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C'était attendu depuis que SAP a annoncé dans une lettre à Oracle qu'il ne contesterait pas les faits qui lui sont reprochés : le procès entre les deux éditeurs va essentiellement se concentrer sur le montant des dommages et intérêts qu'Oracle parviendra à récupérer.

Rappel des faits
En 2007, Oracle a porté plainte contre SAP. En cause : TomorrowNow, filiale de l'éditeur allemand, aurait téléchargé des données illégalement sur les serveurs d'Oracle. Un vol à grande échelle selon la firme de Larry Ellison, qui rappelle que ces données sont destinées à ses propres clients. L'adresse IP désignait clairement TomorrowNow.

La semaine dernière, quelques jours avant la date du procès - fixée au 1er novembre - les avocats de SAP ont fait parvenir une lettre à Oracle pour confirmer que leur client ne contesterait pas les faits reprochés à sa filiale. TomorrowNow ayant mis fin à ses activités en 2008, c'est SAP qui assumera entièrement le préjudice subi par Oracle.

Bataille de chiffres
Pour autant, l'éditeur allemand conteste très largement le montant dudit préjudice. Oracle estime avoir perdu plusieurs milliards de dollars, et réclame 2 milliards de dollars de dommages et intérêts. Deux sommes jugées déraisonnables par SAP, qui parle de quelques dizaines de millions d'euros de préjudice. L'éditeur semble néanmoins annoncer ce chiffre que pour la procédure, puisqu'il envisage d'accepter de régler une facture allant jusqu'à 1 milliard de dollars. Soit une division des dommages par deux.

Ellison, Hurd, Apotheker : le trio infernal
C'est donc le procès le plus retentissant de la Silicon Valley depuis plusieurs années. En jeu, il y a surtout trois personnalités de premier plan. Larry Ellison, patron tout-puissant d'Oracle, qui attaque à tout va, des acquis de Sun à HP en passant par SAP et Google ; Mark Hurd, ex-PDG de Hewlett-Packard (HP), qui a rejoint Oracle suite à sa démission sur fond de scandale sexuel ; et Leo Apotheker, ancien PDG de SAP, qui a rejoint la tête de HP en remplacement de Mark Hurd.

Car il faut sans doute chercher l'acharnement d'Oracle dans le contentieux qui l'oppose à HP. Lorsque Mark Hurd quitte la tête du premier fabricant mondial de PC, il rejoint Oracle. HP tente de s'y opposer, menaçant l'éditeur d'un procès, estimant que son ancien PDG devrait être contraint à un temps d'abstention vu qu'il est très au fait des secrets commerciaux et stratégiques de son ancien groupe.

Ainsi, Leo Apotheker fait un peu figure de victime collatérale. Son action à la tête de SAP n'est pas claire, HP affirmant qu'il ne connaissait en rien ce qui se tramait du côté de TomorrowNow. Oracle est sceptique, et Larry Ellison a récemment déclaré qu'il prouverait au cours du procès que Leo Apotheker était en fait au coeur d'un système d'espionnage industriel, rien de moins.

Si le procès devrait éclaircir ce point, il y a fort à parier qu'Oracle insiste sur sa personne pour mettre un peu plus en difficulté HP. Le conseil d'administration du fabricant a même mis son nouveau PDG sur la sellette, un moins à peine après son arrivée, en lien avec cette affaire.

Ce qu'il faut attendre du procès
Alors que les avocats des deux parties ont pour l'heure simplement eu le temps de présenter leur argumentation introductive, il semblerait que l'histoire soit très différente selon la version. Pour Oracle, qu'importe le montant des licences qu'aurait pu négocier SAP pour son logiciel : du moment que le téléchargement est illégal et que SAP ait tenté de développer un logiciel concurrent, ce dernier doit payer le prix fort. « Il aurait aussi pu choisir de nous concurrencer avec fair-play. A la place, SAP a choisi d'acheter TomorrowNow, une entreprise dont le conseil d'administration de SAP n'ignorait pas les pratiques illégales. »

Cette façon de raisonner semble relever du fantasme, pour les avocats de SAP. Pour eux, SAP ne doit payer que pour les contrats qu'a pu perdre Oracle suite à l'action illégale de TomorrowNow. Car pour l'éditeur allemand, s'il a gagné des clients au détriment d'Oracle à l'époque, ce n'est pas qu'à cause de l'affaire : les clients d'Oracle étaient devant l'incertitude face aux tentatives de rachat de PeopleSoft et de JD Edwards par leur fournisseur.

Il faudra donc compter sur le tribunal pour démêler cette question centrale. L'audition de Leo Apotheker, prévue aujourd'hui, pourrait permettre d'éclaircir certains points, puisque la cour a soutenu la volonté d'Oracle de l'interroger, alors que HP estimait qu'il avait largement eu le temps de le faire au cours de l'enquête préliminaire.

Autre témoin attendu à la barre : Larry Ellison. Le truculent PDG d'Oracle va-t-il apporter la preuve d'une éventuelle implication de Leo Apotheker, ou a-t-il fanfaronné un peu fort pour mettre la pression à son concurrent ? Réponse dans la suite de cette saga automnale.
Le thème de la neutralité du réseau (ou du Net) fait débat au sein de la classe politique. Cette fois, c'est le Sénat qui a mené les discussions avec des responsables de l'Economie numérique. Une proposition de loi a été soumise au gouvernement. Décryptage.L'un des points fondamentaux soulevé par le Sénat porte sur le principe de la neutralité des contenus. Certaines pistes évoquent alors clairement l'interdiction de tout filtrage. C'est le cas d'Emmanuel Gabla du CSA qui estime qu'il est important d' « éviter la marginalisation de certaines sources d'information par le filtrage ou la diminution de qualité de services. Sous cet angle, le principe de neutralité du net se doit d'être le garant de la liberté d'expression ».

Une position acceptée par les opérateurs mais contrebalancée par Pierre Louette, le secrétaire général d'Orange. Il estime qu'un opérateur doit : « avoir la capacité à gérer l'accès à des services professionnels afin de pouvoir organiser des formes de priorité avec une garantie de services assurée ». Deux positions contradictoires sur l'architecture logique du réseau donc…

Si la question de la neutralité des informations qui transitent sur le net n'est pas réglée, celle de la neutralité du réseau en lui-même (on parle alors d'architecture physique) est encore source de conflits. La critique s'est même directement tournée vers les FAI. Ces derniers sont accusés d'empêcher un accès équitable au réseau et de créer ainsi un nouvel écosystème. Ambiance.

Dernier point évoqué, les TV connectées. Les personnes interrogées parmi lesquelles figurent l'Arcep, le CSA, les FAI, ou encore l'UFC-Que choisir touchent du doigt un changement futur dans les modes de consommation de contenus. Dès lors, face au manque d'informations à l'heure actuelle sur le sujet, certains estiment que des « aménagements de ce principe de neutralité des réseaux » pourraient être organisés, notamment pour financer certains projets, comme la fibre optique par exemple…

Reste maintenant à connaître la position du gouvernement. La plupart des acteurs se sont positionnés sur le sujet : le Sénat, l'Arcep, la majorité présidentielle ainsi que l'opposition socialiste. Tous devront cependant écouter attentivement les conclusions de l'Europe sur le sujet, histoire de ne pas aller dans la mauvaise direction.
Quelques jours seulement après la réouverture de l'accès à Youtube en Turquie, le service se retrouve de nouveau bloqué dans le pays : en refusant de supprimer les vidéos responsables de la censure initiale et en laissant la porte ouverte à d'autres contenus provoquant la frilosité des autorités, le service de vidéo en streaming retourne à la case censure.

Youtube s'était en effet retrouvé bloqué en mai 2008 en Turquie suite à la publication de vidéos jugées insultantes pour Mustafa Kemal Atatürk, le premier président pays. La Turquie se révèle en effet très sévère envers qui s'en prend à Atatürk, les attaques à son encontre faisant partie d'une liste de 8 critères pouvant entrainer le blocage d'un site.

Néanmoins, si la censure de Youtube trouvait un sens dans les textes de loi, l'actuel dirigeant turc Abdullah Gul y était farouchement opposé depuis plusieurs mois et avait demandé qu'une procédure de déblocage soit mise en place en juin dernier. Le service est revenu sur le Web turc samedi, a priori délesté des 4 vidéos ayant entrainé sa censure en 2008.

Mais selon le Wall Street Journal, la suppression de ses vidéos ne serait pas du fait de Google, mais d'un « groupe de soi-disant volontaires travaillant en étroite collaboration avec le gouvernement » qui aurait utilisé le système automatique de protection du droit d'auteur de Youtube pour les faire disparaître du service. Lundi, Google a annoncé que lesdites vidéos n'avaient aucune raison de disparaître du site : "Lorsque nous les avons examiné, nous avons constaté que les vidéo n'enfreignaient pas le droit d'auteur et nous devions donc les rétablir malgré la réglementation turque" a déclaré le service dans un communiqué.

Si le chef de la direction de la transmission et des télécommunications turques avait annoncé en début de semaine un rendez-vous avec les dirigeants de Youtube "dans les prochains jours", il semblerait que la situation se soit accélérée hier, puisqu'un tribunal d'Ankara a réinstauré le blocage du site.

Les raisons de cette nouvelle censure ne porteraient cependant pas sur les vidéos caricaturant Mustafa Kemal Atatürk, mais sur une autre vidéo concernant Deniz Baykal, l'ancien président de l'opposition du pays : ce dernier avait été filmé clandestinement il y a quelques mois dans une chambre d'hôtel, en compagnie d'une femme qui n'était pas la sienne. Une vidéo qui avait provoqué sa démission en mai dernier et qui semble avoir refait surface ces derniers jours sur Youtube, donnant une raison suffisante au tribunal pour mettre un terme à la (courte) disponibilité du site en Turquie et réglant par la même occasion la question des vidéos du premier président du pays.

Retour à la case départ pour le service, donc, qui sera revenu en Turquie en tout et pour tout un long week-end.
A l'occasion du conseil des ministres, le chef de l'Etat s'est exprimé au sujet du lancement de la carte Musique. Pour rappel, cette initiative profite aux 12-25 ans. Chaque internaute décide parmi les 14 plateformes celle qu'il souhaite utiliser et peut télécharger légalement de la musique en ligne avec des cartes allant de 20 à 50 euros.Nicolas Sarkozy a donc tenu à expliquer qu' « une semaine après son lancement, près de 10 000 cartes musique ont d'ores et déjà été créées. La carte musique vise à donner aux jeunes l'habitude d'acheter et d'écouter de la musique sur des sites légaux, en complément de l'approche pédagogique et préventive mise en oeuvre par la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI) ».

Après ce bref rappel de la position en matière de téléchargement, le président s'est donc félicité de la mise en place de cette offre. Selon un communiqué de l'Elysée, la carte Musique « permettra de faire découvrir dans toute sa diversité l'offre légale de musique en ligne et d'enclencher une dynamique vertueuse pour la santé économique de l'ensemble de la filière ».

Reste maintenant à connaître le nombre de cartes vendues pour savoir si l'opération parviendra à endiguer le téléchargement illégal…
Mozilla Labs vient de publier une nouvelle extension baptisée Lab Kit. Cette dernière regroupe les fonctionnalités d'autres add-ons qui ont été développés par les ingénieurs de Mozilla à destination du navigateur Firefox. En effet, dans la mesure où la fondation travaille sur plusieurs projets Lab Kit permet de pouvoir tester la dernière version de chacun d'entre eux avec un dispositif de mises à jour automatiques.

Pour l'heure, Lab Kit embarque Contacts, un gestionnaire de carnets d'adresses compatible avec le répertoire du système mais également Facebook, Yahoo, twitter, Gmail ou Plaxo. Nous retrouvons également les projets de Prospector visant à améliorer la barre d'adresse avec notamment le dispositif de remplissage automatique Speak Word.

Lab Kit fait partie de ces nouvelles extensions qui ne nécessitent pas le redémarrage du logiciel après leur installation. Celle-ci est disponible pour Firefox 4 beta 6, 7, 8.
La suite bureautique hébergée de Google Documents devrait bientôt s'enrichir de plusieurs nouveautés. Sur son blog officiel, l'équipe annonce ainsi l'introduction d'une fonctionnalité simplifiant la mise à jour d'un document. Jusqu'à présent, le chargement d'un nouveau fichier se traduisait par la création d'un lien dédié et l'internaute devait systématiquement ré-inviter les collaborateurs. Prochainement la mise en ligne permettra de choisir l'édition d'un document existant. Le blog Google Operating System rapporte de son côté que d'autres fonctionnalités sont également en passe d'être implementées. Ces dernières ont été découvertes après analyse du code source du service web. La première est baptisée "Cloud Printing" et permet d'imprimer directement un document sur une imprimante connectée en WiFi. Cette technologie sera embarquée au sein du système Chrome OS et du navigateur Chrome et permettra à Google d'éviter le développement de quelques centaines de pilotes pour chacun des modèles du marché. Le processus d'impression ne passera donc pas par le système d'exploitation mais directement par Internet.

Le code source révèle également l'arrivée d'applications tierces et d'un dispositif de synchronisation. Au mois de janvier, Google annonçait que son service n'était plus limité aux documents mais pouvait désormais accueillir tous types de fichiers. Un mois plus tôt la firme avait baissé les tarifs de son offre de stockage avec des prix commençant à 5 dollars par an pour 20 Go supplémentaires répartis entre Gmail, PicasaWeb et Google Docs. Depuis, quelques sociétés ont implementé les interfaces de programmation de GDocs mais leur accès reste limité si l'internaute ne possède pas de compte Google Apps Premium. L'arrivée de Chrome OS et la mention d'applications tierces pourraient signifier une ouverture totale de ces API. Google Docs offrirait alors un véritable service de synchronisation similaire à celui de Dropbox afin que les utilisateurs puis consulter et accéder à leurs fichiers en mode déconnecté.
le 03/11/2010 à 22:59
Les anti-ACTA se multiplient
Un nouveau vent de critiques souffle sur l'ACTA. Certains acteurs et chercheurs américains contestent les positions soutenues par les négociateurs au traité. Pour rappel, l'ACTA regroupe 37 pays et vise à établir en ensemble de règles mondiales en faveur de la protection des droits d'auteur et de la propriété intellectuelle.Cette fois, c'est l'office américain des brevets qui pose la question de savoir si l'ACTA est compatible avec ses propres lois nationales. Certains spécialistes estiment en effet que le traité pourrait entrer en conflit avec la vague de réformes menée sur le régime des brevets aux Etats-Unis. En effet, l'architecture actuellement proposée vise à réduire les dommages et intérêts en cas de violation de brevet. De même, la Justice américaine tente plutôt de trouver un terrain d'entente entre firmes.

Cette critique est même loin d'être isolée puisqu'en début de semaine, ce sont pas moins de 75 professeurs, universitaires en droit américains qui auraient adressé une lettre au président Obama. Ils demandent ainsi aux Etats-Unis de quitter la table des négociations en invoquant alors le manque de transparence ou une éventuelle inconstitutionnalité des règles édictées.

Enfin, même la Chine commence à considérer plutôt nerveusement toute nouvelle avancée de l'ACTA. Le site insidetrade dévoile que le pays estimerait que le traité va, sur certaines mesures, à l'encontre de l'OMC, l'autorité chargée du bon fonctionnement du marché et du commerce mondial. L'Inde et le Brésil pourraient également prendre leurs distances…

L'ACTA continue donc de subir un feu nourri de critiques. Lors des rounds successifs de négociations, la plupart des observateurs internationaux avaient pointé du doigt une certaine culture du secret autour des négociations. Déjà, en avril dernier, une partie de la Commission européenne avait provoqué un débat afin d'obtenir plus de visibilité sur le contenu du texte.

Certaines fuites avaient alors été organisées afin que l'opinion publique prenne conscience des enjeux que soulève l'ACTA.
Une cour fédérale américaine vient d'autoriser l'accord auquel Google est parvenu avec le groupe d'utilisateurs de son service Google Buzz, intégré à la messagerie en ligne Gmail. Le géant s'est même fendu d'un email à ses clients américains pour les en informer.

Au final, il faut surtout retenir que Google a obtenu l'accord du tribunal pour le reversement d'indemnités aux plaignants, et le paiement d'une dîme de 8,5 millions de dollars. Sept utilisateurs de Google Buzz avaient tenté un procès à cause de ce service, qui ajoutait automatiquement les utilisateurs de Gmail au nouveau réseau social.

La plainte, déposée sous la forme d'une class-action, va donc obliger Google à débourser 8,5 millions de dollars. Chacun des sept plaignants se verra gratifier de 4 000 dollars américains pour leur aide apportée à la justice - dont 25% qui seront ponctionnés par les avocats. Le reste du pactole ira à un fonds de soutien à un groupe d'associations militant pour la vie privée en ligne.

Si l'affaire est relativement banale sur le fond - mis à part qu'elle touche un service d'un géant du web, mais d'autres entreprises comme Facebook sont relativement familières de ce genre d'anicroches - c'est sur la forme qu'on peut s'attarder. En effet, il est extrêmement rare que Google contacte directement un pan entier de ses utilisateurs via leur boîte email.

Et pour les utilisateurs de Gmail, la principale phrase à retenir est la suivante : « Soyons clairs, il ne s'agit pas d'un accord qui permette aux gens qui utilisent Gmail de demander une compensation. » En clair, les utilisateurs ne toucheront rien.
le 03/11/2010 à 22:59
LinkedIn lance les pages Entreprises
Le réseau social LinkedIn vient d'annoncer la mise en route des Pages Entreprises. Le portail, plutôt destiné à un public professionnel va mettre en valeur les pages de certaines sociétés qui le désirent. Le site rend donc disponible aux internautes l'équivalent des « Pages Fans » de Facebook.Le réseau annonce posséder plus de 80 millions de membres dans le monde. Ces nouvelles pages devraient alors « permettre aux clients et employés de devenir facilement ambassadeurs d'une marque, les Pages Entreprises contribuent à la croissance d'une société grâce au marketing viral », explique LinkedIn sur son blog.

Coté fonctionnalités, le site annonce la possibilité d'ajouter sur ces pages des vidéos, des informations sur les produits ou encore des annonces ciblées. Histoire de donner plus de visibilité gratuite à une nouvelle gamme de produits.

Déjà plusieurs firmes ont mis en ligne leur page. C'est notamment le cas d'AT&T, Dell, HP, Juniper, Microsoft, Samsung America.
Bien que la société AOL ait fermé ses portes en Europe, procédé à plusieurs réductions de sa masse salariale ou revendu plusieurs de ses propriétés, elle ne semble toujours pas capable de redresser son chiffre d'affaires. En effet, suite à la publication de ses résultats trimestriels, le portail américain affiche des revenus en baisse de 26% pour atteindre 563.5 millions de dollars contre 763.9 millions sur la même période en 2009. Cela reste tout de même très légèrement au-dessus des estimations des analystes qui tablaient sur 557 millions.

Au coeur du problème, le PDG Tim Armstrong accuse un marché du display en forte décroissance. Les revenus publicitaires (display et liens sponsorisés) affichent une chute de 27% et atteignent 292,8 millions de dollars contre 402.3 millions un an plus tôt. Toujours positionné en tant que fournisseur d'accès à Internet outre-Atlantique, AOL continue de s'effacer du marché. Chaque année, les revenus générés lié à cette activité enregistrent une baisse de 24%. Cette fois ces derniers affichent un déclin de 26% pour atteindre 244,8 millions de dollars contre 332,2 millions en 2009.

La revente du service de messagerie ICQ a tout de même permis d'augmenter les recettes de la société à 171,6 millions de dollars ou 1,60 dollar par action. Rappelons tout de même que la firme a racheté la plateforme de video 5min, le blog Techcrunch ainsi que le client Brizzly édité par Thing Labs. AOL a également investi 50 millions de dollars au sein de Patch.org pour sa stratégie dans le web hyper-local.
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