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L'UFC-Que Choisir a fait connaître hier sept "propositions concrètes" adressées aux chargés de la mission Olivennes, censés établir quels sont les moyens à mettre en place pour lutter plus efficacement contre le piratage et valoriser l'offre de musique légale. L'association de consommateurs défend l'idée selon laquelle il est inutile de renforcer l'arsenal répressif, et invite le gouvernement à imposer une plus grande transparence sur les prix de la musique, à interdire les exclusivités et à agir sur les prix de gros de la musique.

"La politique de répression graduée doit être abandonnée car elle est condamnée à l'échec", commence l'UFC-Que Choisir, dans la mesure où elle ne permettra pas de modifier les usages de l'internaute, aujourd'hui habitué aux technologies d'échange de fichiers. De la même façon, la politique de filtrage devrait être abandonnée : "elle est soit techniquement impraticable, soit coûteuse, soit potentiellement dangereuse pour les libertés publiques".

Si l'idée même de répression systématique doit être abandonnée, il faudra donc trouver le moyen de dynamiser le marché de la musique numérique. Pour ce faire, l'UFC préconise qu'une Autorité de la concurrence agisse sur les prix de gros de la musique et les fasse baisser afin que les plateformes en ligne puissent développer des offres plus attractives.

L'association propose en outre qu'un détenteur de droit qui n'exploite pas son catalogue ne puisse s'opposer à son exploitation par un tiers, de façon à garantir l'accès aux oeuvres, et suggère que l'on interdise les accords d'exclusivité. "Ce type d'accord a pour effet de priver les consommateurs qui ne sont pas clients de ces sociétés de l'accès aux oeuvres visées par l'accord. Cela est inéquitable, car le consommateur, au moment où il choisit son opérateur, est dans l'ignorance des futurs accords d'exclusivité qui pourraient influencer son choix", explique-t-elle, ajoutant que l'utilisateur privé de cette exclusivité aura tendance à se tourner vers des réseaux parallèles pour se procurer les oeuvres concernées.

"Pour plus de transparence, doit être indiquée sur l'étiquette physique ou virtuelle la "part créateur", c'est-à-dire la part du prix effectivement reversée aux auteurs/compositeurs, interprètes et musiciens", indique enfin l'UFC-Que Choisir, logiquement rejointe sur ce point par l'Adami, société de gestion des droits pour les artistes et interprètes, qui milite non seulement pour plus de transparence mais également pour que les musiciens touchent une part plus importante des sommes générées par la musique.

"Un sondage réalisé par Stratégir pour l'Alliance Public-Artistes révèle que les acheteurs sont tenus dans l'ignorance des sommes qu'ils pensent verser aux artistes lorsqu'ils achètent de la musique en ligne", explique l'Adami. 51% des acheteurs penseraient à tort que plus de 20 centimes sont reversés aux artistes lorsqu'ils acquièrent un morceau de musique en ligne, alors que la répartition serait selon l'Adami sur 1 euro hors taxe de 7 centimes pour les auteurs, 4 centimes pour les chanteurs, contre 85 à 90 centimes pour les sociétés de production. Une répartition que 92% des acheteurs jugeraient inique, tandis que 64% d'entre eux se diraient prêt à acheter plus de musique s'ils savaient que les artistes étaient mieux rémunérés.
Une nouvelle campagne a été lancée sur Internet par "des auteurs de logiciels libres" qui appellent le groupe Iliad, maison mère de Free, "à respecter leurs oeuvres". Xavier Antoviaque, porte-parole de la campagne et responsable d'EasyNeuf.org, un site du groupe Neuf Cegetel, concurrent direct d'Iliad, affirme qu'une procédure judiciaire a été entamée "suite aux refus réitérés d'Iliad de publier le code source des logiciels libres présents sur sa Freebox".

La procédure judiciaire engagée vise à obtenir d'Iliad l'application de la licence publique générale GNU (GNU GPL) qui couvre la distribution des logiciels concernés. La GPL permet de copier, de modifier et de redistribuer les programmes couverts par la licence, à condition que la paternité soit attribuée aux auteurs du programme concerné et que les sources et modifications soient mises à la disposition de tous. La procédure engagée ne concerne que les travaux du programmeur allemand Harald Welte, contributeur d'iptables, un élément du noyau Linux. Cependant, BusyBox, suite d'utilitaires maintenue par Rob Landley et Erik Andersen, est également utilisée pour faire fonctionner la Freebox (modem haut débit de Free).

Le fait que Xavier Antoviaque soit responsable d'EasyNeuf.org décrédibilise cette campagne aux yeux de Xavier Niel, VP du conseil d'administration et directeur général délégué à la stratégie d'Iliad. Par ailleurs, Xavier Niel a réaffirmé dans un entretien accordé à PC INpact que "la FreeBox est considérée comme faisant partie de l'infrastructure réseau de Free et n'appartient jamais au client. Le logiciel GPL modifié n'est donc jamais distribué".
le 14/11/2007 à 23:07
Deux milliards de photos sur Flickr
C'est à un vénérable arbre australien que revient l'honneur de figurer sur le cliché qui permet au service Flickr de passer la barre des deux milliards de photos. L'auteur, Yukesmooks, ne s'attendait sans doute pas à un tel honneur, visible dès l'adresse Web (URL) de la photo, terminée par un deux suivi de neuf zéros. 179 commentaires ponctuent déjà l'événement, relayé sur le blog de Flickr.

Racheté par Yahoo début 2005, Flickr avait été lancé fin 2004. Le service, spécialisé dans l'hébergement de photos, indiquait récemment recevoir entre trois et cinq millions de nouvelles photos chaque jour. Une version payante, facturée 25 dollars par an, permet de lever les limitations en termes de volumes de photo stockées et nombre d'albums créés inhérentes à la version gratuite.

Concurrencé aujourd'hui par le Picasa de Google ou Facebook (qui compterait plus de quatre milliards de photos, la plupart d'entre elles étant toutefois privées), Flickr conserve les faveurs d'une partie des amateurs de photographie et l'on n'y trouve sans doute moins de photos de soirées arrosées que sur d'autres services du même type.
Avec environ 90.000 documents en ligne, le projet Gallica ne permettait qu'un maigre aperçu des ressources que recèle la Bibliothèque nationale de France (BNF). La deuxième étape du projet, surnommée Gallica2, devrait cependant considérablement enrichir les fonds disponibles puisqu'il est question de numériser 300.000 ouvrages supplémentaires d'ici 2010. Les premiers, accessibles en mode texte et non sous forme d'images, devraient faire leur apparition sur le site Gallica2 dès le début de l'année prochaine. 26 millions d'euros alimenteront ce projet financé par le gouvernement sur les trois ans à venir.

L'objectif n'est pas simplement de donner accès à ces données, livres ou journaux, mais également d'en assurer la conservation. "La BNF est désormais dans une phase de numérisation de masse et la question de la pérennité des données devient cruciale. Nous devons constituer un entrepôt numérique intelligent, un système de conservation qui garantit leur pérennité, y compris en fonction des changements de formats", explique Bruno Racine, président de la BNF succédant à Jean Noël Jeanneney, à l'AFP.

L'organisation des données se fera au sein d'un système baptisé Spar (Système de préservation et d'archivage réparti), "véritable magasin numérique" au sein duquel d'autres bibliothèques pourront participer au projet.

La BNF indique par ailleurs avoir passé un accord avec le Syndicat national de l'édition visant à établir le cadre dans lequel elle pourra numériser et proposer l'accès à des oeuvres soumises au droit d'auteur. Cruciale, la question avait valu de nombreuses remontrances à Google lors du lancement du projet Google Book Search (anciennement Google Print). "S'il y a une approche commune dans ce domaine, c'est la garantie que la chaîne du livre est préservée au niveau européen", commente Bruno Racine.
le 14/11/2007 à 23:04
Chine : Yahoo fait son mea culpa
Une semaine après avoir répondu aux questions du Congrès des Etats-Unis concernant son implication dans l'arrestation de cyberdissidents chinois, Yahoo est parvenu à un accord amiable avec la World Organization for Human Rights USA. Leur accord met un terme à des poursuites engagées au printemps.

Accusant Yahoo d'avoir fourni aux autorités chinoises des informations sur des internautes emprisonnés depuis, l'organisation a porté plainte contre le portail en avril 2007. Cette action a été ouverte en Californie au nom des journalistes Shi Tao et Wang Xiaoning. Ces derniers ont été condamnés en Chine, en 2005 pour l'un, en 2002 pour l'autre, à une peine de 10 ans de prison pour s'être prononcés sur Internet en faveur d'une réforme démocratique du pays.

Mardi 13 novembre 2007, la World Organization for Human Rights et la multinationale Internet d'origine américaine ont mis un terme à leur différend. En contrepartie, Yahoo a indiqué mettre en place un fonds de soutien financier, humanitaire et juridique, aux familles des dissidents "emprisonnés pour avoir exprimé leurs opinions en ligne".
Le fournisseur d'accès à Internet Free annnonce cette semaine par l'intermédiaire de sa lettre d'informations mensuelle que l'accès à son service de vidéo à la demande par abonnement, Free Home Video, sera gratuit pendant deux jours, du 16 au 18 novembre. La filiale d'Iliad espère ainsi populariser ce service optionnel auprès de ses clients. Pour 5,99 euros par mois, Free Home Video propose un accès permanent et illimité à une cinquantaine de films et une centaine d'épisodes de séries TV renouvelés sur une base hebdomadaire, via le canal 100 de la Freebox.
Le marché de la musique mobile est en plein développement. Après le "iTunes WiFi Store" d'Apple, le "PlayNow" de Sony Ericsson, le "Music Store" de Nokia ou encore le "Media Studio" de Samsung, c'est sans doute bientôt un nouvel acteur de la téléphonie mobile qui va lancer son kiosque de téléchargement de musiques.

Et cet acteur n'est autre que Microsoft qui a annoncé aujourd'hui être entré en phase de négociations exclusives en vue du rachat de la société française Musiwave. Spécialisée au départ dans le téléchargement de sonneries pour téléphones mobiles, la société s'est différenciée de ses concurrents en se rapprochant des opérateurs mobiles comme Vodafone ou Orange pour prendre en charge la gestion de leur chaîne musicale. Aujourd'hui, les trois opérateurs mobiles français font d'ailleurs appel à ses services.

L'acquisition de la société auprès d'Openwave, son propriétaire depuis la fin 2005 (pour 99,5 millions d'euros), va permettre au géant des logiciels d'améliorer ses relations entre les maisons de disques, les constructeurs de terminaux et les opérateurs mobiles pour fournir plus de musiques numériques à ses clients. Microsoft envisage d'ailleurs d'utiliser les offres de Musiwave en interaction avec ses propres services dont ceux développés pour les terminaux Windows Mobile, Zune, MSN et Windows Live.

"Microsoft et Musiwave partagent la même philosophie et travaillent avec les constructeurs de terminaux et les opérateurs mobiles pour apporter une plus grande expérience aux utilisateurs nomades", a ajouté Pieter Knook, le vice-président senior de la division mobile de Microsoft. "Apporter les services de Musiwave va permettre à Microsoft de développer de nouveaux mondes mobiles jusque là non explorés, pour montrer la puissance de nos services", a-t-il ajouté.

Reste à savoir si les négociations entre les deux entités iront jusqu'à leur terme et comment Microsoft exploitera les services de Musiwave pour augmenter sa présence en Europe dans le marché de la musique mobile.
Si tu ne vas pas dans les kiosques à journaux de Lagardère, Lagardère enverra ses magazines numériques directement sur ton ordinateur. Premier groupe de média français avec des marques phares comme Elle, ParisMatch ou Europe1, le groupe Lagardère est également l'un des principaux distributeurs de journaux et de magazine, via sa filiale Hachette Distribution, notamment propriétaire des enseignes Relay.

Tout en restant présent dans ce métier, le groupe a toutefois entamé la numérisation de ses activités, via HDSdigital (VirginMega) et son « Kiosque Numérique », un des pionniers français du téléchargement de journaux et de magazines, lancé en Novembre 2006. Selon ses concepteurs, le Kiosque Numérique aurait ainsi séduit en un an plus de 60 000 clients, avec un nombre de téléchargements mensuels passant de 500 à plus de 15 000 par mois (x300) tandis que son catalogue passait sur cette même période de 50 à plus de 300 titres.

"Nous percevions, il y a un an, que la lecture de la presse dématérialisée s'inscrivait dans de nouvelles tendances de consommation, l'arrivée de nouveaux venus depuis peu le confirme. Cette compétition est très stimulante : nous disposons d'un an de recul et au regard des habitudes enregistrées chez nos clients, nous savons que ce mode de lecture est en plein essor. Ainsi, nous espérons dépasser le plus gros point de vente physique qui réalise en moyenne 100.000 ventes de magazines par mois, et ce dans les 18 mois.", estiment Aymeric Bauguin et Sébastien Bégel cofondateurs du Kiosque Numérique.

Près de 10 ans après l'échec de Cytale, le concept du "papier électronique" semble en tout cas arriver à maturité avec la multiplication des projets : Kiosque Numérique de Lagardère, ViaPresse, MonKiosque, eBook Kindle d'Amazon, Bibliothèque numérique de la Fnac, offre e-paper des Echos en attendant un hypothétique eBook Store chez Apple.
Le groupe Radiohead est revenu ce weekend sur les chiffres publiés par ComScore au sujet de la distribution sur Internet de son dernier album. Pour rappel, cette étude précisait que 62% des personnes ayant téléchargé l'album "In Rainbows" n'auraient pas déboursé le moindre centime pour l'obtenir.

Radiohead annonce que les chiffres avancés par ComScore sont "complètement inexacts "et "ne reflètent pas le véritable succès du projet". Le groupe ajoute : "il est impossible pour une firme extérieure d'obtenir des chiffres exacts liés à nos ventes".

De son côté, ComScore a quelque peu précisé sa méthodologie pour effectuer ces mesures. L'étude serait ainsi liée à un échantillon de deux millions d'internautes qui ont bien voulu souhaiter participer au programme de suivi de ComScore qui permet notamment de tracer les activités et les achats sur le Web.

Un communiqué et des chiffres officiels de la part de Radiohead permettraient d'y voir plus clair à ce sujet, malheureusement, le groupe se refuse à avancer le moindre chiffre, du moins pour le moment...

PS : une chose est sure, on en parle beaucoup de cet album en ce moment sur le net :)
Dévoilé début septembre, le service Photoshop Express d'Adobe devrait être rendu public sous la forme d'une version d'évaluation d'ici la fin de l'année, a indiqué en fin de semaine dernière l'éditeur lors de la conférence Digital Imaging conference. Photoshop Express se présente comme un service en ligne permettant l'édition directe d'images numériques. En dépit de ce nom, il ne proposera pas le riche éventail des fonctionnalités de Photoshop mais devrait se cantonner à des opérations comme la rotation, la découpe et l'application de filtres courants comme le flou, la netteté, la saturation ou la luminosité ou la correction des yeux rouges.

Adobe prévoit de proposer Photoshop Express sous licence à des services d'hébergement de photos en ligne tels que Shutterfly ou Photobucket, ce dernier utilisant déjà Remix, un outil d'édition de vidéos en ligne également fourni par Adobe.

Bruce Chizen, PDG d'Adobe, qui déclarait récemment que le modèle du "logiciel conçu comme un service" s'imposerait sans doute comme un standard dans les dix années à venir, semble bien décidé à ne pas rater ce tournant. L'éditeur vient justement de rendre accessible sans invitation son traitement de texte en ligne, BuzzWord, fruit de l'acquisition de Virtual Ubiquity. BuzzWord repose sur la solution de développement Adobe Flex, dont l'affichage utilise le lecteur Adobe Flash, pour permettre l'édition collaborative de documents en ligne.
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