarque également un lecteur multimédia doté d'un moteur de recherche pour lire les fichiers musicaux et les vidéos ou afficher les photos. Notons que ce lecteur peut également lire le contenu partagé au sein d'un réseau.

Moblin 2.0 a été spécialement conçu pour fonctionner sur n'importe quel netbook avec un processeur Atom. Vous pouvez télécharger le système ici.
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