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Le centre de commandement américain pour la cyber-sécurité est « totalement opérationnel ». Le ministère de la Défense vient d'expliquer sur son site que les réseaux américains peuvent désormais être protégés correctement d'éventuels cyber-assauts.Il faut dire que ce centre de commandes était un projet de l'administration actuelle et du secrétaire à la Défense Robert Gates. Il a pour objectif de protéger Internet en engageant une coopération entre le secrétariat d'Etat à la Défense et l'Intérieur. Concrètement, sa mission reste encore un peu vague puisque sa feuille de route lui intime la direction de : « continuer de faire augmenter la capacité pour agir et défendre nos réseaux de manière efficace ». Rien de plus…

Le ministère de la défense se contente d'ajouter que le Centre est paré à toute éventualité depuis le 21 mai dernier. Son chef, le général Keith Alexander s'estime « confiant envers le personnel civil et militaire présent dans l'unité de cyber-commandement. Le cyberespace est essentiel pour notre manière de vivre c'est pourquoi nous allons synchroniser les actions de la Défense et de l'Intérieur ». Des interactions avec les agences gouvernementales pourront également être programmées.

Pour autant, le Congrès américain devra encore préciser le rôle de chacun. Certains députés militent déjà pour que le Centre puisse déclarer l'Etat de cyber-crise et que le président Obama prenne alors le commandement des opérations. Il pourrait alors prendre en charge une partie du réseau privé des professionnels.
N'en déplaise aux régies publicitaires des réseaux communautaires, l'internaute aura le dernier mot concernant ses informations confidentielles. C'est en tout cas ce que souhaite la Commission Européenne qui présente sa stratégie concernant la gestion des informations personnelles publiées sur Internet.

Dans un communiqué, Viviane Reding, vice-présidente et commissaire européen chargée de la Justice, réitère ses propos en affirmant que « la protection des données à caractère personnel est un droit fondamental ». A cet effet, la Commission présente quelques pistes de réflexion afin de moderniser les lois existantes disposant les droits et les libertés des citoyens de l'Union en matière de données confidentielles. Cette initiative vise également à éclaircir plusieurs problèmes auxquels sont confrontés chaque jour bon nombre d'internautes concernant la suppression définitive des informations publiées sur un réseau communautaire ou l'interopérabilité de ces services.

Dans un premier temps, les autorités souhaitent renforcer les droits des consommateurs et apporter davantage de transparence quant aux données qui seront collectées ainsi que leur utilisation dans le temps. Au coeur de cette idée, Bruxelles demande le « droit à l'oubli », une notion au centre de l'actualité. De leurs côtés les sociétés devraient pouvoir bénéficier d'une politique unifiée, quelle que soit la nature du service ou la loi en vigueur dans le pays d'activité. La Commission explique par ailleurs que les transferts d'informations en dehors de l'Union devraient être tout aussi sécurisés et doublés d'une « protection des données dans le domaine de la coopération policière et de la coopération judiciaire ».

Les internautes sont invités à discuter les propositions de ce réexamen avant le 15 janvier 2011. Par la suite, ce débat permettra de formuler dès l'année prochaine un nouveau cadre de réglementation qui sera soumis au Parlement européen.
Nicolas Dupont-Aignan fait partie de ces politiques qui considèrent l'Hadopi comme une loi qui n'a pas lieu d'être : une position qui ne date pas d'hier puisqu'en mai 2009, le président de Debout la République qualifiait la Haute autorité de "loi laborieuse", "périmée avant même d'avoir été promulguée".

Depuis, la loi est passée, mais l'opinion du député - non-inscrit - n'a pas changé : au micro de l'émission Petit stream entre amis sur Europe 1 diffusée hier, Nicolas Dupont-Aignan a réitéré ses attaques contre Hadopi et a même encouragé "tous les auditeurs à télécharger au maximum". "Je mets au défi le gouvernement, avant les présidentielles, de fermer toutes les connexions Internet de centaines de milliers de personnes. Bravo, bon courage, bonne chance ! Donc vous pouvez télécharger."

Pour le politicien, le combat contre Hadopi est donc une priorité. "Si on gagne ce combat, Internet restera un média de liberté. Si on le perd, je peux vous dire qu'ils auront verrouillé ce qu'ils avaient réussis à verrouiller par quelques grandes émissions". La seule vraie solution pour protéger convenablement le droit d'auteur serait, selon Dupont-Aignan, la mise en place d'une licence globale.

Egalement interrogé par les animateurs au sujet de la Carte Musique, le député en a profité pour dire tout le bien qu'il pensait de cette action gouvernementale : "c'est contrefait, grotesque...10 000 cartes musique alors qu'il y a des millions de téléchargements, c'est le gamin qui met du sable alors que la marée arrive". Il n'a également pas hésité à taxer les publicités de « méprisantes, insultantes et racistes », en renvoyant sur son récent billet de blog qui évoque le sujet : "Quel mépris pour jeunes, et quel racisme aussi quand on ose montrer un jeune noir comme un idiot faisant du pseudo-rap. Les jeunes de notre pays, quelle que soit leur origine, ne sont pas des bêtes de cirque."
« Internet ça paye pas. Ça eut payé, mais ça paye plus ». Voilà ce qu'aurait pu dire l'inénarrable Fernand Raynaud. C'est en tout cas la conclusion d'un sondage mené par BVA et Orange pour le Forum d'Avignon (un rendez-vous dédié à l'Economie des médias).Réalisé sur 1 117 personnes âgées de 15 ans et plus, le sondage dévoilé par Les Echos montre que 44% des internautes français interrogés ne souhaitent pas payer pour télécharger du contenu culturel. Quatre Français sur dix ne seraient donc pas prêts à débourser un centime pour «  un contenu culturel sur Internet ».

La question du budget entrerait en ligne de compte, tout comme la part allouée à la Culture. Par contre, le sondage explique que seul un tiers des ménages se dit totalement réfractaire au paiement. Cet argument pourrait notamment être utilisé par le ministère de la Culture qui a lancé la semaine dernière la carte musique. L'Etat a alors engagé un budget de 25 millions d'euros sur deux ans…

Reste donc à savoir qui doit payer pour la rémunération des filières de création de contenus. Là aussi, 60% des personnes interrogées estiment que l'Etat doit remplir ce rôle de débiteur de la Culture. Enfin, certains émettent l'idée que les entreprises doivent également mettre la main à la poche. Histoire que tout le monde « paie » pour Internet.
Les éditeurs SAP et Oracle sont parvenus à un accord partiel au cours du procès qui les oppose sur une affaire d'espionnage industriel par TomorrowNow, filiale de SAP, de la base de données d'Oracle. Le procès n'est pas terminé pour autant, et Oracle réclame toujours deux milliards de dollars de dommages et intérêts.

L'accord proposé par les deux parties au tribunal mettrait fin à la demande d'amende déposée par Oracle, qui accepte pour la première fois de faire un geste depuis que SAP a admis la violation de la propriété intellectuelle de son rival par sa filiale TomorrowNow. L'accord en question est sous scellé pour l'heure, et son contenu n'est retransmis que par le biais d'une personne proche du dossier, qui a requis l'anonymat auprès des sites américains qui ont pu lui parler.

Le procès continue, puisque l'éditeur Oracle souhaite toujours obtenir des dommages et intérêts - à hauteur de 2 milliards de dollars. La firme de Larry Ellison reste échaudée par l'impossibilité de faire comparaître l'ancien PDG de SAP, Leo Apotheker, au procès. Celui-ci est actuellement en dehors de la juridiction du tribunal. On ne sait pas s'il rentrera pour témoigner, mais le conseil d'administration de HP, dont il est le nouveau PDG, semble vouloir le maintenir à l'écart pour l'instant.
Alors qu'hier Facebook annonçait les détails de sa nouvelle stratégie mobile, Dennis Crowley, PDG de la start-up Foursquare, prenait la parole lors de la conférence ad:tech qui s'est déroulée à New York. En annonçant le lancement d'offres promotionnelles associées à sa fonctionnalité de géo-localisation, le réseau Facebook s'inspire alors fortement de son concurrent tout en profitant de sa masse d'utilisateurs. Reste que Foursquare n'a pas dit son dernier et entend développer davantage son application afin de la rendre « plus intelligente ».

En utilisant la puce GPS du smartphone, l'application Foursquare est capable d'identifier les lieux publics aux alentours et, grâce à une série de partenariats avec certains commerçants, permet à l'internaute qui accepte de partager sa position géographique, de bénéficier de certaines offres promotionnelles. Comment faire évoluer ce système de carte de fidélité virtuelle? Telle est le centre du discours de M. Crowley rapporté par le blog américain Mashable.

Dennis Crowley explique qu'en se basant sur l'historique des connexions de l'internaute et les publications de sa base de données globale, Foursquare devrait être capable de retourner certaines recommendations personnalisées. "Vous vous êtes rendu dans six cafés, voici donc six autres bars qui pourraient peut-être vous intéresser", explique-t-il. Par extension, en repérant les centres d'intérêts d'un utilisateur dans sa ville de résidence, Foursquare serait alors capable de proposer quelques lieux susceptibles de plaire à l'utilisateur en voyage à l'autre bout du monde. Ce processus de suggestions fonctionnera également pour les marques pouvant être potentiellement intéressantes. Ainsi, dans la vision de M. Crowley, les enseignes souhaitant obtenir davantage de visibilité sur Foursquare négocieront des offres promotionnelles toujours plus intéressantes pour les utilisateurs.

Pour affiner ce nouvel algorithme Foursquare doit donc s'assurer que les mobinautes partagent régulièrement leurs positions géographiques. A cet effet, le processus devrait être simplifié. Plutôt que de sortir son smartphone et lancer l'application, un dispositif permettra bientôt à l'utilisateur d'être automatiquement notifié lorsqu'il se rend dans un endroit depuis lequel il s'est déjà connecté auparavant. Reste que ce processus nécessite que le GPS du téléphone soit allumé en permanence, un point noir concernant l'autonomie de l'appareil.

Ces prochaines fonctionnalités permettront-elles au service Foursquare de perdurer malgré les annonces de Facebook ? Finalement les partenariats négociés auprès des commerçants seront déterminant et à ce jeu là Facebook a déjà un temps d'avance avec quelque 500 millions d'utilisateurs (dont 200 millions de mobinautes) contre 4 millions pour la firme de M. Crowley.
Ca y est, les deux associés du fonds Andreessen-Horowitz ont réussi leur deuxième levée de fonds : Marc Andreessen, ancien fondateur de Netscape, vient d'annoncer qu'il avait levé 650 millions de dollars en trois semaines. Marc Andreessen et Ben Horowitz, les deux associés, avaient mis trois mois pour lever les 300 millions du premier tour de table, en juillet 2009.

Le LA Times, qui a rapporté l'histoire, note l'étrange vigueur du fonds Andreessen-Horowitz, qui a déjà levé près d'un milliard de dollars alors qu'il n'est vieux que de 15 mois, dans un contexte où de nombreux fonds de venture capitalists ne parviennent pas à trouver les fonds nécessaires à leur activité.

Andreessen-Horowitz a une stratégie de diversification du risque assez prudente. Le fonds investit des tickets relativement petits - ils sont même descendus jusqu'à 25 000 dollars. Ce qui a permis aux deux associés de prendre des participations dans 28 entreprises en un peu plus d'un an.

Le LA Times note qu'aucun de ces investissements ne s'est pour l'instant révélé particulièrement profitable - comprendre par là qu'aucune entreprise financée n'a été rachetée ou n'est entrée en Bourse. Mais ça pourrait changer, note le quotidien, car Apple et Google s'intéresseraient de très près à la startup de paiement en ligne Boku, et Skype pourrait tenter une introduction en Bourse l'an prochain.
Google échappe à un couteux procès au Royaume-Uni. L'affaire Street View ne passera pas par la case justice puisque le gouvernement vient d'expliquer que la Metropolitan Police n'engagerait pas de poursuites contre la firme américaine.Pourtant, une enquête avait bien été engagée à l'encontre des pratiques de Google et de ses voitures chargées du programme Street View. Début mai, le journal The Telegraph indiquait que Google avait déjà répertorié la quasi-totalité des réseaux Wi-Fi dans un but commercial... La justice devait donc trancher. En principe.

Selon le ministre britannique de la Communication, l'amende infligée à la firme ne pourra être supérieure à 500 000 livres sterling (plus de 570 000 euros). Motif invoqué : les faits reprochés sont antérieurs à la législation qui donne le pouvoir d'infliger cette sanction financière.

Seule véritable obligation. A l'avenir, Google devra adopter un code de bonne conduite s'il désire à nouveau collecter des informations publiques...
Electronic Arts marche sur les traces de Zynga : l'éditeur de jeux vidéo vient en effet d'annoncer avoir établi un partenariat avec Facebook pour une durée de 5 ans. Objectif principal de cette alliance : intégrer les crédits Facebook aux applications proposées par EA sur le réseau social.

"L'accord va déboucher sur une expérience plus simple et accessible pour les gens qui jouent et achètent des biens virtuels sur Facebook" a expliqué Electronic Arts dans un communiqué. "Aux termes de l'accord, les crédits Facebook seront la méthode exclusive de paiement pour les jeux d'EA sur Facebook".

Electronic Arts semble avoir de vastes projets sur le réseau social. "Puisque les jeux sont la catégorie d'applications la plus populaire de Facebook, il était logique qu'EA approfondisse ses relations avec Facebook et ses 500 millions d'utilisateur" a commenté Barry Cottle, l'un des responsables de la firme. L'entreprise s'apprête à lancer une version Facebook du Monopoly, du Scrabble ou encore de Boggle. EA a également récemment investi dans le secteur des jeux sociaux en rachetant PlayFish, l'éditeur de Pet Society, pour 400 millions de dollars.

Comme tous les éditeurs exploitant déjà cette monnaie virtuelle dans leurs applications, EA touchera 70% des recettes des ventes de crédits Facebook, les 30% restant partiront quant à eux dans les caisses du réseau social.
Cette semaine, les électeurs américains ont élu de nouveaux représentants aux assemblées. Le résultat de ces élections de mi-mandat sert alors de blanc-seing ou de défiance des américains envers leur administration centrale. Malgré la relative réussite du parti républicain, certains n'hésitent pas à évoquer quelques irrégularités ou plutôt des incitations douteuses au vote.C'est en tout cas ce que rapporte le site Wired. Certaines personnes auraient ainsi reçu des appels provenant de robots les incitants à voter. Par contre, les informations (date et lieu de vote) diffusées par ce spam téléphonique étaient, en général, fausses. Certaines « minorités » auraient alors été clairement visées comme les latino-américains de Los Angeles.

A en croire l'autorité chargée du respect du vote, l'Election Protection Coalition, d'autres incitations de ce type auraient été enregistrés dans certains Etats américains comme la Louisiane, le Maine ou le New Hampshire. Les électeurs étaient même invités à voter en ligne, une méthode seulement disponible pour les américains résidant à l'étranger ou en Arizona…

Certains experts estiment alors que ces tentatives d'envoi de spams ont eu pour but de dérober des informations personnelles de votants comme des identifiants ou des mots de passe.
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