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Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand dresse déjà un premier bilan de l'activité d'Hadopi. Après l'envoi des e-mails et les campagnes auprès des internautes, des vacanciers ou même des élus, le ministère se félicite donc des travaux de l'autorité.Interrogé par France 24, le ministre explique que le bilan de l'Hadopi est « bon » même s'il ne comprend toujours pas pourquoi « le projet a encore beaucoup d'adversaires »... Du coup, Frédéric Mitterrand fait la distinction entre pirates du dimanche et les « délinquants du piratage organisé ».

Sur ce thème, le ministère de la Culture estime qu'il « y a tous ceux qui s'arrangent. Ceux-là, il faut leur faire comprendre que véritablement ce temps-là est terminé, que la défense des auteurs, de la création est une priorité absolue. Il n'y a que comme ça que l'on pourra continuer à avoir une offre plurielle et riche. Plus personne ne nie maintenant les dangers du piratage, et plus personne ne pirate avec la conscience totalement tranquille. On s'aperçoit que manifestement après cette prise de conscience il y a eu une baisse du piratage ».

Si on peut comprendre le message contenu derrière ces positions, on peut également douter des « chiffres du piratage » évoqués. Il faudra donc attendre encore avant d'avancer quelconque bilan de la lutte contre le téléchargement illégal. A moins que la peur du gendarme ne soit tenace...
Le vote du projet de loi de Finances est toujours l'occasion de prendre de grandes orientations concernant la politique fiscale du pays. Cette fois, la Commission des Finances du Sénat a fait le choix de voter en faveur d'une taxe Google. Explications.Depuis plusieurs mois, le Sénat et une partie de la majorité présidentielle souhaitaient que les entreprises qui échappent à la fiscalité française puissent être soumises à l'impôt. Les cas de Google, Apple, eBay et Amazon sont alors clairement évoqués comme étant des exemples de firmes installés au Luxembourg ou en Irlande et qui profitent ainsi de la fiscalité avantageuse de ces Etats.

Le problème soulevé est que ces firmes ont tout de même une activité en France et en dégagent un chiffre d'affaire. Ces revenus ne sont alors soumis à aucune taxation et « sortent » du système fiscal français.

La Commission des Finances du Sénat a donc voté dans le cadre de la loi de finances pour 2011, comme le souligne le quotidien La Tribune, une taxe de 1% sur les « espaces publicitaires réalisés par les annonceurs sur les moteurs de recherche ». L'Etat compte ainsi apporter entre 10 et 20 millions d'euros par an dans ses caisses.

Communément baptisée « Taxe Google », la mesure vise donc à faire contribuer ceux qui ne jouent pas le jeu de la fiscalité française. Début février, Philippe Marini (UMP), rapporteur général de la Commission des finances estimait que le marché concerné représentait 2,1 milliards d'euros. Une manne qui pourrait grossir depuis que Google a décidé de modifier sa politique AdWords en incluant la vente de mots-clés.

Enfin, le Sénat a également adopté une mesure visant à instaurer une taxe de 0,5% sur les achats de services de commerce électronique. La disposition vise ici clairement les sites d'E-commerce comme Amazon ou eBay… Si la ligne directrice semble être décidée, l'ensemble des amendements votés doivent encore repasser devant le Sénat puis devant l'Assemblée nationale.
Début novembre, l'Hadopi avait demandé aux députés, sénateurs, députés européens, conseils généraux et régionaux de soutenir l'autorité. Les élus avaient jusqu'au 8 novembre pour répondre et demander des explications si la loi leur semblait imprécise sur certains points.Le député socialiste Jean-Marc Ayrault a donc adressé un courrier (.pdf) à la présidente de l'Hadopi, Françoise Marais. Repris sur le blog de Bluetouff, il répond au nom du groupe socialiste, radical et divers gauche de l'Assemblée nationale. Le responsable politique se dit étonné de voir les députés saisis de questions de communication de l'Hadopi et non de débats sur le fond.

Il s'inquiète : « des interrogations légales se posent tout d'abord. La répression est en place mais non les moyens de protection. Sur ce point, selon vous, des logiciels capables de sécuriser totalement un accès Internet existent-ils réellement ? » Le député met donc le doigt où cela fait mal puisque les logiciels de labellisation officiels n'existent pas encore...

Autre tacle appuyé. Celui fait contre la carte Musique, le député Ayrault demande des comptes : « bien que son montant facial soit quatre fois inférieur aux annonces du Président de la république, nous serions intéressés de connaître le coût exact de cette mesure ».

Enfin, la lettre lance des interrogations sur la ventilation du budget de l'Hadopi, le nombre d'e-mails envoyés, le coût de l'identification des adresses IP. Autant de questions sur lesquelles l'Hadopi ne répond, en général, pas. Reste donc à savoir si l'Hadopi répondra à la lettre par une nouvelle lettre...
le 10/11/2010 à 00:00
Le FBI enquêterait sur les Anonymous
Les autorités américaines cherchent à en savoir plus sur les attaques Ddos orchestrées contre certains sites. Le site Cnet avance une information selon laquelle le FBI aurait interrogé différentes organisations concernées par ces attaques. Tous les ingrédients sont donc réunis pour qu'une enquête sur cette communauté débute.Selon une source proche, les autorités fédérales « ont commencé à coopérer étroitement avec les différentes organisations ». Il faut dire que des sites d'ayants droit ou d'acteurs majeurs comme la RIAA ont été rendus indisponibles sans que cela ne change radicalement les positions prises par leurs responsables.

Enfin, le site rappelle que des sanctions ont déjà été prononcées comme pour cet étudiant américain qui a été condamné à 30 mois de prison pour avoir lancé des attaques Ddos contre des sites Web traitant de politique.

La question des attaques Ddos semble donc ne pas faire l'unanimité. Si le principe de l'action civique peut être retenu, les moyens sont plus douteux et contribuent à durcir le comportement des organisations visées. Le but obtenu est alors l'inverse de celui recherché…
le 10/11/2010 à 00:00
Ask.com dit au revoir à M. Jeeves
C'est une nouvelle page qui se tourne : le célèbre valet M. Jeeves, toujours prêt à retourner une réponse à votre question, prend sa retraite. Sur son blog officiel, l'équipe de Ask.com annonce en effet que la société a décidé de fermer ses bureaux dans l'état du New Jersey ainsi qu'en Chine.

« Nous pensons que cette décision, bien que très dure à prendre pour plusieurs raisons, se révèlera bénéfique pour notre société et nos produits  », est-il ainsi expliqué. Ask.com entend en effet réduire ses coûts de développement et recentrer sa stratégie autour de son service Questions/Réponses. Dévoilé au mois de juillet, ce dernier était jusqu'à présent couplé au moteur de recherche classique, cependant il semblerait que les investissements au sein du département de recherche soient trop élevés.

Fondé en 1996, le moteur de Ask.com n'a jamais su s'imposer face à Google, Yahoo ou Bing. Selon StatCounter, il se place en quatrième position derrière Bing avec une part de marché de 0,41%. De son côté NetMarketShare le positionne en cinquième place derrière Bing et Baidu avec une part de 0,65%. Ask explique avoir accès à plusieurs flux externes de données structurées et non-structurées, lesquels peuvent former un moteur de recherche au moins aussi puissant que celui développé en interne. Aux Etats-Unis, tous les ingénieurs plancheront donc sur le service Q&R afin qu'il se montre plus compétitif face à la concurrence de Yahoo! Answers, Quora, fondé par un ancien employé de Facebook, ou Aardvark racheté par Google pour 50 millions de dollars au mois de février.

La fermeture de ces centres de recherche se traduira par une délocalisation de certains employés mais également par une vague de licenciements. Toujours pour recentrer davantage sa stratégie, Ask.com a récemment transféré la gestion de son lecteur de flux RSS Bloglines à la société MerchantCircle.
L'internaute moyen et la sécurité, ce n'est pas toujours ça, et quand il s'agit de protéger un compte avec un mot de passe, le constat s'avère plutôt alarmant si l'on en croit cette nouvelle étude révélée hier par l'éditeur BitDefender.

Réalisée auprès de 1000 personnes sélectionnées aléatoirement dans 16 pays différents et avec une moyenne d'âge de 29,5 ans, l'enquête révèle que 73% des personnes possédant plusieurs comptes nécessitant une identification sur Internet utilisent le même mot de passe pour chacun.

Une situation délicate en matière de sécurité, puisqu'il suffit alors de découvrir le mot de passe d'un compte pour se voir également ouvrir l'accès aux autres 670 des personnes interrogées ont par ailleurs déclaré posséder plus de 3 comptes accessibles via un mot de passe. Mais le constat ne s'arrête pas là puisque non contents d'utiliser le même mot de passe à plusieurs endroits, nombreux sont ceux qui n'utilisent que des minuscules ou des majuscules pour les composer (63%) alors que le pourcentage des utilisateurs qui combinent lettres, chiffres et caractères spéciaux se compte sur les doigts d'une main (5%). Seul 1% de l'échantillon indique choisir des mots de passe de plus de 15 caractères, là où 25% s'arrête au bout du 6e caractère.

Mais le dernier chiffre de l'enquête est peut-être le plus étonnant, puisqu'il révèle que 12% des personnes interrogées ont directement donné leur mot de passe à l'enquêteur qui les interrogeait en lui demandant s'il était suffisamment sécurisé, alors ce que ce dernier les questionnait sur la complexité des mots de passe… A vouloir se montrer consciencieux, certains se montrent paradoxalement très inconscients en dévoilant la clé de leur sécurité en ligne à un parfait inconnu.

Une enquête qui permet de rappeler que la sécurité sur Internet ne tient pas seulement à son antivirus ou son pare-feu, mais aussi à une démarche personnelle de sécuriser au mieux les accès à ses comptes en ligne.
Le Français Talend, spécialiste de solutions open-source dédiées à la gestion des données, vient d'annoncer avoir réalisé une nouvelle levée de fonds et une acquisition. La première fait suite à un précédent tour de table en avril dernier - alors à hauteur de 34 millions de dollars.

Cette fois, Talend passe à l'échelon supérieur, et réalise une levée de fonds de 34 millions de dollars. Le principal investisseur est Silver Lake Sumeru, suivi par les investisseurs historiques de Talend, Balderton Capital et IdInvest Partners (anciennement AGF Private Equity).

Autre annonce, donc, le rachat de l'Allemand Sopera, qui doit permettre à Talend de devenir l'un des cinq principaux éditeurs open-source du monde, selon le communiqué de presse. Talend signe ici une nouvelle étape pour son arrivée dans le monde du middleware open-source. Il souhaite créer « une plate-forme middleware globale et unifiée, largement moins coûteuse que les technologies propriétaires, offrant des fonctionnalités plus riches, et plus facile à déployer et à administrer. »

Sopera sera intégré dans une nouvelle division spécialisée dans l'intégration applicative. Talend a d'ores et déjà annoncé qu'il conserverait les employés de Sopera et investirait pour développer la nouvelle division. Pour le PDG de Sopera, Harald Weimer, le rachat de son entreprise est une bonne nouvelle pour son développement dans le monde. « Nous sommes désormais parfaitement positionnés pour accélérer le déploiement et le développement des technologies d'intégration applicative de Sopera au niveau mondial, en bénéficiant de la présence de Talend sur d'importants marchés, dont les Etats-Unis, l'Europe et l'Asie. »

Talend n'a pas communiqué le montant de l'acquisition, mais devrait dévoiler dans un mois la feuille de route de sa nouvelle division d'intégration applicative. L'équipe totale de Talend pourrait atteindre jusqu'à 450 personnes avant juin 2011, et l'entreprise n'exclut pas de nouvelles acquisitions - auxquelles devrait d'ailleurs servir la levée de fonds.
L'application iDTGV permet désormais de créer son e-billet de train. Le service sur iPhone autorise donc gratuitement, en plus de la réservation des billets, de pouvoir simplement présenter son téléphone auprès d'un contrôleur.Techniquement, le billet est édité sous la forme d'un flash-code. Le reste de la réservation se fait de manière traditionnelle. Economie de temps et de papier donc. En outre, l'application propose également de communiquer avec d'autres voyageurs via iD'Chat ou encore d'accéder aux adresses d'hôtels à proximité d'une destination.

On regrettera simplement que cette application et donc que les fonctionnalités associées soient disponibles uniquement pour le terminal Apple et non pour des smartphones sous Android ou Windows Phone 7.
La firme propose pour certains de ses services un mode de chiffrement de type SSL. Hotmail, SkyDrive (hébergement), mais également les Photos, Docs et Devices bénéficieront d'une connexion https.Sur le blog Windows, Dick Craddock responsable pour Hotmail explique « toute la session Hotmail sera sécurisée grâce à un chiffrement https via le SSL ou secure socket layer. Cela devrait pouvoir protéger votre compte des éventuels hackers ». Cette sécurité existait déjà pour l'identification des sessions de la messagerie. Cette fois, la possibilité est étendue à toute la session.

De même, les services SkyDrive, Photos, Docs et Devices utilisent automatiquement le chiffrement SSL lors d'un transfert de données. Concernant Hotmail, il suffit que chaque utilisateur se rende sur cette adresse et coche la case qui active le chiffrement pour en être doté.

Par contre, Microsoft explique que ce type de connexion ne fonctionne pas encore avec certains services comme Outlook Hotmail Connector, Windows Live Mail et l'application mobile Windows Live pour Windows Mobile (jusqu'à la version 6.5) et Symbian. Sur ce point, des améliorations devraient être prochainement apportées.
Désireux de voir Facebook ouvrir l'accès à ses données, Google a interdit l'accès aux APIs de Gmail au réseau social pour l'empêcher d'utiliser la liste de contacts de ses utilisateurs pour étoffer leur réseau d'amis. Un problème que Facebook n'aura pas tardé à contourner et ce sans partager ses précieuses données.

Le réseau social de Mark Zuckerberg a en effet installé un système permettant d'importer les contacts Gmail par l'intermédiaire d'un fichier CSV que l'utilisateur aura exporté au préalable depuis sa boite mail. Un procédé qui demande une démarche supplémentaire de la part de l'utilisateur, mais Facebook a visiblement pensé à tout puisque le site a mis en place un bouton qui permet l'exportation en un seul clic.

En somme, Facebook profite de la propre politique de Google vis-à-vis des données de ses utilisateurs - qui facilite l'accès à leur liste de contacts et a retourne contre lui pour mieux contourner les contraintes imposées par la firme de Moutain View.

Google a cependant toutes les cartes en main pour colmater la brèche et empêcher Facebook de se servir du fichier CSV pour faire remonter les contacts sur le réseau social. Une manoeuvre néanmoins délicate selon un ingénieur interrogé par TechCrunch qui estime que "Facebook est devenu vraiment agressiff" en agissant ainsi. La guerre semble donc déclarée entre les deux géants du Net.
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