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Victoire pour l'UFC Que Choisir. L'association de consommateurs se félicite dans un communiqué publié jeudi dernier de la condamnation du fournisseur d'accès à Internet Free à verser quelque 400 euros d'indemnités à 21 de ses abonnés qui s'étaient plaints, pendant plusieurs mois, des difficultés rencontrées pour se connecter à Internet ou téléphoner via la ligne fixe associée à leur Freebox. La section grenobloise (38) de l'UFC Que Choisir avait alors entrepris de porter l'affaire devant la justice.

Avec succès, puisqu'un juge a finalement condamné Free pour non respect de l'obligation de résultat prévue par le code de la consommation. Le FAI devra verser entre 400 et 800 euros à chacun des 21 abonnés concernés au titre de compensation pour le préjudice moral subi. Le juge a notamment estimé que Free avait fait preuve d'un "manque de considération" et d'une "indifférence blâmable aux problèmes qu'ils rencontraient".

"L'opérateur avait bien présenté ses excuses à certains de ces clients lésés, mais ce n'est pas pour autant qu'il avait suspendu le prélèvement mensuel de l'abonnement ni répondu favorablement à leurs demandes de remboursement", explique l'UFC Que Choisir sur son site Web.

Free avait déjà été condamné fin juin par le tribunal de grande instance de Paris à indemniser trois abonnés pour des raisons similaires. Le tribunal lui avait alors rappelé qu'un opérateur est tenu à une obligation de résultats, et qu'il devait prendre en charge le coût des communications avec le support technique (hotline) en cas de déficience de son service.
Google a confirmé en fin de semaine dernière son intention d'investir le créneau de la publicité ciblée au sein des jeux vidéo. Comme Microsoft avec Massive, la firme de Mountain View a commencé par s'offrir une société spécialiste de ce domaine, AdScape, en février dernier, pour 23 millions de dollars. Google n'a pour le moment pas précisé ses plans en la matière mais certains affirment que le numéro un mondial de la recherche pourrait lancer une plateforme dédiée d'ici la fin de l'année.

Leader incontesté de la recherche en ligne, Google est à la recherche de nouveaux marchés sur lesquels étendre son emprise publicitaire comme en témoigne le récent lancement du projet Android, adressé à l'univers de la téléphonie mobile. Particulièrement lucratif, et touchant un très large bassin d'audience, le marché du jeu vidéo ne pouvait décemment être ignoré.

"Nous pensons que cet environnement riche est le parfait support pour délivrer des publicités pertinentes et ciblées qui en fin de compte profiteront aussi bien à l'utilisateur qu'à l'annonceur ou à l'éditeur de jeux vidéo", écrit un représentant de Google dans un communiqué adressé à l'AFP. "Nous sommes actuellement en train de conduire des tests pour déterminer la meilleure approche possible", ajoute-t-il.

Suite à l'acquisition d'AdScape, Google a déposé en avril dernier une demande de brevets relative à la la mise au point d'un dispositif qui permettrait d'établir le profil psychologique d'un internaute en fonction des actions qu'il accomplit dans un jeu ou univers en ligne tel que World of Warcraft ou Second Life. En analysant ses échanges avec les autres protagonistes de l'aventure, ses actions ou son attitude, il serait possible d'établir le profil psychologique d'un joueur sans interférer avec l'expérience de ce dernier, l'objectif étant d'exploiter ces informations pour faire correspondre les publicités affichées en jeu à sa personnalité. En mai dernier, Google précisait toutefois afin de faire taire les critiques naissantes qu'une telle demande ne signifiait pas qu'il avait forcément l'intention d'exploiter ce type de technologie.

Alors qu'aux Etats-Unis enfle une polémique relative à l'utilisation de "publicité comportementale" sur le réseau social Facebook, la publicité ciblée in game risque de provoquer l'ire des défenseurs de la vie privée. Du côté des joueurs, l'accueil est mitigé : certains s'indignent que les éditeurs trouvent le moyen de monétiser encore par la publicité des productions qui sont déjà vendues plusieurs dizaines d'euros pièce, tandis que d'autres estiment que ces réclames ajoutent encore au réalisme des jeux, en rappelant que les simulations sportives ont longtemps été ornées de fausses publicités...
le 12/11/2007 à 20:53
Alice n'est pas - encore - à vendre
A la suite d'articles concernant son éventuel désengagement du marché français, Telecom Italia, opérateur actif dans l'Internet résidentiel sous la marque Alice, a précisé ce week-end sa position. "Il n'y a actuellement aucun processus de vente en cours, ni de décision de vendre", a souligné Riccardo Ruggiero, administrateur délégué du groupe italien de télécommunications, dans un communiqué.

"La seule chose que nous avons indiquée est que nous n'excluons aucune option au regard de ce que sera notre stratégie internationale dans le futur", a ajouté l'administrateur. Tablant sur "la croissance organique soutenue" de sa filiale française, Telecom Italia envisage d'atteindre l'équilibre de son EBITDA (résultat opérationnel avant amortissements, dépréciations et provisions) en 2008 "tout en maintenant un important niveau d'investissement sur la France".

L'avenir d'Alice reste incertain. Sur le marché ADSL français, Telecom Italia France (882.000 abonnés haut débit au 30 septembre 2007) reste largement dominé par Orange (6,9 M d'abonnés ADSL), Neuf Cegetel (3,12 M) et Free (2,77 M).
YouTube enrichit cette semaine son service d'hébergement vidéo d'une nouvelle fonctionnalité permettant d'envoyer vers ses serveurs plusieurs vidéos simultanément. En parallèle, il annonce que la taille maximale des fichiers pouvant lui être adressés passe désormais de 100 Mo à 1 Go, même si la durée des vidéos ne pourra toujours pas excéder 10 minutes.

"Nous voulons vos gros fichiers", s'exclament les responsables de YouTube sur leur blog. En passant la limite de 100 Mo à 1 Go, ils espèrent ainsi faciliter la tâche des amateurs qui réalisent eux-mêmes leur vidéoen leur évitant d'avoir à les compresser pour qu'elles soient acceptées au moment de l'envoi. La durée reste toutefois limitée à 10 minutes, notamment pour éviter que l'on n'utilise le service pour diffuser des longs métrages ou des programmes TV soumis au droit d'auteur.

L'interface habituelle d'upload à partir d'une page Web conserve la limite à 100 Mo et il faudra se tourner vers le YouTube Uploader, un utilitaire tout juste proposé par YouTube. C'est lui qui, justement, permet d'expédier simultanément plusieurs vidéos vers ses serveurs : pratique pour charger toute une série de contenus sans avoir à relancer manuellement le processus à chaque nouveau fichier. Pour l'instant, seule la version Windows est proposée, mais YouTube assure qu'une déclinaison Mac arrive très prochainement.
Plébiscitée par les internautes lors de la période de vote ouverte par Hasbro, la ville de Montcuq ne figurera pas sur la prochaine édition "nationale" du Monopoly, laissant sa place à Dunkerque, la seconde du classement. Une édition spéciale du célèbre jeu de société sera toutefois lancée dans le courant de l'année, où amateurs de Daniel Prévost et autres nostalgiques du Petit Rapporteur retrouveront les "rues, places et autres lieux mythiques du village". De blog en forum, la pirouette de Hasbro laisse un goût mitigé. Certains estiment avoir été floués par l'éditeur et l'accusent de ne pas avoir respecté des règles qu'il avait pourtant fixées lui-même.

Petit rappel des faits

Courant septembre, Hasbro décide d'organiser sous forme de concours ouvert la répartition des villes qui remplaceront les rues parisiennes dans une prochaine édition France du Monopoly. Une sélection de 44 villes est proposée sur le site monopoly.fr, avec un principe simple : chaque internaute peut voter jusqu'à une fois par jour pour la commune de son choix. Celle qui recueille le plus de suffrages est alors censée prendre la place de la rue de la Paix, tandis que la seconde ira remplacer les Champs-Elysées, et ainsi de suite jusqu'à ce que les 22 cases du plateau soient remplies.

Afin de favoriser l'émulation entre habitants des différentes villes et de susciter un plus important effet de bouche à oreille, Hasbro propose une case Joker, permettant aux visiteurs du site de rajouter la ville de leur choix. Il n'aura pas fallu longtemps pour que de blog en forum se répande une idée insolite : pousser la ville de Montcuq pour que celle-ci trône au faîte du Monopoly, en lieu et place de la rue de la Paix.

Relayée de blogs en forums ainsi que sur TricTrac, site dédié aux jeux de société, l'idée fait son chemin et Montcuq progresse de place en place. Clubic, puis d'autres médias, commencent à relayer l'information à partir du 19 septembre. Quelques heures et centaines de commentaires après la publication de notre actualité, Montcuq grille la politesse à Dunkerque, l'ancien numéro un, et prend la tête du classement pour ne plus la lâcher.

"Nous demeurons maîtres du jeu"

Bien que l'on soit censé prononcer la consonne finale de Montcuq, l'intégration d'un nom de ville se prêtant aussi largement aux calembours risquait fort de ne pas coller avec la stratégie de l'éditeur Hasbro. Le Monopoly reste un jeu grand public, auquel jouent de nombreux enfants. Yves Cognard, directeur du marketing de Hasbro France, que nous n'avons pas réussi à joindre ce matin, a déclaré à l'AFP avoir reçu des "réactions de mamans" qui ne souhaitaient pas voir Montcuq sur le Monopoly.

D'où cette édition spéciale. "Hasbro éditera parallèlement un jeu 100% Montcuq", développé "dans l'esprit humoristique" qui a permis de rassembler plus de 52.000 votes pour cette petite ville du Lot. Le plateau comportera donc les noms des rues, places et impasses de Montcuq. Un pis-aller ? "Nous demeurons maîtres du jeu", ajoute Yves Cognard.

"Carton rouge" pour Bastien, "Petits joueurs" pour Onesque, le tour de passe-passe de Hasbro déçoit du côté des blogs, où l'annonce du résultat a déjà suscité plusieurs dizaines de commentaires. "Et Montcuq c'est du poulet ?", s'interroge finement Roycod. Un groupe d'appel au boycott du Monopoly, élégamment baptisé "Monopoly dans ton cul !", a été ouvert dans la foulée sur Facebook. "On assumera", déclare encore à l'AFP Yves Cognard, "plus on parlera de la marque, mieux on se portera".
Le marché de la musique semble plus morose que jamais. Les derniers chiffres publiés par le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) font état d'un marché de gros qui ne serait plus que de 443,9 millions d'euros contre 558,4 millions un an plus tôt, soit une baisse de 20%. Si l'on remonte à 2002, le marché aurait perdu plus de la moitié de sa valeur (51%). Pour le Snep, cette inexorable érosion des ventes connait une cause principale : le téléchargement illégal. Dans un livre blanc, il suggère l'instauration de mesures qui permettraient de juguler le phénomène. Comme l'installation d'un dispositif de filtrage directement sur le poste informatique de l'internaute...

Le numérique ne compense pas la baisse des ventes de CD

Difficile de pavoiser lorsque les ventes de musique sur supports physiques reculent de 22% pour ne plus représenter que 409,3 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année. Les singles sont les plus touchés, avec une baisse des ventes de l'ordre de 61%. Le chiffre d'affaires de gros généré par les ventes d'album baisse de 19,9%, tandis que celui des vidéos musicales perd 12,5%.

Face à cela, le marché de la musique numérique ne progresse en valeur que de 8% pour atteindre 34,6 millions d'euros. Le Snep constate une légère baisse du côté des sonneries pour téléphone mobile, mais remarque la progression du chiffre d'affaires généré par les téléchargements payants sur Internet et sur téléphone mobile (respectivement 14,3 et 4,3 millions d'euros).

Forcer l'internaute à filtrer pour sortir de la crise ?

Principale raison de cette longue crise selon le Snep : le téléchargement illégal de musique, facilité notamment par les différents réseaux peer-to-peer (P2P). Alors que la mission Olivennes, PDG de la Fnac, devrait rendre en fin de semaine prochaine ses conclusions sur les moyens à mettre en oeuvre pour lutter contre le piratage, le Snep publie un "Livre blanc sur le peer-to-peer". Il y évoque des "mesures à prendre d'urgence" pour permettre au marché de la musique de redresser la barre.

Après avoir rappelé qu'il était techniquement possible de filtrer les échanges de fichiers sur Internet (notamment grâce à des techniques comme le watermarking et le fingerprinting), le Snep suggère que soit mise en place une autorité administrative qui aurait la charge d'entretenir une base de données répertoriant les "empreintes" des oeuvres de façon à permettre leur reconnaissance, et de veiller à ce que les FAI filtrent de façon efficace les fichiers qui transitent par leurs réseaux.

Plutôt que de faire assumer ce filtrage aux fournisseurs d'accès, le Snep indique que celui-ci pourrait être opéré directement chez l'internaute, et s'appuie pour cela sur une disposition de la loi DADVSI qui précise que l'internaute doit utiliser tous les moyens de sécurisation qui lui sont proposés par son FAI. Objectif : éviter que, comme dans le cas de l'affaire Jammie Thomas aux Etats-Unis, l'internaute puisse prétexter le piratage de sa ligne pour se dédouaner d'éventuels actes illégaux, ou prétendre que l'on a usurpé son identité à partir d'une autre machine.

"C'est dans ce cadre que le Snep a préconisé d'appliquer un système de contraventions qui permettrait ainsi de sanctionner, de manière massive, les internautes qui refuseraient de mettre en oeuvre une solution de filtrage", explique le syndicat dans un rapport publié après le livre blanc sur le P2P. Refuser d'installer, ou contourner, ce dispositif de filtrage, pourrait donc valoir une amende à l'internaute, ce qui n'était pas précisément la finalité de la disposition concernée.

Forcer les pouvoirs publics à réagir ?

"Depuis l'arrivée du président de la République, on entend de bons discours, courageux, mais il n'y a pas une disposition de quelque nature que ce soit qui ait été prise pour conforter la filière", a déclaré cette semaine selon l'AFP Hervé Rony, directeur général du Snep. Ces recommandations apparaissent donc comme une sollicitation indirecte adressée aux membres de la mission Olivennes. Leur acceptation correspondrait à instaurer une nouvelle infraction : le défaut de logiciels de protection de sa ligne, permettant de sanctionner d'une simple contravention les internautes susceptibles de s'adonner aux joies du téléchargement illégal.
L'opération aurait pu conduire à la création d'un acteur prépondérant sur le marché de l'accès à Internet mais aurait avorté faute d'accord satisfaisant les deux parties. D'après le quotidien économique Les Echos, les groupes Iliad et Neuf Cegetel auraient étudié ces derniers mois l'opportunité de fusionner, ce qui leur aurait permis de constituer un ensemble représentant plus de 40% du marché français de l'ADSL et de réaliser d'importantes synergies au niveau du déploiement de la fibre optique.

Qualifiées d'informelles par le quotidien, les discussions auraient été suffisamment avancées pour que Neuf et Iliad fassent étudier le projet par des banques d'affaire. La question de savoir qui aurait le contrôle de l'entité créée lors de cette fusion se serait toutefois révélé la pierre d'achoppement des négociations entreprises.

Profitant d'une valorisation près de deux fois supérieures à celle d'Iliad, les actionnaires de Neuf Cegetel auraient logiquement souhaité bénéficier de la majorité du capital du nouvel ensemble. Xavier Niel, actionnaire principal d'Iliad avec 67% du capital, aurait toutefois exigé de détenir une minorité de blocage, ce qu'aurait refusé de lui accorder Vivendi, détenteur de 40,5% de Neuf Cegetel via SFR. L'affaire aurait également pu se révéler problématique dans la mesure où elle conduirait à la formation d'un quasi duopole sur le marché de l'ADSL. Aucun des deux groupes n'a pour le moment accepté de commenter les allégations des Echos.
De passage à Tokyo pour promouvoir les nouveaux services Windows Live, le PDG de Microsoft Steve Ballmer a tenté de minimiser l'importance que l'on accordait à Google, alors même que la firme de Mountain View vient d'annoncer le lancement du projet Android pour se forger une position de choix sur le marché en plein essor du Web mobile. "Google n'est pas devant nous", aurait déclaré Steve Ballmer à la presse en reconnaissant toutefois que cette proposition ne s'appliquait pas au domaine de la recherche en ligne, où Google domine largement ses rivaux américains.

La façon dont la nouvelle suite Windows Live s'articule entre logiciels clients et services en ligne est interprétée par de nombreux analystes comme une réaction à la montée en puissance d'acteurs issus du Web comme Google ou Yahoo. Cette nouvelle stratégie, baptisée "Software + Services", fait d'ailleurs en ce moment même l'objet de nombreuses sessions au TechEd, la rencontre annuelle des développeurs européens utilisant les technologies Microsoft. « Microsoft ne peut pas adopter une approche totalement nouvelle pour les services sur internet dans la mesure où il doit protéger Windows et Office », explique à ce sujet Toan Trann, analyste chez Morningstar, dont les propos sont rapportés par Reuters.

Dans le domaine du mobile, Steve Ballmer relativise toutefois les annonces formulées au sujet d'Android par Google et ses partenaires, en rappelant que Windows Mobile 6 avait reçu un très bon accueil lors de son lancement, et qu'il valait mieux attendre que les projets de Google aboutissent sur quelque chose de concret avant de commencer à soupeser ses chances sur ce marché. "Pour l'instant, ils ont lancé une annonce presse alors que nous avons plusieurs millions de clients, un bon logiciel, un large parc de machines compatibles", a résumé Ballmer avant de souhaiter la bienvenue à son concurrent.

Pour Nigel Clifford, PDG de la société britannique Symbian, la plateforme Android n'est "qu'une plateforme Linux de plus". "Il y a déjà 10, 15, 20 ou peut-être 25 plateformes Linux différentes sur le marché. Il apparaît donc que Linux est en train de se fragmenter plus rapidement qu'il ne réunit d'acteurs pour au contraire l'unifier", affirmait-il cette semaine en réaction à l'annonce de Google.
Le couple Google Earth / Panoramio semble plutôt bien fonctionner. En effet, le service racheté par Google annonce qu'il peut désormais fournir 5 millions de clichés pour Google Earth / Google Maps.

Pour rappel, Panoramio est un service qui permet aux internautes de charger leurs photos. Grâce aux données de géolocalisation, les photos peuvent ensuite être vues dans Google Earth / Maps à l'endroit même où elles ont été prises.

A l'heure actuelle, 2 millions de photos sont affichées sur Google Earth simplement en activant le module "Panoramio" dans les "infos pratiques", intégré en standard dans le logiciel. Toutefois, ce fichier KML permet désormais d'afficher / d'accéder aux 5 millions de clichés annoncés.

A noter qu'un "gadget" pour Google Maps permet de profiter de ces mêmes photos sur le service en ligne de Google.
Les systèmes d'information géographiques (GIS en anglais), ne suscitent l'intérêt du grand public que depuis quelques années et la sortie d'un logiciel désormais bien connu des internautes... Google Earth. Aujourd'hui, géolocalisation et cartographie interactives sont des problématiques incontournables, que l'on souhaite adresser les besoins du grand public ou ceux des entreprises. A l'occasion du TechEd 07, événement européen auquel participent plusieurs milliers de développeurs, Microsoft donne quelques pistes sur les enjeux et le futur de ce domaine bien particulier qu'il contribue à développer avec son outil de visualisation 3D, Virtual Earth.

"Google a sans doute contribué à sensibiliser le public aux systèmes d'information géographiques", reconnait Jennifer Forsythe, Partner Manager au sein de la Virtual Earth Business Unit, "mais c'est un domaine dans lequel nous sommes actifs depuis plus de dix ans. Longtemps réservés au monde professionel, les GIS doivent maintenant être rendus plus accessibles, et surtout, plus attractifs afin que le grand public s'en empare", ajoute-t-elle. L'éditeur français Dassault, partenaire de Microsoft sur ce secteur, ne démentira pas ce point de vue puisque les deux sociétés ont en effet récemment mis au point et lancé 3DVIA, un logiciel permettant à tout un chacun de concevoir ses propres modèles 3D à destination de Virtual Earth.

Pour s'ouvrir au grand public, Microsoft emploiera donc des méthodes éprouvées : ouverture, interactivité et intégration avec d'autres services. "Nous fournissons un kit de développement complet pour Virtual Earth permettant à tout un chacun d'adapter le service à ses besoins. Le tout s'inscrit bien sûr parfaitement dans la logique de mash-ups prônée par Microsoft avec une initiative comme Popfly", explique Johannes Kebeck, Virtual Earth Technical Specialist.

Les mash-ups, ces applications compositent qui permettent de mêler des informations et flux de données en provenance de différents services Web, sont certainement un moyen d'attirer le grand public, mais cette logique sert également de socle au développement d'un écosystème de partenaires qui utiliseraient la technologie Virtual Earth. "Les systèmes d'information géographiques deviendront des composants clé de la recherche en ligne et de la publicité, mais également de l'informatique décisionnelle", avertit Jennifer Forsythe. D'où les interactions progressivement rendues possibles entre des outils comme Sharepoint, BizTalk ou même SLQ Server et Virtual Earth. Les interfaces profiteront quant à elles des derniers raffinements autorisés par une technologie come Silverlight.

En revanche, Microsoft ne semble pas désireux d'attaquer frontalement le marché de la navigation, sur lequel évoluent déjà des acteurs de poids. La première priorité reste le développement de l'application Virtual Earth elle-même, ainsi que l'intégration de nouveaux contenus. "500 nouvelles villes devraient être modélisées en 3D dans les mois à venir", confie Johannes Kebeck. "Un composant permettant la visualisation sur mobile sera par ailleurs bientôt proposé au téléchargement, et nous travaillons déjà sur la mise en place d'une navigation en 3D temps réel avec possibilité de se déplacer au sein des villes".

Un mode "Street View", semblable à celui proposé dans Google Earth, verra bientôt le jour. Afin de ne pas rencontrer les mêmes problèmes que son concurrent de Mountain View, Microsoft a toutefois décidé de nettoyer les images intégrées à ce mode de toutes les informations personnelles pouvant y apparaitre. Des algorithmes devraient donc permettre de nettoyer les rues de leurs passants, de façon à ce que personne ne puisse se plaindre du non respect de sa vie privée ou de son droit à l'image.
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